L'amour divin
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Français
L'AMOUR DIVIN
(Cette conférence est reproduite du Vedanta and the West. Voir Vol. IV.)
(Prononcée dans la région de San Francisco, le 12 avril 1900)
[L'amour peut être symbolisé par un triangle. Le premier angle est :] l'amour ne questionne pas. Ce n'est pas un mendiant. . . . L'amour du mendiant n'est pas du tout de l'amour. Le premier signe de l'amour est quand l'amour ne demande rien, quand il donne tout. C'est là le véritable culte spirituel, le culte par l'amour. Que Dieu soit miséricordieux n'est plus mis en question. Il est Dieu ; Il est mon amour. Que Dieu soit omnipotent et tout-puissant, limité ou illimité, n'est plus mis en question. S'Il distribue le bien, fort bien ; s'Il apporte le mal, qu'importe ? Tous les autres attributs s'évanouissent sauf celui-là — l'amour infini.
Il y avait un vieil empereur indien qui, lors d'une expédition de chasse, rencontra un grand sage dans la forêt. Il fut si enchanté par ce sage qu'il insista pour que celui-ci vînt à la capitale recevoir quelques présents. Le sage refusa d'abord. Mais l'empereur insista, et finalement le sage consentit. Quand il arriva au palais, il fut annoncé à l'empereur qui dit : « Attendez un instant que je finisse ma prière. » L'empereur pria : « Seigneur, donne-moi plus de richesse, plus de terres, plus de santé, plus d'enfants. » Le sage se leva et commença à sortir de la pièce. L'empereur dit : « Vous n'avez pas reçu mes présents. » Le sage répondit : « Je ne mendie pas auprès des mendiants. Tout ce temps vous avez prié pour plus de terres, plus d'argent, pour ceci et cela. Que pouvez-vous me donner ? Satisfaites d'abord vos propres besoins ! »
L'amour ne demande jamais ; il donne toujours. . . . Quand un jeune homme va voir sa bien-aimée, . . . il n'y a pas de relation d'affaires entre eux ; la leur est une relation d'amour, et l'amour n'est pas un mendiant. De la même manière, nous comprenons que le commencement du véritable culte spirituel signifie : plus de mendicité. Nous en avons fini avec toute mendicité : « Seigneur, donne-moi ceci et cela. » Alors la religion commencera.
Le deuxième angle du triangle de l'amour est que l'amour ne connaît pas la peur. Vous pouvez me mettre en pièces, et j'aimerai toujours. Supposez que l'une d'entre vous, mères, femme frêle, voie un tigre dans la rue saisissant votre enfant. Je sais où vous serez : vous ferez face au tigre. En une autre occasion, un chien apparaît dans la rue, et vous fuirez. Mais vous vous jetez à la gueule du tigre et arrachez votre enfant. L'amour ne connaît pas la peur. Il vainc tout mal. La crainte de Dieu est le commencement de la religion, mais l'amour de Dieu est la fin de la religion. Toute peur a disparu.
Le troisième angle du triangle de l'amour est que l'amour est sa propre fin. Il ne peut jamais être le moyen. L'homme qui dit : « Je t'aime pour telle et telle chose », n'aime pas. L'amour ne peut jamais être le moyen ; il doit être la fin parfaite. Quelle est la fin et le but de l'amour ? Aimer Dieu, voilà tout. Pourquoi devrait-on aimer Dieu ? Il n'y a pas de pourquoi, parce que ce n'est pas le moyen. Quand on peut aimer, c'est le salut, c'est la perfection, c'est le ciel. Quoi de plus ? Que pouvez-vous avoir de plus élevé que l'amour ?
