IX
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Français
IX
(Traduit du bengali)
(Extrait du Journal d'un disciple)
(Le disciple est Sharatchandra Chakravarty, qui publia ses notes dans un ouvrage bengali, Swami-Shishya-Samvâda, en deux parties. La présente série de « Conversations et Dialogues » est une traduction révisée de ce livre. Cinq dialogues de cette série ont déjà paru dans les Œuvres complètes, Volume 5.)
[Lieu : Calcutta. Année : 1897.]
Depuis dix jours, le disciple étudiait le commentaire de Sâyana sur le Rig-Veda avec Swamiji, qui séjournait alors dans la maison de feu Babu Balaram Bose à Baghbazar. Les volumes de Max Müller sur le Rig-Veda avaient été empruntés à la bibliothèque privée d'un ami fortuné. Swamiji corrigeait le disciple de temps à autre, lui donnant la prononciation ou la construction correcte selon les besoins. Parfois, en expliquant les arguments de Sayana pour établir l'éternité des Vedas (les écritures les plus anciennes), Swamiji louait très hautement l'ingéniosité prodigieuse du commentateur ; parfois encore, en développant la signification plus profonde de la doctrine, il avançait un point de vue différent et se permettait une innocente pique à l'endroit de Sayana.
Tandis que notre étude avait ainsi progressé pendant quelque temps, Swamiji aborda le sujet de Max Müller et poursuivit en ces termes : Eh bien, savez-vous quelle est mon impression ? C'est que c'est Sayana lui-même qui est né de nouveau sous les traits de Max Müller pour ressusciter son propre commentaire des Vedas. J'ai eu cette idée depuis longtemps. Elle s'est confirmée dans mon esprit, semble-t-il, après avoir vu Max Müller. Même ici dans ce pays, on ne trouve pas un érudit aussi persévérant et aussi solidement ancré dans les Vedas et le Vedanta (la tradition philosophique védantique). En outre, quel profond et insondable respect pour Shri Ramakrishna ! Savez-vous qu'il croit en son Incarnation divine ! Et quelle grande hospitalité envers moi quand je fus son hôte ! En voyant le vieil homme et son épouse, il m'a semblé qu'ils vivaient leur vie familiale comme un autre Vasishtha et Arundhati ! Au moment de me quitter, les larmes sont montées aux yeux du vieil homme.
Disciple : Mais, Monsieur, si Sayana lui-même est devenu Max Müller, alors pourquoi est-il né en tant que Mlechchha au lieu de naître dans la terre sacrée de l'Inde ?
Swamiji : Le sentiment et la distinction selon lesquels je suis un Aryen et l'autre est un Mlechchha viennent de l'ignorance. Mais que sont les Varnâshrama et les divisions de caste pour celui qui est le commentateur des Vedas, l'incarnation rayonnante du savoir ? Pour lui, elles sont totalement dépourvues de sens, et il peut prendre naissance humaine où il le veut pour faire le bien de l'humanité. En particulier, s'il n'avait pas choisi de naître dans un pays qui excellait à la fois en savoir et en richesse, où aurait-il trouvé les dépenses considérables pour publier de si prodigieux volumes ? N'avez-vous pas entendu dire que la Compagnie des Indes orientales a payé neuf lakhs de roupies en espèces pour faire publier le Rig-Veda ? Même cette somme n'a pas suffi. Des centaines de pandits védiques ont dû être employés dans ce pays avec des traitements mensuels. A-t-on vu en cet âge, ici dans ce pays, une telle soif profonde de connaissance, un tel prodigieux investissement d'argent pour la cause de la lumière et du savoir ? Max Müller lui-même a écrit dans sa préface que pendant vingt-cinq ans il n'a préparé que les manuscrits. Puis l'impression a pris encore vingt ans ! Il n'est pas possible pour un homme ordinaire de peiner pendant quarante-cinq ans de sa vie sur une seule publication. Pensez-y seulement ! Est-ce une vaine fantaisie de ma part de dire qu'il est Sayana lui-même ?
