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Conclusion

Volume3 lecture
560 mots · 2 min de lecture · Para-Bhakti or Supreme Devotion

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Français

CHAPITRE X

CONCLUSION

Quand cet idéal le plus élevé de l'amour est atteint, on rejette la philosophie ; qui s'en souciera alors ? La liberté, le Salut, le Nirvâna (la cessation de la souffrance et du cycle des renaissances) — tout est rejeté ; qui veut devenir libre tout en jouissant de l'amour divin ? « Seigneur, je ne veux ni richesses, ni amis, ni beauté, ni savoir, ni même la liberté ; laisse-moi naître encore et encore, et sois Toi toujours mon Amour. Sois Toi toujours et à jamais mon Amour. » « Qui veut devenir du sucre ? » dit le Bhakta (le dévot d'amour), « Je veux goûter le sucre. » Qui voudra alors désirer être libre et un avec Dieu ? « Je sais peut-être que Je suis Lui ; mais je m'éloignerai quand même de Lui et deviendrai différent, afin de pouvoir jouir du Bien-Aimé. » C'est ce que dit le Bhakta. L'amour pour l'amour lui-même est sa plus haute jouissance. Qui ne voudrait pas être enchaîné pieds et poings liés mille fois pour jouir du Bien-Aimé ? Aucun Bhakta ne se soucie de rien excepté de l'amour, d'aimer et d'être aimé. Son amour détaché du monde est comme la marée qui monte dans la rivière ; cet amoureux remonte le cours contre le courant. Le monde l'appelle fou. Je connais quelqu'un que le monde avait coutume d'appeler fou, et voici sa réponse : « Mes amis, le monde entier est un asile de fous. Certains sont fous de l'amour mondain, certains de la renommée, certains de la gloire, certains de l'argent, certains du salut et d'aller au paradis. Dans ce grand asile de fous, je suis aussi fou — je suis fou de Dieu. Si vous êtes fous d'argent, je suis fou de Dieu. Vous êtes fous ; moi aussi. Je pense que ma folie est après tout la meilleure. » Le vrai amour du Bhakta est cette folie ardente devant laquelle tout le reste s'évanouit pour lui. Tout l'univers lui est plein d'amour et d'amour seul ; c'est ainsi que les choses se présentent à l'amoureux. Aussi, quand un homme a cet amour en lui, il devient éternellement béni, éternellement heureux. Seule cette folie bienheureuse de l'amour divin peut guérir pour toujours la maladie du monde qui est en nous. Avec le désir, l'égoïsme s'est évanoui. Il s'est approché de Dieu, il a rejeté tous ces vains désirs dont il était plein auparavant.

Nous devons tous commencer comme dualistes dans la religion de l'amour. Dieu est pour nous un Être séparé, et nous nous sentons nous-mêmes comme des êtres séparés. L'amour vient alors au milieu, et l'homme commence à s'approcher de Dieu, et Dieu aussi se rapproche de plus en plus de l'homme. L'homme assume toutes les diverses relations de la vie, comme père, comme mère, comme fils, comme ami, comme maître, comme amant, et les projette sur son idéal d'amour, sur son Dieu. Pour lui, Dieu existe sous toutes ces formes, et le dernier point de son progrès est atteint quand il sent qu'il s'est absolument fondu dans l'objet de son adoration. Nous commençons tous par nous aimer nous-mêmes, et les prétentions injustes du petit moi rendent même l'amour égoïste. Mais à la fin vient la pleine splendeur de la lumière, dans laquelle ce petit moi est vu comme devenu un avec l'Infini. L'homme lui-même est transfiguré en présence de cette Lumière d'Amour, et il réalise enfin la belle et inspirante vérité que l'Amour, l'Amant et le Bien-Aimé sont Un.

English

CHAPTER X

CONCLUSION

When this highest ideal of love is reached, philosophy is thrown away; who will then care for it? Freedom, Salvation, Nirvâna — all are thrown away; who cares to become free while in the enjoyment of divine love? "Lord, I do not want wealth, nor friends, nor beauty, nor learning, nor even freedom; let me be born again and again, and be Thou ever my Love. Be Thou ever and ever my Love." "Who cares to become sugar?" says the Bhakta, "I want to taste sugar." Who will then desire to become free and one with God? "I may know that I am He; yet will I take myself away from Him and become different, so that I may enjoy the Beloved." That is what the Bhakta says. Love for love's sake is his highest enjoyment. Who will not be bound hand and foot a thousand times over to enjoy the Beloved? No Bhakta cares for anything except love, except to love and to be loved. His unworldly love is like the tide rushing up the river; this lover goes up the river against the current. The world calls him mad I know one whom the world used to call mad, and this was his answer: "My friends, the whole world is a lunatic asylum. Some are mad after worldly love, some after name, some after fame, some after money, some after salvation and going to heaven. In this big lunatic asylum I am also mad, I am mad after God. If you are mad after money, I am mad after God. You are mad; so am I. I think my madness is after all the best." The true Bhakta's love is this burning madness before which everything else vanishes for him. The whole universe is to him full of love and love alone; that is how it seems to the lover. So when a man has this love in him, he becomes eternally blessed, eternally happy. This blessed madness of divine love alone can cure for ever the disease of the world that is in us. With desire, selfishness has vanished. He has drawn near to God, he has thrown off all those vain desires of which he was full before.

We all have to begin as dualists in the religion of love. God is to us a separate Being, and we feel ourselves to be separate beings also. Love then comes in the middle, and man begins to approach God, and God also comes nearer and nearer to man. Man takes up all the various relationships of life, as father, as mother, as son, as friend, as master, as lover, and projects them on his ideal of love, on his God. To him God exists as all these, and the last point of his progress is reached when he feels that he has become absolutely merged in the object of his worship. We all begin with love for ourselves, and the unfair claims of the little self make even love selfish. At last, however, comes the full blaze of light, in which this little self is seen to have become one with the Infinite. Man himself is transfigured in the presence of this Light of Love, and he realises at last the beautiful and inspiring truth that Love, the Lover, and the Beloved are One.


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