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Jnana et Karma

Volume8 lecture
1,679 mots · 7 min de lecture · Notes of Class Talks and Lectures

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Français

La plus grande force dérive de la puissance de la pensée. Plus l'élément est subtil, plus il est puissant. La puissance silencieuse de la pensée influence les gens même à distance, car l'esprit est à la fois un et multiple. L'univers est une toile d'araignée ; les esprits sont les araignées. L'univers est égal aux phénomènes d'un Être universel unique. Lui, vu à travers nos sens, est l'univers. C'est cela maya (l'illusion cosmique). Ainsi le monde est illusion, c'est-à-dire la vision imparfaite du Réel, une semi-révélation, tout comme le soleil du matin n'est qu'une boule rouge. De la sorte, tous les maux et toutes les iniquités ne sont que faiblesse, la vision imparfaite du bien. Une ligne droite projetée à l'infini devient un cercle. La recherche du bien revient au Soi. Je suis tout le mystère, Dieu. Je suis un corps, le soi inférieur ; et je suis le Seigneur de l'univers. Pourquoi l'homme devrait-il être moral et pur ? Parce que cela fortifie sa volonté. Tout ce qui fortifie la volonté en révélant la vraie nature est moral. Tout ce qui fait l'inverse est immoral. La norme varie d'un pays à l'autre, d'un individu à l'autre. L'homme doit se libérer de son état d'esclavage envers les lois, les mots, et ainsi de suite. Nous n'avons pas la liberté de la volonté à présent, mais nous l'aurons quand nous serons libres. Le renoncement consiste à abandonner le monde. Par les sens viennent la colère et le chagrin. Tant que le renoncement n'est pas là, le soi et la passion qui l'anime restent distincts. À la fin ils s'identifient, et l'homme devient aussitôt un animal. Laissez-vous envahir par le sentiment du renoncement. J'ai eu un jour un corps, je suis né, j'ai lutté et je suis mort : quelles hallucinations effroyables ! Penser que l'on était enfermé dans un corps, pleurant pour la délivrance ! Mais le renoncement exige-t-il que nous devenions tous des ascètes ? Qui alors viendra en aide aux autres ? Le renoncement n'est pas l'ascétisme. Tous les mendiants sont-ils le Christ ? La pauvreté n'est pas synonyme de sainteté ; c'est souvent le contraire. Le renoncement est de l'esprit. Comment advient-il ? Dans un désert, alors que j'avais soif, je vis un lac. Il était au milieu d'un beau paysage. Des arbres l'entouraient, et leurs reflets se voyaient dans l'eau, inversés. Mais le tout se révéla être un mirage. Alors je sus que, chaque jour pendant un mois, j'avais vu cela ; et que ce jour-là seulement, assoiffé, j'avais appris que c'était irréel. Chaque jour pendant un mois, je le reverrais. Mais jamais plus je ne le tiendrais pour réel. De même, quand nous atteignons Dieu, l'idée de l'univers, du corps et ainsi de suite s'évanouira. Elle reviendra ensuite. Mais la prochaine fois nous saurons qu'elle est irréelle. L'histoire du monde est l'histoire de personnes comme Bouddha et Jésus. Ceux qui sont sans passion et sans attachement font le plus pour le monde. Imaginez Jésus dans les taudis. Il voit au-delà de la misère : « Vous, mes frères, êtes tous divins. » Son travail est calme. Il supprime les causes. Vous serez capable de travailler pour le bien du monde quand vous saurez de fait que ce travail est tout entier illusion. Plus ce travail est inconscient, mieux c'est, car il est alors d'autant plus supraconscient. Notre recherche n'est pas du bien ou du mal ; mais le bonheur et le bien sont plus proches de la vérité que leurs contraires. Un homme se planta une épine dans le doigt et l'enleva avec une autre épine. La première épine est le Mal. La seconde épine est le Bien. Le Soi est cette Paix qui transcende le mal et le bien. L'univers se dissout : l'homme s'approche de Dieu. Pour un instant il est réel — Dieu. Il est re-différencié — un prophète. Devant lui, maintenant, le monde tremble. Un fou s'endort et se réveille fou — un homme inconscient ; et le supraconscient, lui, revient avec une puissance, une pureté et un amour infinis — l'Homme-Dieu. Telle est l'utilité de l'état supraconscient. La sagesse peut être pratiquée même sur un champ de bataille. La Bhagavad-Gita (le Chant du Bienheureux) fut prêchée ainsi. Il y a trois états de l'esprit : l'actif, le passif et le serein. L'état passif se caractérise par des vibrations lentes ; l'actif par des vibrations rapides ; et le serein par les vibrations les plus intenses de toutes. Sachez que l'âme est assise dans le char. Le corps est le char ; les sens extérieurs sont les chevaux ; et l'esprit les rênes ; et l'intellect le cocher. Ainsi l'homme traverse l'océan de maya. Il va au-delà. Il atteint Dieu. Quand un homme est sous le contrôle de ses sens, il est de ce monde. Quand il a maîtrisé les sens, il a renoncé. Même le pardon, s'il est faible et passif, n'est pas véritable : le combat vaut mieux. Pardonnez quand vous pourriez amener des légions d'anges à la victoire. Krishna, le cocher d'Arjuna, l'entend dire : « Pardonnons à nos ennemis », et répond : « Tu prononces des paroles de sages, mais tu n'es pas un sage, tu es un lâche. » Comme la feuille de lotus, vivant