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Le chant du Sannyasin

Volume4 poem
1,422 mots · 6 min de lecture · Writings: Poems

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Français

LE CHANT DU SANNYÂSIN

[Sannyâsin : moine renonçant qui a abandonné le monde pour la quête spirituelle ; Om Tat Sat : formule sacrée signifiant « Om, Cela est la Vérité » — affirmation de la réalité absolue du Brahman]

Éveille la note ! le chant qui prit naissance

Bien loin, là où la souillure du monde ne pouvait jamais atteindre,

Dans les grottes des montagnes et les clairières de la forêt profonde,

Dont le calme aucun soupir de luxure, de richesse ou de gloire

Ne pouvait jamais oser troubler ; là où coulait le flot

De la connaissance, de la vérité et de la béatitude qui suit ces deux.

Chante haut cette note, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Brise tes chaînes ! Les liens qui t'attachent en bas,

D'or brillant ou d'un métal plus sombre et plus vil ;

Amour, haine — bon, mauvais — et toute la double cohorte,

Sache, l'esclave est esclave, caressé ou fouetté, non libre ;

Car les chaînes, quoique d'or, n'en sont pas moins fortes pour lier ;

Alors débarrasse-t'en, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Laisse partir les ténèbres ; le feu follet qui conduit

D'une lumière vacillante à accumuler encore plus d'obscurité sur l'obscurité.

Cette soif de vivre, éteins-la pour toujours ; elle entraîne

De la naissance à la mort, et de la mort à la naissance, l'âme.

Il conquiert tout qui conquiert son moi. Sache cela

Et ne cède jamais, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

« Qui sème doit récolter, » dit-on, « et la cause doit amener

L'effet certain ; bon, bon ; mauvais, mauvais ; et nul

N'échappe à la loi. Mais celui qui porte une forme

Doit porter la chaîne. » Trop vrai ; mais bien au-delà

Du nom et de la forme est l'Âtman [le Soi universel, identique au Brahman], toujours libre.

Sache que tu es Cela, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Ils ne connaissent pas la vérité ceux qui rêvent des rêves si vains

Comme père, mère, enfants, épouse et ami.

Le Soi sans sexe ! Qui est Son père ? Quel est Son enfant ?

Quel ami, quel ennemi est-Il qui n'est qu'Un ?

Le Soi est tout en tout, rien d'autre n'existe ;

Et tu es Cela, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Il n'y a qu'Un — le Libre — le Connaissant — le Soi !

Sans nom, sans forme ni souillure.

En Lui la Mâyâ [l'illusion cosmique, puissance d'illusion du Brahman] rêve tout ce rêve.

Le témoin, Il apparaît comme nature, âme.

Sache que tu es Cela, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Où cherches-tu ? Cette liberté, ami, ni ce monde

Ni l'autre ne peut la donner. Dans les livres et les temples, vaine

Est ta recherche. La seule chose qui t'appartient, c'est la main qui tient

La corde qui te traîne. Alors cesse de te lamenter,

Lâche prise, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Dis : « Paix à tous : que de moi aucun danger ne soit

Pour aucun être vivant. En ceux qui demeurent en haut,

En ceux qui rampent en bas, Je suis le Soi en tout !

Toute vie ici et là-bas, j'y renonce,

Tous les cieux et les terres et les enfers, tous les espoirs et les craintes. »

Ainsi coupe tes liens, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Ne te soucie plus alors de la façon dont le corps vit ou s'en va,

Sa tâche est faite. Laisse le Karma [la loi des actes, qui lie l'âme à la roue des naissances] le faire dériver ;

Laisse l'un mettre des guirlandes, laisse un autre frapper

Cette forme ; ne dis rien. Ni louange ni blâme ne peut être

Là où celui qui loue, celui qu'on loue, et celui qui blâme, celui qu'on blâme, sont un.

Ainsi sois calme, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

La vérité ne vient jamais là où la luxure, la gloire et la convoitise

Du gain résident. Nul homme qui pense à la femme

Comme à son épouse ne peut jamais être parfait ;

Ni celui qui possède la moindre des choses, ni celui

Que la colère enchaîne, ne peut jamais passer par les portes de la Mâyâ.