Je ne parle pas de ce que chacun de nous entend par amour. Le petit amour douceâtre est charmant. L'homme tombe amoureux de la femme, et la femme est prête à mourir pour l'homme. Il y a des chances que dans cinq minutes Jean repousse Jeanne, et Jeanne repousse Jean. Cela est matérialisme et nullement de l'amour. Si Jean pouvait véritablement aimer Jeanne, il serait parfait en cet instant. Sa vraie nature est amour ; il est parfait en lui-même. Jean obtiendrait tous les pouvoirs du yoga simplement en aimant Jeanne, même s'il ne connaissait pas un mot de religion, de psychologie ou de théologie. Je crois que si un homme et une femme peuvent véritablement aimer, ils peuvent acquérir tous les pouvoirs que les Yogis prétendent posséder, car l'amour lui-même est Dieu. Que Dieu soit omniprésent, et par conséquent vous avez cet amour, que vous le sachiez ou non.
J'ai vu un garçon attendant une jeune fille l'autre soir. . . . J'ai pensé que c'était une bonne expérience d'étudier ce garçon. Il a développé la clairvoyance et la clairaudience par l'intensité de son amour. Soixante ou soixante-dix fois il ne s'est pas trompé, et la fille était à trois cents kilomètres de là. Il disait : « Elle est habillée de telle manière. » Ou : « La voilà qui passe. » J'ai vu cela de mes propres yeux.
Voici la question : Votre mari n'est-il pas Dieu, votre enfant n'est-il pas Dieu ? Si vous pouvez aimer votre femme, vous avez toute la religion du monde. Vous avez tout le secret de la religion et du yoga en vous. Mais pouvez-vous aimer ? C'est là la question. Vous dites : « J'aime . . . Ô Marie, je meurs pour toi ! » Mais si vous voyez Marie embrasser un autre homme, vous voulez lui trancher la gorge. Si Marie voit Jean parler à une autre femme, elle ne peut dormir de la nuit et elle rend la vie infernale à Jean. Ce n'est pas de l'amour. C'est du troc et du commerce sexuel. C'est un blasphème d'en parler comme d'amour. Le monde parle jour et nuit de Dieu et de religion — et aussi d'amour. Faire une imposture de tout, voilà ce que vous faites ! Tout le monde parle d'amour, et dans les colonnes des journaux on lit des divorces chaque jour. Quand vous aimez Jean, est-ce que vous l'aimez pour lui ou pour vous ? Si vous l'aimez pour vous, vous attendez quelque chose de Jean. Si vous l'aimez pour lui, vous ne voulez rien de Jean. Il peut faire ce qu'il veut, et vous l'aimerez toujours.
Voilà les trois points, les trois angles qui constituent le triangle de l'amour. Sans l'amour, la philosophie devient des os secs, la psychologie devient une sorte de théorie, et le travail devient simple labeur. S'il y a l'amour, la philosophie devient poésie, la psychologie devient mysticisme, et le travail la chose la plus délicieuse de la création. En ne faisant que lire des livres, on devient stérile. Qui devient savant ? Celui qui peut ressentir ne serait-ce qu'une goutte d'amour. Dieu est amour, et l'amour est Dieu. Et Dieu est partout. Après avoir vu que Dieu est amour et que Dieu est partout, on ne sait plus si l'on se tient sur la tête ou sur les pieds — comme un homme qui obtient une bouteille de vin et ne sait plus où il en est. . . . Si nous pleurons dix minutes pour Dieu, nous ne saurons plus où nous sommes pendant les deux mois suivants. . . . Nous ne nous rappellerons pas les heures des repas. Nous ne saurons pas ce que nous mangeons. Comment pouvez-vous aimer Dieu et être toujours si gentil et méthodique ? . . . La puissance de l'amour conquérante, omnipotente — comment peut-elle venir ? . . .
Ne jugez pas les gens. Ils sont tous fous. Les enfants sont fous de leurs jeux, les jeunes sont fous des jeunes, les vieux ruminent les souvenirs de leurs années passées ; certains sont fous d'or. Pourquoi pas certains de Dieu ? Devenez fous de l'amour de Dieu comme vous devenez fous de vos Jean et de vos Jeanne. Qui sont-ils ? Les gens disent : « Dois-je renoncer à ceci ? Dois-je renoncer à cela ? » Quelqu'un a demandé : « Dois-je renoncer au mariage ? » Ne renoncez à rien ! Les choses vous renonceront. Attendez, et vous les oublierez.
