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Leçons sur le Raja-Yoga

Volume6 lecture
2,894 mots · 12 min de lecture · Notes of Class Talks and Lectures

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Français

La théorie de la création est que la matière est soumise à cinq conditions : l'éther, l'éther lumineux, le gazeux, le liquide et le solide. Tous sont issus d'un élément primordial unique, qui est l'éther le plus subtil.

Le nom de l'énergie dans l'univers est prana (le souffle vital), qui est la force résidant dans ces éléments. L'esprit est le grand instrument pour utiliser le prana. L'esprit est matériel. Derrière l'esprit se trouve l'Atman (le Soi véritable) qui prend le contrôle du prana. Le prana est la force motrice du monde et peut être vue dans chaque manifestation de la vie. Le corps est mortel et l'esprit est mortel ; tous deux, étant des composés, doivent mourir. Derrière tout cela se trouve l'Atman qui ne meurt jamais. L'Atman est pure intelligence contrôlant et dirigeant le prana. Mais l'intelligence que nous voyons autour de nous est toujours imparfaite. Quand l'intelligence est parfaite, nous avons l'Incarnation — le Christ. L'intelligence essaie toujours de se manifester, et pour ce faire, elle crée des esprits et des corps à différents degrés de développement. En réalité, et au fond de toutes choses, chaque être est égal.

L'esprit est une matière très fine ; c'est l'instrument pour manifester le prana. La force nécessite la matière pour se manifester.

Le point suivant est comment utiliser ce prana. Nous l'utilisons tous, mais combien tristement nous le gaspillons ! La première doctrine dans l'étape préparatoire est que toute connaissance est le fruit de l'expérience. Tout ce qui dépasse les cinq sens doit aussi être expérimenté pour devenir vrai pour nous.

Notre esprit agit sur trois plans : le subconscient, le conscient et le supraconscient. Parmi les hommes, seul le Yogi est supraconscient. Toute la théorie du yoga est d'aller au-delà de l'esprit. Ces trois plans peuvent être compris en considérant les vibrations de la lumière ou du son. Il y a certaines vibrations de lumière trop lentes pour devenir visibles ; puis, à mesure qu'elles s'accélèrent, nous les voyons comme lumière ; et ensuite elles deviennent trop rapides pour que nous les voyions du tout. Il en est de même pour le son.

Comment transcender les sens sans troubler la santé, voilà ce que nous voulons apprendre. L'esprit occidental a trébuché dans l'acquisition de certains dons psychiques qui chez lui sont anormaux et sont souvent le signe d'une maladie. L'Hindou a étudié et perfectionné cette science, que tous peuvent désormais étudier sans crainte ni danger.

La guérison mentale est une belle preuve de l'état supraconscient ; car la pensée qui guérit est une sorte de vibration dans le prana, et elle ne va pas en tant que pensée mais en tant que quelque chose de plus élevé pour lequel nous n'avons pas de nom.

Chaque pensée a trois états. Premièrement, le surgissement ou le commencement, dont nous sommes inconscients ; deuxièmement, quand la pensée monte à la surface ; et troisièmement, quand elle nous quitte. La pensée est comme une bulle montant à la surface. Quand la pensée est jointe à la volonté, nous l'appelons puissance. Ce qui frappe la personne malade que vous essayez d'aider n'est pas la pensée, mais la puissance. Le soi-fil courant à travers tout cela est appelé en sanskrit Sutratma, le « Soi-fil ».

La dernière et la plus haute manifestation du prana est l'amour. Dès que vous avez réussi à fabriquer l'amour à partir du prana, vous êtes libre. C'est la chose la plus difficile et la plus grande à atteindre. Vous ne devez pas critiquer les autres ; vous devez vous critiquer vous-même. Si vous voyez un ivrogne, ne le critiquez pas ; rappelez-vous qu'il est vous sous une autre forme. Celui qui n'a pas de ténèbres en lui ne voit pas de ténèbres chez les autres. Ce que vous avez en vous, c'est ce que vous voyez chez les autres. C'est le moyen le plus sûr de réforme. Si les réformateurs en herbe qui critiquent et voient le mal cessaient eux-mêmes de créer le mal, le monde s'en porterait mieux. Imprimez cette idée en vous.