Alors, abandonne tout cela, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

N'aie pas de demeure. Quelle demeure peut te contenir, ami ?

Le ciel est ton toit, l'herbe ton lit ; et la nourriture

Ce que le hasard peut apporter, bien cuite ou mal, ne juge pas.

Aucune nourriture ni aucune boisson ne peut souiller ce noble Soi

Qui se connaît Lui-même. Comme un fleuve qui coule libre

Sois toujours ainsi, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Peu seulement connaissent la vérité. Les autres haïront

Et riront de toi, grand être ; mais ne fais pas attention.

Va, toi le libre, de lieu en lieu, et aide

Ceux-ci à sortir des ténèbres, le voile de la Mâyâ. Sans

La crainte de la douleur ni la recherche du plaisir, va

Au-delà des deux, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Ainsi, jour après jour, jusqu'à ce que les forces du Karma épuisées

Libèrent l'âme pour toujours. Plus de naissance,

Ni Je, ni tu, ni Dieu, ni homme. Le « Je »

Est devenu le Tout, le Tout est « Je » et Béatitude.

Sache que tu es Cela, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Éveille la note ! le chant qui prit naissance

Bien loin, là où la souillure du monde ne pouvait jamais atteindre,

Dans les grottes des montagnes et les clairières de la forêt profonde,

Dont le calme aucun soupir de luxure, de richesse ou de gloire

Ne pouvait jamais oser troubler ; là où coulait le flot

De la connaissance, de la vérité et de la béatitude qui suit ces deux.

Chante haut cette note, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Brise tes chaînes ! Les liens qui t'attachent en bas,

D'or brillant ou d'un métal plus sombre et plus vil ;

Amour, haine — bon, mauvais — et toute la double cohorte,

Sache, l'esclave est esclave, caressé ou fouetté, non libre ;

Car les chaînes, quoique d'or, n'en sont pas moins fortes pour lier ;

Alors débarrasse-t'en, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Laisse partir les ténèbres ; le feu follet qui conduit

D'une lumière vacillante à accumuler encore plus d'obscurité sur l'obscurité.

Cette soif de vivre, éteins-la pour toujours ; elle entraîne

De la naissance à la mort, et de la mort à la naissance, l'âme.

Il conquiert tout qui conquiert son moi. Sache cela

Et ne cède jamais, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

« Qui sème doit récolter, » dit-on, « et la cause doit amener

L'effet certain ; bon, bon ; mauvais, mauvais ; et nul

N'échappe à la loi. Mais celui qui porte une forme

Doit porter la chaîne. » Trop vrai ; mais bien au-delà

Du nom et de la forme est l'Âtman, toujours libre.

Sache que tu es Cela, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Ils ne connaissent pas la vérité ceux qui rêvent des rêves si vains

Comme père, mère, enfants, épouse et ami.

Le Soi sans sexe ! Qui est Son père ? Quel est Son enfant ?

Quel ami, quel ennemi est-Il qui n'est qu'Un ?

Le Soi est tout en tout, rien d'autre n'existe ;

Et tu es Cela, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Il n'y a qu'Un — le Libre — le Connaissant — le Soi !

Sans nom, sans forme ni souillure.

En Lui la Mâyâ rêve tout ce rêve.

Le témoin, Il apparaît comme nature, âme.

Sache que tu es Cela, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Où cherches-tu ? Cette liberté, ami, ni ce monde

Ni l'autre ne peut la donner. Dans les livres et les temples, vaine

Est ta recherche. La seule chose qui t'appartient, c'est la main qui tient

La corde qui te traîne. Alors cesse de te lamenter,

Lâche prise, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Dis : « Paix à tous : que de moi aucun danger ne soit

Pour aucun être vivant. En ceux qui demeurent en haut,

En ceux qui rampent en bas, Je suis le Soi en tout !

Toute vie ici et là-bas, j'y renonce,

Tous les cieux et les terres et les enfers, tous les espoirs et les craintes. »

Ainsi coupe tes liens, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Ne te soucie plus alors de la façon dont le corps vit ou s'en va,

Sa tâche est faite. Laisse le Karma le faire dériver ;

Laisse l'un mettre des guirlandes, laisse un autre frapper

Cette forme ; ne dis rien. Ni louange ni blâme ne peut être

Là où celui qui loue, celui qu'on loue, et celui qui blâme, celui qu'on blâme, sont un.

