XXVI Dharmapala
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Français
XXVI États-Unis d'Amérique, 1894. Cher Dharmapala, J'ai oublié ton adresse à Calcutta ; aussi j'adresse ceci au Math. J'ai entendu parler de tes discours à Calcutta et de l'effet merveilleux qu'ils ont produit. Un certain missionnaire retraité ici m'a écrit une lettre en m'appelant « frère » puis s'est hâté de publier ma courte réponse et d'en faire une exhibition. Mais tu sais ce que les gens pensent ici de tels messieurs. De plus, le même missionnaire est allé en privé auprès de quelques-uns de mes amis pour leur demander de ne pas me fréquenter. Il a bien sûr rencontré un mépris universel. Je suis tout à fait étonné du comportement de cet homme — un prédicateur de religion qui recourt à de tels procédés souterrains ! Malheureusement trop de cela dans tous les pays et dans toutes les religions. L'hiver dernier j'ai beaucoup voyagé dans ce pays bien que le temps fût très rigoureux. Je pensais que ce serait redoutable, mais finalement je n'ai pas trouvé que ce fût le cas. Tu te souviens du Colonel Neggenson, Président de la Free Religious Society. Il se renseigne très aimablement sur ton compte. J'ai rencontré l'autre jour le Dr Carpenter d'Oxford (Angleterre). Il a prononcé un discours sur l'éthique du bouddhisme à Plymouth. C'était très sympathique et érudit. Il s'est renseigné sur toi et sur ta revue. J'espère que ton noble travail réussira. Tu es un digne serviteur de Celui qui est venu Bahujana Hitâya Bahujana Sukhâya (pour le bien du grand nombre, pour le bonheur du grand nombre). . . . Le christianisme tel qu'il est prêché en Inde est tout à fait différent de ce qu'on voit ici ; tu seras étonné d'apprendre, Dharmapala, que j'ai des amis dans ce pays parmi le clergé des Églises épiscopales et même presbytériennes, qui sont aussi larges d'esprit, aussi libéraux et aussi sincères que toi dans ta propre religion. L'homme vraiment spirituel est large partout. Son amour l'y force. Ceux pour qui la religion est un commerce sont contraints de devenir étroits et nuisibles par l'introduction dans la religion des méthodes compétitives, combatives et égoïstes du monde. Toujours vôtre dans l'amour fraternel, Vivekananda.
English
XXVI
U. S. A.,
1894.
Dear Dharmapala,
I have forgotten your address in Calcutta; so I direct this to the Math. I heard about your speeches in Calcutta and how wonderful was the effect produced by them. A certain retired missionary here wrote me a letter addressing me as brother and then hastily went to publish my short answer and make a show. But you know what people here think of such gentlemen. Moreover, the same missionary went privately to some of my friends to ask them not to befriend me. Of course he met with universal contempt. I am quite astonished at this man's behaviour — a preacher of religion to take to such underhand dealings! Unfortunately too much of that in every country and in every religion. Last winter I travelled a good deal in this country although the weather was very severe. I thought it would be dreadful, but I did not find it so after all. You remember Col. Neggenson, President of the Free Religious Society. He makes very kind inquiries about you. I met Dr. Carpenter of Oxford (England) the other day. He delivered an address on the ethics of Buddhism at Plymouth. It was very sympathetic and scholarly. He made inquiries about you and your paper. Hope, your noble work will succeed. You are a worthy servant of Him who came Bahujana Hitâya Bahujana Sukhâya (for the good of the many, for the happiness of the many).
. . . The Christianity that is preached in India is quite different from what one sees here; you will be astonished to hear, Dharmapala, that I have friends in this country amongst the clergy of the Episcopal and even Presbyterian churches, who are as broad, as liberal, and as sincere as you are in your own religion. The real spiritual man is broad everywhere. His love forces him to be so. Those to whom religion is a trade are forced to become narrow and mischievous by their introduction into religion of the competitive, fighting, and selfish methods of the world.
Yours ever in brotherly love,
Vivekananda.
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