Le corps doit être correctement entretenu. Les gens qui torturent leur chair sont démoniaques. Gardez toujours votre esprit joyeux ; si des pensées mélancoliques viennent, chassez-les. Un Yogi ne doit pas trop manger, mais il ne doit pas non plus jeûner ; il ne doit pas trop dormir, mais il ne doit pas non plus se priver de tout sommeil. En toutes choses, seul l'homme qui tient le juste milieu peut devenir un Yogi.

Quel est le meilleur moment pour la pratique du yoga ? Le moment de jonction de l'aube et du crépuscule, quand toute la nature devient calme. Aidez-vous de la nature. Prenez la posture assise la plus facile. Tenez droites les trois parties — les côtes, les épaules et la tête — en laissant la colonne vertébrale libre et droite, sans se pencher en arrière ni en avant. Puis tenez mentalement le corps comme parfait, partie par partie. Ensuite envoyez un courant d'amour au monde entier ; puis priez pour l'illumination. Et enfin, joignez votre esprit à votre souffle et acquérez graduellement le pouvoir de concentrer votre attention sur ses mouvements. La raison de cela deviendra apparente par degrés.

L'« Ojas » est ce qui fait la différence entre un homme et un autre homme. L'homme qui possède beaucoup d'Ojas est le meneur d'hommes. Cela donne un pouvoir d'attraction formidable. L'Ojas est fabriqué à partir des courants nerveux. Il possède cette particularité : il est le plus facilement produit à partir de cette force qui se manifeste dans les pouvoirs sexuels. Si les pouvoirs des centres sexuels ne sont pas dissipés et leurs énergies gaspillées (l'action n'est que la pensée sous un état plus grossier), ils peuvent être transformés en Ojas. Les deux grands courants nerveux du corps partent du cerveau, descendent de chaque côté de la moelle épinière, mais se croisent en forme de chiffre 8 à l'arrière de la tête. Ainsi le côté gauche du corps est gouverné par le côté droit de la tête. Au point le plus bas du circuit se trouve le centre sexuel, le Plexus sacré. L'énergie véhiculée par ces deux courants nerveux descend, et une grande quantité est continuellement stockée dans le Plexus sacré. Le dernier os de la colonne vertébrale est au-dessus du Plexus sacré et est décrit en langage symbolique comme un triangle ; et comme l'énergie est stockée à côté de lui, cette énergie est symbolisée par un serpent. La conscience et la subconscience œuvrent à travers ces deux courants nerveux. Mais la supraconscience détourne le courant nerveux quand il atteint l'extrémité inférieure du circuit, et au lieu de le laisser remonter pour compléter le circuit, l'arrête et le force à remonter la moelle épinière sous forme d'Ojas depuis le Plexus sacré. La moelle épinière est naturellement fermée, mais elle peut être ouverte pour former un passage pour cet Ojas. À mesure que le courant voyage d'un centre de la moelle épinière à un autre, vous pouvez voyager d'un plan d'existence à un autre. C'est pourquoi l'être humain est plus grand que les autres, parce que tous les plans, toutes les expériences, sont possibles à l'esprit dans le corps humain. Nous n'en avons pas besoin d'un autre ; car l'homme peut, s'il le veut, achever dans son corps sa probation et peut après cela devenir pur esprit. Quand l'Ojas est passé de centre en centre et atteint la Glande pinéale (une partie du cerveau à laquelle la science ne peut assigner aucune fonction), l'homme n'est plus alors ni esprit ni corps, il est libre de tout esclavage.

