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La réalité et l'ombre

Volume8 lecture
530 mots · 2 min de lecture · Notes of Class Talks and Lectures

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Français

Swami Vivekananda, le philosophe hindou, a donné hier soir une nouvelle conférence dans la salle Wendte. Son sujet était : « La Réalité et l'Ombre ». Il a dit : « L'âme de l'homme aspire sans cesse à la certitude, elle cherche quelque chose qui ne change pas. Elle n'est jamais satisfaite. La richesse, la satisfaction de l'ambition ou de l'appétit sont toutes changeantes. Une fois obtenues, l'homme ne s'en contente pas. La religion est la science qui nous enseigne où trouver de quoi satisfaire ce désir d'immuable. Derrière toutes les couleurs locales et les dérivations particulières, toutes les religions enseignent la même chose — qu'il n'y a de réalité que dans l'âme de l'homme. « La philosophie du Vedanta (la tradition philosophique védantique) enseigne qu'il existe deux mondes : l'externe ou sensoriel, et l'interne ou subjectif — le monde de la pensée. « Elle pose trois concepts fondamentaux : le temps, l'espace et la causalité. C'est d'eux que se constitue la maya (l'illusion cosmique), le fond essentiel de la pensée humaine, et non le produit de cette pensée. Le grand philosophe allemand Kant est parvenu à la même conclusion à une époque ultérieure. « Ma réalité, celle de la nature et celle de Dieu, est la même ; la différence n'est que dans la forme de la manifestation. La différenciation est causée par la maya. Le contour du rivage peut façonner l'océan en baie, en détroit ou en anse ; mais quand cette force modelante, ou maya, est supprimée, la forme séparée disparaît, la différenciation cesse, et tout redevient océan. » Le Swami parla ensuite des racines de la théorie de l'évolution dans la philosophie du Vedanta. « Toutes les religions modernes partent de l'idée, » poursuivit l'orateur, « que l'homme était autrefois pur, qu'il est tombé, et qu'il redeviendra pur. Je ne vois pas où ils ont pris cette idée. Le siège de la connaissance est l'âme ; la circonstance extérieure ne fait que stimuler l'âme ; la connaissance est la puissance de l'âme. Siècle après siècle, elle a fabriqué des corps. Les diverses formes d'incarnation ne sont que des chapitres successifs de l'histoire de la vie de l'âme. Nous construisons constamment nos corps. L'univers entier est dans un état de flux, d'expansion et de contraction, de changement. Le Vedanta soutient que l'âme ne change jamais dans son essence, mais qu'elle est modifiée par la maya. La nature, c'est Dieu limité par l'esprit. L'évolution de la nature est la modification de l'âme. L'âme est essentiellement la même dans toutes les formes d'être. Son expression est modifiée par le corps. Cette unité de l'âme, cette substance commune de l'humanité, est le fondement de l'éthique et de la morale. En ce sens, tous sont un, et blesser son frère, c'est se blesser soi-même. « L'amour n'est que l'expression de cette unité infinie. Sur quel système dualiste peut-on expliquer l'amour ? L'un des philosophes européens dit que le baiser est un vestige du cannibalisme, une sorte d'expression de la pensée : ‹ Que tu es bon à manger ! › Je n'y crois pas. « Que cherchons-nous tous ? La liberté. Tout l'effort et la lutte de la vie visent à la liberté. C'est la marche universelle des races, des mondes et des systèmes. « Si nous sommes enchaînés, qui nous a enchaînés ? Aucune puissance ne peut lier l'Infini sinon lui-même. » Après la conférence, les auditeurs eurent l'occasion de poser des questions à l'orateur, qui consacra une demi-heure à y répondre.

English

Swami Vivekananda, the Hindu philosopher, delivered another lecture in Wendte Hall last evening. His subject was: "The Reality and The Shadow". He said: "The soul of man is ever striving after certainty, to find something that does not change. It is never satisfied. Wealth, the gratification of ambition or of appetite are all changeable. Once these are attained, man is not content. Religion is the science which teaches us whence to satisfy this longing after the unchangeable. Behind all the local colours and derivations they teach the same thing -- that there is reality only in the soul of man. "The philosophy of Vedanta teaches that there are two worlds, the external or sensory, and the internal or subjective -- the thought world. "It posits three fundamental concepts -- time, space, and causation. From these is constituted Maya, the essential groundwork of human thought, not the product of thought. This same conclusion was arrived at a later date by the great German philosopher Kant. "My reality, that of nature and of God, is the same, the difference is in form of manifestation. The differentiation is caused by Maya. The contour of the shore may shape the ocean into bay, strait, or inlet; but when this shaping force or Maya is removed, the separate form disappears, the differentiation ceases, all is ocean again."

The Swami then spoke of the roots of the theory of evolution to be found in the Vedanta philosophy. "All modern religions start with the idea," continued the speaker, "that man was once pure, he fell, and will become pure again. I do not see where they get this idea. The seat of knowledge is the soul; external circumstance simply stimulates the soul; knowledge is the power of the soul. Century after century it has been manufacturing bodies. The various forms of incarnation are merely successive chapters of the story of the life of the soul. We are constantly building our bodies. The whole universe is in a state of flux, of expansion and contraction, of change. Vedanta holds that the soul never changes in essence, but it is modified by Maya. Nature is God limited by mind. The evolution of nature is the modification of the soul. The soul in essence is the same in all forms of being. Its expression is modified by the body. This unity of soul, this common substance of humanity, is the basis of ethics and morality. In this sense all are one, and to hurt one's brother is to hurt one's Self. "Love is simply an expression of this infinite unity. Upon what dualistic system can you explain love? One of the European philosophers says that kissing is a survival of cannibalism, a kind of expression of 'how good you taste'. I do not believe it. "What is it we all seek? Freedom. All the effort and struggle of life is for freedom. It is the march universal of races, of worlds, and of systems. "If we are bound, who bound us? No power can bind the Infinite but Itself."

After the discourse an opportunity was afforded for asking questions of the speaker, who devoted half an hour to answering them.


Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.