Après cette conversation sur Max Müller, la lecture des Vedas reprit. Swamiji se mit alors à étayer de diverses manières le point de vue de Sayana selon lequel la création procéda des Vedas. Il dit : Veda signifie la somme totale des vérités éternelles ; les Rishis védiques ont fait l'expérience de ces vérités ; elles ne peuvent être expérimentées que par des voyants du suprasensible et non par des hommes ordinaires comme nous. C'est pourquoi, dans les Vedas, le terme Rishi signifie « le voyant de la vérité des Mantras », et non n'importe quel brahmane avec le cordon sacré pendant au cou. La division de la société en castes est venue par la suite. Le Veda est de la nature du Shabda ou de l'idée. Il n'est que la somme totale des idées. Le Shabda, selon l'ancien sens védique du terme, est l'idée subtile qui se révèle en prenant une forme grossière par la suite. Ainsi, en raison de la dissolution de la création, les germes subtils de la création future sont enveloppés dans le Veda. En conséquence, dans les Puranas, vous trouvez que lors de la première Incarnation divine, le Minâvatâra, le Veda est d'abord manifesté. Les Vedas ayant été d'abord révélés dans cette Incarnation, les autres manifestations créatrices suivirent. Ou, en d'autres termes, tous les objets créés commencèrent à prendre forme concrète à partir des Shabdas ou idées dans le Veda. Car dans le Shabda ou l'idée, tous les objets grossiers ont leurs formes subtiles. La création avait procédé de la même manière dans tous les cycles ou Kalpas précédents. Cela, vous le trouvez dans le Sandhyâ Mantra (formule sacrée) des Vedas :
« सूर्याचन्द्रमसौ धाता यथापूर्वमकल्पयत् पृथिवीं दिवं चान्तरीक्षमथो स्वः — Le Créateur projeta le soleil, la lune, la terre, l'atmosphère, le ciel et les sphères supérieures de la même manière et selon le même processus que dans les cycles précédents. » Comprenez-vous ?
Disciple : Mais, Monsieur, comment, en l'absence d'un objet concret réel, le Shabda ou l'idée peut-il être appliqué, et à quoi ? Et comment les noms peuvent-ils même être donnés ?
Swamiji : Oui, c'est ce qui, à première vue, semble être la difficulté. Mais réfléchissez à ceci. Supposez que cette cruche se brise en morceaux ; l'idée d'une cruche devient-elle nulle et non avenue ? Non. Parce que la cruche est l'effet grossier, tandis que l'idée, « cruche », est l'état subtil ou l'état-Shabda de la cruche. De la même manière, l'état-Shabda de chaque objet est son état subtil, et les choses que nous voyons, entendons, touchons ou percevons de quelque manière que ce soit sont les manifestations grossières d'entités dans l'état subtil ou état-Shabda. Tout comme nous pouvons parler de l'effet et de sa cause. Même quand la création tout entière est anéantie, le Shabda, en tant que conscience de l'univers ou réalité subtile de toutes les choses concrètes, existe dans Brahman (la Réalité absolue) en tant que cause. Au point de la manifestation créatrice, cette somme totale d'entités causales entre en activité, pour ainsi dire, et, étant la substance matérielle sonore de tout cela, le son éternel et primordial du « Om » continue à jaillir de lui-même. Et puis, de la totalité causale sort d'abord l'image subtile ou la forme-Shabda de chaque chose particulière, et ensuite sa manifestation grossière. Or, ce Shabda causal, ou conscience-parole, est Brahman, et c'est le Veda. Tel est le propos de Sayana. Comprenez-vous maintenant ?
Disciple : Non, Monsieur, je ne puis le saisir clairement.
Swamiji : Eh bien, vous comprenez, je suppose, que même si toutes les cruches de l'univers étaient détruites, l'idée ou Shabda, « cruche », existerait toujours. Ainsi, si l'univers était détruit — je veux dire si toutes les choses composant l'univers étaient réduites en atomes — pourquoi les idées ou Shabdas représentant chacune d'entre elles dans la conscience ne continueraient-elles pas à exister ? Et pourquoi ne peut-on pas supposer qu'une seconde création en sorte avec le temps ?
