Le problème de l'Inde moderne et sa solution
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Français
LE PROBLÈME DE L'INDE MODERNE ET SA SOLUTION
L'histoire ancienne de l'Inde regorge de descriptions d'énergies gigantesques et de leurs multiples œuvres, de l'esprit sans bornes, de la combinaison d'action et de réaction indomptables entre les diverses forces, et, par-dessus tout, de la profonde pensée d'une race divine. Si le mot « histoire » ne désigne que des récits de rois et d'empereurs, des tableaux de sociétés tyrannisées de temps à autre par les passions mauvaises, l'arrogance, l'avarice, etc., des dirigeants de l'époque, dépeignant les actes résultant de leurs penchants bons ou mauvais et leurs répercussions sur la société de ce temps — une telle histoire, l'Inde ne la possède peut-être pas. Mais chaque ligne de cette masse de littérature religieuse de l'Inde, de son océan de poésie, de ses philosophies et de ses divers ouvrages scientifiques nous révèle — mille fois plus clairement que ne sauraient le faire les récits des incidents de vie et les généalogies de rois et d'empereurs particuliers — la position exacte et chaque pas en avant accompli par cette vaste masse d'hommes qui, même avant l'aube de la civilisation, poussés par la faim et la soif, le désir et l'avidité, attirés par le charme de la beauté, dotés d'une grande et indomptable puissance mentale et mus par des sentiments divers, parvinrent par des voies et des moyens variés à ce stade d'éminence. Bien que les monceaux de ces drapeaux triomphaux qu'ils amassèrent lors de leurs innombrables victoires sur la nature — contre laquelle ils avaient mené la guerre durant des siècles — aient été, ces derniers temps, déchirés et mis en lambeaux par les vents violents de circonstances adverses et usés par le temps, ils proclament encore la gloire de l'Inde ancienne.
Que cette race soit lentement venue d'Asie centrale, d'Europe du Nord ou des régions arctiques, pour descendre graduellement et sanctifier l'Inde en s'y établissant enfin, ou que la terre sainte de l'Inde ait été son lieu d'origine — nous n'avons pas aujourd'hui de moyen sûr de le savoir. Ou bien qu'une vaste race vivant en Inde ou hors de l'Inde, déplacée de son habitat originel conformément aux lois naturelles, soit venue avec le temps coloniser et s'établir en Europe et ailleurs — et que ces gens aient été blancs ou noirs, aux yeux bleus ou sombres, aux cheveux dorés ou noirs — toutes ces questions ne peuvent aujourd'hui être tranchées faute de preuves suffisantes, à la seule exception du fait de la parenté du sanskrit avec quelques langues européennes. De même, il n'est pas aisé de parvenir à une conclusion définitive concernant les Indiens modernes : sont-ils tous les descendants purs de cette race, quelle proportion du sang de cette race coule dans leurs veines, ou encore lesquels parmi eux en possèdent ne serait-ce qu'une trace.
Cependant, nous ne perdons pas grand-chose, en vérité, par cette incertitude.
Mais il est un fait dont il faut se souvenir. De cette antique race indienne, sur laquelle les rayons de la civilisation se levèrent les premiers, où la pensée profonde se révéla d'abord dans toute sa gloire, il se trouve encore des centaines de milliers de ses enfants, nés de son esprit — héritiers de ses pensées et de ses sentiments — prêts à les revendiquer.
Franchissant montagnes, fleuves et océans arides, tenant pour rien, pour ainsi dire, les obstacles de la distance dans l'espace et le temps, le sang de la pensée indienne a coulé et coule encore dans les veines d'autres nations du globe, que ce soit de manière distincte ou par quelque voie subtile et inconnue. Peut-être nous revient la part majeure de l'héritage universel ancien.
