XIII Diwanji Saheb
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Français
XIII À M. Haridas Viharidas Desai KHETRI Mai 1893. CHER DIWANJI SAHEB, Assurément ma lettre ne vous était pas parvenue avant que vous m'écriviez. La lecture de votre lettre m'a causé à la fois plaisir et peine : plaisir, de voir que j'ai la bonne fortune d'être aimé d'un homme qui possède votre cœur, votre pouvoir et votre position ; et peine, de voir que mes motifs ont été mal interprétés de part en part. Croyez-moi, je vous aime et vous respecte comme un père, et ma gratitude envers vous et votre famille est assurément sans bornes. Voici les faits. Vous vous souviendrez peut-être que j'avais depuis longtemps le désir d'aller à Chicago. Lorsque j'étais à Madras, les gens de là-bas ont, de leur propre initiative, en concertation avec S.A.H. le Maharaja de Mysore et celui de Ramnad, pris toutes les dispositions pour m'y envoyer. Vous vous souviendrez aussi que les liens qui m'unissent à S.A.H. le Maharaja de Khetri sont des liens d'amour très étroits. Eh bien, j'ai écrit naturellement au Maharaja que je partais pour l'Amérique. Or le Raja de Khetri a pensé, par affection, que je me devais de le voir une fois avant mon départ, d'autant que le Seigneur lui avait accordé un héritier au trône et que de grandes réjouissances se déroulaient ici ; et pour s'assurer de ma venue, il a envoyé son secrétaire particulier jusqu'à Madras pour m'y chercher, et il m'était bien entendu impossible de ne pas venir. Entre-temps, j'ai envoyé un télégramme à votre frère à Nadiad pour savoir si vous y étiez, et malheureusement je n'ai pu recevoir de réponse ; aussi le secrétaire, pauvre homme qui avait terriblement souffert pour son maître dans ce voyage à Madras et retour, et qui avait l'œil uniquement fixé sur le fait que son maître serait malheureux si nous ne pouvions atteindre Khetri dans les délais du Jalsa (festival), a-t-il aussitôt acheté des billets pour Jaipur. En chemin, nous avons rencontré M. Ratilal, qui m'a informé que mon télégramme avait été reçu et dûment transmis, et que M. Viharidas m'attendait. C'est à vous de juger maintenant, vous dont le devoir depuis si longtemps est de rendre une justice équitable. Qu'aurais-je pu ou dû faire en la circonstance ? Si j'étais descendu du train, je n'aurais pu arriver à temps pour les réjouissances de Khetri ; d'un autre côté, mes motifs risquaient d'être mal interprétés. Mais je connaissais votre amour et celui de votre frère pour moi, et je savais aussi que je devrais repasser par Bombay dans quelques jours en route pour Chicago. J'ai jugé que la meilleure solution était de remettre ma visite à mon retour. Quant à ce que vous dites que j'aurais été froissé de ne pas avoir été accueilli par vos frères, c'est là une découverte de votre part à laquelle je n'avais jamais même songé ; ou bien, Dieu sait, peut-être êtes-vous devenu liseur de pensées. Plaisanterie mise à part, mon cher Diwanji Saheb, je suis toujours ce même garçon espiègle et malicieux, mais je vous l'assure innocent, que vous avez connu à Junagad, et mon affection pour votre noble personne est la même ou a centuplé, car j'ai établi dans mon esprit une comparaison entre vous et les Diwans de presque tous les États du Dakshin, et que le Seigneur soit mon témoin combien ma langue était éloquente à votre louange — bien que je sache que mes capacités sont tout à fait insuffisantes pour estimer vos nobles qualités — dans chaque cour du Sud. Si cette explication ne suffit pas, je vous implore de me pardonner comme un père pardonne à un fils, et laissez-moi ne plus être hanté par l'impression que j'ai jamais été ingrat envers quelqu'un qui a été si bon pour moi. Vôtre, VIVEKANANDA. P.-S. Je compte sur vous pour dissiper tout malentendu dans l'esprit de votre frère au sujet de ma non-descente du train, et que, même si j'avais été le diable en personne, je n'aurais pu oublier leur bienveillance et leurs bons offices envers moi. Quant aux deux autres Swamis (titre monastique), ce sont mes Gurubhais (frères de même guru), qui se sont rendus chez vous en dernier lieu à Junagad ; l'un d'eux est notre chef. Je les ai retrouvés après trois ans, et nous avons voyagé ensemble jusqu'à Abu, puis je les ai quittés. Si vous le souhaitez, je puis les emmener à Nadiad en passant par Bombay. Que le Seigneur répande Ses bénédictions sur vous et les vôtres. Vôtre, V.