Disciple : Mais, Monsieur, si l'on crie « cruche », « cruche », cela ne fait produire aucune cruche !
Swamiji : Non, rien n'est produit si vous ou moi crions ainsi ; mais une cruche doit se révéler si l'idée s'en élève en Brahman, qui est parfait dans ses déterminations créatrices. Quand nous voyons même ceux qui sont établis dans la pratique de la religion (Sâdhakas) produire par la force de la volonté des choses autrement impossibles, que dire de Brahman doté de la parfaite créativité de la volonté ? Au point de la création, Brahman se manifeste comme Shabda (Idée), puis prend la forme du « Nâda » ou « Om ». À l'étape suivante, les Shabdas ou idées particuliers qui existaient diversement dans les cycles antérieurs, tels que Bhuh, Bhuvah, Svah, vache, homme, etc., commencent à sortir du « Om ». Dès que ces idées apparaissent en Brahman doté de la volonté parfaite, les choses concrètes correspondantes apparaissent aussi, et progressivement l'univers diversifié se manifeste. Comprenez-vous maintenant comment le Shabda est la source de la création ?
Disciple : Oui, j'en forme quelque idée, mais il n'y a pas de compréhension claire dans l'esprit.
Swamiji : Eh bien, la compréhension claire, la réalisation intérieure, n'est pas une mince affaire, mon fils. Quand l'esprit s'avance vers l'absorption en Brahman, il traverse toutes ces étapes l'une après l'autre pour atteindre enfin l'état absolu (Nirvikalpa). Dans le processus d'entrée en samadhi (l'absorption contemplative), d'abord l'univers apparaît comme une seule masse d'idées ; puis le tout se perd dans un profond « Om ». Puis même cela se dissout, même cela semble être entre l'être et le non-être. C'est l'expérience du Nada éternel. Et alors l'esprit se perd dans la Réalité de Brahman, et c'est fait ! Tout est paix !
Le disciple resta muet, pensant que personne ne pouvait exprimer et expliquer cela de la manière dont Swamiji le faisait, à moins que la chose tout entière ne fût une question d'expérience personnelle !
Swamiji reprit alors le sujet : Les grands hommes comme les Avatâras, en revenant du samadhi au domaine du « je » et du « mien », font d'abord l'expérience du Nada non manifesté, qui par degrés devient distinct et apparaît comme Om, et puis à partir de l'Omkâra, la forme subtile de l'univers comme masse d'idées est expérimentée, et enfin l'univers matériel entre dans la perception. Mais les Sadhakas ordinaires parviennent tant bien que mal au-delà du Nada par une pratique immense, et une fois qu'ils atteignent la réalisation directe de Brahman, ils ne peuvent plus revenir au plan inférieur de la perception matérielle. Ils se fondent en Brahman, « क्षीरे नीरवत् — Comme l'eau dans le lait ».
Tandis que tout ce discours sur la théorie de la création se poursuivait, le grand dramaturge, Babu Girish Chandra Ghosh, fit son apparition. Swamiji lui adressa ses courtois salutations et poursuivit ses leçons au disciple.
Les Shabdas se divisent encore en deux classes : les Shabdas védiques et ceux en usage commun parmi les hommes. J'ai trouvé cette position dans le livre de Nyâya intitulé Shabdashaktiprakâshikâ. Les arguments y dénotent sans doute une grande puissance de pensée ; mais, oh, la terminologie confond le cerveau !
Se tournant alors vers Girish Babu, Swamiji dit : Qu'en dites-vous, G. C. ? Eh bien, vous ne vous souciez pas d'étudier tout cela, vous passez vos jours à adorer tel ou tel dieu, n'est-ce pas ?
