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XXI Adhyapakji

Volume7 letter
480 mots · 2 min de lecture · Epistles - Third Series

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Français

XXI 541 DEARBORN AVE., CHICAGO, 24 mai 1894. CHER ADHYAPAKJI (Prof. John Henry Wright), Ci-joint je vous transmets une lettre de l'un de nos princes régnants du Rajputana, Son Altesse le Maharaja de Khetri, et une autre du commissaire à l'opium, ancien ministre de Junagad, l'un des plus grands États de l'Inde, et un homme que l'on appelle le Gladstone de l'Inde. J'espère que celles-ci vous convaincront que je ne suis pas un imposteur. Une chose que j'ai oublié de vous dire. Je ne me suis jamais identifié d'aucune façon au chef de parti de M. Mazoomdar. (Manifestement, Keshab Chandra Sen.) S'il le dit, il ne dit pas la vérité. J'espère qu'après votre lecture vous voudrez bien me renvoyer les lettres, à l'exception de la brochure dont je ne me soucie pas. Je suis tenu, mon cher ami, de vous donner toute satisfaction que je suis un vrai Sannyasin (moine renonçant), mais à vous seul. Je me soucie peu de ce que la populace dit ou pense de moi. « Les uns vous traiteront de saint, les autres de chandala (intouchable) ; les uns de fou, les autres de démon. Continuez donc tout droit votre ouvrage sans vous préoccuper des uns ou des autres » — ainsi parle l'un de nos grands Sannyasins, un ancien empereur de l'Inde, le roi Bhartrihari, qui a pris cet ordre en des temps anciens. Que le Seigneur vous bénisse pour toujours et à jamais. Mon affection à tous vos enfants et mes respects à votre noble épouse. Je reste toujours votre ami, VIVEKANANDA. P.S. — J'ai eu des liens avec le parti du Pundit Shiva Nath Shastri — mais uniquement sur des points de réforme sociale. Mazoomdar et Chandra Sen — je les ai toujours considérés comme peu sincères, et je n'ai aucune raison de changer d'opinion même maintenant. Bien entendu en matière religieuse je différais beaucoup même d'avec mon ami Punditji, la principale divergence étant que moi je considère le Sannyasa, autrement dit le renoncement au monde, comme l'idéal suprême, et lui, comme un péché. Si bien que les Brahmo Samajistes (adeptes du mouvement réformiste hindou fondé par Ram Mohan Roy) considèrent que devenir moine est un péché !! Vôtre, V. Le Brahmo Samaj (mouvement réformiste hindou monothéiste), comme la Science Chrétienne dans votre pays, s'est répandu à Calcutta pendant un certain temps puis s'est éteint. Je ne suis ni fâché ni content qu'il soit mort. Il a fait son œuvre — à savoir la réforme sociale. Sa religion ne valait pas un centime, aussi devait-il mourir. Si Mazoomdar pense que j'étais l'une des causes de sa mort, il se trompe. Encore aujourd'hui je suis un grand sympathisant de ses réformes ; mais la religion « sotte » ne pouvait tenir sa place face à l'antique Vedanta (philosophie non-dualiste de l'Inde). Que puis-je y faire ? Est-ce ma faute ? Mazoomdar est devenu puéril dans sa vieillesse et recourt à des procédés qui ne valent pas mieux que ceux de certains de vos missionnaires chrétiens. Que le Seigneur le bénisse et lui montre de meilleures voies. Vôtre, VIVEKANANDA. Quand allez-vous à Annisquam ? Mon affection à Austin et Bime. Mes respects à votre épouse ; et pour vous mon amour et ma gratitude sont trop profonds pour s'exprimer. Toujours affectueusement vôtre, VIVEKANANDA.

English

XXI

541 DEARBORN AVE.,

CHICAGO,

24th May, 1894.

DEAR ADHYAPAKJI (Prof. John Henry Wright),

Herewith I forward to you a letter from one of our ruling princes of Rajputana, His Highness the Maharaja of Khetri, and another from the opium commissioner, late minister of Junagad, one of the largest states in India, and a man who is called the Gladstone of India. These I hope would convince you of my being no fraud.

One thing I forgot to tell you. I never identified myself anyway with Mr. Mazoomdar's party chief. (Evidently, Keshab Chandra Sen.) If he says so, he does not speak the truth.

I hope, after your perusal, you will kindly send the letters over to me, except the pamphlet which I do not care for.

I am bound, my dear friend, to give you every satisfaction of my being a genuine Sannyasin, but to you alone. I do not care what the rabbles say or think about me.

"Some would call you a saint, some a chandala; some a lunatic, others a demon. Go on then straight to thy work without heeding either" — thus saith one of our great Sannyasins, an old emperor of India, King Bhartrihari, who joined the order in old times.

May the Lord bless you for ever and ever. My love to all your children and my respects to your noble wife.

I remain ever your friend,

VIVEKANANDA.

PS. — I had connection with Pundit Shiva Nath Shastri's party — but only on points of social reform. Mazoomdar and Chandra Sen — I always considered as not sincere, and I have no reason to change my opinion even now. Of course in religious matters even with my friend Punditji I differed much, the chief being, I thinking Sannyasa or (giving up the world) the highest ideal, and he, a sin. So the Brahmo Samajists consider becoming a monk a sin!!

Yours,

V.

The Brahmo Samaj, like Christian Science in your country, spread in Calcutta for a certain time and then died out. I am not sorry, neither glad that it died. It has done its work — viz social reform. Its religion was not worth a cent, and so it must die out. If Mazoomdar thinks I was one of the causes of its death, he errs. I am even now a great sympathiser of its reforms; but the "booby" religion could not hold its own against the old "Vedanta". What shall I do? Is that my fault? Mazoomdar has become childish in his old age and takes to tactics not a whit better than some of your Christian missionaries. Lord bless him and show him better ways.

Yours,

VIVEKANANDA.

When are you going to Annisquam? My love to Austin and Bime. My respects to your wife; and for you my love and gratitude is too deep for expression.

Yours ever affectionately,

VIVEKANANDA.


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