La voie vers la béatitude
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Français
LA VOIE VERS LA BÉATITUDE
Je vais vous raconter ce soir une histoire tirée des Védas. Les Védas sont les écritures sacrées des hindous et constituent une vaste collection littéraire, dont la dernière partie s'appelle le Vedânta (la fin ou le couronnement des Védas), qui traite des théories qu'ils contiennent, et plus particulièrement de la philosophie qui nous concerne. Ils sont écrits en sanskrit archaïque, et vous devez vous rappeler qu'ils ont été écrits il y a des milliers d'années. Il y avait un certain homme qui voulait faire un grand sacrifice. Dans la religion des hindous, le sacrifice joue un rôle considérable. Il y a diverses sortes de sacrifices. On érige des autels, on verse des oblations dans le feu, on répète divers hymnes et ainsi de suite ; et à la fin du sacrifice, on fait un don aux brahmanes et aux pauvres. Chaque sacrifice a son don particulier. Il y avait un sacrifice où tout ce qu'un homme possédait devait être donné. Or cet homme, bien que riche, était avare, et en même temps voulait acquérir une grande renommée pour avoir accompli ce sacrifice des plus difficiles. Et quand il fit ce sacrifice, au lieu de donner tout ce qu'il avait, il ne donna que ses vaches aveugles, boiteuses et vieilles qui ne donneraient plus jamais de lait. Mais il avait un fils appelé Nachikétas, un jeune garçon brillant, qui, observant les pauvres offrandes faites par son père et réfléchissant au démérite qui en résulterait certainement, résolut de les compenser en faisant don de lui-même. Il alla donc trouver son père et dit : « Et à qui me donneras-tu ? » Le père ne répondit pas au garçon, et le garçon demanda une deuxième et une troisième fois, sur quoi le père, irrité, dit : « C'est à Yama que je te donne, c'est à la Mort que je te donne. » Et le garçon alla droit au royaume de Yama (le dieu de la mort). Yama n'était pas chez lui, alors il attendit là. Après trois jours, Yama vint et lui dit : « Ô brahmane, tu es mon hôte, et tu es resté ici trois jours sans aucune nourriture. Je te salue, et afin de te dédommager de ce désagrément, je t'accorderai trois vœux. » Le garçon demanda alors le premier vœu : « Que la colère de mon père contre moi s'apaise », et le second vœu était qu'il voulait connaître un certain sacrifice. Et puis vint le troisième vœu. « Quand un homme meurt, la question se pose : Qu'advient-il de lui ? Certains disent qu'il cesse d'exister. D'autres disent qu'il existe. S'il vous plaît, dites-moi quelle est la réponse. C'est le troisième vœu que je désire. » Alors la Mort répondit : « Les dieux dans les temps anciens ont essayé de percer ce mystère ; ce mystère est si subtil qu'il est difficile à connaître. Demande quelque autre vœu : ne demande pas celui-ci. Demande une longue vie de cent ans. Demande du bétail et des chevaux, demande de grands royaumes. Ne me presse pas de répondre à cela. Tout ce que l'homme désire pour son plaisir, demande tout cela et je le comblerai, mais ne cherche pas à connaître ce secret. » « Non, seigneur, dit le garçon, l'homme ne saurait être satisfait par la richesse ; si nous avions voulu la richesse, nous l'aurions obtenue, puisque nous vous avons vu. Nous vivrons aussi longtemps que vous régnerez. Quel mortel périssable, vivant dans le monde d'en bas et possédant la connaissance, ayant gagné la compagnie de l'impérissable et de l'immortel, se délecterait d'une longue vie, connaissant la nature du plaisir produit par le chant et le jeu ? Dites-moi donc ce secret sur le grand au-delà, je ne veux rien d'autre ; voilà ce que Nachikétas veut, le mystère de la mort. » Alors le Dieu de la mort fut satisfait. Nous avons dit dans les deux ou trois dernières conférences que ce Jnâna (la voie de la connaissance) prépare l'esprit. Vous voyez donc ici que la première préparation est qu'un homme ne doit rien désirer d'autre que la vérité, et la vérité pour elle-même. Voyez comment ce garçon rejeta tous ces dons que la Mort lui offrait ; possessions, propriétés, richesse, longue vie, tout cela il était prêt à le sacrifier pour cette seule idée, la connaissance seule, la vérité. C'est ainsi seulement que la vérité peut venir. Le Dieu de la mort fut satisfait. « Voici deux voies, dit-il, l'une de jouissance, l'autre de béatitude. Ces deux voies attirent l'humanité de diverses manières. Celui qui, des deux, choisit celle qui mène à la béatitude devient un sage, et celui qui choisit la voie de la jouissance dégénère. Je te loue, Nachikétas ; tu n'as pas demandé le désir. De diverses manières je t'ai tenté vers la voie de la jouissance ; tu leur as résisté toutes, tu as compris que la connaissance est bien plus élevée qu'une vie de jouissance.