Dans un petit pays situé dans le coin oriental de la mer Méditerranée, beau et orné par la nature, et couronné de guirlandes d'îles aux formes harmonieuses et au bel aspect, vivait une race d'hommes peu nombreux mais d'un aspect fort charmant, parfaitement formés, aux muscles et aux tendons solides, au corps léger mais doués de constance et de persévérance, et qui étaient sans rivaux pour la création de toutes les beautés terrestres, en même temps que doués d'un sens pratique et d'un intellect extraordinaires. Les autres nations antiques les appelaient Yavanas (du grec « Ioniens »), mais ils se nommaient eux-mêmes Grecs. Cette poignée d'une race vigoureuse et admirable est un exemple unique dans les annales de l'humanité. Partout et en quelque nation que ce soit où il y eut ou il y a quelque progrès en matière de science terrestre jusqu'à ce jour — qu'il s'agisse de sciences sociales, militaires, politiques, sculpturales, etc. — l'ombre de la Grèce antique s'y est étendue. Laissons de côté la considération des temps anciens, car même en cette ère moderne, nous autres Bengalis nous estimons fiers et éclairés simplement en suivant les traces de ces Gourous yavanas depuis cinquante ans, illuminant nos foyers de la lumière qui nous parvient d'eux à travers la littérature européenne.
L'Europe entière de nos jours est, à tous égards, la disciple de la Grèce antique et sa légitime héritière ; à tel point qu'un sage d'Angleterre a dit : « Tout ce que la nature n'a pas créé, c'est l'esprit grec qui l'a créé. »
Ces deux fleuves gigantesques — les Aryens et les Yavanas — jaillissant de montagnes lointaines et différentes (l'Inde et la Grèce), entrent parfois en contact l'un avec l'autre, et chaque fois qu'un tel confluent se produit, une formidable marée intellectuelle ou spirituelle, s'élevant dans les sociétés humaines, élargit considérablement le champ de la civilisation et renforce le lien de fraternité universelle entre les hommes.
Jadis, dans l'antiquité lointaine, la philosophie indienne, entrant en contact avec l'énergie grecque, conduisit à l'essor de la Perse, de Rome et d'autres grandes nations. Après l'invasion d'Alexandre le Grand, ces deux grandes cascades, en s'entrechoquant, inondèrent presque la moitié du globe de marées spirituelles, telles que le christianisme. Plus tard, un mélange semblable, aboutissant au progrès et à la prospérité de l'Arabie, posa les fondements de la civilisation européenne moderne. Et peut-être, de nos jours, un tel moment de conjonction de ces deux forces gigantesques s'est-il à nouveau présenté. Cette fois, leur centre est l'Inde.
L'air de l'Inde dispose éminemment à la quiétude, la nature du Yavana est l'expression constante de la puissance ; la méditation profonde caractérise l'un, l'esprit indomptable d'activité habile caractérise l'autre ; la devise de l'un est « le renoncement », celle de l'autre « la jouissance ». Toute l'énergie de l'un est dirigée vers l'intérieur, celle de l'autre vers l'extérieur ; tout le savoir de l'un consiste dans la connaissance du Soi ou du Sujet, celui de l'autre dans la connaissance du non-Soi ou de l'objet (la création périssable) ; l'un aime le Moksha (la liberté spirituelle), l'autre aime l'indépendance politique ; l'un se soucie peu d'acquérir la prospérité en ce monde, l'autre consacre tout son cœur à faire de ce monde un paradis ; l'un, aspirant à la béatitude éternelle, est indifférent à tous les plaisirs éphémères de cette vie, et l'autre, doutant de l'existence de la béatitude éternelle ou la sachant lointaine, dirige toute son énergie vers l'obtention de la plus grande somme possible de plaisirs terrestres.
En cette époque, ces deux types d'humanité sont éteints ; seuls subsistent leurs enfants physiques et spirituels, leurs œuvres et leurs pensées.
L'Europe et l'Amérique sont les enfants avancés des Yavanas, la gloire de leurs ancêtres ; mais les habitants modernes de la terre de Bhârata (l'Inde) ne sont pas la gloire des anciens Aryens. Cependant, de même que le feu demeure intact sous la couverture des cendres, le feu ancestral reste encore latent chez ces Indiens modernes. Par la grâce du Tout-Puissant, il se manifestera assurément en temps voulu.
Qu'adviendra-t-il quand ce feu ancestral se manifestera ?