Girish Babu : Qu'étudierais-je, mon frère ? Je n'ai ni le temps ni l'entendement suffisant pour scruter tout cela. Mais cette fois, par la grâce de Shri Ramakrishna, je passerai en saluant vos Vedas et votre Vedanta, et ferai un bond jusque dans l'au-delà ! Il vous fait traverser toutes ces études parce qu'il veut que beaucoup de choses soient accomplies par vous. Mais nous n'en avons pas besoin. Disant cela, Girish Babu toucha encore et encore de sa tête les gros volumes du Rig-Veda en s'exclamant : « Victoire à Ramakrishna sous la forme du Veda ! »
Swamiji était alors plongé dans une sorte de profonde rêverie, quand Girish Babu l'interpella soudain et dit : Écoutez-moi, je vous prie. Vous avez fait une bonne part d'étude des Vedas et du Vedanta, mais dites-moi, y avez-vous trouvé quelque part un remède pour nous sortir de toutes ces profondes misères du pays, de toutes ces lamentations de douleur, de toute cette famine, de tous ces crimes d'adultère et des nombreux péchés horribles ?
Disant cela, il dépeignit encore et encore les tableaux horribles de la société. Swamiji demeura parfaitement calme et sans voix, tandis qu'à la pensée des douleurs et des misères de ses semblables, les larmes se mirent à couler de ses yeux, et, semblant vouloir nous cacher ses sentiments, il se leva et quitta la pièce.
Pendant ce temps, s'adressant au disciple, Girish Babu dit : Avez-vous vu, Bângâl ? Quel grand cœur aimant ! Je n'honore pas votre Swamiji simplement parce qu'il est un Pandit versé dans les Vedas ; mais je l'honore pour ce grand cœur qui vient de le faire se retirer en pleurant devant les souffrances de ses semblables.
Le disciple et Girish Babu poursuivirent leur conversation, ce dernier démontrant que la connaissance et l'amour étaient en fin de compte une seule et même chose.
Entre-temps, Swamiji revint et demanda au disciple : « Eh bien, de quoi parliez-vous donc entre vous ? » Le disciple dit : « Monsieur, nous parlions des Vedas, et le merveilleux de l'affaire est que notre Girish Babu n'a pas étudié ces livres, mais a saisi les vérités ultimes avec une netteté parfaite ! »
Swamiji : Toutes les vérités se révèlent à celui qui a une véritable dévotion envers le guru (maître spirituel) ; il n'a guère besoin d'études. Mais une telle dévotion et une telle foi sont très rares en ce monde. Celui qui les possède dans la mesure de notre ami ici présent n'a pas besoin d'étudier les Shastras. Mais celui qui se précipite pour l'imiter ne fera que provoquer sa propre ruine. Suivez toujours ses conseils, mais n'essayez jamais d'imiter ses manières.
Disciple : Oui, Monsieur.
Swamiji : Ne dites pas simplement oui ! Saisissez clairement les paroles que je prononce. N'acquiescez pas comme un sot à tout ce qu'on dit. N'accordez pas une foi implicite, même si c'est moi qui déclare quelque chose. Saisissez d'abord clairement, puis acceptez. Shri Ramakrishna insistait toujours pour que je n'accepte chacune de ses paroles qu'après l'avoir clairement comprise. Marchez sur votre chemin avec seulement ce que le principe sain, le raisonnement clair et les écritures déclarent tous comme vrai. Ainsi, par une réflexion constante, l'intellect deviendra clair, et alors seulement Brahman pourra s'y refléter. Comprenez-vous ?
Disciple : Oui, Monsieur, je comprends. Mais le cerveau s'embrouille avec les vues différentes de différentes personnes. À l'instant même, Girish Babu me disait : « Que ferez-vous de toutes ces études ? » Et puis vous venez me dire : « Réfléchissez sur ce que vous entendez et lisez. » Alors que dois-je faire exactement ?
Swamiji : Ce qu'il vous a conseillé et ce que je vous ai conseillé sont tous deux vrais. La seule différence est que les conseils de l'un et de l'autre ont été donnés depuis des points de vue différents. Il y a un stade de la vie spirituelle où tous les raisonnements se taisent : « मूकास्वादनवत् — Comme une saveur délicieuse goûtée par le muet ». Et il y a un autre mode de vie spirituelle dans lequel on doit réaliser la Vérité par la poursuite du savoir scriptural, par l'étude et l'enseignement. Vous devez procéder par l'étude et la réflexion, c'est votre voie vers la réalisation. Voyez-vous ?