Le grand danger des pouvoirs psychiques est que l'homme y trébuche, pour ainsi dire, et ne sait pas comment les utiliser correctement. Il est sans entraînement et sans connaissance de ce qui lui est arrivé. Le danger est que, dans l'utilisation de ces pouvoirs psychiques, les sensations sexuelles sont anormalement excitées car ces pouvoirs sont en fait fabriqués à partir du centre sexuel. Le meilleur et le plus sûr moyen est d'éviter les manifestations psychiques, car elles jouent les tours les plus horribles à leurs propriétaires ignorants et non entraînés.

Pour en revenir aux symboles. Parce que ce mouvement de l'Ojas montant la moelle épinière est ressenti comme un mouvement en spirale, il est appelé le « serpent ». Le serpent repose donc sur l'os ou le triangle. Quand il est éveillé, il remonte la moelle épinière ; et à mesure qu'il passe de centre en centre, un nouveau monde naturel s'ouvre en nous — la kundalini (l'énergie latente) est éveillée.

La pratique du pranayama (la discipline du souffle) est l'entraînement de l'esprit supraconscient. La pratique physique se divise en trois parties et concerne entièrement le souffle. Elle consiste à inspirer, retenir et expirer le souffle. Le souffle doit être inspiré par une narine pendant que vous comptez quatre, puis retenu pendant que vous comptez seize, et expiré par l'autre narine pendant que vous comptez huit. Puis inversez le processus en fermant l'autre narine pendant que vous inspirez. Vous devrez commencer en fermant une narine avec votre pouce ; mais avec le temps, votre respiration obéira à votre esprit. Faites quatre de ces pranayamas matin et soir.

« Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est proche. » Le mot « repentir » est en grec « metanoeite » (« meta » signifie derrière, après, au-delà) et signifie littéralement « allez au-delà de la connaissance » — la connaissance des cinq sens — « et regardez à l'intérieur où vous trouverez le Royaume des Cieux ».

Sir William Hamilton dit à la fin d'un ouvrage philosophique : « Ici finit la philosophie, ici commence la religion. » La religion n'est pas, et ne peut jamais être, dans le domaine de l'intellect. Le raisonnement intellectuel est fondé sur des faits évidents aux sens. Or la religion n'a rien à voir avec les sens. Les agnostiques disent qu'ils ne peuvent connaître Dieu, et ils ont raison, car ils ont épuisé les limites de leurs sens sans progresser davantage dans la connaissance de Dieu. C'est pourquoi, pour prouver la religion — c'est-à-dire l'existence de Dieu, l'immortalité, etc. — nous devons aller au-delà de la connaissance des sens. Tous les grands prophètes et voyants prétendent avoir « vu Dieu », c'est-à-dire qu'ils ont eu une expérience directe. Il n'y a pas de connaissance sans expérience, et l'homme doit voir Dieu dans sa propre âme. Quand l'homme se sera trouvé face à face avec le seul grand fait de l'univers, alors seulement les doutes s'évanouiront et les choses tortueuses deviendront droites. C'est cela « voir Dieu ». Notre affaire est de vérifier, non d'avaler. La religion, comme les autres sciences, exige que vous rassembliez des faits, que vous voyiez par vous-même, et cela est possible quand vous allez au-delà de la connaissance qui réside dans la région des cinq sens. Les vérités religieuses ont besoin d'être vérifiées par chacun. Voir Dieu est le seul but. Le pouvoir n'est pas le but. L'Existence-connaissance-et-amour purs sont le but ; et l'Amour est Dieu.