Ainsi sois calme, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

La vérité ne vient jamais là où la luxure, la gloire et la convoitise

Du gain résident. Nul homme qui pense à la femme

Comme à son épouse ne peut jamais être parfait ;

Ni celui qui possède la moindre des choses, ni celui

Que la colère enchaîne, ne peut jamais passer par les portes de la Mâyâ.

Alors, abandonne tout cela, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

N'aie pas de demeure. Quelle demeure peut te contenir, ami ?

Le ciel est ton toit, l'herbe ton lit ; et la nourriture

Ce que le hasard peut apporter, bien cuite ou mal, ne juge pas.

Aucune nourriture ni aucune boisson ne peut souiller ce noble Soi

Qui se connaît Lui-même. Comme un fleuve qui coule libre

Sois toujours ainsi, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Peu seulement connaissent la vérité. Les autres haïront

Et riront de toi, grand être ; mais ne fais pas attention.

Va, toi le libre, de lieu en lieu, et aide

Ceux-ci à sortir des ténèbres, le voile de la Mâyâ. Sans

La crainte de la douleur ni la recherche du plaisir, va

Au-delà des deux, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Ainsi, jour après jour, jusqu'à ce que les forces du Karma épuisées

Libèrent l'âme pour toujours. Plus de naissance,

Ni Je, ni tu, ni Dieu, ni homme. Le « Je »

Est devenu le Tout, le Tout est « Je » et Béatitude.

Sache que tu es Cela, Sannyâsin hardi ! Dis —

« Om Tat Sat, Om ! »

Notes

English

THE SONG OF THE SANNYÂSIN

Wake up the note! the song that had its birth

Far off, where worldly taint could never reach,

In mountain caves and glades of forest deep,

Whose calm no sigh for lust or wealth or fame

Could ever dare to break; where rolled the stream

Of knowledge, truth, and bliss that follows both.

Sing high that note, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Strike off thy fetters! Bonds that bind thee down,

Of shining gold, or darker, baser ore ;

Love, hate—good, bad—and all the dual throng,

Know, slave is slave, caressed or whipped, not free ;

For fetters, though of gold, are not less strong to bind ;

Then off with them, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Let darkness go; the will-o'-the-wisp that leads

With blinking light to pile more gloom on gloom.

This thirst for life, for ever quench ; it drags

From birth to death, and death to birth, the soul.

He conquers all who conquers self. Know this

And never yield, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

"Who sows must reap," they say, "and cause must bring

The sure effect ; good, good ; bad, bad ; and none

Escape the law. But whoso wears a form

Must wear the chain." Too true ; but far beyond

Both name and form is Âtman, ever free.

Know thou art That, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

They know not truth who dream such vacant dreams

As father, mother, children, wife, and friend.

The sexless Self! whose father He? whose child?

Whose friend, whose foe is He who is but One?

The Self is all in all, none else exists ;

And thou art That, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

There is but One—The Free—The Knower—Self!

Without a name, without a form or stain.

In Him is Mâyâ dreaming all this dream.

The witness, He appears as nature, soul.

Know thou art That, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Where seekest thou? That freedom, friend, this world

Nor that can give. In books and temples vain

Thy search. Thine only is the hand that holds

The rope that drags thee on. Then cease lament,

Let go thy hold, Sannyâsin bold! Say —

"Om Tat Sat, Om!"

Say, "Peace to all: From me no danger be

To aught that lives. In those that dwell on high,

In those that lowly creep, I am the Self in all!

All life both here and there, do I renounce,

All heavens and earths and hells, all hopes and fears."

Thus cut thy bonds, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Heed then no more how body lives or goes,

Its task is done. Let Karma float it down ;

Let one put garlands on, another kick

This frame ; say naught. No praise or blame can be

Where praiser praised, and blamer blamed are one.

Thus be thou calm, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Truth never comes where lust and fame and greed

Of gain reside. No man who thinks of woman

As his wife can ever perfect be ;

Nor he who owns the least of things, nor he

Whom anger chains, can ever pass thro' Maya's gates.