Le ciel de l'Inde s'ennuagera-t-il à nouveau des volutes de fumée jaillissant du feu sacrificiel védique ? Ou bien la gloire de Rantideva (un roi légendaire connu pour ses sacrifices) sera-t-elle ravivée dans le sang des animaux immolés ? Les anciennes coutumes du Gomedha (sacrifice du bœuf) et de l'Ashvamedha (sacrifice du cheval), ou la perpétuation de la lignée par le frère du mari, et d'autres usages de même nature, reviendront-elles ? Ou bien le déluge d'une propagande bouddhique va-t-il de nouveau transformer l'Inde entière en un vaste monastère ? Les lois de Manou (Manu, le législateur mythique) vont-elles être réhabilitées comme autrefois ? Ou bien la discrimination alimentaire entre le prescrit et le prohibé, variant selon les dimensions géographiques comme c'est le cas aujourd'hui, exercera-t-elle seule sa domination toute-puissante sur la longueur et la largeur du pays ? Le système des castes doit-il demeurer, et va-t-il dépendre éternellement du droit de naissance, ou sera-t-il déterminé par les qualifications de l'individu ? Et encore, dans ce système de castes, la discrimination alimentaire — la question du contact permis ou interdit — dépendante de la pureté ou de l'impureté de celui qui touche l'aliment, doit-elle être observée comme au Bengale, ou prendre une forme plus stricte comme au Madras ? Ou bien, comme au Pendjab, toutes ces restrictions seront-elles effacées ? Les mariages entre les différents Varnas (ordres sociaux) se feront-ils du Varna supérieur au Varna inférieur dans l'ordre successif, comme aux jours de Manou et comme cela se pratique encore au Népal ? Ou bien, comme au Bengale et ailleurs, seront-ils restreints à un nombre très limité d'individus constituant l'une des communautés d'une certaine classe du Varna ? Donner une réponse définitive à toutes ces questions est extrêmement difficile. Elles deviennent d'autant plus ardues à résoudre que l'on considère la différence des coutumes prévalant dans les diverses parties du pays — et même, au sein d'une même région, la grande divergence des coutumes entre les différentes castes et familles.
Que faut-il donc ?
Ce que nous devrions avoir, c'est ce que nous n'avons pas, peut-être ce que nos ancêtres eux-mêmes n'avaient pas — ce que les Yavanas possédaient ; ce dont la vibration vitale fait jaillir en succession rapide du grand dynamo de l'Europe le courant électrique de cette formidable puissance qui vivifie le monde entier. C'est cela que nous voulons. Nous voulons cette énergie, cet amour de l'indépendance, cet esprit de confiance en soi, cette inébranlable fermeté, cette habileté dans l'action, ce lien d'unité de dessein, cette soif d'amélioration. Modérant un peu ce regard constamment tourné vers le passé, nous voulons cette vision expansive infiniment projetée vers l'avenir ; et nous voulons — cet esprit intense d'activité, le Rajas (énergie dynamique, qualité d'action dans la philosophie du Sâmkhya), qui coulera dans chacune de nos veines, de la tête aux pieds.
Qu'est-ce qui peut donner plus de paix que le renoncement ? Un peu de bien mondain éphémère n'est rien en comparaison du bien éternel ; cela ne fait aucun doute. Qu'est-ce qui peut donner plus de force que le Sattva Guna (la qualité de pureté mentale absolue dans la philosophie du Sâmkhya) ? Il est en effet vrai que toutes les autres sortes de connaissances ne sont que non-connaissance en comparaison de la connaissance du Soi. Mais je demande : combien, dans ce monde, ont la chance d'atteindre ce Sattva Guna ? Combien, dans cette terre de Bhârata ? Combien possèdent ce noble héroïsme capable de tout renoncer, rejetant l'idée du « moi et du mien » ? Combien sont assez bénis pour posséder cette vision pénétrante de la sagesse qui fait apparaître les plaisirs terrestres comme vanité des vanités ? Où est cet homme au cœur vaste qui est capable d'oublier même son propre corps en méditant sur la beauté et la gloire du Divin ? Ceux qui sont tels ne sont qu'une poignée en comparaison de la population de l'Inde entière ; et pour que ces hommes atteignent leur salut, faudra-t-il que des millions et des millions d'hommes et de femmes de l'Inde soient broyés sous la roue de la société et de la religion d'aujourd'hui ?
Et quel bien peut sortir d'un tel écrasement ?
