XIII
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Français
Les bâtiments actuels du Math (monastère) sont maintenant presque achevés. Swamiji n'est pas en bonne santé ; les médecins lui ont donc conseillé de sortir en bateau matin et soir sur le Gange. Aujourd'hui c'est dimanche. Le disciple est assis dans la chambre de Swamiji et s'entretient avec lui. À cette époque, Swamiji avait élaboré certaines règles pour guider les Sannyâsins (renonçants) et les Brahmacharins (novices voués à la continence) du Math, dont l'objet était de les préserver d'un mélange indiscriminé avec les gens du monde. La conversation porta sur ce sujet. Swamiji : Ces derniers temps je perçois une odeur particulière de laisser-aller dans la tenue et les vêtements des gens du monde ; c'est pourquoi j'ai institué comme règle au Math que les gens de maison ne doivent pas s'asseoir ni se coucher sur les lits des Sâdhus. Autrefois je lisais dans les Shâstras qu'une telle odeur se perçoit, et que par conséquent les Sannyâsins ne peuvent pas supporter l'odeur des gens de maison. Je vois maintenant que c'est vrai. En observant strictement les règles établies, les Brahmacharins deviendront en temps voulu de véritables Sannyâsins. Quand ils seront établis dans l'idéal du Sannyâsa (renoncement), ils pourront se mêler à égalité avec les gens du monde sans aucun mal. Mais maintenant si on ne les tient pas dans les barrières de règles strictes, ils s'égareront tous. Pour atteindre l'idéal du Brahmacharya (continence), il faut dès le début observer des règles strictes en matière de chasteté. Non seulement on doit s'abstenir strictement de la moindre fréquentation avec le sexe opposé, mais encore renoncer à la compagnie de personnes mariées. Le disciple, qui était un chef de famille, fut saisi de crainte par ces paroles de Swamiji et, dépité à l'idée qu'il ne pourrait plus fréquenter librement comme auparavant les Sâdhus du Math, dit : « Monsieur, je me sens plus d'intimité avec le Math et ses pensionnaires qu'avec ma propre famille. C'est comme s'ils m'étaient connus depuis très, très longtemps. La liberté sans bornes que je goûte au Math, je ne la trouve nulle part ailleurs dans le monde. » Swamiji : Tous ceux qui sont purs d'esprit ressentiront cela ici. Ceux qui ne le ressentent pas doivent être considérés comme n'appartenant pas à ce Math et à ses idéaux. C'est la raison pour laquelle beaucoup de gens viennent ici par simple curiosité, puis s'enfuient. Ceux qui sont dépourvus de continence et courent après l'argent nuit et jour ne seront jamais capables de comprendre les idéaux du Math, ni de considérer les gens du Math comme des leurs. Les Sannyâsins de ce Math ne sont pas comme ceux d'autrefois — couverts de cendre, les cheveux emmêlés, des tenailles de fer à la main, et guérissant les maladies par des remèdes à base de plantes — c'est pourquoi, voyant le contraste, les gens ne peuvent pas les apprécier. Les façons, les mouvements et les idées de notre Maître étaient tous coulés dans un moule nouveau, aussi sommes-nous d'un type nouveau. Tantôt habillés comme des gens du monde, nous nous adonnons à des conférences ; tantôt, laissant tout de côté, avec « Hara, Hara, Vyom Vyom » sur les lèvres, couverts de cendre, nous sommes plongés dans la méditation et les austérités dans les montagnes et les forêts. Il ne suffit plus maintenant de simplement citer l'autorité de nos anciens livres. La marée de la civilisation occidentale se déverse maintenant sur toute la longueur et la largeur du pays. Il ne suffit plus maintenant de s'asseoir en méditation sur des sommets de montagnes sans en réaliser le moins du monde l'utilité. Ce dont on a besoin maintenant — comme l'a dit dans la Gîtâ le Seigneur — c'est d'un intense Karma-Yoga (voie de l'action consacrée), avec un courage sans bornes et une force indomptable dans le cœur. Alors seulement les gens du pays seront éveillés, sinon ils continueront à être dans les ténèbres autant que vous l'êtes. La journée touchait à sa fin. Swamiji descendit, habillé pour l'excursion en bateau sur le Gange. Swamiji, accompagné du disciple et de deux autres, monta dans le bateau, qui passa devant le temple de Dakshineswar et atteignit Panihati, où il jeta l'ancre en bas du jardin de Babu Govinda Kumar Chaudhury. Il avait été un temps proposé de louer cette maison pour l'usage du Math. Swamiji descendit du bateau, fit le tour de la maison et du jardin et, après avoir minutieusement inspecté les lieux, dit : « Le jardin est beau mais se trouve à une grande distance de Calcutta. Les dévots de Shrî Râmakrishna auraient été mis à rude épreuve de marcher une si longue distance depuis Calcutta. Il est heureux que le Math n'y ait pas été établi. » Le bateau revint ensuite vers le Math enveloppé par l'obscurité. ## Références
English
The present Math buildings are almost complete now.