La même faculté que nous employons dans les rêves et les pensées, à savoir l'imagination, sera aussi le moyen par lequel nous arriverons à la Vérité. Quand l'imagination est très puissante, l'objet est visualisé. C'est pourquoi, par elle, nous pouvons amener nos corps à tout état de santé ou de maladie. Quand nous voyons une chose, les particules du cerveau se disposent dans une certaine position comme les mosaïques d'un kaléidoscope. La mémoire consiste à retrouver cette combinaison et la même disposition des particules du cerveau. Plus la volonté est forte, plus grand sera le succès dans la réorganisation de ces particules du cerveau. Il n'y a qu'une seule puissance pour guérir le corps, et elle est en chaque homme. La médecine ne fait qu'éveiller cette puissance. La maladie n'est que la lutte manifeste de cette puissance pour rejeter le poison qui a pénétré dans le corps. Bien que la puissance de vaincre le poison puisse être éveillée par la médecine, elle peut être plus durablement éveillée par la force de la pensée. L'imagination doit s'attacher à la pensée de santé et de force afin qu'en cas de maladie le souvenir de l'idéal de santé puisse être éveillé et les particules réarrangées dans la position qu'elles occupaient lorsque le corps était en bonne santé. La tendance du corps est alors de suivre le cerveau.

L'étape suivante est quand ce processus peut être accompli par l'esprit d'un autre agissant sur nous. On peut en voir des exemples chaque jour. Les mots ne sont qu'un mode d'action de l'esprit sur l'esprit. Les bonnes et les mauvaises pensées sont chacune une puissance efficace, et elles remplissent l'univers. De même que la vibration continue, de même la pensée reste sous forme de pensée jusqu'à ce qu'elle soit traduite en action. Par exemple, la force est latente dans le bras de l'homme jusqu'à ce qu'il frappe un coup, quand il la traduit en activité. Nous sommes les héritiers des bonnes et des mauvaises pensées. Si nous nous rendons purs et nous faisons les instruments des bonnes pensées, celles-ci entreront en nous. L'âme bonne ne sera pas réceptive aux mauvaises pensées. Les mauvaises pensées trouvent le meilleur terrain chez les gens mauvais ; elles sont comme les microbes qui germent et se multiplient seulement quand ils trouvent un sol favorable. Les simples pensées sont comme de petites vaguelettes ; de nouvelles impulsions de vibration leur parviennent simultanément, jusqu'à ce qu'enfin une grande vague semble se dresser et engloutir les autres. Ces ondes universelles de pensée semblent revenir tous les cinq cents ans, quand invariablement la grande vague incarne et engloutit les autres. C'est cela qui constitue un prophète. Il concentre dans son propre esprit la pensée de l'âge dans lequel il vit et la rend au genre humain sous forme concrète. Krishna, Bouddha, le Christ, Mahomet et Luther peuvent être cités comme les grandes vagues qui se sont dressées au-dessus de leurs semblables (avec probablement un intervalle de cinq cents ans entre elles). Toujours la vague qui est soutenue par la plus grande pureté et le plus noble caractère est celle qui déferle sur le monde comme mouvement de réforme sociale. Une fois encore, de nos jours, il y a une vibration des ondes de pensée et l'idée centrale est celle du Dieu immanent, et cela surgit partout sous toutes les formes et dans toutes les sectes. Dans ces vagues, la construction alterne avec la destruction ; pourtant la construction met toujours fin à l'œuvre de destruction. Or, à mesure qu'un homme plonge plus profond pour atteindre sa nature spirituelle, il ne se sent plus lié par la superstition. La majorité des sectes seront transitoires et ne dureront que comme des bulles, parce que les dirigeants ne sont généralement pas des hommes de caractère. L'amour parfait, le cœur qui ne réagit jamais, voilà ce qui bâtit le caractère. Il n'est pas d'allégeance possible là où il n'y a pas de caractère chez le dirigeant, et la pureté parfaite assure l'allégeance et la confiance les plus durables.

Prenez une idée, consacrez-vous à elle, luttez avec patience, et le soleil se lèvera pour vous.

Pour revenir à l'imagination :

Nous devons visualiser la kundalini. Le symbole est le serpent enroulé sur l'os triangulaire.

Puis pratiquez la respiration telle que décrite précédemment, et, tout en retenant le souffle, imaginez que le souffle est comme le courant qui descend en forme de 8 ; quand il atteint le point le plus bas, imaginez qu'il frappe le serpent sur le triangle et fait monter le serpent dans le canal à l'intérieur de la moelle épinière. Dirigez le souffle en pensée vers ce triangle.

