Une correspondance intéressante
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Français
Une correspondance intéressante Allons, sœur Marie, Ne sois pas désolée Des dures semonces que je t'ai données, Tu le sais bien, Même si tu aimes comme moi à le dire, C'est de tout mon cœur que je t'aime. Je parie que les petites, Les meilleures amies que j'ai trouvées, Resteront à mes côtés dans le bonheur et le malheur. Et moi de même, Tu le sais aussi. La vie, le nom, la gloire, jusqu'au ciel j'y renonce Pour les quatre douces sœurs Sans reproche et sans peur, Les plus vraies, les plus nobles, les plus constantes, les meilleures. Le serpent blessé déploie son capuchon, La flamme attisée s'embrase, L'air du désert résonne des cris Du lion au cœur brisé en sa rage. Le nuage déploie la puissance de son déluge Quand l'éclair lui fend la poitrine, Quand l'âme est remuée jusqu'en ses profondeurs les plus intimes Les grands déploient ce qu'ils ont de meilleur. Que les yeux se voilent et que le cœur défaille, Que l'amitié trahisse et que l'amour défaille, Que le Destin envoie ses cent horreurs, Que les ténèbres figées barrent la route. Que toute la nature prenne un air courroucé Pour t'écraser — sache pourtant, mon âme, Tu es Divine. Marche, encore et encore, Ni à droite ni à gauche, mais vers le but. Je ne suis ni ange, ni homme, ni brute, Ni corps, ni mental, ni lui ni elle, Les livres s'arrêtent dans un étonnement muet Pour dire ma nature ; Je suis Lui. Avant le soleil, la lune, la terre, Avant les étoiles ou les comètes libres, Avant même que le temps ait eu sa naissance, J'étais, Je suis, et Je serai. La belle terre, le glorieux soleil, La douce lune sereine, le ciel constellé, Les lois de la causalité les font mouvoir ; Ils vivent dans les liens, dans les liens ils meurent. Et le mental jette son voile de rêve, son filet, Sur eux tous et les retient captifs. Dans la chaîne et la trame de la pensée sont tissés, La terre, les enfers et les cieux, le pire ou le meilleur. Sache que tout cela n'est que l'écorce extérieure — Tout l'espace et le temps, tout effet, toute cause. Je suis au-delà de tout sens, de toute pensée, Le témoin de l'univers. Non deux ou plusieurs, c'est un seul, Et ainsi en moi tous mes moi j'ai ; Je ne peux haïr, je ne peux fuir Moi-même loin de moi, je ne puis qu'aimer. Des rêves éveille-toi, des liens sois libre, N'aie pas peur. Ce mystère, Mon ombre, ne peut m'effrayer, Sache une bonne fois pour toutes que Je suis Lui. Eh bien, voilà pour ma poésie. J'espère que vous allez tous bien. Transmettez mon affection à mère et au Père Pope. Je suis occupé à en mourir et n'ai presque pas le temps d'écrire même une ligne. Pardonnez-moi donc si plus tard je suis quelque peu en retard pour écrire. Vôtre éternellement, Vivekananda. Mlle M.B.H. envoya au Swami le doggerel suivant en guise de réponse : Le moine voulait être poète Et courtisait la muse avec ardeur ; En pensée et en mots il pouvait bien la battre, Ce qui le gênait, c'était la mesure. Ses pieds étaient tous trop courts ou trop longs, La forme ne convenait pas à son chant ; Il essaya le sonnet, le lyrique, l'épique, Et travailla si dur qu'il en devint dyspeptique. Tandis que durait la manie poétique Il jeûnait même des légumes, Que León avait avec tendre soin Préparés pour le délicat repas du Swami. Un jour il était assis, seul dans ses pensées — Soudain une lumière brilla autour de lui, La « voix douce et petite » inspira ses pensées Et ses mots brillèrent comme des braises ardentes. Et des braises ardentes ils se révélèrent être Accumulées sur la tête de moi la contrité — Je regrette ma lettre de gronderies Et demande pardon encore et encore. Les lignes