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VII Guru, Avatara, Yoga, Japa, Seva

Volume5 lecture
1,121 mots · 4 min de lecture · Questions and Answers

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Français

VII GURU (MAÎTRE SPIRITUEL), AVATARA (INCARNATION DIVINE), YOGA, JAPA (RÉPÉTITION DU MANTRA), SEVA (SERVICE) Q. — Comment le Vedanta peut-il être réalisé ? R. — Par « l'écoute, la réflexion et la méditation ». L'écoute doit avoir lieu auprès d'un Sad-guru. Même si l'on n'est pas un disciple régulier, mais un aspirant apte qui entend les paroles du Sad-guru, on est libéré. Q. — Qui est un Sad-guru ? R. — Un Sad-guru est celui sur qui le pouvoir spirituel est descendu par Guru-paramparâ, ou une chaîne ininterrompue de filiation spirituelle. Jouer le rôle de maître spirituel est une chose très difficile. On doit prendre sur soi les péchés des autres. Il y a toutes les chances d'une chute chez les hommes moins avancés. S'il n'en résulte qu'une douleur physique, il devra se considérer comme fortuné. Q. — Le maître spirituel ne peut-il pas rendre l'aspirant apte ? R. — Un Avatâra (incarnation divine) le peut. Pas un Guru ordinaire. Q. — N'y a-t-il pas de voie facile vers la libération ? R. — « Il n'y a pas de voie royale vers la Géométrie » — sauf pour ceux qui ont eu la chance de prendre contact avec un Avatara. Paramahamsa Deva avait coutume de dire : « Celui qui vit sa dernière naissance me verra d'une façon ou d'une autre. » Q. — Le yoga n'est-il pas une voie facile vers cela ? R. — (En plaisantant) Vous avez bien dit, je vois ! — Le yoga, une voie facile ! Si votre esprit n'est pas pur et que vous essayez de suivre le yoga, vous atteindrez peut-être certains pouvoirs surnaturels, mais ce sera un obstacle. C'est pourquoi la pureté de l'esprit est la première chose nécessaire. Q. — Comment peut-on y parvenir ? R. — Par les bonnes œuvres. Les bonnes œuvres sont de deux sortes, positives et négatives. « Ne vole pas » — voilà un commandement négatif, et « fais du bien aux autres » — voilà un commandement positif. Q. — Faire du bien aux autres ne devrait-il pas être accompli à un stade supérieur, car s'il est accompli à un stade inférieur, cela peut lier à ce monde ? R. — Cela doit être accompli au premier stade. Celui qui a un désir au départ se laisse d'abord abuser et devient lié, mais pas les autres. Graduellement, cela deviendra très naturel. Q. — Monsieur, hier soir vous avez dit : « En vous est tout. » Maintenant, si je veux être comme Vishnu, devrai-je méditer sur la forme aussi, ou seulement sur l'idée ? R. — Selon la capacité, on peut suivre l'une ou l'autre voie. Q. — Quel est le moyen de la réalisation ? R. — Le Guru est le moyen de la réalisation. « Il n'y a pas de connaissance sans maître. » Q. — Certains disent qu'il n'est pas nécessaire de pratiquer la méditation dans une salle de prière. Dans quelle mesure est-ce vrai ? R. — Ceux qui ont déjà réalisé la présence du Seigneur n'en ont peut-être pas besoin, mais pour les autres, c'est nécessaire. On devrait cependant aller au-delà de la forme et méditer sur l'aspect impersonnel de Dieu, car aucune forme ne peut accorder la libération. Vous pouvez obtenir la prospérité mondaine de la vision de la forme. Celui qui sert sa mère réussit en ce monde ; celui qui vénère son père va au paradis ; mais le fidèle d'un Sâdhu (homme saint) obtient la connaissance et la dévotion. Q. — Quel est le sens de « क्षणमिह सज्जनसंगतिरेका » — « Même une association d'un instant avec les saints conduit au-delà de cette existence relative » ? R. — Une personne apte qui prend contact avec un vrai Sadhu parvient à la libération. Les vrais Sadhus sont très rares, mais leur influence est telle qu'un grand écrivain a dit : « L'hypocrisie est le tribut que le vice rend à la vertu. » Mais