Ne voyez-vous pas que, sous le prétexte de ce Sattva, le pays a été lentement, lentement noyé dans l'océan du Tamas (l'obscurité, l'inertie, qualité d'ignorance ténébreuse) ? Où les plus stupides veulent cacher leur sottise en la couvrant d'un faux désir de la plus haute connaissance qui dépasse toute activité, physique ou mentale ; où celui qui est né et a grandi dans la paresse de toute une vie veut jeter le voile du renoncement sur sa propre inaptitude au travail ; où les plus diaboliques cherchent à faire passer leur cruauté, sous le manteau de l'austérité, pour une part de la religion ; où nul ne regarde sa propre incapacité, mais où chacun est prêt à rejeter tout le blâme sur les autres ; où le savoir ne consiste qu'à apprendre quelques livres par cœur, le génie à ruminer les pensées d'autrui, et la plus haute gloire à invoquer le nom des ancêtres — avons-nous besoin d'une autre preuve que ce pays s'enfonce jour après jour dans le Tamas le plus complet ?
Par conséquent, le Sattva ou la pureté absolue est maintenant loin de nous. Ceux d'entre nous qui ne sont pas encore aptes, mais qui espèrent le devenir, pour atteindre cet état absolument pur du Paramahamsa (le « Cygne Suprême », le plus haut degré d'accomplissement spirituel) — pour eux, l'acquisition du Rajas ou de l'activité intense est ce qu'il y a de plus bénéfique à présent. À moins de passer par le Rajas, peut-on jamais atteindre cet état parfait de Sattva ? Comment espérer le Yoga (l'union avec Dieu) si l'on n'en a pas d'abord fini avec sa soif de Bhoga (jouissance) ? Comment le renoncement peut-il advenir là où il n'y a pas de Vairâgya (le détachement, l'absence de passion pour tous les charmes de la jouissance) ?
D'un autre côté, la qualité du Rajas est encline à s'éteindre dès qu'elle apparaît, comme un feu de feuilles de palmier. La présence du Sattva et la Réalité Éternelle sont presque en état de juxtaposition — le Sattva est presque identique au Nitya (l'Éternel). Tandis que la nation où prédomine la qualité du Rajas n'est pas aussi durable, une nation où prédomine le Sattva est, pour ainsi dire, immortelle. L'histoire en est témoin.
En Inde, la qualité du Rajas est presque absente ; il en est de même du Sattva en Occident. Il est donc certain que la vie réelle du monde occidental dépend de l'afflux, venant de l'Inde, du courant de Sattva ou de transcendantalisme ; et il est également certain que, si nous ne subjuguons et ne submergeons pas notre Tamas par la marée contraire du Rajas, nous n'obtiendrons jamais aucun bien ni aucune prospérité mondaine dans cette vie ; et il est tout aussi certain que nous rencontrerons de redoutables obstacles sur le chemin de la réalisation de ces nobles aspirations et idéaux liés à notre vie future.
La fin et le but uniques de l'Udbodhana (nom d'une revue fondée par les disciples de Vivekananda, signifiant « Éveil ») est d'aider à l'union et au mélange de ces deux forces, autant qu'il est en son pouvoir.
Certes, en agissant ainsi, il y a un grand danger — de peur que cette immense vague de l'esprit occidental n'emporte nos joyaux les plus précieux, gagnés à travers des siècles de dur labeur ; certes, il y a la crainte qu'en tombant dans son puissant tourbillon, la terre de Bhârata même ne s'oublie au point de se transformer en un champ de bataille dans la lutte pour les jouissances terrestres ; certes, il y a aussi la crainte qu'en allant imiter les manières étrangères impossibles et impraticables, en déracinant nos coutumes et nos idéaux nationaux, nous ne perdions tout ce qui nous est cher en cette vie et ne soyons défaits dans l'autre !
Pour éviter ces calamités, nous devons toujours garder sous nos yeux la richesse de notre propre foyer, afin que chacun, jusqu'aux masses, sache et voie toujours quel est son propre patrimoine ancestral. Nous devons nous y employer ; et, dans le même temps, nous devons être assez courageux pour ouvrir nos portes afin de recevoir toute la lumière disponible de l'extérieur. Que les rayons de lumière affluent en averses pénétrantes des quatre coins de la terre ; que le torrent intense de lumière afflue de l'Occident — et après ? Ce qui est faible et corrompu est voué à mourir — qu'y pouvons-nous ? S'il s'en va, qu'il s'en aille — quel mal cela nous fait-il ? Ce qui est fort et vivifiant est immortel. Qui pourrait le détruire ?