dans l'eau sans en être touchée, ainsi devrait être l'âme dans le monde. Ceci est un champ de bataille, frayez-vous un chemin. La vie en ce monde est une tentative de voir Dieu. Faites de votre vie une manifestation de volonté fortifiée par le renoncement. Nous devons apprendre à contrôler consciemment tous les centres de notre cerveau. La première étape est la joie de vivre. L'ascétisme est diabolique. Rire vaut mieux que prier. Chantez. Débarrassez-vous de la misère. Pour l'amour du ciel, n'en contaminez pas les autres. Ne pensez jamais que Dieu vend un peu de bonheur et un peu de malheur. Entourez-vous de fleurs, d'images et d'encens. Les saints allaient sur les sommets des montagnes pour jouir de la nature. La seconde étape est la pureté. La troisième est l'entraînement complet de l'esprit. Distinguez par la raison le vrai du faux. Voyez que Dieu seul est vrai. Si, pendant un instant, vous pensez que vous n'êtes pas Dieu, une grande terreur s'emparera de vous. Dès que vous pensez « Je suis Lui », une grande paix et une grande joie vous envahiront. Maîtrisez les sens. Si un homme me maudit, je devrais quand même voir en lui Dieu, que, par ma faiblesse, je perçois comme un maudisseur. Le pauvre envers qui vous faites le bien vous accorde un privilège. Il vous permet, par Sa miséricorde, de L'adorer ainsi. L'histoire du monde est l'histoire de quelques hommes qui avaient foi en eux-mêmes. Cette foi fait émerger la divinité intérieure. Vous pouvez tout faire. Vous n'échouez que lorsque vous ne vous efforcez pas suffisamment de manifester la puissance infinie. Dès qu'un homme ou une nation perd la foi, la mort vient. Il y a un divin intérieur que ni les dogmes de l'Église ni la canaillerie ne peuvent vaincre. Une poignée de Grecs parlent partout où il y a civilisation. Il y aura toujours quelques erreurs. Ne vous affligez pas. Ayez une profonde perspicacité. Ne pensez pas : « Ce qui est fait est fait. Oh, que cela eût été mieux fait ! » Si l'homme n'avait pas été Dieu, l'humanité serait à cette heure devenue folle avec ses litanies et ses pénitences. Nul ne sera laissé, nul ne sera détruit. Tous finiront par être rendus parfaits. Dites, jour et nuit : « Debout, mes frères ! Vous êtes l'océan infini de pureté ! Soyez Dieu ! Manifestez-vous comme Dieu ! » Qu'est-ce que la civilisation ? C'est le sentiment du divin intérieur. Quand vous trouvez le temps, répétez-vous ces idées et désirez la liberté. C'est tout. Niez tout ce qui n'est pas Dieu. Affirmez tout ce qui est Dieu. Affirmez cela mentalement, jour et nuit. Ainsi le voile s'amincit : « Je ne suis ni homme ni ange. Je n'ai ni sexe ni limite. Je suis la connaissance elle-même. Je suis Lui. Je n'ai ni colère ni haine. Je n'ai ni douleur ni plaisir. Mort ou naissance, je n'en ai jamais connu. Car je suis la Connaissance absolue et la Béatitude absolue. Je suis Lui, mon âme, je suis Lui ! » Découvrez-vous sans corps. Vous n'avez jamais eu de corps. Tout cela n'était que superstition. Rendez la conscience divine à tous les pauvres, les opprimés, les écrasés et les malades. Apparemment, tous les cinq cents ans environ, une vague de cette pensée déferle sur le monde. De petites vagues surgissent dans de nombreuses directions : mais une seule engloutit toutes les autres et balaie la société. La vague qui le fait est celle qui a le plus de caractère derrière elle. Confucius, Moïse et Pythagore ; Bouddha, le Christ, Mahomet ; Luther, Calvin et les Sikhs ; la Théosophie, le Spiritisme et semblables ; tout cela ne signifie qu'une seule chose : la prédication du Divin dans l'homme. Ne dites jamais que l'homme est faible. Le Jnana-Yoga n'est pas meilleur que les autres. L'amour est l'idéal et ne requiert aucun objet. L'amour est Dieu. Ainsi, même par la bhakti, nous atteignons le Dieu subjectif. Je suis Lui ! Comment peut-on travailler si l'on n'aime pas la ville, le pays, les animaux, l'univers ? La raison conduit à la découverte de l'unité dans la diversité. Que l'athée et l'agnostique travaillent pour le bien social. Ainsi Dieu vient. Mais de ceci vous devez vous garder : Ne troublez la foi de personne. Car vous devez savoir que la religion n'est pas dans les doctrines. La religion réside dans l'être et le devenir, dans la réalisation. Tous les hommes naissent idolâtres. L'homme le plus bas est un animal. L'homme le plus élevé est parfait. Et entre ces deux, tous doivent penser en sons et en couleurs, en doctrines et en rituels. Le critère pour savoir si l'on a cessé d'être idolâtre est : « Quand vous dites « je », le corps entre-t-il dans votre pensée ou non ? S'il y entre, vous êtes encore un adorateur d'idoles. » La religion n'est nullement un jargon intellectuel, mais la réalisation. Si vous pensez à Dieu, vous n'êtes qu'un sot. L'homme ignorant, par la prière et la dévotion, peut aller au-delà du philosophe. Pour connaître Dieu, nulle philosophie n'est nécessaire. Notre devoir est de ne pas troubler la foi des autres. La religion est expérience. Par-dessus tout et en tout, soyez sincère ; l'identification engendre la souffrance, car elle engendre le désir. Ainsi le pauvre voit l'or et s'identifie au besoin de l'or. Soyez le témoin. Apprenez à ne jamais réagir.

