VIII Monsieur
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Français
VIII
Toute gloire à Dieu !
7 août 1889.
CHER MONSIEUR,
Il y a plus d'une semaine que j'ai reçu votre lettre, mais ayant subi une nouvelle attaque de fièvre, je n'ai pu vous répondre pendant tout ce temps ; veuillez m'en excuser. Pendant un intervalle d'un mois et demi, je me suis bien porté, mais j'ai de nouveau souffert ces dix derniers jours ; à présent je vais mieux.
J'ai certaines questions à poser, et vous, Monsieur, possédez une vaste connaissance du sanskrit ; aussi, veuillez avoir la bonté de me répondre sur les points suivants :
1. Existe-t-il quelque récit concernant Satyakama, fils de Jabala, et concernant Janashruti, ailleurs dans les Vedas (les écritures les plus anciennes) que dans les Upanishads (les traités philosophiques des Vedas) ?
2. Dans la plupart des cas où Shankaracharya cite la Smriti dans son commentaire des Vedanta-Sutras, il invoque l'autorité du Mahabharata. Or, étant donné que l'on trouve des preuves claires que la caste est fondée sur la qualification, tant dans le Bhishmaparva du Mahabharata que dans les récits de l'Ajagara et d'Uma et Maheshvara qui s'y trouvent, a-t-il fait mention de ce fait dans ses écrits ?
3. La doctrine de la caste dans le Purusha-Sukta des Vedas ne la rend pas héréditaire — quels sont donc les passages des Vedas où la caste a été présentée comme une affaire de transmission héréditaire ?
4. L'Acharya n'a pu avancer aucune preuve tirée des Vedas à l'appui de l'idée que le Shudra ne devrait pas étudier les Vedas. Il ne cite que « यज्ञेऽनवक्लृप्तः » (Tai. Samhita, VII. i. 1. 6) pour soutenir que, puisque le Shudra n'est pas habilité à accomplir les Yajnas, il n'a pas davantage le droit d'étudier les Upanishads et ouvrages semblables. Mais le même Acharya soutient, à propos de « अथातो ब्रह्मजिज्ञासा » (Vedanta-Sutras, I. i. 1), que le mot अथ (Ath) ne signifie pas ici « après l'étude des Vedas », parce qu'il est contraire à la preuve que l'étude des Upanishads ne soit pas permise sans l'étude préalable des Mantras et des Brahmanas védiques, et parce qu'il n'y a aucune séquence intrinsèque entre le Karma-kanda et le Jnana-kanda (la voie de la connaissance) védiques. Il est donc évident que l'on peut parvenir à la connaissance de Brahman (la Réalité absolue) sans avoir étudié les parties cérémonielles des Vedas. Dès lors, s'il n'y a pas de séquence entre les pratiques sacrificielles et le jnana (la connaissance spirituelle), pourquoi l'Acharya contredit-il sa propre déclaration lorsqu'il s'agit des Shudras, en insérant la clause « par la force de la même logique » ? Pourquoi le Shudra ne devrait-il pas étudier les Upanishads ?
Je vous envoie par la poste, Monsieur, un livre intitulé L'Imitation de Jésus-Christ, écrit par un sannyasin (renonçant) chrétien. C'est un livre merveilleux. On est stupéfait de constater qu'un tel renoncement, un tel Vairagya et une telle Dasya-Bhakti aient existé même chez les chrétiens. Peut-être l'avez-vous déjà lu ; sinon, cela me procurera le plus grand plaisir si vous avez la bonté de le lire.
Votre dévoué,
Vivekananda.
English
VIII
All Glory to God!
7th Aug., 1889.
DEAR SIR,
It is more than a week since I received your letter, but having had another attack of fever, I could not send a reply all this time, for which please excuse me. For an interval of a month and a half I kept well, but I have suffered again for the last ten days; now I am doing well.
I have certain questions to put, and you, sir, have a wide knowledge of Sanskrit; so please favour me with answers to the following:
1. Does any narrative occur about Satyakâma, son of Jabâlâ, and about Jânashruti, anywhere else in the Vedas excepting the Upanishads?
2. In most cases where Shankaracharya quotes Smriti in his commentary on the Vedânta-Sutras, he cites the authority of the Mahâbhârata. But seeing that we find clear proofs about caste being based on qualification both in the Bhishmaparva of the Mahabharata and in the stories there of the Ajagara and of Umâ and Maheshvara, has he made any mention in his writings of this fact?
3. The doctrine of caste in the Purusha-Sukta of the Vedas does not make it hereditary—so what are those instances in the Vedas where caste has been made a matter of hereditary transmission?
4. The Achârya could not adduce any proof from the Vedas to the effect that the Shudra should not study the Vedas. He only quotes "यज्ञेऽनवक्लृप्तः" (Tai. Samhita, VII. i. 1. 6) to maintain that when he is not entitled to perform Yajnas, he has neither any right to study the Upanishads and the like. But the same Acharya contends with reference to "अथातो ब्रह्मजिज्ञासा", (Vedânta-Sutras, I. i. 1) that the word अथ (Ath) here does not mean "subsequent to the study of the Vedas", because it is contrary to proof that the study of the Upanishad is not permissible without the previous study of the Vedic Mantras and Brâhmanas and because there is no intrinsic sequence between the Vedic Karma-kânda and Vedic Janâna-kânda. It is evident, therefore, that one may attain to the knowledge of Brahman without having studied the ceremonial parts of the Vedas. So if there is no sequence between the sacrificial practices and Jnana, why does the Acharya contradict his own statement when it is a case of the Shudras,by inserting the clause "by force of the same logic"? Why should the Shudra not study the Upanishad?
I am mailing you, sir, a book named Imitation of Christ written by a Christian Sannyasin. It is a wonderful book. One is astonished to find that such renunciation, Vairâgya, and Dâsya-Bhakti have existed even among the Christians. Probably you may have read this book before; if not, it will give me the greatest pleasure if you will kindly read it.
Yours etc.,
Vivekananda.
Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.