les Avataras sont des Kapâlamochanas, c'est-à-dire qu'ils peuvent altérer le destin des gens. Ils peuvent ébranler le monde entier. La forme d'adoration la moins dangereuse et la meilleure est l'adoration de l'homme. Celui qui a reçu l'idée de Brahman (la Réalité absolue) en un homme l'a réalisée dans l'univers entier. Le monachisme et la vie de maître de maison sont tous deux bons, selon les différentes circonstances. La connaissance est la seule chose nécessaire. Q. — Où doit-on méditer — à l'intérieur du corps ou à l'extérieur ? L'esprit doit-il être retiré à l'intérieur ou maintenu à l'extérieur ? R. — Nous devrions essayer de méditer à l'intérieur. Quant à l'esprit qui serait ici ou là, il faudra beaucoup de temps avant que nous atteignions le plan mental. Notre lutte est maintenant avec le corps. Quand on acquiert une parfaite stabilité dans la posture, alors et seulement alors on commence à lutter avec l'esprit. L'Âsana (posture) étant conquise, les membres restent immobiles, et on peut rester assis aussi longtemps qu'on le désire. Q. — Parfois on se lasse du Japa (répétition du Mantra). Doit-on le continuer ou lire plutôt un bon livre ? R. — On se lasse du Japa pour deux raisons. Parfois le cerveau est fatigué, parfois c'est le résultat de la paresse. Si c'est le premier, alors on devrait abandonner le Japa pour le moment, car y persister à ce moment-là aboutit à des hallucinations, à la folie, etc. Mais si c'est le dernier, l'esprit doit être forcé à continuer le Japa. Q. — Parfois, assis au Japa, on éprouve d'abord de la joie, mais ensuite on semble être peu enclin à continuer le Japa à cause de cette joie. Doit-on le continuer alors ? R. — Oui, cette joie est un obstacle à la pratique spirituelle, son nom étant Rasâsvâdana (le goût de la douceur). On doit s'élever au-dessus de cela. Q. — Est-il bon de pratiquer le Japa longtemps, même si l'esprit peut être distrait ? R. — Oui. Comme certaines personnes domptent un cheval sauvage en restant toujours assis sur son dos. Q. — Vous avez écrit dans votre Bhakti-Yoga que si un homme au corps faible essaie de pratiquer le yoga, une réaction formidable survient. Que faire alors ? R. — Quelle crainte, si vous mourez dans la tentative de réaliser le Soi ! L'homme n'a pas peur de mourir pour la science et bien d'autres choses, et pourquoi craindriez-vous de mourir pour la religion ? Q. — La Jiva-sevâ (service aux êtres) seule peut-elle donner la Mukti ? R. — La Jiva-seva peut donner la Mukti non directement mais indirectement, par la purification de l'esprit. Mais si vous désirez bien faire une chose, vous devez, pour le moment, penser qu'elle est suffisante à elle seule. Le danger dans toute secte est le manque de zèle. Il doit y avoir de la constance (Nishthâ), ou il n'y aura pas de croissance. Il est actuellement nécessaire d'insister sur le karma. Q. — Quel doit être notre mobile dans le travail — la compassion ou un autre mobile ? R. — Faire du bien aux autres par compassion est bien, mais le Seva (service) de tous les êtres dans l'esprit du Seigneur est mieux. Q. — Quelle est l'efficacité de la prière ? R. — Par la prière, les pouvoirs subtils de l'homme sont facilement éveillés, et si elle est faite consciemment, tous les désirs peuvent y être satisfaits ; mais faits inconsciemment, peut-être un sur dix est exaucé. Une telle prière, cependant, est égoïste et devrait donc être abandonnée. Q. — Comment reconnaître Dieu quand Il a assumé une forme humaine ? R. — Celui qui peut altérer le destin des gens est le Seigneur. Aucun Sadhu, si avancé soit-il, ne peut revendiquer cette position unique. Je ne vois personne qui réalise Ramakrishna comme Dieu. Nous le sentons parfois vaguement, c'est tout. Réaliser en Lui Dieu et être en même temps attaché au monde est incohérent.