English

The greatest force is derived from the power of thought. The finer the element, the more powerful it is . The silent power of thought influences people even at a distance, because mind is one as well as many. The universe is a cobweb; minds are spiders.

The universe equals the phenomena of one Universal Being. He, seen through our senses, is the universe. This is Maya. So the world is illusion, that is, the imperfect vision of the Real, a semi - revelation, even as the sun in the morning is a red ball. Thus all evils and wickedness are but weakness, the imperfect vision of goodness.

A straight line projected infinitely becomes a circle. The search for good comes back to Self. I am the whole mystery, God. I am a body, the lower self; and I am the Lord of the universe.

Why should a man be moral and pure? Because this strengthens his will. Everything that strengthens the will by revealing the real nature is moral. Everything that does the reverse is immoral. The standard varies from country to country, from individual to individual. Man must recover from his state of slavery to laws, to words, and so on. We have no freedom of the will now, but we shall have when we are free. Renunciation is this giving up of the world. Through the senses, anger comes, and sorrow comes. As long as renunciation is not there, self and the passion animating it are different. At last they become identified, and the man is an animal at once. Become possessed with the feeling of renunciation.

I once had a body, was born, struggled and died: What awful hallucinations! To think that one was cramped in a body, weeping for salvation!

But does renunciation demand that we all become ascetics? Who then is to help others? Renunciation is not asceticism. Are all beggars Christ? Poverty is not a synonym for holiness; often the reverse. Renunciation is of the mind. How does it come? In a desert, when I was thirsty, I saw a lake. It was in the midst of a beautiful landscape. There were trees surrounding it, and their reflections could be seen in the water, upside down. But the whole thing proved to be a mirage. Then I knew that every day for a month I had seen this; and only that day, being thirsty, I had learnt it to be unreal. Every day for a month I should see it again. But I should never take it to be real. So, when we reach God, the idea of the universe, the body and so on, will vanish. It will return afterwards. But next time we shall know it to be unreal.

The history of the world is the history of persons like Buddha and Jesus. The passionless and unattached do most for the world. Picture Jesus in the slums. He sees beyond the misery, "You, my brethren, are all divine." His work is calm. He removes causes. You will be able to work for the good of the world when you know for a fact that this work is all illusion. The more unconscious this work, the better, because it is then the more superconscious. Our search is not for good or evil; but happiness and good are nearer to truth than their opposites. A man ran a thorn into his finger, and with another thorn took it out. The first thorn is Evil. The second thorn is Good. The Self is that Peace which passeth beyond both evil and good. The universe is melting down: man draws nearer to God. For one moment he is real -- god. He is re - differentiated -- a prophet. Before him, now, the world trembles. A fool sleeps and wakes a fool -- a man unconscious; and superconscious, he returns with infinite power, purity, and love -- the God - man. This is the use of the superconscious state.

