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XIX Monsieur

Volume6 letter
410 mots · 2 min de lecture · Epistles - Second Series

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Français

XIX[6]*

(Traduit du bengali)

GHAZIPUR,

7 février 1890.

CHER MONSIEUR,

Je suis très heureux de recevoir de vos nouvelles à l'instant. Par son apparence extérieure, le Babaji est un Vaishnava, l'incarnation, pour ainsi dire, du yoga (discipline d'union spirituelle), de la bhakti (la dévotion aimante) et de l'humilité. Sa demeure est entourée de murs de tous côtés, percés de quelques portes. À l'intérieur de ces murs, il y a un long souterrain où il s'enferme en samadhi (l'absorption contemplative). Il ne parle aux autres que lorsqu'il sort du trou. Personne ne sait ce qu'il mange, et c'est pourquoi on l'appelle Pavhari (celui qui vit de l'air) Baba. Une fois, il n'est pas sorti du trou pendant cinq ans, et les gens ont cru qu'il avait quitté son corps. Mais à présent il est de nouveau sorti. Cependant, cette fois, il ne se montre pas aux gens et parle de derrière la porte. Jamais je n'ai rencontré pareille douceur dans la parole ! Il ne donne jamais de réponse directe aux questions, mais dit : « Que sait ce serviteur ? » Pourtant, le feu jaillit à mesure que la conversation se poursuit. Comme j'insistais beaucoup auprès de lui, il m'a dit : « Faites-moi la grande grâce de rester ici quelques jours. » Or il ne parle jamais de cette manière ; j'ai donc compris qu'il voulait me rassurer, et chaque fois que j'insiste, il me demande de rester. J'attends donc avec espoir. C'est sans nul doute un homme savant, mais rien dans son allure ne le trahit. Il accomplit les cérémonies prescrites par les Écritures, car de la pleine lune au dernier jour du mois, les oblations sacrificielles se poursuivent. Il est donc certain qu'il ne se retire pas dans le souterrain pendant cette période. Comment pourrais-je lui demander sa permission (manifestement pour une visite proposée au saint par le correspondant, Pramadadas Mitra de Varanasi), car il ne donne jamais de réponse directe ; il multiplie les expressions telles que « ce serviteur », « ma bonne fortune », et ainsi de suite. Si vous en avez vous-même le désir, venez sans délai dès réception de ce billet. Sinon, après sa disparition, le plus vif regret demeurera dans votre cœur. En deux jours vous pourrez revenir après un entretien — je veux dire une conversation avec lui de l'intérieur. Mon ami Satish Babu vous accueillera très chaleureusement. Venez donc directement dès réception de cette lettre ; entre-temps je préviendrai le Babaji de votre venue.

Votre dévoué,

VIVEKANANDA.

P.S. Même si l'on ne peut jouir de sa compagnie, aucune peine prise pour une aussi grande âme ne saurait jamais rester sans récompense.

English

XIX[6]*

(Translated from Bengali)

GHAZIPUR,

7th Feb., 1890.

DEAR SIR,

I feel very happy to hear from you just now. Apparently in his features, the Babaji is a Vaishnava the embodiment, so to speak, of Yoga, Bhakti, and humility. His dwelling has walls on all sides with a few doors in them. Inside these walls, there is one long underground burrow wherein he lays himself up in Samâdhi. He talks to others only when he comes out of the hole. Nobody knows what he eats, and so they call him Pavhâri (One living on air.) Bâbâ. Once he did not come out of the hole for five years, and people thought he had given up the body. But now again he is out. But this time he does not show himself to people and talks from behind the door. Such sweetness in speech I have never come across! He does not give a direct reply to questions but says, "What does this servant know?" But then fire comes out as the talking goes on. On my pressing him very much he said, "Favour me highly by staying here some days." But he never speaks in this way; so from this I understood he meant to reassure me and whenever I am importunate, he asks me to stay on. So I wait in hope. He is a learned man no doubt but nothing in the line betrays itself. He performs scriptural ceremonials, for from the full-moon day to the last day of the month, sacrificial oblations go on. So it is sure, he is not retiring into the hole during this period. How can I ask his permission, (Evidently for a proposed visit to the saint by the correspondent, Pramadadas Mitra of Varanasi.). for he never gives a direct reply; he goes on multiplying such expressions as "this servant", "my fortune", and so on. If you yourself have a mind, then come sharp on receipt of this note. Or after his passing away, the keenest regret will be left in your mind. In two days you may return after an interview — I mean a talk with him ab intra. My friend Satish Babu will receive you most warmly. So, do come up directly you receive this; I shall meanwhile let Babaji know of you.

Yours etc.,

VIVEKANANDA.

PS. Even though one can't have his company, no trouble taken for the sake of such a great soul can ever go unrewarded.


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