Combien de sources jaillissantes et de cataractes mugissantes, combien de ruisselets glacés et de cours d'eau perpétuels, issus des cimes éternelles couronnées de neige de l'Himalaya (l'immense chaîne de montagnes du nord de l'Inde), se réunissent et coulent ensemble pour former le fleuve gigantesque des dieux, le Gange, et se précipitent impétueusement vers l'océan ! De même, quelle variété de pensées et d'idées, combien de courants de forces, issus d'innombrables cœurs de saints et de cerveaux de génies de diverses contrées, ont déjà enveloppé l'Inde, la terre du Karma (l'action et ses conséquences), l'arène de la manifestation des plus hautes activités humaines ! Voyez ! comment, sous la domination anglaise, en ces jours d'électricité, de chemin de fer et de bateau à vapeur, des sentiments, des manières, des coutumes et des mœurs divers se répandent dans tout le pays à la vitesse de l'éclair. Le nectar arrive, et avec lui le poison ; le bien vient, aussi bien que le mal. Il y a eu assez d'opposition colérique et d'effusion de sang ; la société hindoue n'a pas le pouvoir d'endiguer cette marée. Tout, de l'eau filtrée par les machines et tirée des bornes-fontaines, au sucre raffiné avec du charbon d'os, est consommé tranquillement et librement par presque tout le monde, malgré force protestations verbales. Lentement, lentement, par la force contraignante de la loi, nombre de nos coutumes les plus chères tombent jour après jour — nous n'avons pas le pouvoir de résister. Et pourquoi n'y a-t-il pas de pouvoir ? La vérité est-elle vraiment impuissante ? « La vérité seule triomphe et non le mensonge. » — Cette parole divine des Védas est-elle fausse ? Ou qui sait si ces coutumes mêmes qui sont emportées par le déluge de la puissance de la souveraineté occidentale ou de l'éducation occidentale n'étaient pas de véritables Âchâras (coutumes légitimes), mais étaient des Anâchâras (pratiques illégitimes) après tout. C'est là aussi matière à sérieuse réflexion.
Bahujana-hitâya bahujana-sukhâya — « Pour le bien du plus grand nombre, aussi bien que pour le bonheur du plus grand nombre » — d'une manière désintéressée, le cœur empli d'amour et de respect, l'Udbodhana invite tous les hommes sages et au grand cœur qui aiment leur patrie à discuter de ces points et à résoudre ces problèmes ; et, se gardant de tout sentiment de haine ou d'antagonisme, tout comme elle se détourne de l'infliction d'un langage injurieux dirigé contre quelque individu, société ou secte que ce soit, elle s'offre tout entière au service de toutes les classes.
Nous avons le droit de travailler ; le résultat est entre les mains du Seigneur. Nous ne faisons que prier : « Ô Toi, Esprit Éternel, rends-nous spirituels ; ô Toi, Force Éternelle, rends-nous forts ; ô Toi, Tout-Puissant, rends-nous puissants. »
Notes
English
The ancient history of India is full of descriptions of the gigantic energies and their multifarious workings, the boundless spirit, the combination of indomitable action and reaction of the various forces, and, above all, the profound thoughtfulness of a godly race. If the word history is understood to mean merely narratives of kings and emperors, and pictures of society — tyrannised over from time to time by the evil passions, haughtiness, avarice, etc., of the rulers of the time, portraying the acts resulting from their good or evil propensities, and how these reacted upon the society of that time — such a history India perhaps does not possess. But every line of that mass of the religious literature of India, her ocean of poetry, her philosophies and various scientific works reveal to us — a thousand times more clearly than the narratives of the life-incidents and genealogies of particular kings and emperors can ever do — the exact position and every step made in advance by that vast body of men who, even before the dawn of civilisation, impelled by hunger and thirst, lust and greed, etc., attracted by the charm of beauty, endowed with a great and indomitable mental power, and moved by various sentiments, arrived through various ways and means at that stage of eminence. Although the heaps of those triumphal flags which they gathered in their innumerable victories over nature with which they had been waging war for ages, have, of late, been torn and tattered by the violent winds of adverse circumstances and become worn out through age, yet they still proclaim the glory of Ancient India.