que tu as envoyées à tes quatre sœurs Sois sûr qu'elles les chériront à jamais Car tu leur as fait voir clairement La grande vérité centrale que « tout est Lui ». Puis le Swami : Aux jours d'antan, Sur la rive du Gange, prêchant, Un vieux prêtre enseignait Comment les Dieux viennent Comme Sita et Ram, Et la douce Sita souffrant, pleurant. Les sermons s'achèvent, Ils reprennent leur chemin — Les auditeurs, rêveurs, pensifs. Quand depuis la foule Une voix à haute voix Posa cette question en suppliant, en cherchant — « Monsieur, dites-moi, je vous prie, Qui étaient donc Ces Sita et Ram dont vous parliez, que vous enseigniez ! » Ainsi, Marie Hale, Permettez-moi de vous dire, Vous tordez mes doctrines en les déformant, en les contraignant. Je n'ai jamais enseigné Une telle pensée bizarre Que tout était Dieu — paroles sans sens ! Mais ceci je dis, Souvenez-vous, je vous prie, Que Dieu est vrai, tout le reste n'est rien, Ce monde est un rêve Bien qu'il paraisse vrai, Et la seule vérité c'est Lui le vivant ! Le vrai moi n'est autre que Lui, le vrai moi n'est autre que Lui, Et jamais, jamais la matière changeante ! Avec un amour impérissable et de la gratitude pour vous tous. . . . Vivekananda. Et ensuite Mlle M.B.H. : La différence je vois clairement Entre bonnet blanc et blanc bonnet — C'est là une proposition sensée, Mais vraiment cela dépasse ma veine De rendre clair votre logique orientale. Si « Dieu est vérité, tout le reste n'est rien », « Ce monde un rêve », illusion forgée, Qu'est-ce qui peut exister qui ne soit pas Dieu ? Ceux qui voient le « multiple » ont bien des raisons de craindre, Seul vit vraiment celui à qui l'« Un » est clair. Aussi, je dis à nouveau À ma pauvre façon, Je ne puis voir que tout n'est pas Lui, Si je suis en Lui et Lui en moi. Puis le Swami répondit : D'humeur vive, une fille unique, Un caprice de la nature elle, Une belle dame, sans aucun doute, Âme rare qu'est Mlle Marie. Ses sentiments profonds elle ne peut garder, Mais ils se glissent dehors à la fin, Un esprit libre, je puis le prévoir, Doit être d'une nature ardente. Bien que sa muse puisse fredonner maint air, Et jouer du piano aussi, Son cœur si froid, réfrigère en règle Le sot qui vient faire sa cour. Pourtant, sœur Marie, j'entends qu'on dit Que l'empire que gagne ta beauté, Sois prudente à présent et ne te soumets pas, Si douce soit-elle, aux chaînes. Car ce sera bientôt un autre air Que l'amoureux frappé de lune entendra Si sa volonté se heurte à la tienne, tes paroles l'écorcheront Et briseront sa vie, je crains. Ces lignes à toi, sœur Marie, De plein gré je les offre, prends-les « Rendre la pareille » — un babillage de singe, Que seul un moine peut faire. ## Références
English
Now Sister Mary,
You need not be sorry
For the hard raps I gave you,
You know full well,
Though you like me tell,
With my whole heart I love you.
The babies I bet,
The best friends I met,
Will stand by me in weal and woe.
And so will I do,
You know it too.
Life, name, or fame, even heaven forgo
For the sweet sisters four
Sans reproche et sans peur,
The truest, noblest, steadfast, best.
The wounded snake its hood unfurls,
The flame stirred up doth blaze,
The desert air resounds the calls
Of heart - struck lion's rage.
The cloud puts forth its deluge strength
When lightning cleaves its breast,
When the soul is stirred to its inmost depth
Great ones unfold their best.
Let eyes grow dim and heart grow faint,
And friendship fail and love betray,
Let Fate its hundred horrors send,
And clotted darkness block the way.
All nature wear one angry frown,
To crush you out -- still know, my soul,
You are Divine. March on and on,
Nor right nor left but to the goal.