Recevant un tel mandat de Swamiji, le disciple, dans sa sottise, crut y voir la déconfiture de Girish Babu, et se tournant vers lui dit : « Entendez-vous, Monsieur ? Le conseil que Swamiji me donne clairement est justement d'étudier et de réfléchir sur les Vedas et le Vedanta. »
Girish Babu : Eh bien, continuez à le faire ; avec les bénédictions de Swamiji, vous réussirez en effet par cette voie.
Swami Sadananda arriva à ce moment, et le voyant, Swamiji dit aussitôt : « Savez-vous que mon cœur est cruellement affligé par le tableau des misères de notre pays que G. C. dépeignait tout à l'heure ? Eh bien, pouvez-vous faire quelque chose pour notre pays ? »
Sadananda : Mahârâj, que l'ordre soit donné ; votre serviteur est prêt.
Swamiji : D'abord, à une échelle assez modeste, ouvrez un centre de secours où les pauvres et les affligés puissent obtenir de l'aide et où les malades puissent être soignés. Les gens sans secours n'ayant personne pour veiller sur eux y seront soulagés et servis, sans distinction de croyance ni de couleur, comprenez-vous ?
Sadananda : À vos ordres, Monsieur.
Swamiji : Il n'est pas de plus grand dharma (la loi juste) que ce service des êtres vivants. Si ce dharma peut être pratiqué dans le véritable esprit, alors « मुक्तिः करफलायते — La libération vient comme un fruit sur la paume même de la main ».
S'adressant maintenant à Girish Babu, Swamiji dit : « Savez-vous, Girish Babu, il me vient à l'esprit que même s'il fallait prendre mille naissances pour soulager les douleurs du monde, assurément je les prendrais. Si par mon action, ne serait-ce qu'une seule âme pouvait voir un tant soit peu de sa peine soulagée, eh bien, je le ferais. Car à quoi bon n'avoir que sa propre libération ? Tous les hommes devraient être emmenés avec soi sur ce chemin. Pouvez-vous me dire pourquoi un tel sentiment monte en premier dans mon esprit ? »
Girish Babu : Ah, sans quoi pourquoi Shri Ramakrishna vous déclarerait-il plus grand que tous les autres en compétence spirituelle ?
Disant cela, Girish Babu prit congé de nous tous pour aller vaquer à quelque affaire ailleurs.
English
IX
(Translated from Bengali)
(From the Diary of a Disciple)
(The disciple is Sharatchandra Chakravarty, who published his records in a Bengali book, Swami-Shishya-Samvâda, in two parts. The present series of "Conversations and Dialogues" is a revised translation from this book. Five dialogues of this series have already appeared in the Complete Works,Volume 5)
[Place: Calcutta. year: 1897.]
For the last ten days, the disciple had been studying Sâyana's commentary on the Rig-Veda with Swamiji, who was staying then at the house of the late Babu Balaram Bose at Baghbazar. Max Müller's volumes on the Rig-Veda had been brought from a wealthy friend's private library. Swamiji was correcting the disciple every now and then and giving him the true pronunciation or construction as necessary. Sometimes while explaining the arguments of Sayana to establish the eternity of the Vedas, Swamiji was praising very highly the commentator's wonderful ingenuity; sometimes again while arguing out the deeper significance of the doctrine, he was putting forward a difference in view and indulging in an innocent squib at Sayana.
While our study had proceeded thus for a while, Swamiji raised the topic about Max Müller and continued thus: Well, do you know, my impression is that it is Sayana who is born again as Max Müller to revive his own commentary on the Vedas? I have had this notion for long. It became confirmed in my mind, it seems, after I had seen Max Müller. Even here in this country, you don't find a scholar so persevering, and so firmly grounded in the Vedas and the Vedanta. Over and above this, what a deep, unfathomable respect for Sri Ramakrishna! Do you know, he believes in his Divine Incarnation! And what great hospitality towards me when I was his guest! Seeing the old man and his lady, it seemed to me that they were living their home-life like another Vasishtha and Arundhati! At the time of parting with me, tears came into the eyes of the old man.