Être entièrement transformé en amour de Dieu — voilà le véritable culte ! Vous en avez un aperçu de temps en temps dans l'Église catholique romaine — certains de ces merveilleux moines et religieuses devenant fous d'un amour prodigieux. Un tel amour, vous devriez l'avoir ! Tel devrait être l'amour de Dieu — sans rien demander, sans rien chercher. . . .
La question fut posée : Comment adorer ? Adorez-Le comme plus cher que tous vos biens, plus cher que tous vos proches, plus cher que vos enfants. Adorez-Le comme celui que vous aimez comme l'Amour même. Il en est un dont le nom est Amour infini. C'est la seule définition de Dieu. Peu importe si cet univers est détruit. Que nous importe tant qu'Il est amour infini ? Voyez-vous ce que signifie l'adoration ? Toutes les autres pensées doivent s'en aller. Tout doit s'évanouir sauf Dieu. L'amour que le père ou la mère a pour l'enfant, l'amour que l'épouse a pour le mari, le mari pour l'épouse, l'ami pour l'ami — tous ces amours concentrés en un seul doivent être donnés à Dieu. Or, si la femme aime l'homme, elle ne peut aimer un autre homme. Si l'homme aime la femme, il ne peut aimer une autre femme. Telle est la nature de l'amour.
Mon vieux Maître avait coutume de dire : « Supposez qu'il y ait un sac d'or dans cette pièce, et dans la pièce voisine un voleur. Le voleur sait bien qu'il y a un sac d'or. Le voleur pourrait-il dormir ? Certainement non. Tout le temps il serait fou à penser comment atteindre l'or. » . . . De même, si un homme aime Dieu, comment peut-il aimer quoi que ce soit d'autre ? Comment quoi que ce soit d'autre pourrait-il subsister devant ce puissant amour de Dieu ? Tout le reste s'évanouit devant lui. Comment l'esprit peut-il s'arrêter sans devenir fou pour trouver cet amour, pour le réaliser, pour le ressentir, pour vivre en lui ?
C'est ainsi que nous devons aimer Dieu : « Je ne veux pas de richesse, ni d'amis, ni de beauté, ni de possessions, ni de savoir, ni même le salut. S'il Te plaît, envoie-moi mille morts. Accorde-moi ceci — que je puisse T'aimer, et cela par amour. Cet amour que les personnes matérialistes ont pour leurs possessions mondaines, que ce puissant amour vienne dans mon cœur, mais seulement pour le Beau. Louange à Dieu ! Louange au Dieu de l'Amour ! » Dieu n'est rien d'autre que cela. Il ne se soucie pas des choses merveilleuses que beaucoup de Yogis peuvent faire. Les petits magiciens font de petits tours. Dieu est le grand magicien ; Il fait tous les tours. Peu importe combien de mondes il y a. . . .
Il y a une autre voie. C'est de tout conquérir, de tout soumettre — conquérir le corps et l'esprit. . . . « À quoi bon tout conquérir ? Mon affaire est avec Dieu ! » dit le dévot.
Il y avait un Yogi, un grand amoureux de Dieu. Il mourait d'un cancer de la gorge. Un autre Yogi, qui était philosophe, lui rendit visite. Celui-ci dit : « Écoutez, mon ami, pourquoi ne concentrez-vous pas votre esprit sur cette plaie et ne la guérissez-vous pas ? » La troisième fois que cette question fut posée, ce grand Yogi dit : « Croyez-vous possible que l'esprit que j'ai entièrement donné au Seigneur puisse être fixé sur cette cage de chair et de sang ? » Le Christ refusa de faire venir des légions d'anges à son secours. Ce petit corps est-il si important que je doive amener vingt mille anges pour le garder deux ou trois jours de plus ?