Nous avons maintenant terminé le processus physique et à partir de ce point il devient mental.

Le premier exercice est appelé le « rassemblement ». L'esprit doit être rassemblé ou retiré de ses errances.

Après le processus physique, laissez l'esprit vagabonder et ne le retenez pas ; mais surveillez votre esprit comme un témoin observant son action. L'esprit est ainsi divisé en deux — le joueur et le témoin. Maintenant renforcez la partie qui observe et ne perdez pas de temps à retenir vos vagabondages. L'esprit doit penser ; mais lentement et graduellement, à mesure que le témoin joue son rôle, le joueur sera de plus en plus sous contrôle, jusqu'à ce qu'enfin vous cessiez de jouer ou de vagabonder.

2e Exercice : La Méditation — qui peut être divisée en deux. Nous sommes de constitution concrète et l'esprit doit penser en formes. La religion admet cette nécessité et offre l'aide des formes et des cérémonies extérieures. Vous ne pouvez méditer sur Dieu sans quelque forme. Une vous viendra, car la pensée et le symbole sont inséparables. Essayez de fixer votre esprit sur cette forme.

3e Exercice : Il s'atteint en pratiquant la méditation et consiste réellement en l'« unipointage ». L'esprit travaille habituellement en cercle ; faites-le demeurer sur un seul point.

Le dernier est le résultat. Quand l'esprit a atteint cela, tout est gagné — la guérison, la clairvoyance et tous les dons psychiques. En un instant vous pouvez diriger ce courant de pensée vers n'importe qui, comme Jésus le faisait, avec un résultat instantané.

Des gens sont tombés sur ces dons sans entraînement préalable, mais je vous conseille d'attendre et de pratiquer toutes ces étapes lentement ; alors vous aurez tout sous votre contrôle. Vous pouvez pratiquer un peu la guérison si l'amour est le motif, car cela ne peut faire de mal. L'homme est très myope et impatient. Tous veulent le pouvoir, mais peu acceptent d'attendre pour l'acquérir par eux-mêmes. Il distribue mais ne veut pas accumuler. Il faut longtemps pour gagner et peu de temps pour distribuer. C'est pourquoi accumulez vos pouvoirs à mesure que vous les acquérez et ne les dissipez pas.

Chaque vague de passion contenue est un avoir à votre crédit. C'est pourquoi il est de bonne politique de ne pas rendre colère pour colère, comme avec toute vraie moralité. Le Christ a dit : « Ne résistez pas au mal », et nous ne comprenons pas cela tant que nous ne découvrons pas que c'est non seulement moral mais en réalité la meilleure politique, car la colère est une perte d'énergie pour l'homme qui la manifeste. Vous ne devriez pas permettre à vos esprits d'entrer dans ces combinaisons cérébrales de colère et de haine.

Quand l'élément primordial sera découvert en science chimique, le travail du chimiste sera terminé. Quand l'unité sera découverte, la perfection dans la science de la religion sera atteinte, et cela a été atteint il y a des milliers d'années. L'unité parfaite est atteinte quand l'homme dit : « Moi et mon Père sommes un. »

## Notes

English

The theory of creation is that matter is subject to five conditions: ether, luminous ether, gaseous, liquid, and solid. They are all evoked out of one primal element, which is very finest ether.

The name of the energy in the universe is Prana, which is the force residing in these elements. Mind is the great instrument for using the Prana. Mind is material. Behind the mind is Atman which takes hold of the Prana. Prana is the driving power of the world, and can be seen in every manifestation of life. The body is mortal and the mind is mortal; both, being compounds, must die. Behind all is the Atman which never dies. The Atman is pure intelligence controlling and directing Prana. But the intelligence we see around us is always imperfect. When intelligence is perfect, we get the Incarnation—the Christ. Intelligence is always trying to manifest itself, and in order to do this it is creating minds and bodies of different degrees of development. In reality, and at the back of all things, every being is equal.