Disciple: But, sir, if Sayana himself became Max Müller, then why was he born as a Mlechchha instead of being born in the sacred land of India?
Swamiji: The feeling and the distinction that I am an Aryan and the other is a Mlechchha come from ignorance. But what are Varnâshrama and caste divisions to one who is the commentator of the Vedas, the shining embodiment of knowledge? To him they are wholly meaningless, and he can assume human birth wherever he likes for doing good to mankind. Specially, if he did not choose to be born in a land which excelled both in learning and wealth, where would he secure the large expenses for publishing such stupendous volumes? Didn't you hear that the East India Company paid nine lakhs of rupees in cash to have the Rig-Veda published? Even this money was not enough. Hundreds of Vedic Pundits had to be employed in this country on monthly stipends. Has anybody seen in this age, here in this country, such profound yearning for knowledge, such prodigious investment of money for the sake of light and learning? Max Müller himself has written it in his preface, that for twenty-five years he prepared only the manuscripts. Then the printing took another twenty years! It is not possible for an ordinary man to drudge for fortyfive years of his life with one publication. Just think of it! Is it an idle fancy of mine to say he is Sayana himself?
After this talk about Max Müller the leading of the Vedas was resumed. Now Swamiji began variously to support the view of Sayana that creation proceeded out of the Vedas. He said: Veda means the sum total of eternal truths; the Vedic Rishis experienced those truths; they can be experienced only by seers of the supersensuous and not by common men like us. That is why in the Vedas the term Rishi means "the seer of the truth of the Mantras", and not any Brahmin with the holy thread hanging down the neck. The division of society into castes came about later on. Veda is of the nature of Shabda or of idea. It is but the sum total of ideas. Shabda, according to the old Vedic meaning of the term, is the subtle idea, which reveals itself by taking the gross form later on. So owing to the dissolution of the creation the subtle seeds of the future creation become involved in the Veda. Accordingly, in the Puranas you find that during the first Divine Incarnation, the Minâvatâra, the Veda is first made manifest. The Vedas having been first revealed in this Incarnation, the other creative manifestations followed. Or in other words, all the created objects began to take concrete shape out of the Shabdas or ideas in the Veda. For in Shabda or idea, all gross objects have their subtle forms. Creation had proceeded in the same way in all previous cycles or Kalpas. This you find in the Sandhyâ Mantra of the Vedas:
" सूर्याचन्द्रमसौ धाता यथापूर्वमकल्पयत् पृथिवीं दिवं चान्तरीक्षमथो स्वः — The Creator projected the sun, the moon, the earth, the atmosphere, the heaven, and the upper spheres in the same manner and process as in previous cycles." Do you understand?
Disciple: But, sir, how in the absence of an actual concrete object can the Shabda or idea be applied and for what? And how can the names too be given at all?
Swamiji: Yes. that is what on first thought seems to be the difficulty. But just think of this. Supposing this jug breaks into pieces; does the idea of a jug become null and void? No. Because, the jug is the gross effect, while the idea, "jug", is the subtle state or the Shabda-state of the jug. In the same way, the Shabda-state of every object is its subtle state, and the things we see, hear, touch, or perceive in any manner are the gross manifestations of entities in the subtle or Shabda-state. Just as we may speak of the effect and its cause. Even when the whole creation is annihilated, the Shabda, as the consciousness of the universe or the subtle reality of all concrete things, exists in Brahman as the cause. At the point of creative manifestation, this sum total of causal entities vibrates into activity, as it were, and as being the sonant, material substance of it all, the eternal, primal sound of "Om" continues to come out of itself. And then from the causal totality comes out first the subtle image or Shabda-form of each particular thing and then its gross manifestation. Now that causal Shabda, or word-consciousness, is Brahman, and it is the Veda. This is the purport of Sayana. Do you now understand?