Du point de vue mondain, mon tout est ce corps. Mon monde est ce corps. Mon Dieu est ce corps. Je suis le corps. Si vous me pincez, je suis pincé. J'oublie Dieu à l'instant où j'ai un mal de tête. Je suis le corps ! Dieu et tout le reste doivent descendre pour ce but suprême — le corps. De ce point de vue, quand le Christ mourut sur la croix et ne fit pas venir d'anges à son secours, il était fou. Il aurait dû faire descendre des anges et se faire descendre de la croix ! Mais du point de vue de l'amoureux de Dieu, pour qui ce corps n'est rien, qu'importe cette absurdité ? Pourquoi se tracasser à penser à ce corps qui vient et qui s'en va ? Il n'y a pas plus de valeur en lui que dans le morceau d'étoffe pour lequel les soldats romains tirèrent au sort.
Il y a toute une gamme de différence entre le point de vue mondain et le point de vue de l'amoureux de Dieu. Continuez d'aimer. Si un homme est en colère, il n'y a aucune raison pour que vous le soyez ; s'il se dégrade, ce n'est pas une raison pour que vous vous dégradiez. . . . « Pourquoi devrais-je me mettre en colère simplement parce qu'un autre homme a fait l'imbécile ? Ne résiste pas au mal ! » Voilà ce que disent les amoureux de Dieu. Quoi que le monde fasse, où qu'il aille, cela n'a aucune influence sur eux.
Un Yogi avait atteint des pouvoirs surnaturels. Il dit : « Voyez mon pouvoir ! Voyez le ciel ; je vais le couvrir de nuages. » Il se mit à pleuvoir. Quelqu'un dit : « Mon seigneur, vous êtes merveilleux. Mais enseignez-moi ce qui, une fois connu, me fera ne plus rien demander d'autre. » . . . Se débarrasser même du pouvoir, ne rien avoir, ne pas vouloir de pouvoir ! Ce que cela signifie ne peut être compris simplement par l'intellect. . . . Vous ne pouvez comprendre en lisant des milliers de livres. . . . Quand nous commençons à comprendre, le monde entier s'ouvre devant nous. . . . La fillette joue avec ses poupées, changeant de maris tout le temps ; mais quand son vrai mari viendra, toutes les poupées seront rangées pour toujours. . . . Ainsi en est-il de tout ce qui se passe ici. Quand le soleil de l'amour se lève, tous ces soleils de pacotille du pouvoir et ces convoitises disparaissent. Que ferions-nous du pouvoir ? Remerciez Dieu si vous pouvez vous débarrasser du pouvoir que vous avez. Commencez à aimer. Le pouvoir doit s'en aller. Rien ne doit se tenir entre Dieu et moi, sauf l'amour. Dieu n'est qu'amour et rien d'autre — l'amour au commencement, l'amour au milieu, et l'amour à la fin.
Il y a l'histoire d'une reine qui prêchait l'amour de Dieu dans les rues. Son époux enragé la persécuta, et elle fut pourchassée à travers tout le pays. Elle avait coutume de chanter des chants décrivant son amour. Ses chants ont été chantés partout. « Avec des larmes dans mes yeux, j'ai nourri la plante grimpante éternelle de l'amour. . . . » C'est là le dernier, le grand but. Quoi d'autre ? Les gens veulent ceci et cela. Ils veulent tous avoir et posséder. C'est pourquoi si peu comprennent l'amour, si peu y parviennent. Éveillez-les et dites-leur ! Ils recevront quelques indications de plus.
L'amour lui-même est le sacrifice éternel, sans fin. Vous devrez tout abandonner. Vous ne pouvez prendre possession de rien. Trouvant l'amour, vous ne voudrez jamais rien d'autre. . . . « Sois seulement mon amour pour toujours ! » Voilà ce que veut l'amour. « Mon amour, un baiser de ces lèvres ! Pour celui qui a été embrassé par Toi, toutes les douleurs s'évanouissent. Une fois embrassé par Toi, l'homme devient heureux et oublie l'amour de tout le reste. Il ne loue que Toi seul et ne voit que Toi seul. » Dans la nature même de l'amour humain, il se cache des éléments divins. Au premier instant de l'amour intense, le monde entier semble vibrer à l'unisson de votre propre cœur. Chaque oiseau de l'univers chante votre amour ; les fleurs s'épanouissent pour vous. C'est de l'amour infini, éternel lui-même que l'amour humain provient.