Swamiji is not in good health; therefore doctors have advised him to go out on a boat in the mornings and evenings on the Ganga.
Today is Sunday. The disciple is sitting in Swamiji's room and conversing with him. About this time Swamiji framed certain rules for the guidance of the Sannyasins and Brahmacharins of the Math, the object of which was to keep them from indiscriminate mixing with worldly people. The conversation turned on this topic.
Swamiji: Nowadays I feel a peculiar smell of lax self - control in the dress and clothes of worldly people; therefore I have made it a rule in the Math that householders should not sit or lie on the beds of Sadhus. Formerly I used to read in the Shastras that such a smell is felt, and therefore Sannyasins cannot bear the smell of householders. Now I see it is true. By strictly observing the rules that have been framed, the Brahmacharins will in time grow into genuine Sannyasins. When they are established in the ideal of Sannyasa, they will be able to mix on an equal footing with worldly men without any harm. But now if they are not kept within the barriers of strict rules, they will all go wrong. In order to attain to ideal Brahmacharya one has in the beginning to observe strict rules regarding chastity. Not only should one keep oneself strictly aloof from the least association with the opposite sex, but also give up the company of married people even.
The disciple who was a householder was awed at these words of Swamiji, felt dejected that he would not be able to associate freely as before with the Sadhus of the Math and said, "Sir, I feel more intimacy with the Math and its inmates than with my own family. As if they are known to me from a long long time. The unbounded freedom that I enjoy in the Math, I feel nowhere else in the world."
Swamiji: All those who are pure in spirit will feel
like that here. Those who do not feel so must be taken as not belonging to this Math and its ideals. That is the reason why many people come here out of mere sensation - mongering and then run away. Those who are devoid of continence and are running after money day and night will never be able to appreciate the ideals of the Math, nor regard the Math people as their own. The Sannyasins of this Math are not like those of old, ash - besmeared, with matted hair and iron tongs in their hands, and curing disease by medicinal titbits; therefore seeing the contrast, people cannot appreciate them. The ways, movements and ideas of our Master were all cast in a new mould, so we are also of a new type. Sometimes dressed like gentlemen, we are engaged in lecturing; at other times, throwing all aside, with "Hara, Hara, Vyom Vyom" on the lips, ash - clad, we are immersed in meditation and austerities in mountains and forests.
Now it won't do to merely quote the authority of our ancient books. The tidal wave of Western civilisation is now rushing over the length and breadth of the country. It won't do now simply to sit in meditation on mountain tops without realising in the least its usefulness. Now is wanted -- as said in the Gita by the Lord -- intense Karma - yoga, with unbounded courage and indomitable strength in the heart. Then only will the people of the country be roused, otherwise they will continue to be as much in the dark as you are.
The day is nearly ended. Swamiji came downstairs, dressed for the boating excursion on the Ganga. Swamiji, accompanied by the disciple and two others, boarded the boat, which passed the Dakshineswar temple and reached Panihati where it was anchored below the garden - house of Babu Govinda Kumar Chaudhury. It has once been proposed to rent this house for the use of the Math. Swamiji descended from the boat, went round the house and the garden and looking over the place minutely said, "The garden is nice but is at a great distance from Calcutta. The devotees of Shri Ramakrishna would have been put to trouble to walk such a long distance from Calcutta. It is fortunate that the Math has not been established here." The boat then returned to the Math amid the enveloping darkness.
## References
Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.