Disciple: No, sir, I can't clearly comprehend it.
Swamiji: Well, you understand, I suppose, that even if all the jugs in the universe were to be destroyed, the idea or Shabda, "jug", would still exist. So if the universe be destroyed — I mean if all the things making up the universe be smashed to atoms — why should not the ideas or Shabdas representing all of them in consciousness, be still existing; And why cannot a second creation be supposed to come out of them in time?
Disciple: But, sir, if one cries out "jug", "jug", that does not cause any jug to be produced!
Swamiji: No, nothing is produced if you or I cry out like that; but a jug must be revealed if the idea of it rises in Brahman which is perfect in Its creative determinations. When we see even those established in the practice of religion (Sâdhakas) bring about by will-power things otherwise impossible to happen, what to speak of Brahman with perfect creativeness of will? At the point of creation Brahman becomes manifest as Shabda (Idea), and then assumes the form of "Nâda" or "Om". At the next stage, the particular Shabdas or ideas, that variously existed in former cycles, such as Bhuh, Bhuvah, Svah, cow, man, etc., begin to come out of the "Om". As soon as these ideas appear in Brahman endowed with perfect will, the corresponding concrete things also appear, and gradually the diversified universe becomes manifest. Do you now understand how Shabda is the source of creation?
Disciple: Yes, I just form some idea of it, but there is no clear comprehension in the mind.
Swamiji: Well, clear comprehension, inward realisation, is no small matter, my son. When the mind proceeds towards self-absorption in Brahman, it passes through all these stages one by one to reach the absolute (Nirvikalpa) state at last. In the process of entering into Samadhi, first the universe appears as one mass of ideas; then the whole thing loses itself in a profound "Om". Then even that melts away, even that seems to be between being and non-being. That is the experience of the eternal Nada. And then the mind becomes lost in the Reality of Brahman, and then it is done! All is peace!
The disciple sat mute, thinking that none could express and explain it in the way Swamiji was doing, unless the whole thing were a matter of one's own experience!
Swamiji then resumed the subject: Great men like Avatâras, in coming back from Samadhi to the realm of "I" and "mine", first experience the unmanifest Nada, which by degrees grows distinct and appears as Om, and then from Omkâra, the subtle form of the universe as a mass of ideas becomes experienced, and last, the material universe comes into perception. But ordinary Sadhakas somehow reach beyond Nada through immense practice, and when once they attain to the direct realisation of Brahman, they cannot again come back to the lower plane of material perception. They melt away in Brahman, "क्षीरे नीरवत् — Like water in milk".
When all this talk on the theory of creation was going on, the great dramatist, Babu Girish Chandra Ghosh, appeared on the scene. Swamiji gave him his courteous greetings and continued his lessons to the disciple.
Shabdas are again divided into two classes, the Vedic Shabdas and those in common human use. I found this position in the Nyâya book called Shabdashaktiprakâshikâ. There the arguments no doubt indicate great power of thought; but, oh, the terminology confounds the brain!
Now turning to Girish Babu Swamiji said: What do you say, G. C.? Well, you do not care to study all this, you pass your days with your adoration of this and that god, eh?
Girish Babu: What shall I study, brother? I have neither time nor understanding enough to pry into all that. But this time, with Shri Ramakrishna's grace, I shall pass by with greetings to your Vedas and Vedanta, and take one leap to the far beyond! He gets you through all these studies, because he wants to get many a thing done by you. But we have no need of them. Saying this, Girish Babu again and again touched the big Rig-Veda volumes with his head, uttering, "All Victory to Ramakrishna in the form of Veda!"
Swamiji was now in a sort of deep reverie, when Girish Babu suddenly called out to him and said: Well, hear me, please. A good deal of study you have made in the Vedas and Vedanta, but say, did you find anywhere in them any way for us out of all these profound miseries in the country, all these wailings of grief, all this starvation, all these crimes of adultery, and the many horrible sins?