So, give these up, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Have thou no home. What home can hold thee, friend?

The sky thy roof, the grass thy bed; and food

What chance may bring, well cooked or ill, judge not.

No food or drink can taint that noble Self

Which knows Itself. Like rolling river free

Thou ever be, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Few only know the truth. The rest will hate

And laugh at thee, great one ; but pay no heed.

Go thou, the free, from place to place, and help

Them out of darkness, Maya's veil. Without

The fear of pain or search for pleasure, go

Beyond them both, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Thus, day by day, till Karma's powers spent

Release the soul for ever. No more is birth,

Nor I, nor thou, nor God, nor man. The "I"

Has All become, the All is "I" and Bliss.

Know thou art That, Sannyâsin bold! Say —

"Om Tat Sat, Om!"

Wake up the note! the song that had its birth

Far off, where worldly taint could never reach,

In mountain caves and glades of forest deep,

Whose calm no sigh for lust or wealth or fame

Could ever dare to break; where rolled the stream

Of knowledge, truth, and bliss that follows both.

Sing high that note, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Strike off thy fetters! Bonds that bind thee down,

Of shining gold, or darker, baser ore ;

Love, hate—good, bad—and all the dual throng,

Know, slave is slave, caressed or whipped, not free ;

For fetters, though of gold, are not less strong to bind ;

Then off with them, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Let darkness go; the will-o'-the-wisp that leads

With blinking light to pile more gloom on gloom.

This thirst for life, for ever quench ; it drags

From birth to death, and death to birth, the soul.

He conquers all who conquers self. Know this

And never yield, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

"Who sows must reap," they say, "and cause must bring

The sure effect ; good, good ; bad, bad ; and none

Escape the law. But whoso wears a form

Must wear the chain." Too true ; but far beyond

Both name and form is Âtman, ever free.

Know thou art That, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

They know not truth who dream such vacant dreams

As father, mother, children, wife, and friend.

The sexless Self! whose father He? whose child?

Whose friend, whose foe is He who is but One?

The Self is all in all, none else exists ;

And thou art That, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

There is but One—The Free—The Knower—Self!

Without a name, without a form or stain.

In Him is Mâyâ dreaming all this dream.

The witness, He appears as nature, soul.

Know thou art That, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Where seekest thou? That freedom, friend, this world

Nor that can give. In books and temples vain

Thy search. Thine only is the hand that holds

The rope that drags thee on. Then cease lament,

Let go thy hold, Sannyâsin bold! Say —

"Om Tat Sat, Om!"

Say, "Peace to all: From me no danger be

To aught that lives. In those that dwell on high,

In those that lowly creep, I am the Self in all!

All life both here and there, do I renounce,

All heavens and earths and hells, all hopes and fears."

Thus cut thy bonds, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Heed then no more how body lives or goes,

Its task is done. Let Karma float it down ;

Let one put garlands on, another kick

This frame ; say naught. No praise or blame can be

Where praiser praised, and blamer blamed are one.

Thus be thou calm, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Truth never comes where lust and fame and greed

Of gain reside. No man who thinks of woman

As his wife can ever perfect be ;

Nor he who owns the least of things, nor he

Whom anger chains, can ever pass thro' Maya's gates.

So, give these up, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Have thou no home. What home can hold thee, friend?

The sky thy roof, the grass thy bed; and food

What chance may bring, well cooked or ill, judge not.

No food or drink can taint that noble Self

Which knows Itself. Like rolling river free

Thou ever be, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Few only know the truth. The rest will hate

And laugh at thee, great one ; but pay no heed.

Go thou, the free, from place to place, and help

Them out of darkness, Maya's veil. Without

The fear of pain or search for pleasure, go

Beyond them both, Sannyâsin bold! Say—

"Om Tat Sat, Om!"

Thus, day by day, till Karma's powers spent

Release the soul for ever. No more is birth,

Nor I, nor thou, nor God, nor man. The "I"

Has All become, the All is "I" and Bliss.

Know thou art That, Sannyâsin bold! Say —

"Om Tat Sat, Om!"

Notes


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