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Les quatre voies du Yoga

Volume8 poem
1,082 mots · 4 min de lecture · Writings: Prose and Poems

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Français

Notre problème principal est d'être libres. Il est donc évident que nous ne pouvons atteindre la délivrance tant que nous ne nous réalisons pas comme l'Absolu. Pourtant il existe diverses voies pour parvenir à cette réalisation. Ces méthodes portent le nom générique de yoga (discipline d'union spirituelle) — s'unir, nous unir à notre réalité. Ces yogas, bien que divisés en divers groupes, peuvent être classés principalement en quatre ; et comme chacun n'est qu'une méthode menant indirectement à la réalisation de l'Absolu, ils conviennent à des tempéraments différents. Or il faut se rappeler que ce n'est pas l'homme supposé qui devient l'homme réel ou l'Absolu. Il n'y a pas de devenir avec l'Absolu. Il est à jamais libre, à jamais parfait ; mais l'ignorance qui a recouvert Sa nature pour un temps doit être dissipée. C'est pourquoi la portée de tous les systèmes de yoga (et chaque religion en représente un) est de dissiper cette ignorance et de permettre à l'Atman (le Soi véritable) de restaurer sa propre nature. Les principales aides à cette libération sont l'Abhyasa et le Vairagya. Le Vairagya est le non-attachement à la vie, car c'est la volonté de jouir qui entraîne à sa suite tout cet asservissement ; et l'Abhyasa est la pratique constante de l'un quelconque des yogas. Karma-Yoga (la voie de l'action). Le Karma-Yoga est la purification de l'esprit par le moyen du travail. Or si une action est accomplie, bonne ou mauvaise, elle doit nécessairement produire un effet bon ou mauvais ; aucune puissance ne peut l'arrêter, une fois la cause présente. Par conséquent, la bonne action produisant un bon karma (la loi de l'action et de ses effets), et la mauvaise action un mauvais karma, l'âme restera dans un asservissement éternel sans jamais espérer la délivrance. Or le karma n'appartient qu'au corps ou à l'esprit, jamais à l'Atman ; seulement il peut jeter un voile devant l'Atman. Le voile jeté par le mauvais karma est l'ignorance. Le bon karma a le pouvoir de renforcer les facultés morales. Ainsi il crée le non-attachement ; il détruit la tendance vers le mauvais karma et purifie par là l'esprit. Mais si le travail est accompli avec l'intention d'en jouir, il ne produit alors que cette jouissance même et ne purifie pas l'esprit ou Chitta. C'est pourquoi tout travail devrait être accompli sans aucun désir d'en savourer les fruits. Toute crainte et tout désir de jouissance ici-bas ou dans l'au-delà doivent être à jamais bannis par le Karma-yogi. De plus, ce karma sans désir de retour détruira l'égoïsme, qui est la racine de tout asservissement. La devise du Karma-yogi est « non pas moi, mais Toi », et aucun degré de sacrifice personnel n'est trop grand pour lui. Mais il fait cela sans aucun désir d'aller au ciel, ni d'acquérir la renommée ou la gloire, ni aucun autre avantage en ce monde. Bien que l'explication et la justification de ce travail désintéressé ne se trouvent que dans le Jnana-Yoga (la voie de la connaissance), la divinité naturelle de l'homme le pousse à aimer tout sacrifice simplement pour le bien d'autrui, sans aucun motif caché, quels que soient ses croyances ou ses opinions. En outre, pour beaucoup, l'asservissement à la richesse est très pesant ; et le Karma-Yoga leur est absolument nécessaire pour briser la cristallisation qui s'est formée autour de leur amour de l'argent. Vient ensuite le Bhakti-Yoga (la voie de la dévotion). La bhakti (la dévotion aimante), ou adoration, ou amour sous quelque forme que ce soit, est la voie la plus aisée, la plus agréable et la plus naturelle pour l'homme. L'état naturel de cet univers est l'attraction ; et celle-ci est assurément suivie d'une séparation ultime. De même, l'amour est l'impulsion naturelle vers l'union dans le cœur humain ; et bien qu'il soit en lui-même une grande cause de souffrance, correctement dirigé vers l'objet juste, il apporte la délivrance. L'objet de la bhakti est Dieu. L'amour ne peut exister sans un sujet et un objet. L'objet de l'amour, à son tour, doit être d'abord un être capable de nous rendre notre amour. C'est pourquoi le Dieu de l'amour doit être en un sens un Dieu humain. Il doit être un Dieu d'amour. Indépendamment de la question de savoir si un tel Dieu existe ou non, c'est un fait que pour ceux qui ont l'amour dans le cœur, cet Absolu apparaît comme un Dieu d'amour, comme un Dieu personnel. Les formes inférieures d'adoration, qui incarnent l'idée de Dieu comme juge ou punisseur ou comme quelqu'un qu'on obéit par crainte, ne méritent pas d'être appelées amour, bien qu'elles soient des formes d'adoration qui s'élargissent progressivement en formes supérieures. Passons à la considération de l'amour lui-même. Nous illustrerons l'amour par un triangle dont le premier angle à la base est l'intrépidité. Tant qu'il y a de la peur, ce n'est pas de l'amour. L'amour bannit toute peur. Une mère avec son bébé affrontera un tigre pour sauver son enfant. Le second angle est que l'amour ne demande jamais, ne mendie jamais. Le troisième, au sommet, est que l'amour aime pour l'amour lui-même. Même l'idée d'objet s'évanouit. L'amour est la seule forme dans laquelle l'amour est aimé. C'est la plus haute abstraction, et elle est identique à l'Absolu. Vient ensuite le Raja-Yoga (la voie royale de la concentration). Ce yoga s'accorde avec chacun des autres yogas. Il convient aux chercheurs de toutes catégories, avec ou sans croyance, et il est le véritable instrument de l'investigation religieuse. De même que chaque science a sa méthode particulière d'investigation, le Raja-Yoga est la méthode de la religion. Cette science s'applique également de façon variée selon les constitutions diverses. Ses parties principales sont le pranayama (la discipline du souffle), la concentration et la méditation. Pour ceux qui croient en Dieu, un nom symbolique tel que Om ou d'autres paroles sacrées reçues d'un guru (maître spirituel) sera d'une grande aide. Om est le plus grand, signifiant l'Absolu. Méditer sur la signification de ces noms saints tout en les répétant constitue la pratique principale. Vient ensuite le Jnana-Yoga (la voie de la connaissance). Celui-ci se divise en trois parties. Premièrement : entendre la vérité — que l'Atman est la seule réalité et que tout le reste est maya (l'illusion cosmique, la relativité). Deuxièmement : raisonner sur cette philosophie sous tous ses aspects. Troisièmement : renoncer à toute argumentation ultérieure et réaliser la vérité. Cette réalisation provient de (1) la certitude que Brahman (la Réalité absolue) est réel et que tout le reste est irréel ; (2) le renoncement à tout désir de jouissance ; (3) la maîtrise des sens et de l'esprit ; (4) le désir intense d'être libre. Méditer constamment sur cette réalité et rappeler à l'âme sa vraie nature sont les seules voies dans ce yoga. C'est le plus élevé, mais le plus difficile. Beaucoup de personnes en saisissent le sens intellectuellement, mais très peu atteignent la réalisation. ## Références

