XIV Alasinga
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Français
XIV États-Unis d'Amérique, 21 septembre 1894. Cher Alasinga, . . . J'ai été en voyage continuel d'un endroit à l'autre et travaillant sans cesse, donnant des conférences, animant des classes, etc. Je n'ai pas encore pu écrire pour mon livre projeté. Peut-être serai-je en mesure de l'entreprendre plus tard. Je me suis fait de bons amis ici parmi les gens d'esprit libéral, et quelques-uns parmi les orthodoxes. J'espère retourner bientôt en Inde — j'ai eu mon compte de ce pays et surtout parce que trop de travail me rend nerveux. Le fait de donner trop de conférences publiques et l'agitation constante ont provoqué cette nervosité. Je ne me soucie pas de cette vie affairée, dénuée de sens, qui court après l'argent. Aussi, tu vois, je rentrerai bientôt. Bien sûr, il y a une section croissante qui m'apprécie beaucoup et qui aimerait m'avoir ici tout le temps. Mais je crois que j'en ai assez des fanfares de la presse et des impostures de la vie publique. Cela m'est tout à fait indifférent. . . . Il n'y a aucun espoir d'argent pour notre projet ici. Il est inutile d'espérer. Un grand nombre d'hommes dans aucun pays ne font le bien par simple sympathie. Le peu qui donnent vraiment de l'argent dans les pays chrétiens le font souvent par l'intermédiaire des prêtres et par crainte de l'enfer. C'est comme dans notre proverbe bengali : « Tue une vache et fais-en une paire de chaussures et donne-les en charité à un Brahmane ». Ainsi il en est ici, et ainsi partout ; et puis, les Occidentaux sont avares en comparaison de notre race. Je crois sincèrement que les Asiatiques sont la race la plus charitable du monde, seulement ils sont très pauvres. Je vais habiter pendant quelques mois à New York. Cette ville est la tête, la main et la bourse du pays. Bien sûr, Boston est appelée la ville brahmaniste, et ici en Amérique il y a des centaines de milliers qui sympathisent avec moi. . . . Les New-Yorkais sont très ouverts. Je verrai ce qu'on peut y faire, car j'y ai des amis très influents. Après tout, je suis dégoûté de ce travail de conférencier. Il faudra longtemps aux Occidentaux pour comprendre la spiritualité supérieure. Tout est £. s. d. pour eux. Si une religion leur apporte de l'argent, la santé, la beauté ou une longue vie, ils y afflueront tous, sinon non. . . . Transmets mon amour le plus sincère à Balaji, G. G., et à tous nos amis. Vôtre avec un amour impérissable, Vivekananda.
English
XIV
U. S. A, 21st September, 1894.
Dear Alasinga,
. . . I have been continuously travelling from place to place and working incessantly, giving lectures, holding classes, etc.
I have not been able to write yet for my proposed book. Perhaps I may be able to take it in hand later on. I have made some nice friends here amongst the liberal people, and a few amongst the orthodox. I hope to return soon to India — I have had enough of this country and especially as too much work is making me nervous. The giving of too many public lectures and constant hurry have brought on this nervousness. I do not care for this busy, meaningless, money-making life. So you see, I will soon return. Of course, there is a growing section with whom I am very popular, and who will like to have me here all the time. But I think I have had enough of newspaper blazoning and humbugging of a public life. I do not care the least for it. . . .
There is no hope for money for our project here. It is useless to hope. No large number of men in any country do good out of mere sympathy. The few who really give money in the Christian lands often do so through priestcraft and fear of hell. So it is as in our Bengali proverb, "Kill a cow and make a pair of shoes out of the leather and give them in charity to a Brahmana". So it is here, and so everywhere; and then, the Westerners are miserly in comparison to our race. I sincerely believe that the Asians are the most charitable race in the world, only they are very poor.
I am going to live for a few months in New York. That city is the head, hand, and purse of the country. Of course, Boston is called the Brahmanical city, and here in America there are hundreds of thousands that sympathise with me. . . . The New York people are very open. I will see what can be done there, as I have some very influential friends. After all, I am getting disgusted with this lecturing business. It will take a long time for the Westerners to understand the higher spirituality, Everything is £. s. d. to them. If a religion brings them money or health or beauty or long life, they will all flock to it, otherwise not. . . .
Give to Balaji, G. G., and all of our friends my best love.
Yours with everlasting love,
Vivekananda.
Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.