Whether this race slowly proceeded from Central Asia, Northern Europe, or the Arctic regions, and gradually came down and sanctified India by settling there at last, or whether the holy land of India was their original native place, we have no proper means of knowing now. Or whether a vast race living in or outside India, being displaced from its original abode, in conformity with natural laws, came in the course of time to colonise and settle over Europe and other places — and whether these people were white or black, blue-eyed or dark-eyed, golden-haired or black-haired — all these matters — there is no sufficient ground to prove now, with the one exception of the fact of the kinship of Sanskrit with a few European languages. Similarly, it is not easy to arrive at a final conclusion as to the modern Indians, whether they all are the pure descendants of that race, or how much of the blood of that race is flowing in their veins, or again, what races amongst them have any of that even in them.
However, we do not, in fact, lose much by this uncertainty.
But there is one fact to remember. Of that ancient Indian race, upon which the rays of civilisation first dawned, where deep thoughtfulness first revealed itself in full glory, there are still found hundreds of thousands of its children, born of its mind — the inheritors of its thoughts and sentiments — ready to claim them.
Crossing over mountains, rivers, arid oceans, setting at naught, as it were, the obstacles of the distance of space and time, the blood of Indian thought has flowed, and is still flowing into the veins of other nations of the globe, whether in a distinct or in some subtle unknown way. Perhaps to us belongs the major portion of the universal ancient inheritance.
In a small country lying in the eastern corner of the Mediterranean Sea, beautiful and adorned by nature, and garlanded by well-formed and beautiful-looking islands, lived a race of men who were few in number, but of a very charming aspect, perfectly formed, and strong in muscles and sinews, light of body, yet possessing steadiness and perseverance, and who were unrivalled for the creation of all earthly beauties, as well as endowed with extraordinary practicality and intellect. The other ancient nations used to call them Yavanas, but they called themselves Greeks. This handful of a vigorous and wonderful race is a unique example in the annals of man. Wherever and in whatever nation there has been, or is, any advance made in earthly science up to the present day — such as social, martial, political, sculptural, etc. — there the shadow of ancient Greece has fallen. Let us leave apart the consideration of ancient times, for even in this modern age, we, the Bengalis, think ourselves proud and enlightened simply by following the footmarks of these Yavana Gurus for these last fifty years, illumining our homes with what light of theirs is reaching us through the European literature.
The whole of Europe nowadays is, in every respect, the disciple of ancient Greece, and her proper inheritor; so much so that a wise man of England had said, "Whatever nature has not created, that is the creation of the Greek mind."
These two gigantic rivers (Aryans and Yavanas), issuing from far-away and different mountains (India and Greece), occasionally come in contact with each other, and whenever such confluence takes place, a tremendous intellectual or spiritual tide, rising in human societies, greatly expands the range of civilisation and confirms the bond of universal brotherhood among men.
Once in far remote antiquity, the Indian philosophy, coming in contact with Greek energy, led to the rise of the Persian, the Roman, and other great nations. After the invasion of Alexander the Great, these two great waterfalls colliding with each other, deluged nearly half of the globe with spiritual tides, such as Christianity. Again, a similar commingling, resulting in the improvement and prosperity of Arabia, laid the foundation of modern European civilisation. And perhaps, in our own day, such a time for the conjunction of these two gigantic forces has presented itself again. This time their centre is India.
The air of India pre-eminently conduces to quietness, the nature of the Yavana is the constant expression of power; profound meditation characterises the one, the indomitable spirit of dexterous activity, the other; one's motto is "renunciation", the other's "enjoyment". One's whole energy is directed inwards, the other's, outwards; one's whole learning consists in the knowledge of the Self or the Subject, the other's, in the knowledge of the not-Self or the object (perishable creation); one loves Moksha (spiritual freedom), the other loves political independence; one is unmindful of gaining prosperity in this world, the other sets his whole heart on making a heaven of this world; one, aspiring after eternal bliss, is indifferent to all the ephemeral pleasures of this life, and the other, doubting the existence of eternal bliss, or knowing it to be far away, directs his whole energy to the attainment of earthly pleasures as much as possible.
In this age, both these types of mankind are extinct, only their physical and mental children, their works and thoughts are existing.