Pourquoi l'amoureux de Dieu devrait-il craindre quoi que ce soit — craindre les voleurs, craindre la détresse, craindre même pour sa vie ? . . . L'amoureux de Dieu peut aller au plus profond de l'enfer, mais serait-ce l'enfer ? Nous devons tous abandonner ces idées de ciel et d'enfer et atteindre un plus grand amour. . . . Ils sont des centaines à chercher cette folie d'amour devant laquelle tout s'évanouit, sauf Dieu.
À la fin, l'amour, l'amoureux et l'aimé deviennent un. C'est là le but. . . . Pourquoi y a-t-il une séparation entre l'âme et l'homme, entre l'âme et Dieu ? . . . Simplement pour avoir cette jouissance de l'amour. Il voulait S'aimer Lui-même, alors Il s'est divisé en de multiples êtres. . . . « C'est là toute la raison de la création », dit l'amoureux de Dieu. « Nous sommes tous un. ‹ Moi et mon Père sommes un. › En ce moment je suis séparé afin d'aimer Dieu. . . . Qu'est-ce qui est mieux — devenir sucre ou manger du sucre ? Devenir sucre, quel plaisir y a-t-il ? Manger du sucre — voilà la jouissance infinie de l'amour. »
Tous les idéaux de l'amour — Dieu comme notre père, mère, ami, enfant — sont conçus afin de fortifier la dévotion en nous et de nous faire sentir plus proches et plus chers à Dieu. L'amour le plus intense est celui entre les sexes. Dieu doit être aimé avec cette sorte d'amour. La femme aime son père ; elle aime sa mère ; elle aime son enfant ; elle aime son ami. Mais elle ne peut s'exprimer tout entière au père, ni à la mère, ni à l'enfant, ni à l'ami. Il n'y a qu'une seule personne devant qui elle ne cache rien. De même pour l'homme. . . . La relation d'époux est la relation la plus complète. La relation des sexes contient tous les autres amours concentrés en un seul. Dans le mari, la femme a le père, l'ami, l'enfant. Dans l'épouse, le mari a la mère, la fille, et quelque chose d'autre encore. Ce prodigieux amour total des sexes doit venir pour Dieu — ce même amour avec lequel une femme s'ouvre à un homme sans aucun lien de sang — parfaitement, sans crainte et sans honte. Nulle ombre ! Elle ne cacherait rien de plus à son amour qu'à elle-même. Ce même amour doit venir pour Dieu. Ces choses sont ardues et difficiles à comprendre. Vous commencerez à comprendre petit à petit, et toute idée de sexualité tombera. « Comme la goutte d'eau sur le sable de la rive du fleuve par un jour d'été, ainsi en est-il de cette vie et de toutes ses relations. »
Toutes ces idées comme « Il est le créateur » sont des idées bonnes pour les enfants. Il est mon amour, ma vie même — voilà ce que doit être le cri de mon cœur ! . . .
« J'ai un espoir. On T'appelle le Seigneur du monde, et — bon ou mauvais, grand ou petit — je fais partie du monde, et Tu es aussi mon amour. Mon corps, mon esprit et mon âme sont tous sur Ton autel. Amour, ne refuse pas ces offrandes ! »
English
DIVINE LOVE
(This lecture is reproduced from the Vedanta and the West. See Vol. IV.)
(Delivered in San Francisco area, April 12, 1900)
[Love may be symbolised by a triangle. The first angle is,] love questions not. It is not a beggar. . . . Beggar's love is no love at all. The first sign of love is when love asks nothing, [when it] gives everything. This is the real spiritual worship, the worship through love. Whether God is merciful is no longer questioned. He is God; He is my love. Whether God is omnipotent and almighty, limited or unlimited, is no longer questioned. If He distributes good, all right; if He brings evil, what does it matter? All other attributes vanish except that one—infinite love.