Saying this he painted over and over again the horrid pictures of society. Swamiji remained perfectly quiet and speechless, while at the thought of the sorrows and miseries of his fellow men, tears began to flow out of his eyes, and seemingly to hide his feelings from us, he rose and left the room.
Meanwhile, addressing the disciple, Girish Babu said: Did you see, Bângâl? What a great loving heart! I don't honour your Swamiji simply for being a Pundit versed in the Vedas; but I honour him for that great heart of his which just made him retire weeping at the sorrows of his fellow beings.
The disciple and Girish Babu then went on conversing with each other, the latter proving that knowledge and love were ultimately the same.
In the meantime, Swamiji returned and asked the disciple, "Well, what was all this talk going on between you?" The disciple said, "Sir, we are talking about the Vedas, and the wonder of it is that our Girish Babu has not studied these books but has grasped the ultimate truths with clean precision!"
Swamiji: All truths reveal themselves to him who has got real devotion to the Guru; he has hardly any need of studies. But such devotion and faith are very rare in this world. He who possesses those in the measure of our friend here need not study the Shastras. But he who rushes forward to imitate him will only bring about his own ruin. Always follow his advice, but never attempt to imitate his ways.
Disciple: Yes, sir,
Swamiji: No saying ditto merely! Do grasp dearly the words I say. Don't nod assent like a fool to everything said. Don't put implicit faith, even if I declare something. First clearly grasp and then accept. Shri Ramakrishna always used to insist on my accepting every word of his only after dear comprehension of it. Walk on your path, only with what sound principle, clear reasoning, and scripture all declare as true. Thus by constant reflection, the intellect will become dear, and then only can Brahman be reflected therein. Do you understand?
Disciple: Yes, sir, I do. But the brain gets puzzled with the different views of different men. This very moment I was being told by Girish Babu, "What will you do with all this studying?" And then you come and say, "Reflect on what you hear and read about." So what exactly am I to do?
Swamiji: Both what he and I have advised you are true. The only difference is that the advice of both has been given from different standpoints. There is a stage of spiritual life where all reasonings are hushed; " मूकास्वादनवत् — Like some delicious taste enjoyed by the dumb". And there is another mode of spiritual life in which one has to realise the Truth through the pursuit of scriptural learning, through studying and teaching. You have to proceed through studies and reflection, that is your way to realisation. Do you see?
Receiving such a mandate from Swamiji, the disciple in his folly took it to imply Girish Babu's discomfiture, and so turning towards him said: "Do you hear, sir? Swamiji's advice to me plainly is just to study and reflect on the Vedas and Vedanta."
Girish Babu: Well, you go on doing so; with Swamiji's blessings, you will, indeed, succeed in that way.
Swami Sadananda arrived there at that moment, and seeing him, Swamiji at once said, "Do you know, my heart is sorely troubled by the picture of our country's miseries G. C. was depicting just now; well, can you do anything for our country?"
Sadananda: Mahârâj, let the mandate once go forth; your slave is ready.
Swamiji: First, on a pretty small scale, start a relief centre, where the poor and the distressed may obtain relief and the diseased may be nursed. Helpless people having none to look after them will be relieved and served there, irrespective of creed or colour, do you see?
Sadananda: Just as you command, sir.
Swamiji: There is no greater Dharma than this service of living beings. If this Dharma can be practiced in the real spirit, then " मुक्तिः करफलायते — Liberation comes as a fruit on the very palm of one's hand".
Addressing Girish Babu now, Swamiji said, "Do you know, Girish Babu, it occurs to me that even if a thousand births have to be taken in order to relieve the sorrows of the world, surely I will take them. If by my doing that, even a single soul may have a little bit of his grief relieved, why, I will do it. Well, what avails it all to have only one's own liberation? All men should be taken along with oneself on that way. Can you say why a feeling like this comes up foremost in my mind?
Girish Babu: Ah, otherwise why should Shri Ramakrishna declare you to be greater than all others in spiritual competence?
Saying this, Girish Babu took leave of us all to go elsewhere on some business.
Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.