Mind is very fine matter; it is the instrument for manifesting Prana. Force requires matter for manifestation.

The next point is how to use this Prana. We all use it, but how sadly we waste it! The first doctrine in the preparatory stage is that all knowledge is the outcome of experience. Whatever is beyond the five senses must also be experienced in order to become true to us.

Our mind is acting on three planes: the subconscious, conscious, and superconscious. Of men, the Yogi alone is superconscious. The whole theory of Yoga is to go beyond the mind. These three planes can be understood by considering the vibrations of light or sound. There are certain vibrations of light too slow to become visible; then as they get faster, we see them as light; and then they get too fast for us to see them at all. The same with sound.

How to transcend the senses without disturbing the health is what we want to learn. The Western mind has stumbled into acquiring some of the psychic gifts which in them are abnormal and are frequently the sign of disease. The Hindu has studied and made perfect this subject of science, which all may now study without fear or danger.

Mental healing is a fine proof of the superconscious state; for the thought which heals is a sort of vibration in the Prana, and it does not go as a thought but as something higher for which we have no name.

Each thought has three states. First, the rising or beginning, of which we are unconscious; second, when the thought rises to the surface; and third, when it goes from us. Thought is like a bubble rising to the surface. When thought is joined to will, we call it power. That which strikes the sick person whom you are trying to help is not thought, but power. The self-man running through it all is called in Sanskrit Sutratma, the "Thread-self".

The last and highest manifestation of Prana is love. The moment you have succeeded in manufacturing love out of Prana, you are free. It is the hardest and the greatest thing to gain. You must not criticise others; you must criticise yourself. If you see a drunkard, do not criticise him; remember he is you in another shape. He who has not darkness sees no darkness in others. What you have inside you is that you see in others. This is the surest way of reform. If the would-be reformers who criticise and see evil would themselves stop creating evil, the world would be better. Beat this idea into yourself.

The body must be properly taken care of. The people who torture their flesh are demoniacal. Always keep your mind joyful; if melancholy thoughts come, kick them out. A Yogi must not eat too much, but he also must not fast; he must not sleep too much, but he must not go without any sleep. In all things only the man who holds the golden mean can become a Yogi.

What is the best time for practice in Yoga? The junction time of dawn and twilight, when all nature becomes calm. Take help of nature. Take the easiest posture in sitting. Have the three parts straight—the ribs, the shoulders, and the head—leaving the spine free and straight, no leaning backwards or forwards. Then mentally hold the body as perfect, part by part. Then send a current of love to all the world; then pray for enlightenment. And lastly, join your mind to your breath and gradually attain the power of concentrating your attention on its movements. The reason for this will be apparent by degrees

The "Ojas" is that which makes the difference between man and man. The man who has much Ojas is the leader of men. It gives a tremendous power of attraction. Ojas is manufactured from the nerve-currents. It has this peculiarity: it is most easily made from that force which manifests itself in the sexual powers. If the powers of the sexual centres are not frittered away and their energies wasted (action is only thought in a grosser state), they can be manufactured into Ojas. The two great nerve currents of the body start from the brain, go down on each side of the spinal cord, but they cross in the shape of the figure 8 at the back of the head. Thus the left side of the body is governed by the right side of the head. At the lowest point of the circuit is the sexual centre, the Sacral Plexus. The energy conveyed by these two currents of nerves comes down, and a large amount is continually being stored in the Sacral Plexus. The last bone in the spine is over the Sacral Plexus and is described in symbolic language as a triangle; and as the energy is stored up beside it, this energy is symbolised by a serpent. Consciousness and subconsciousness work through these two nerve-currents. But superconsciousness takes off the nerve-current when it reaches the lower end of the circuit, and instead of allowing it to go up and complete the circuit, stops and forces it up the spinal cord as Ojas from the Sacral Plexus. The spinal cord is naturally closed, but it can be opened to form a passage for this Ojas. As the current travels from one centre of the spinal cord to another, you can travel from one plane of existence to another. This is why the human being is greater than others, because all planes, all experiences, are possible to the spirit in the human body. We do not need another; for man can, if he likes, finish in his body his probation and can after that become pure spirit. When the Ojas has gone from centre to centre and reaches the Pineal Gland (a part of the brain to which science can assign no function), man then becomes neither mind nor body, he is free from all bondage.