English

VII

GURU, AVATARA, YOGA, JAPA, SEVA

Q.—How can Vedanta be realised?

A.—By "hearing, reflection, and meditation". Hearing must take place from a Sad-guru. Even if one is not a regular disciple, but is a fit aspirant and hears the Sad-guru's words, he is liberated.

Q.—Who is a Sad-guru?

A.—A Sad-guru is one on whom the spiritual power has descended by Guru-paramparâ, or an unbroken chain of discipleship.

To play the role of a spiritual teacher is a very difficult thing. One has to take on oneself the sins of others. There is every chance of a fall in less advanced men. If merely physical pain ensues, then he should consider himself fortunate.

Q.—Cannot the spiritual teacher make the aspirant fit?

A.—An Avatâra can. Not an ordinary Guru.

Q.—Is there no easy way to liberation?

A.—"There is no royal road to Geometry"—except for those who have been fortunate enough to come in contact with an Avatara. Paramahamsa Deva used to say, "One who is having his last birth shall somehow or other see me."

Q.—Is not Yoga an easy path to that?

A.—(Jokingly) You have said well, I see!—Yoga an easy path! If your mind be not pure and you try to follow Yoga, you will perhaps attain some supernatural power, but that will be a hindrance. Therefore purity of mind is the first thing necessary.

Q.—How can this be attained?

A.—By good work. Good work is of two kinds, positive and negative. "Do not steal"—that is a negative mandate, and "Do good to others"—is a positive one.

Q.—Should not doing good to others be performed in a higher stage, for if performed in a lower stage, it may bind one to the world?

A.—It should be performed in the first stage. One who has any desire at first gets deluded and becomes bound, but not others. Gradually it will become very natural.

Q.—Sir, last night you said, "In you is everything." Now, if I want to be like Vishnu, shall I have to meditate on the form also, or only on the idea?

A.—According to capacity one may follow either way.

Q.—What is the means of realisation?

A.—The Guru is the means of realisation. "There is no knowledge without a teacher."

Q.—Some say that there is no necessity of practicing meditation in a worship-room. How far is it true?

A.—Those who have already realised the Lord's presence may not require it, but for others it is necessary. One, however, should go beyond the form and meditate on the impersonal aspect of God, for no form can grant liberation. You may get worldly prosperity from the sight of the form. One who ministers to his mother succeeds in this world; one who worships his father goes to heaven; but the worshipper of a Sâdhu (holy man) gets knowledge and devotion.

Q.—What is the meaning of "क्षणमिह सज्जनसंगतिरेका"—"Even a moment's association with the holy ones serves to take one beyond this relative existence"?

A.—A fit person coming in contact with a true Sadhu attains to liberation. True Sadhus are very rare, but their influence is such that a great writer has said, "Hypocrisy is the tribute which vice pays to virtue." But Avataras are Kapâlamochanas, that is, they can alter the doom of people. They can stir the whole world. The least dangerous and best form of worship is worshipping man. One who has got the idea of Brahman in a man has realised it in the whole universe. Monasticism and the householder's life are both good, according to different circumstances. Knowledge is the only thing necessary.

Q.—Where should one meditate—inside the body or outside it? Should the mind be withdrawn inside or held outside?

A.—We should try to meditate inside. As for the mind being here or there, it will take a long time before we reach the mental plane. Now our struggle is with the body. When one acquires a perfect steadiness in posture, then and then alone one begins to struggle with the mind. Âsana (posture) being conquered, one's limbs remain motionless, and one can sit as long as one pleases.

Q.—Sometimes one gets tired of Japa (repetition of the Mantra). Should one continue it or read some good book instead?

A. —One gets tired of Japa for two reasons. Sometimes one's brain is fatigued, sometimes it is the result of idleness. If the former, then one should give up Japa for the time being, for persistence in it at the time results in seeing hallucinations, or in lunacy etc. But if the latter, the mind should be forced to continue Japa.

Q.—Sometimes sitting at Japa one gets joy at first, but then one seems to be disinclined to continue the Japa owing to that joy. Should it be continued then?

A.—Yes, that joy is a hindrance to spiritual practice, its name being Rasâsvâdana (tasting of the sweetness). One must rise above that.

Q.—Is it good to practice Japa for a long time, though the mind may be wandering?

A.—Yes. As some people break a wild horse by always keeping his seat on his back.

Q.—You have written in your Bhakti-Yoga that if a weak-bodied man tries to practice Yoga, a tremendous reaction comes. Then what to do?

A.—What fear if you die in the attempt to realise the Self! Man is not afraid of dying for the sake of learning and many other things, and why should you fear to die for religion?

Q.—Can Jiva-sevâ (service to beings) alone give Mukti ?

A.—Jiva-seva can give Mukti not directly but indirectly, through the purification of the mind. But if you wish to do a thing properly, you must, for the time being, think that that is all-sufficient. The danger in any sect is want of zeal. There must be constancy (Nishthâ), or there will be no growth. At present it has become necessary to lay stress on Karma.

Q.—What should be our motive in work—compassion, or any other motive?

A.—Doing good to others out of compassion is good, but the Seva (service) of all beings in the spirit of the Lord is better.

Q.—What is the efficacy of prayer?

A.—By prayer one's subtle powers are easily roused, and if consciously done, all desires may be fulfilled by it; but done unconsciously, one perhaps in ten is fulfilled. Such prayer, however, is selfish and should therefore be discarded.

Q.—How to recognise God when He has assumed a human form?

A.—One who can alter the doom of people is the Lord. No Sadhu, however advanced, can claim this unique position. I do not see anyone who realises Ramakrishna as God. We sometimes feel it hazily, that is all. To realise Him as God and yet be attached to the world is inconsistent.


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