IX Diwanji Saheb
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Français
IX BOMBAY, 22 août 1892. CHER DIWANJI SAHEB, (Shri Haridas Viharidas Desai) Je suis très touché de recevoir votre lettre, car elle est la preuve que vous me gardez la même bienveillance qu'auparavant. Quant à la bonté et à la courtoisie de votre ami M. Bederkar d'Indore et des Dakshinis en général, mieux vaut n'en pas dire trop ; mais il y a bien sûr des Dakshinis et des Dakshinis, et je me contenterai de vous citer ce que Shankar Pandurang m'a écrit à Mahabaleshwar lorsque je lui ai appris que j'avais trouvé refuge chez le Limdi Thakore : « Je suis si heureux d'apprendre que vous avez trouvé le Limdi Thakore là-bas, sinon vous vous seriez retrouvé dans de sérieux ennuis, nos Marathes n'étant pas aussi bienveillants que les Gujaratis. » Si bienveillants — quelle différence entre le ciel et l'enfer ! Je suis très content que votre articulation soit maintenant presque entièrement guérie. Veuillez dire à votre noble frère de m'excuser pour ma promesse non tenue, car j'ai trouvé ici des livres en sanskrit ainsi qu'une aide pour les lire, ce que j'espère ne pas trouver ailleurs, et je tiens à les achever. Hier j'ai vu votre ami M. Manahsukharam, qui héberge chez lui un ami sannyasin (renonçant). Il est très aimable envers moi, ainsi que son fils. Après un séjour ici de quinze à vingt jours, je me dirigerai vers Rameshwaram, et à mon retour je viendrai certainement vous voir. Le monde est véritablement enrichi par des hommes à l'âme haute, à l'esprit noble et au cœur généreux, comme vous ; les autres ne sont « que des haches qui abattent l'arbre de la jeunesse de leurs mères », comme le dit le poète sanskrit. Il m'est impossible d'oublier jamais votre bienveillance et votre soin paternels à mon égard, et que peut faire en retour un pauvre fakir comme moi pour un grand ministre, sinon prier que le Donateur de tous les dons vous accorde tout ce qui est désirable sur cette terre, et qu'en fin de compte — qu'Il reporte ce jour à un avenir lointain, très lointain — Il vous accueille dans Son abri de béatitude, de bonheur et de pureté infinie. Votre dévoué, VIVEKANANDA. P.-S. Une chose qui m'afflige beaucoup dans ces contrées, c'est l'absence totale de sanskrit et de toute autre instruction. Les habitants de cette partie du pays ont pour religion un certain faisceau de superstitions locales relatives à l'alimentation, aux boissons et aux ablutions, et voilà à peu près l'ensemble de leur religion. Pauvres gens ! Tout ce que les prêtres véreux et rusés leur enseignent — toutes sortes de simagrées et de bouffonneries présentées comme l'essence même des Vedas (les écritures les plus anciennes) et de l'hindouisme (notez que ni ces escrocs de prêtres ni leurs ancêtres n'ont jamais vu un seul volume des Vedas depuis quatre cents générations) — ils le suivent et se dégradent eux-mêmes. Que le Seigneur les protège des Rakshasas qui prennent la forme des brahmanes du Kali-Yuga. J'ai envoyé vers vous un jeune Bengali. J'espère qu'il sera traité avec bonté.
English
IX
BOMBAY,
22nd August, 1892.
DEAR DIWANJI SAHEB, (Shri Haridas Viharidas Desai)
I am very much gratified on receiving your letter, especially as that is the proof that you have the same kindness towards me.
About the kindness and gentlemanliness of your friend Mr. Bederkar of Indore and of the Dakshinis in general, the less said the better; but of course there are Dakshinis and Dakshinis, and I would only quote to you what Shankar Pandurang wrote me at Mahabaleshwar on my informing him that I had found shelter with the Limdi Thakore:
"I am so glad to learn that you have found Limdi Thakore there, else you would have been in serious troubles, our Maratha people not being so kind as the Gujaratis." So kind? heaven and hell!
I am very glad that your joint has now been nearly perfectly cured. Kindly tell your noble brother to excuse my promise-breaking as I have got here some Sanskrit books and help, too, to read, which I do not hope to get elsewhere, and am anxious to finish them. Yesterday I saw your friend Mr. Manahsukharam who has lodged a Sannyâsin friend with him. He is very kind to me and so is his son.
After remaining here for 15 to 20 days I would proceed toward Rameshwaram, and on my return would surely come to you.
The world really is enriched by men, high-souled, noble-minded, and kind, like you; the rest are "only as axes which cut at the tree of youth of their mothers', as the Sanskrit poet puts it.
It is impossible that I should ever forget your fatherly kindness and care of me, and what else can a poor fakir like me do in return to a mighty minister but pray that the Giver of all gifts may give you all that is desirable on earth and in the end — which may He postpone to a day long, long ahead — may take you in His shelter of bliss and happiness and purity infinite.
Yours,
VIVEKANANDA.
PS. One thing that I am very sorry to notice in these parts is the thorough want of Sanskrit and other learning. The people of this part of the country have for their religion a certain bundle of local superstitions about eating, drinking, and bathing, and that is about the whole of their religion.
Poor fellows! Whatever the rascally and wily priests teach them — all sorts of mummery and tomfoolery as the very gist of the Vedas and Hinduism (mind you, neither these rascals of priests nor their forefathers have so much as seen a volume of the Vedas for the last 400 generations) — they follow and degrade themselves. Lord help them from the Râkshasas in the shape of the Brahmins of the Kaliyuga.
I have sent a Bengali boy to you. Hope he would be treated kindly.
Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.