There was an old Indian emperor who on a hunting expedition came across a great sage in the forest. He was so pleased with this sage that he insisted that the latter come to the capital to receive some presents. [At first] the sage refused. [But] the emperor insisted, and at last the sage consented. When he arrived [at the palace], he was announced to the emperor who said, "Wait a minute until I finish my prayer." The emperor prayed, "Lord, give me more wealth, more [land, more health], more children." The sage stood up and began to walk out of the room. The emperor said, "You have not received my presents." The sage replied, "I do not beg from beggars. All this time you have been praying for more land, [for] more money, for this and that. What can you give me? First satisfy your own wants!"
Love never asks; it always gives. . . . When a young man goes to see his sweetheart, . . . there is no business relationship between them; theirs is a relationship of love, and love is no beggar. [In the same way], we understand that the beginning of real spiritual worship means no begging. We have finished all begging: "Lord, give me this and that." Then will religion begin.
The second [angle of the triangle of love] is that love knows no fear. You may cut me to pieces, and I [will] still love you. Suppose one of you mothers, a weak woman, sees a tiger in the street snatching your child. I know where you will be: you will face the tiger. Another time a dog appears in the street, and you will fly. But you jump at the mouth of the tiger and snatch your child away. Love knows no fear. It conquers all evil. The fear of God is the beginning of religion, but the love of God is the end of religion. All fear has died out.
The third [angle of the love-triangle is that] love is its own end. It can never be the means. The man who says, "I love you for such and such a thing", does not love. Love can never be the means; it must be the perfect end. What is the end and aim of love? To love God, that is all. Why should one love God? [There is] no why, because it is not the means. When one can love, that is salvation, that is perfection, that is heaven. What more? What else can be the end? What can you have higher than love?
I am not talking about what every one of us means by love. Little namby-pamby love is lovely. Man rails in love with woman, and woman goes to die for man. The chances are that in five minutes John kicks Jane, and Jane kicks John. This is a materialism and no love at all. If John could really love Jane, he would be perfect that moment. [His true] nature is love; he is perfect in himself. John will get all the powers of Yoga simply by loving Jane, [although] he may not know a word about religion, psychology, or theology. I believe that if a man and woman can really love, [they can acquire] all the powers the Yogis claim to have, for love itself is God. That God is omnipresent, and [therefore] you have that love, whether you know it or not.
I saw a boy waiting for a girl the other evening. . . . I thought it a good experiment to study this boy. He developed clairvoyance and clairaudience through the intensity of his love. Sixty or seventy times he never made a mistake, and the girl was two hundred miles away. [He would say], "She is dressed this way." [Or], "There she goes." I have seen that with my own eyes.
This is the question: Is not your husband God, your child God? If you can love your wife, you have all the religion in the world. You have the whole secret of religion and Yoga in you. But can you love? That is the question. You say, "I love . . . Oh Mary, I die for you! " [But if you] see Mary kissing another man, you want to cut his throat. If Mary sees John talking to another girl, she cannot sleep at night, and she makes life hell for John. This is not love. This is barter and sale in sex. It is blasphemy to talk of it as love. The world talks day and night of God and religion—so of love. Making a sham of everything, that is what you are doing! Everybody talks of love, [yet in the] columns in the newspapers [we read] of divorces every day. When you love John, do you love John for his sake or for your sake? [If you love him for your sake], you expect something from John. [If you love him for his sake], you do not want anything from John. He can do anything he likes, [and] you [will] love him just the same.
These are the three points, the three angles that constitute the triangle [of love]. Unless there is love, philosophy becomes dry bones, psychology becomes a sort of [theory], and work becomes mere labour. [If there is love], philosophy becomes poetry, psychology becomes [mysticism], and work the most delicious thing in creation. [By merely] reading books [one] becomes barren. Who becomes learned? He who can feel even one drop of love. God is love, and love is God. And God is everywhere. After seeing that God is love and God is everywhere, one does not know whether one stands on one's head or [on one's] feet—like a man who gets a bottle of wine and does not know where he stands. . . . If we weep ten minutes for God, we will not know where we are for the next two months. . . . We will not remember the times for meals. We will not know what we are eating. [How can] you love God and always be so nice and businesslike? . . . The . . . all-conquering, omnipotent power of love—how can it come? . . .