Europe and America are the advanced children of the Yavanas, a glory to their forefathers; but the modern inhabitants of the land of Bharata are not the glory of the ancient Aryas. But, as fire remains intact under cover of ashes, so the ancestral fire still remains latent in these modern Indians. Through the grace of the Almighty Power, it is sure to manifest itself in time.
What will accrue when that ancestral fire manifests itself?
Would the sky of India again appear clouded over by waving masses of smoke springing from the Vedic sacrificial fire? Or is the glory of Rantideva again going to be revived in the blood of the sacrificed animals? Are the old customs of Gomedha, Ashvamedha, or perpetuating the lineage from a husband's brother, and other usages of a like nature to come back again? Or is the deluge of a Buddhistic propaganda again going to turn the whole of India into a big monastery? Are the laws of Manu going to be rehabilitated as of yore? Or is the discrimination of food, prescribed and forbidden, varying in accordance with geographical dimensions, as it is at the present day, alone going to have its all-powerful domination over the length and breadth of the country? Is the caste system to remain, and is it going to depend eternally upon the birthright of a man, or is it going to be determined by his qualification? And again in that caste system, is the discrimination of food, its touchableness or untouchableness, dependent upon the purity or the impurity of the man who touches it, to be observed as it is in Bengal, or will it assume a form more strict as it does in Madras? Or, as in the Punjab, will all such restrictions be obliterated? Are the marriages of the different Varnas to take place from the upper to the lower Varna in the successive order, as in Manu's days, and as it is still in vogue in Nepal? Or, as in Bengal and other places, are they to be kept restricted to a very limited number of individuals constituting one of the several communities of a certain class of the Varna? To give a conclusive answer to all these questions is extremely difficult. They become the more difficult of solution, considering the difference in the customs prevailing in different parts of the country — nay, as we find even in the same part of the country such a wide divergence of customs among different castes and families.
Then what is to be?
What we should have is what we have not, perhaps what our forefathers even had not — that which the Yavanas had; that, impelled by the life-vibration of which, is issuing forth in rapid succession from the great dynamo of Europe, the electric flow of that tremendous power vivifying the whole world. We want that. We want that energy, that love of independence, that spirit of self-reliance, that immovable fortitude, that dexterity in action, that bond of unity of purpose, that thirst for improvement. Checking a little the constant looking back to the past, we want that expansive vision infinitely projected forward; and we want — that intense spirit of activity (Rajas) which will flow through our every vein, from head to foot.
What can be a greater giver of peace than renunciation? A little ephemeral worldly good is nothing in comparison with eternal good; no doubt of that. What can bring greater strength than Sattva Guna (absolute purity of mind)? It is indeed true that all other kinds of knowledge are but non-knowledge in comparison with Self-knowledge. But I ask: How many are there in the world fortunate enough to gain that Sattva Guna? How many in this land of Bharata? How many have that noble heroism which can renounce all, shaking off the idea of "I and mine"? How many are blessed enough to possess that far-sight of wisdom which makes the earthly pleasures appear to be but vanity of vanities? Where is that broad-hearted man who is apt to forget even his own body in meditating over the beauty and glory of the Divine? Those who are such are but a handful in comparison to the population of the whole of India; and in order that these men may attain to their salvation, will the millions and millions of men and women of India have to be crushed under the wheel of the present-day society and religion?
And what good can come out of such a crushing?
Do you not see — talking up this plea of Sattva, the country has been slowly and slowly drowned in the ocean of Tamas or dark ignorance? Where the most dull want to hide their stupidity by covering it with a false desire for the highest knowledge which is beyond all activities, either physical or mental; where one, born and bred in lifelong laziness, wants to throw the veil of renunciation over his own unfitness for work; where the most diabolical try to make their cruelty appear, under the cloak of austerity, as a part of religion; where no one has an eye upon his own incapacity, but everyone is ready to lay the whole blame on others; where knowledge consists only in getting some books by heart, genius consists in chewing the cud of others' thoughts, and the highest glory consists in taking the name of ancestors: do we require any other proof to show that that country is being day by day drowned in utter Tamas?