English
XIII
To Shri Haridas Viharidas Desai
KHETRI
May, 1893.
DEAR DIWANJI SAHEB,
Surely my letter had not reached you before you wrote to me. The perusal of your letter gave me both pleasure and pain simultaneously: pleasure, to see that I have the good fortune to be loved by a man of your heart, power, and position; and pain, to see that my motive has been misinterpreted throughout. Believe me, that I love you and respect you like a father and that my gratitude towards you and your family is surely unbounded. The fact is this. You may remember that I had from before a desire to go to Chicago. When at Madras, the people there, of their own accord, in conjunction with H.H. of Mysore and Ramnad made every arrangement to send me up. And you may also remember that between H.H. of Khetri and myself there are the closest ties of love. Well, I, as a matter of course, wrote to him that I was going to America. Now the Raja of Khetri thought in his love that I was bound to see him once before I departed, especially as the Lord has given him an heir to the throne and great rejoicings were going on here; and to make sure of my coming he sent his Private Secretary all the way to Madras to fetch me, and of course I was bound to come. In the meanwhile I telegraphed to your brother at Nadiad to know whether you were there, and, unfortunately, the answer I could not get; therefore, the Secretary who, poor fellow, had suffered terribly for his master in going to and from Madras and with his eye wholly on the fact that his master would be unhappy if we could not reach Khetri within the Jalsa (festival), bought tickets at once for Jaipur. On our way we met Mr. Ratilal who informed me that my wire was received and duly answered and that Mr. Viharidas was expecting me. Now it is for you to judge, whose duty it has been so long to deal even justice. What would or could I do in this connection? If I would have got down, I could not have reached in time for the Khetri rejoicings; on the other hand, my motives might be misinterpreted. But I know you and your brother's love for me, and I knew also that I would have to go back to Bombay in a few days on my way to Chicago. I thought that the best solution was to postpone my visit till my return. As for my feeling affronted at not being attended by your brothers, it is a new discovery of yours which I never even dreamt of; or, God knows, perhaps, you have become a thought-reader. Jokes apart, my dear Diwanji Saheb, I am the same frolicsome, mischievous but, I assure you, innocent boy you found me at Junagad, and my love for your noble self is the same or increased a hundredfold, because I have had a mental comparison between yourself and the Diwans of nearly all the states in Dakshin, and the Lord be my witness how my tongue was fluent in your praise (although I know that my powers are quite inadequate to estimate your noble qualities) in every Southern court. If this be not a sufficient explanation, I implore you to pardon me as a father pardons a son, and let me not be haunted with the impression that I was ever ungrateful to one who was so good to me.
Yours,
VIVEKANANDA.
PS. I depend on you to remove any misconception in the mind of your brother about my not getting down and that, even had I been the very devil, I could not forget their kindness and good offices for me.
As to the other two Swamis, they were my Gurubhais, who went to you last at Junagad; of them one is our leader. I met them after three years, and we came together as far as Abu and then I left them. If you wish, I can take them back to Nadiad on my way to Bombay. May the Lord shower His blessings on you and yours.
Yours,
V.
Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.