Judge people not. They are all mad. Children are [mad] after their games, the young after the young, the old [are] chewing the cud of their past years; some are mad after gold. Why not some after God? Go crazy over the love of God as you go crazy over Johns and Janes. Who are they? [people] say, "Shall I give up this? Shall I give up that?" One asked, "Shall I give up marriage?" Do not give up anything! Things will give you up. Wait, and you will forget them.
[To be completely] turned into love of God—there is the real worship! You have a glimpse of that now and then in the Roman Catholic Church—some of those wonderful monks and nuns going mad with marvellous love. Such love you ought to have! Such should be the love of God—without asking anything, without seeking anything. . . .
The question was asked: How to worship? Worship Him as dearer than all your possessions, dearer than all your relatives, [dearer than] your children. [Worship Him as] the one you love as Love itself. There is one whose name is infinite Love. That is the only definition of God. Do not care if this . . . universe is destroyed. What do we care as long as He is infinite love? [Do you see what worship means? All other thoughts must go. Everything must vanish except God. The love the father or mother has for the child, [the love] the wife [has] for the husband, the husband, for the wife, the friend for the friend—all these loves concentrated into one must be given to God. Now, if the woman loves the man, she cannot love another man. If the man loves the woman, he cannot love another [woman]. Such is the nature of love.
My old Master used to say, "Suppose there is a bag of gold in this room, and in the next room there is a robber. The robber is well aware that there is a bag of gold. Would the robber be able to sleep? Certainly not. All the time he would be crazy thinking how to reach the gold." . . . [Similarly], if a man loves God, how can he love anything else? How can anything else stand before that mighty love of God? Everything else vanishes [before it]. How can the mind stop without going crazy to find [that love], to realise, to feel, to live in that?
This is how we are to love God: "I do not want wealth, nor [friends, nor beauty], nor possessions, nor learning, nor even salvation. If it be Thy will, send me a thousand deaths. Grant me, this—that I may love Thee and that for love's sake. That love which materialistic persons have for their worldly possessions, may that strong love come into my heart, but only for the Beautiful. Praise to God! Praise to God the Lover!" God is nothing else than that. He does not care for the wonderful things many Yogis can do. Little magicians do little tricks. God is the big magician; He does all the tricks. Who cares how many worlds [there are]? . . .
There is another [way. It is to] conquer everything, [to] subdue everything —to conquer the body [and] the mind. . . . "What is the use of conquering everything? My business is with God! " [says the devotee.]
There was one Yogi, a great lover. He was dying of cancer of the throat. He [was] visited [by] another Yogi, who was a philosopher. [The latter] said, "Look here, my friend, why don't you concentrate your mind on that sore of yours and get it cured?" The third time this question was asked [this great Yogi] said, "Do you think it possible that the [mind] which I have given entirely to the Lord [can be fixed upon this cage of flesh and blood]?" Christ refused to bring legions of angels to his aid. Is this little body so great that I should bring twenty thousand angels to keep it two or three days more?
[From the worldly standpoint,] my all is this body. My world is this body. My God is this body. I am the body. If you pinch me, I am pinched. I forget God the moment I have a headache. I am the body! God and everything must come down for this highest goal—the body. From this standpoint, when Christ died on the cross and did not bring angels [to his aid], he was a fool. He ought to have brought down angels and gotten himself off the cross! But from the standpoint of the lover, to whom this body is nothing, who cares for this nonsense? Why bother thinking about this body that comes and goes? There is no more to it than the piece of cloth the Roman soldiers cast lots for.
There is a whole gamut of difference between [the worldly standpoint] and the lover's standpoint. Go on loving. If a man is angry, there is no reason why you should be angry; if he degrades himself, that is no reason why you should degrade yourself. . . . "Why should I become angry just because another man has made a fool of himself. Do thou resist not evil!" That is what the lovers of God say. Whatever the world does, wherever it goes, has no influence [on them].
