L'unité
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Français
Les différents systèmes sectaires de l'Inde rayonnent tous à partir d'une idée centrale unique : l'unité ou le dualisme. Ils relèvent tous du Vedanta (la tradition philosophique védantique) et sont tous interprétés par lui. Leur essence dernière est l'enseignement de l'unité. Ce que nous voyons comme multiple, c'est Dieu. Nous percevons la matière, le monde, des sensations multiples. Et pourtant il n'y a qu'une seule existence. Ces divers noms n'indiquent que des degrés différents dans l'expression de cet Un. Le ver de terre d'aujourd'hui est le Dieu de demain. Ces distinctions que nous chérissons sont toutes des parties d'un seul fait infini, et ne diffèrent que par le degré d'expression. Ce seul fait infini est l'obtention de la liberté. Quelle que soit notre erreur sur la méthode, toute notre lutte est réellement pour la liberté. Nous ne cherchons ni la misère ni le bonheur, mais la liberté. Ce seul but est le secret de la soif insatiable de l'homme. La soif de l'homme, dit l'hindou ; la soif de l'homme, dit le bouddhiste, est une soif ardente, inextinguible, de toujours plus. Vous, les Américains, vous cherchez toujours plus de plaisir, plus de jouissance. Vous ne pouvez être satisfaits, c'est vrai ; mais au fond, ce que vous cherchez, c'est la liberté. Cette vastitude de son désir est en réalité le signe de l'infinitude de l'homme lui-même. C'est parce qu'il est infini que seule une satisfaction infinie de son désir et de son accomplissement peut le combler. Qu'est-ce qui peut donc satisfaire l'homme ? Pas l'or. Pas la jouissance. Pas la beauté. Un seul Infini peut le satisfaire, et cet Infini, c'est lui-même. Quand il réalise cela, alors seulement vient la liberté. « Cette flûte, avec les organes des sens comme ses trous, Avec toutes ses sensations, ses perceptions et son chant, Ne chante qu'une seule chose. Elle aspire à retourner Dans la forêt d'où elle fut coupée ! » « Délivre-toi toi-même par toi-même ! Ah, ne te laisse pas sombrer ! Car tu es toi-même ton meilleur ami, Et tu es toi-même ton pire ennemi. » Qui peut secourir l'Infini ? Même la main qui vient à vous dans les ténèbres devra être la vôtre. La peur et le désir sont les deux causes de tout cela, et qui les crée ? Nous-mêmes. Nos vies ne sont qu'un passage de rêve en rêve. L'homme, rêveur infini, faisant des rêves finis ! Oh, quelle bénédiction que rien d'extérieur ne puisse être éternel ! Ils ne savent guère ce qu'ils veulent dire, ceux dont le cœur tremble en entendant que rien dans ce monde relatif ne peut être éternel. Je suis le ciel bleu infini. Sur moi passent ces nuages de toutes les couleurs, demeurent un instant, puis s'évanouissent. Je suis le même bleu éternel immuable. Je suis le témoin, l'éternel témoin immuable de tout. Je vois, donc la nature existe. Je ne vois pas, donc elle n'existe pas. Aucun de nous ne pourrait voir ou parler si cette unité infinie était rompue un seul instant.
English
The different sectarian systems of India all radiate from one central idea of unity or dualism.
They are all under Vedanta, all interpreted by it. Their final essence is the teaching of unity. This, which we see as many, is God. We perceive matter, the world, manifold sensation. Yet there is but one existence.
These various names mark only differences of degree in the expression of that One. The worm of today is the God of tomorrow. These distinctions which we do love are all parts of one infinite fact, and only differ in the degree of expression. That one infinite fact is the attainment of freedom.
However mistaken we may be as to the method, all our struggle is really for freedom. We seek neither misery nor happiness, but freedom. This one aim is the secret of the insatiable thirst of man. Man's thirst, says the Hindu, man's thirst, says the Buddhist, is a burning, unquenchable thirst for more and more. You Americans are always looking for more pleasure, more enjoyment. You cannot be satisfied, true; but at bottom what you seek is freedom.
This vastness of his desire is really the sign of man's own infinitude. It is because he is infinite, that he can only be satisfied when his desire is infinite and its fulfilment infinite.
What then can satisfy man? Not gold. Not enjoyment. Not beauty. One Infinite alone can satisfy him, and that Infinite is Himself. When he realises this, then alone comes freedom. "This flute, with the sense - organs as its keyholes,
With all its sensations, perceptions, and song,
Is singing only one thing. It longs to go back to the
wood whence it was cut!"
"Deliver thou thyself by thyself!
Ah, do not let thyself sink!
For thou art thyself thy greatest friend.
And thou thyself thy greatest enemy."
Who can help the Infinite? Even the hand that comes to you through the darkness will have to be your own.
Fear and desire are the two causes of all this, and who creates them? We ourselves. Our lives are but a passing from dream to dream. Man the infinite dreamer, dreaming finite dreams!
Oh, the blessedness of it, that nothing external can be eternal! They little know what they mean, whose hearts quake when they hear that nothing in this relative world can be eternal.
I am the infinite blue sky. Over me pass these clouds of various colours, remain a moment, and vanish. I am the same eternal blue. I am the witness, the same eternal witness of all. I see, therefore nature exists. I do not see, therefore she does not. Not one of us could see or speak if this infinite unity were broken for a moment.
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