Nor angel I, nor man, nor brute,
Nor body, mind, nor he or she,
The books do stop in wonder mute
To tell my nature; I am He.
Before the sun, the moon, the earth,
Before the stars or comets free,
Before e'en time has had its birth,
I was, I am, and I will be.
The beauteous earth, the glorious sun,
The calm sweet moon, the spangled sky,
Causation's laws do make them run;
They live in bonds, in bonds they die.
And mind its mantle dreamy net
Cast o'er them all and holds them fast.
In warp and woof of thought are set,
Earth, hells, and heavens, or worst or best.
Know these are but the outer crust --
All space and time, all effect, cause.
I am beyond all sense, all thoughts,
The witness of the universe.
Not two or many, 'tis but one,
And thus in me all me's I have;
I cannot hate, I cannot shun
Myself from me, I can but love.
From dreams awake, from bonds be free,
Be not afraid. This mystery,
My shadow, cannot frighten me,
Know once for all that I am He.
Well, so far my poetry. Hope you are all right. Give my love to mother and Father Pope. I am busy to death and have almost no time to write even a line. So excuse me if later on I am rather late in writing.
Yours eternally,
Vivekananda.
Miss M.B.H. sent Swami the following doggerel in reply:
The monk he would a poet be
And wooed the muse right earnestly;
In thought and word he could well beat her,
What bothered him though was the metre.
His feet were all too short too long,
The form not suited to his song;
He tried the sonnet, lyric, epic,
And worked so hard, he waxed dyspeptic.
While the poetic mania lasted
He e'en from vegetables fasted,
Which Leon had with tender care
Prepared for Swami's dainty fare.
One day he sat and mused alone --
Sudden a light around him shone,
The "still small voice" his thoughts inspire
And his words glow like coals of fire.
And coals of fire they proved to be
Heaped on the head of contrite me --
My scolding letter I deplore
And beg forgiveness o'er and o'er.
The lines you sent to your sisters four
Be sure they'll cherish evermore
For you have made them clearly see
The one main truth that "all is He".
Then Swami:
In days of yore,
On Ganga's shore preaching,
A hoary priest was teaching
How Gods they come
As Sita Ram,
And gentle Sita pining, weeping.
The sermons end,
They homeward wend their way --
The hearers musing, thinking.
When from the crowd
A voice aloud
This question asked beseeching, seeking --
"Sir, tell me, pray,
Who were but they
These Sita Ram you were teaching, speaking!"
So Mary Hale,
Allow me tell,
You mar my doctrines wronging, baulking.
I never taught
Such queer thought
That all was God -- unmeaning talking!
But this I say,
Remember pray,
That God is true, all else is nothing,
This world's a dream
Though true it seem,
And only truth is He the living!
The real me is none but He,The real me is none but He,
And never, never matter changing!
With undying love and gratitude to you all. . . .
Vivekananda.
And then Miss M.B.H.:
The difference I clearly see
'Twixt tweedledum and tweedledee --
That is a proposition sane,
But truly 'tis beyond my vein
To make your Eastern logic plain.
If "God is truth, all else is naught,"
This "world a dream", delusion up wrought,
What can exist which God is not?
All those who "many" see have much to fear,
He only lives to whom the "One" is clear.
So again I say
In my poor way,
I cannot see but that all's He,
If I'm in Him and He in me.
Then the Swami replied:
Of temper quick, a girl unique,
A freak of nature she,
A lady fair, no question there,
Rare soul is Miss Mary.
Her feelings deep she cannot keep,
But creep they out at last,
A spirit free, I can foresee,
Must be of fiery cast.
Tho' many a lay her muse can bray,
And play piano too,
Her heart so cool, chills as a rule
The fool who comes to woo.
Though, Sister Mary, I hear they say
The sway your beauty gains,
Be cautious now and do not bow,
However sweet, to chains.
For 'twill be soon, another tune
The moon - struck mate will hear
If his will but clash, your words will hash
And smash his life I fear.
These lines to thee, Sister Mary,
Free will I offer, take
"Tit for tat"-- a monkey chat,
For monk alone can make.
## References
Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.