The great danger of psychic powers is that man stumbles, as it were, into them, and knows not how to use them rightly. He is without training and without knowledge of what has happened to him. The danger is that in using these psychic powers, the sexual feelings are abnormally roused as these powers are in fact manufactured out of the sexual centre. The best and safest way is to avoid psychic manifestations, for they play the most horrible pranks on their ignorant and untrained owners.

To go back to symbols. Because this movement of the Ojas up the spinal cord feels like a spiral one, it is called the "snake". The snake, therefore, or the serpent, rests on the bone or triangle. When it is roused, it travels up the spinal cord; and as it goes from centre to centre, a new natural world is opened inside us—the Kundalini is roused.

The practice of Pranayama is the training of the superconscious mind. The physical practice is divided into three parts and deals entirely with the breath. It consists of drawing in, holding, and throwing out the breath. The breath must be drawn in by one nostril whilst you count four, then held whilst you count sixteen, and thrown away by the other nostril whilst you count eight. Then reverse the process closing the other nostril while you breathe in. You will have to begin by holding one nostril with your thumb; but in time your breathing will obey your mind. Make four of these Pranayamas morning and evening.

"Repent, for the Kingdom of Heaven is at hand." The word "repent" is in Greek "metanoeite" ("meta" means behind, after, beyond) and means literally "go beyond knowledge"—the knowledge of the (five) senses—"and look within where you will find the kingdom of heaven".

Sir William Hamilton says at the end of a philosophical work, "Here philosophy ends, here religion begins". Religion is not, and never can be, in the field of intellect. Intellectual reasoning is based on facts evident to the senses. Now religion has nothing to do with the senses. The agnostics say they cannot know God, and rightly, for they have exhausted the limits of their senses and yet get no further in knowledge of God. Therefore in order to prove religion—that is, the existence of God, immortality, etc.—we have to go beyond the knowledge of the senses. All great prophets and seers claim to have "seen God", that is to say, they have had direct experience. There is no knowledge without experience, and man has to see God in his own soul. When man has come face to face with the one great fact in the universe, then alone will doubts vanish and crooked things become straight. This is "seeing God". Our business is to verify, not to swallow. Religion, like other sciences, requires you to gather facts, to see for yourself, and this is possible when you go beyond the knowledge which lies in the region of the five senses. Religious truths need verification by everyone. To see God is the one goal. Power is not the goal. Pure Existence-knowledge-and-love is the goal; and Love is God.

The same faculty that we employ in dreams and thoughts, namely, imagination, will also be the means by which we arrive at Truth. When the imagination is very powerful, the object becomes visualised. Therefore by it we can bring our bodies to any state of health or disease. When we see a thing, the particles of the brain fall into a certain position like the mosaics of a kaleidoscope. Memory consists in getting back this combination and the same setting of the particles of the brain. The stronger the will, the greater will be the success in resetting these particles of the brain. There is only one power to cure the body, and that is in every man. Medicine only rouses this power. Disease is only the manifest struggle of that power to throw off the poison which has entered the body. Although the power to overthrow poison may be roused by medicine, it may be more permanently roused by the force of thought. Imagination must hold to the thought of health and strength in order that in case of illness the memory of the ideal of health may be roused and the particles re-arranged in the position into which they fell when healthy. The tendency of the body is then to follow the brain.