One Yogi had attained supernatural powers. He said, "See my power! See the sky; I will cover it with clouds." It began to rain. [Someone] said, "My lord, you are wonderful. But teach me that, knowing which, I shall not ask for anything else." ... To get rid even of power, to have nothing, not to want power! [What this means] cannot be understood simply by intellect. . . . You cannot understand by reading thousands of books. ... When we begin to understand, the whole world opens before us. ... The girl is playing with her dolls, getting new husbands all the time; but when her real husband comes, all the dolls will be put away [for ever]. ... So [with] all these goings-on here. [When] the sun of love rises, all these play-suns of power and these [cravings] all pass [away]. What shall we do with power? Thank God if you can get rid of the power that you have. Begin to love. Power must go. Nothing must stand between me and God except love. God is only love and nothing else—love first, love in the middle, and love at the end.
[There is the] story of a queen preaching [the love of God] in the streets. Her enraged husband persecuted her, and she was hunted up and down the country. She used to sing songs describing her [love]. Her songs have been sung everywhere. "With tears in my eyes I [nourished the everlasting creeper] of love. ..." This is the last, the great [goal]. What else is there? [People] want this and that. They all want to have and possess. That is why so few understand [love], so few come to it. Wake them and tell them! They will get a few more hints.
Love itself is the eternal, endless sacrifice. You will have to give up everything. You cannot take possession of anything. Finding love, you will never [want] anything [else]. ... "Only be Thou my love for ever! " That is what love wants. "My love, one kiss of those lips! [For him] who has been kissed by Thee, all sorrows vanish. Once kissed by Thee, man becomes happy and forgets love of everything else. He praises Thee alone and he sees Thee alone." In the nature of human love even, [there lurk divine elements. In] the first moment of intense love the whole world seems in tune with your own heart. Every bird in the universe sings your love; the flowers bloom for you. It is infinite, eternal love itself that [human] love comes from.
Why should the lover of God fear anything—fear robbers, fear distress, fear even for his life? ... The lover [may ]go to the utmost hell, but would it be hell? We all have to give up these ideas of heaven [and hell] and get greater [love]. ... Hundreds there are seeking this madness of love before which everything [but God vanishes].
At last, love, lover, and beloved become one. That is the goal. ... Why is there any separation between soul and man, between soul and God? . . . Just to have this enjoyment of love. He wanted to love Himself, so He split Himself into many . . . "This is the whole reason for creation", says the lover. "We are all one. 'I and my Father are one.' Just now I am separate in order to love God. ... Which is better—to become sugar or to eat sugar? To become sugar, what fun is that:? To eat sugar—that is infinite enjoyment of love."
All the ideals of love—[God] as [our] father, mother, friend, child—[are conceived in order to strengthen devotion in us and make us feel nearer and dearer to God]. The intensest love is that between the sexes. God must be loved with that sort of love The woman loves her father; she loves her mothers she loves her child; she loves her friend. But she cannot express herself all to the father, nor to the mother, nor to the child, nor to the friend. There is only one person from whom she does not hide anything. So with the man. ... The [husband-] wife relationship is the all-rounded relationship. The relationship of the sexes [has] all the other loves concentrated into one. In the husband, the woman has the father, the friend, the child. In the wife, the husband has mother, daughter, and something else. That tremendous complete love of the sexes must come [for God]—that same love with which a woman opens herself to a man without any bond of blood—perfectly, fearlessly, and shamelessly. No darkness! She would no more hide anything from her lover than she would from her own self. That very love must come [for God]. These things are hard and difficult to understand. You will begin to understand by and by, and all idea of sex will fall away. "Like the water drop on the sand of the river bank on a summer day, even so is this life and all its relations."
All these ideas [like] "He is the creator", are ideas fit for children. He is my love, my life itself—that must be the cry of my heart! ...
"I have one hope. They call Thee the Lord of the world, and—good or evil, great or small—I am part of the world, and Thou art also my love. My body, my mind, and my soul are all at Thy altar. Love, refuse these gifts not!"
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