« Tu as compris que l'homme qui vit dans l'ignorance et jouit n'est pas différent de la bête brute. Et pourtant il y en a beaucoup qui, bien que plongés dans l'ignorance, dans l'orgueil de leur cœur, pensent être de grands sages et tournent en rond dans maints chemins tortueux, comme des aveugles conduits par des aveugles. Cette vérité, Nachikétas, ne brille jamais dans le cœur de ceux qui sont comme des enfants ignorants, aveuglés par quelques mottes de terre. Ils ne comprennent ni ce monde, ni l'autre monde. Ils nient celui-ci et l'autre, et ainsi reviennent encore et encore sous mon pouvoir. Beaucoup n'ont même pas l'occasion d'en entendre parler ; et beaucoup, même en l'entendant, ne peuvent la connaître, parce que le maître doit être merveilleux ; merveilleux aussi doit être celui à qui la connaissance est transmise. Si celui qui parle n'est pas un homme hautement avancé, alors même si elle est entendue cent fois et enseignée cent fois, la vérité n'illumine jamais l'âme. Ne trouble pas ton esprit par de vains arguments, Nachikétas ; cette vérité ne devient lumineuse que dans le cœur qui a été purifié. Celui qui ne peut être vu qu'avec la plus grande difficulté, Celui qui est caché, Celui qui est entré dans la caverne du cœur des cœurs — l'Ancien — ne peut être vu avec les yeux extérieurs ; Le voyant avec les yeux de l'âme, on renonce à la fois au plaisir et à la douleur. Celui qui connaît ce secret renonce à tous ses vains désirs et atteint cette perception subtile, et devient ainsi à jamais bienheureux. Nachikétas, voilà la voie vers la béatitude. Il est au-delà de toute vertu, au-delà de tout vice, au-delà de tous les devoirs, au-delà de tous les non-devoirs, au-delà de toute existence, au-delà de tout ce qui doit être ; celui qui sait cela, celui-là seul sait. Celui que tous les Védas cherchent, pour voir Celui pour qui les hommes s'astreignent à toutes sortes d'ascèses, je vais te dire Son nom : c'est Om. Cet Om éternel est le Brahman (la Réalité absolue), c'est l'Immortel ; celui qui connaît le secret de cela — tout ce qu'il désire est sien. Ce Soi de l'homme, Nachikétas, au sujet duquel tu cherches à savoir, n'est jamais né et ne meurt jamais. Sans commencement, existant de toute éternité, cet Ancien n'est pas détruit quand le corps est détruit. Si le meurtrier pense qu'il peut tuer, et si l'homme tué pense qu'il est tué, tous deux se trompent, car le Soi ne peut ni tuer, ni être tué. Infiniment plus petit que la plus petite particule, infiniment plus grand que la plus grande existence, le Seigneur de tout vit dans la caverne du cœur de chaque être. Celui qui est devenu pur de tout péché Le voit dans toute Sa gloire, par la grâce de ce même Seigneur. (Nous constatons que la grâce de Dieu est l'une des causes de la réalisation de Dieu.) Assis, Il va loin ; couché, Il va partout ; qui d'autre que les hommes à l'entendement purifié et subtil est qualifié pour connaître le Dieu en qui tous les attributs contradictoires se rencontrent ? Sans corps, pourtant vivant dans le corps, intouché, et pourtant apparemment en contact, omniprésent — connaissant l'Âtman (le Soi) comme tel, le sage renonce à toute misère. Cet Âtman ne peut être atteint par l'étude des Védas, ni par le plus haut intellect, ni par un grand savoir. Celui que l'Âtman cherche, celui-là obtient l'Âtman ; à lui Il révèle Sa gloire. Celui qui fait continuellement de mauvaises actions, celui dont l'esprit n'est pas calme, celui qui ne peut méditer, celui qui est toujours troublé et inconstant — il ne peut comprendre ni réaliser cet Âtman qui est entré dans la caverne du cœur. Ce corps, ô Nachikétas, est le char, les organes des sens sont les chevaux, l'esprit est les rênes, l'intellect est le cocher, et l'âme est le passager du char. Quand l'âme s'unit au cocher, Buddhi (l'intellect), et par lui à l'esprit, les rênes, et par l'esprit aux organes, les chevaux, on dit qu'elle jouit ; elle perçoit, elle agit, elle œuvre. Celui dont l'esprit n'est pas maîtrisé et qui n'a pas de discernement, ses sens sont incontrôlables comme des chevaux vicieux entre les mains d'un cocher. Mais celui qui a le discernement, dont l'esprit est maîtrisé, ses organes sont toujours dociles comme de bons chevaux entre les mains d'un cocher. Celui qui a le discernement, dont l'esprit est toujours en chemin pour comprendre la vérité, qui est toujours pur — celui-là reçoit cette vérité dont l'atteinte signifie l'absence de renaissance. Cela, ô Nachikétas, est très difficile, la voie est longue, et il est ardu d'y parvenir. Seuls ceux qui ont atteint la perception la plus subtile peuvent la voir, peuvent la comprendre. Pourtant ne sois pas effrayé. Éveille-toi, agis. Ne t'arrête pas avant d'avoir atteint le but. Car les sages disent que la tâche est très difficile, comme marcher sur le fil d'un rasoir. Celui qui est au-delà des sens, au-delà de tout contact, au-delà de toute forme, au-delà de tout goût, l'Immuable, l'Infini, au-delà même de l'intelligence, l'Indestructible — Le connaissant Lui seul, nous sommes à l'abri des mâchoires de la mort. »