Wisdom can be practised even on a battlefield. The Gita was preached so. There are three states of mind: the active, the passive, and the serene. The passive state is characterised by slow vibrations; the active by quick vibrations, and the serene by the most intense vibrations of all. Know that the soul is sitting in the chariot. The body is the chariot; the outer senses are the horses; and the mind the reins; and the intellect the charioteer. So man crosses the ocean of Maya. He goes beyond. He reaches God. When a man is under the control of his senses, he is of this world. When he has controlled the senses, he has renounced.

Even forgiveness, if weak and passive, is not true: fight is better. Forgive when you could bring legions of angels to the victory. Krishna, the charioteer of Arjuna, hears him say, "Let us forgive our enemies", and answers, "You speak the words of wise men, but you are not a wise man, but a coward". As a lotus - leaf, living in the water yet untouched by it, so should the soul be in the world. This is a battlefield, fight your way out. Life in this world is an attempt to see God. Make your life a manifestation of will strengthened by renunciation.

We must learn to control all our brain - centres consciously. The first step is the joy of living. Asceticism is fiendish. To laugh is better than to pray. Sing. Get rid of misery. Do not for heaven's sake infect others with it. Never think God sells a little happiness and a little unhappiness. Surround yourself with flowers and pictures and incense. The saints went to the mountain tops to enjoy nature.

The second step is purity.

The third is full training of the mind. Reason out what is true from what is untrue. See that God alone is true. If for a moment you think you are not God, great terror will seize you. As soon as you think "I am He ", great peace and joy will come to you. Control the senses. If a man curses me, I should still see in him God, whom through my weakness I see as a curser. The poor man to whom you do good is extending a privilege to you. He allows you, through His mercy, to worship Him thus.

The history of the world is the history of a few men who had faith in themselves. That faith calls out the divinity within. You can do anything. You fail only when you do not strive sufficiently to manifest infinite power. As soon as a man or a nation loses faith, death comes.

There is a divine within that cannot be overcome either by church dogmas or by blackguardism. A handful of Greeks speak wherever there is civilisation. Some mistakes there must always be. Do not grieve. Have great insight. Do not think, "What is done is done. Oh, that 'twere done better!" If man had not been God, humanity would by this time have become insane, with its litanies and its penitence.

None will be left, none destroyed. All will in the end be made perfect. Say, day and night, "Come up, my brothers! You are the infinite ocean of purity! Be God! Manifest as God!"

What is civilisation? It is the feeling of the divine within. When you find time, repeat these ideas to yourself and desire freedom. That is all. Deny everything that is not God. Assert everything that is God. Mentally assert this, day and night. So the veil grows thinner: "I am neither man nor angel. I have no sex nor limit. I am knowledge itself. I am He. I have neither anger nor hatred. I have neither pain nor pleasure. Death or birth I never had. For I am Knowledge Absolute, and Bliss Absolute. I am He, my soul, I am He!"

Find yourself bodiless. You never had a body. It was all superstition. Give back the divine consciousness to all the poor, the downtrodden, the oppressed, and the sick.

Apparently, every five hundred years or so, a wave of this thought comes over the world. Little waves arise in many directions: but one swallows up all the others and sweeps over society. That wave does this which has most character at its back.

Confucius, Moses, and Pythagoras; Buddha, Christ, Mohammed; Luther, Calvin, and the Sikhs; Theosophy, Spiritualism, and the like; all these mean only the preaching of the Divine - in - man.

Never say man is weak. Wisdom - yoga is no better than the others. Love is the ideal and requires no object. Love is God. So even through devotion we reach the subjective God. I am He! How can one work, unless one loves city, country, animals, the universe? Reason leads to the finding of unity in variety. Let the atheist and the agnostic work for the social good. So God comes.

But this you must guard against: Do not disturb the faith of any. For you must know that religion is not in doctrines. Religion lies in being and becoming, in realisation. All men are born idolaters. The lowest man is an animal. The highest man is perfect. And between these two, all have to think in sound and colour, in doctrine and ritual.

The test of having ceased to be an idolater is: "When you say 'I', does the body come into your thought or not? If it does, then you are still a worshipper of idols." Religion is not intellectual jargon at all, but realisation. If you think about God, you are only a fool. The ignorant man, by prayer and devotion, can reach beyond the philosopher. To know God, no philosophy is necessary. Our duty is not to disturb the faith of others. Religion is experience. Above all and in all, be sincere; identification brings misery, because it brings desire. Thus the poor man sees gold, and identifies himself with the need of gold. Be the witness. Learn never to react.


Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.