The next step is when this process can be arrived at by another's mind working on us. Instances of this may be seen every day. Words are only a mode of mind acting on mind. Good and evil thoughts are each a potent power, and they fill the universe. As vibration continues, so thought remains in the form of thought until translated into action. For example, force is latent in the man's arm until he strikes a blow, when he translates it into activity. We are the heirs of good and evil thought. If we make ourselves pure and the instruments of good thoughts, these will enter us. The good soul will not be receptive to evil thoughts. Evil thoughts find the best field in evil people; they are like microbes which germinate and increase only when they find a suitable soil. Mere thoughts are like little wavelets; fresh impulses to vibration come to them simultaneously, until at last one great wave seems to stand up and swallow up the rest. These universal thoughtwaves seem to recur every five hundred years, when invariably the great wave typifies and swallows up the others. It is this which constitutes a prophet. He focuses in his own mind the thought of the age in which he is living and gives it back to mankind in concrete form. Krishna, Buddha, Christ, Mohammed, and Luther may be instanced as the great waves that stood up above their fellows (with a probable lapse of five hundred years between them). Always the wave that is backed by the greatest purity and the noblest character is what breaks upon the world as movement of social reform. Once again in our day there is a vibration of the waves of thought and the central idea is that of the Immanent God, and this is everywhere cropping up in every form and every sect. In these waves, construction alternates with destruction; yet the construction always makes an end of the work of destruc-tion. Now, as a man dives deeper to reach his spiritual nature, he feels no longer bound by superstition. The majority of sects will be transient, and last only as bubbles because the leaders are not usually men of character. Perfect love, the heart never reacting, this is what builds character. There is no allegiance possible where there is no character in the leader, and perfect purity ensures the most lasting allegiance and confidence.

Take up an idea, devote yourself to it, struggle on in patience, and the sun will rise for you.

To return to imagination:

We have to visualise the Kundalini. The symbol is the serpent coiled on the triangular bone.

Then practice the breathing as described before, and, while holding the breath, imagine that breath like the current which flows down the figure 8; when it reaches the lowest point, imagine that it strikes the serpent on the triangle and causes the serpent to mount up the channel within the spinal cord. Direct the breath in thought to this triangle.

We have now finished the physical process and from this point it becomes mental.

The first exercise is called the "gathering-in". The mind has to be gathered up or withdrawn from wandering.

After the physical process, let the mind run on and do not restrain it; but keep watch on your mind as a witness watching its action. This mind is thus divided into two—the player and the witness. Now strengthen the witnessing part and do not waste time in restraining your wanderings. The mind must think; but slowly and gradually, as the witness does its part, the player will come more and more under control, until at last you cease to play or wander. 2nd Exercise: Meditation—which may be divided into two. We are concrete in constitution and the mind must think in forms. Religion admits this necessity and gives the help of outward forms and ceremonies. You cannot meditate on God without some form. One will come to you, for thought and symbol are inseparable. Try to fix your mind on that form. 3rd Exercise: This is attained by practicing meditation and is really "one-pointedness". The mind usually works in a circle; make it remain on one point.

The last is the result. When the mind has reached this, all is gained—healing, clairvoyance, and all psychic gifts. In a moment you can direct this current of thought to anyone, as Jesus did, with instantaneous result.

People have stumbled upon these gifts without previous training, but I advise you to wait and practise all these steps slowly; then you will get everything under your control. You may practise healing a little if love is the motive, for that cannot hurt. Man is very short-sighted and impatient. All want power, but few will wait to gain it for themselves. He distributes but will not store up. It takes a long time to earn and but a short time to distribute. Therefore store up your powers as you acquire them and do not dissipate them.

Every wave of passion restrained is a balance in your favor. It is therefore good policy not to return anger for anger, as with all true morality. Christ said, "Resist not evil", and we do not understand it until we discover that it is not only moral but actually the best policy, for anger is loss of energy to the man who displays it. You should not allow your minds to come into those brain-combinations of anger and hatred.

When the primal element is discovered in chemical science, the work of the chemist will be finished. When unity is discovered, perfection in the science of religion is reached, and this was attained thousands of years ago. Perfect unity is reached when man says, "I and my Father are one".

## Footnotes


Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.