Therefore Sattva or absolute purity is now far away from us. Those amongst us who are not yet fit, but who hope to be fit, to reach to that absolutely pure Paramahamsa state — for them the acquirement of Rajas or intense activity is what is most beneficial now. Unless a man passes through Rajas, can he ever attain to that perfect Sâttvika state? How can one expect Yoga or union with God, unless one has previously finished with his thirst for Bhoga or enjoyment? How can renunciation come where there is no Vairâgya or dispassion for all the charms of enjoyment?
On the other hand, the quality of Rajas is apt to die down as soon as it comes up, like a fire of palm leaves. The presence of Sattva and the Nitya or Eternal Reality is almost in a state of juxtaposition — Sattva is nearly Nitya. Whereas the nation in which the quality of Rajas predominates is not so long-lived, but a nation with a preponderance of Sattva is, as it were, immortal. History is a witness to this fact.
In India, the quality of Rajas is almost absent: the same is the case with Sattva in the West. It is certain, therefore, that the real life of the Western world depends upon the influx, from India, of the current of Sattva or transcendentalism; and it is also certain that unless we overpower and submerge our Tamas by the opposite tide of Rajas, we shall never gain any worldly good or welfare in this life; and it is also equally certain that we shall meet many formidable obstacles in the path of realisation of those noble aspirations and ideals connected with our after-life.
The one end and aim of the Udbodhana is to help the union and intermingling of these two forces, as far as it lies in its power.
True, in so doing there is a great danger — lest by this huge wave of Western spirit are washed away all our most precious jewels, earned through ages of hard labour; true, there is fear lest falling into its strong whirlpool, even the land of Bharata forgets itself so far as to be turned into a battlefield in the struggle after earthly enjoyments; ay, there is fear, too, lest going to imitate the impossible and impracticable foreign ways, rooting out as they do our national customs and ideals, we lose all that we hold dear in this life and be undone in the next!
To avoid these calamities we must always keep the wealth of our own home before our eyes, so that every one down to the masses may always know and see what his own ancestral property is. We must exert ourselves to do that; and side by side, we should be brave to open our doors to receive all available light from outside. Let rays of light come in, in sharp-driving showers from the four quarters of the earth; let the intense flood of light flow in from the West — what of that? Whatever is weak and corrupt is liable to die — what are we to do with it? If it goes, let it go, what harm does it do to us? What is strong and invigorating is immortal. Who can destroy that?
How many gushing springs and roaring cataracts, how many icy rivulets and ever-flowing streamlets, issuing from the eternal snow-capped peaks of the Himalayas, combine and flow together to form the gigantic river of the gods, the Gangâ, and rush impetuously towards the ocean! So what a variety of thoughts and ideas, how many currents of forces, issuing from innumerable saintly hearts, and from brains of geniuses of various lands have already enveloped India, the land of Karma, the arena for the display of higher human activities! Look! how under the dominion of the English, in these days of electricity, railroad, and steamboat, various sentiments, manners, customs, and morals are spreading all over the land with lightning speed. Nectar is coming, and along with it, also poison; good is coming, as well as evil. There has been enough of angry opposition and bloodshed; the power of stemming this tide is not in Hindu society. Everything, from water filtered by machinery and drawn from hydrants, down to sugar purified with bone-ash, is being quietly and freely taken by almost every one, in spite of much show of verbal protest. Slowly and slowly, by the strong dint of law, many of our most cherished customs are falling off day by day — we have no power to withstand that. And why is there no power? Is truth really powerless? "Truth alone conquers and not falsehood." — Is this Divine Vedic saying false? Or who knows but that those very customs which are being swept away by the deluge of the power of Western sovereignty or of Western education were not real Âchâras, but were Anâchâras after all. This also is a matter for serious consideration.
बहुजनहिताय बहुजनसुखाय — "For the good of the many, as well as for the happiness of the many" — in an unselfish manner, with a heart filled with love and reverence, the Udbodhana invites all wise and large-hearted men who love their motherland to discuss these points and solve these problems; and, being devoid of the feeling of hatred or antagonism, as well as turning itself away from the infliction of abusive language directed towards any individual, or society, or any sect, it offers its whole self for the service of all classes.
To work we have the right, the result is in the hands of the Lord. We only pray: "O Thou Eternal Spirit, make us spiritual; O Thou Eternal Strength, make us strong; O Thou Mighty One, make us mighty."
Notes
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