English

Our main problem is to be free. It is evident then that until we realise ourselves as the Absolute, we cannot attain to deliverance. Yet there are various ways of attaining to this realisation. These methods have the generic name of Yoga (to join, to join ourselves to our reality). These Yogas, though divided into various groups, can principally be classed into four; and as each is only a method leading indirectly to the realisation of the Absolute, they are suited to different temperaments. Now it must be remembered that it is not that the assumed man becomes the real man or Absolute. There is no becoming with the Absolute. It is ever free, ever perfect; but the ignorance that has covered Its nature for a time is to be removed. Therefore the whole scope of all systems of Yoga (and each religion represents one) is to clear up this ignorance and allow the Atman to restore its own nature. The chief helps in this liberation are Abhyasa and Vairagya. Vairagya is non - attachment to life, because it is the will to enjoy that brings all this bondage in its train; and Abhyasa is constant practice of any one of the Yogas.

Karma - yoga . Karma - yoga is purifying the mind by means of work. Now if any work is done, good or bad, it must produce as a result a good or bad effect; no power can stay it, once the cause is present. Therefore good action producing good Karma, and bad action, bad Karma, the soul will go on in eternal bondage without ever hoping for deliverance. Now Karma belongs only to the body or the mind, never to the Atman (Self); only it can cast a veil before the Atman.

The veil cast by bad Karma is ignorance. Good Karma has the power to strengthen the moral powers. And thus it creates non - attachment; it destroys the tendency towards bad Karma and thereby purifies the mind. But if the work is done with the intention of enjoyment, it then produces only that very enjoyment and does not purify the mind or Chitta. Therefore all work should be done without any desire to enjoy the fruits thereof. All fear and all desire to enjoy here or hereafter must be banished for ever by the Karma - yogi. Moreover, this Karma without desire of return will destroy the selfishness, which is the root of all bondage. The watchword of the Karma - yogi is "not I, but Thou", and no amount of self - sacrifice is too much for him. But he does this without any desire to go to heaven, or gain name or fame or any other benefit in this world. Although the explanation and rationale of this unselfish work is only in Jnana - yoga, yet the natural divinity of man makes him love all sacrifice simply for the good of others, without any ulterior motive, whatever his creed or opinion. Again, with many the bondage of wealth is very great; and Karma - yoga is absolutely necessary for them as breaking the crystallisation that has gathered round their love of money.

Next is Bhakti - Yoga . Bhakti or worship or love in some form or other is the easiest, pleasantest, and most natural way of man. The natural state of this universe is attraction; and that is surely followed by an ultimate disunion. Even so, love is the natural impetus of union in the human heart; and though itself a great cause of misery, properly directed towards the proper object, it brings deliverance. The object of Bhakti is God. Love cannot be without a subject and an object. The object of love again must be at first a being who can reciprocate our love. Therefore the God of love must be in some sense a human God. He must be a God of love. Aside from the question whether such a God exists or not, it is a fact that to those who have love in their heart this Absolute appears as a God of love, as personal.

The lower forms of worship, which embody the idea of God as a judge or punisher or someone to be obeyed through fear, do not deserve to be called love, although they are forms of worship gradually expanding into higher forms. We pass on to the consideration of love itself. We will illustrate love by a triangle, of which the first angle at the base is fearlessness. So long as there is fear, it is not love. Love banishes all fear. A mother with her baby will face a tiger to save her child. The second angle is that love never asks, never begs. The third or the apex is that love loves for the sake of love itself. Even the idea of object vanishes. Love is the only form in which love is loved. This is the highest abstraction and the same as the Absolute.

Next is Raja - Yoga . This Yoga fits in with every one of these Yogas. It fits inquirers of all classes with or without any belief, and it is the real instrument of religious inquiry. As each science has its particular method of investigation, so is this Raja - yoga the method of religion. This science also is variously applied according to various constitutions. The chief parts are the Pranayama, concentration, and meditation. For those who believe in God, a symbolical name, such as Om or other sacred words received from a Guru, will be very helpful. Om is the greatest, meaning the Absolute. Meditating on the meaning of these holy names while repeating them is the chief practice.

Next is Jnana - Yoga. This is divided into three parts. First: hearing the truth -- that the Atman is the only reality and that everything else is Maya (relativity). Second: reasoning upon this philosophy from all points of view. Third: giving up all further argumentation and realising the truth. This realisation comes from (1) being certain that Brahman is real and everything else is unreal; (2) giving up all desire for enjoyment; (3) controlling the senses and the mind; (4) intense desire to be free. Meditating on this reality always and reminding the soul of its real nature are the only ways in this Yoga. It is the highest, but most difficult. Many persons get an intellectual grasp of it, but very few attain realisation.

## References


Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.