Jusqu'ici, nous voyons que Yama décrit le but à atteindre. La première idée que nous recevons est que la naissance, la mort, la misère, et les divers ballottements auxquels nous sommes soumis dans le monde ne peuvent être surmontés qu'en connaissant ce qui est réel. Qu'est-ce qui est réel ? Ce qui ne change jamais, le Soi de l'homme, le Soi derrière l'univers. Puis, il est dit aussi qu'il est très difficile de Le connaître. Connaître ne signifie pas simplement un assentiment intellectuel, cela signifie la réalisation. Encore et encore nous avons lu que ce Soi doit être vu, doit être perçu. Nous ne pouvons pas Le voir avec les yeux ; la perception pour Le discerner doit devenir très subtile. C'est une perception grossière par laquelle les murs et les livres sont perçus, mais la perception pour discerner la vérité doit être rendue très fine, et c'est tout le secret de cette connaissance. Puis Yama dit qu'on doit être très pur. C'est la voie pour rendre la perception très subtile ; et puis il poursuit en nous indiquant d'autres voies. Cet Un auto-existant est bien éloigné des organes. Les organes ou instruments voient vers l'extérieur, mais l'Un auto-existant, le Soi, est vu vers l'intérieur. Vous devez vous rappeler la qualification qui est requise : le désir de connaître ce Soi en tournant les yeux vers l'intérieur. Toutes ces belles choses que nous voyons dans la nature sont très bonnes, mais ce n'est pas la manière de voir Dieu. Nous devons apprendre à tourner les yeux vers l'intérieur. L'empressement des yeux à voir vers l'extérieur devrait être restreint. Quand vous marchez dans une rue animée, il est difficile d'entendre l'homme qui parle avec vous, à cause du bruit des voitures qui passent. Il ne peut vous entendre parce qu'il y a trop de bruit. L'esprit va vers l'extérieur, et vous ne pouvez entendre l'homme qui est à côté de vous. De la même manière, ce monde autour de nous fait un tel bruit qu'il entraîne l'esprit vers l'extérieur. Comment pouvons-nous voir le Soi ? Cet aller vers l'extérieur doit être arrêté. C'est ce que signifie tourner les yeux vers l'intérieur, et alors seulement la gloire du Seigneur intérieur sera vue.
Qu'est ce Soi ? Nous avons vu qu'Il est même au-delà de l'intellect. Nous apprenons de la même Upanishad (les traités philosophiques qui forment la fin des Védas) que ce Soi est éternel et omniprésent, que vous et moi et nous tous sommes des êtres omniprésents, et que le Soi est immuable. Or, cet Être omniprésent ne peut être qu'un. Il ne peut y avoir deux êtres également omniprésents — comment serait-ce possible ? Il ne peut y avoir deux êtres infinis, et le résultat est qu'il n'y a réellement qu'un seul Soi, et vous, moi et l'univers tout entier ne sommes qu'un, apparaissant comme la pluralité. « De même que le feu unique entrant dans le monde se manifeste de diverses manières, de même cet unique Soi, le Soi de tout, se manifeste en toute forme. » Mais la question est : si ce Soi est parfait et pur, et l'Être unique de l'univers, qu'advient-il de Lui quand Il entre dans le corps impur, le corps méchant, le corps bon, et ainsi de suite ? Comment peut-Il rester parfait ? « Le soleil unique est la cause de la vision dans chaque œil, et pourtant il n'est pas touché par les défauts dans les yeux de quiconque. » Si un homme a la jaunisse, il voit tout en jaune ; la cause de sa vision est le soleil, mais le fait qu'il voie tout en jaune ne touche pas le soleil. De même, cet Être unique, bien qu'Il soit le Soi de chacun, n'est pas touché par les puretés ou les impuretés extérieures. « Dans ce monde où tout est évanescent, celui qui connaît Celui qui ne change jamais, dans ce monde d'insensibilité, celui qui connaît l'unique Être sensible, dans ce monde de pluralité, celui qui connaît cet Un et Le voit dans sa propre âme, à lui appartient la béatitude éternelle, à nul autre, à nul autre. Là le soleil ne brille pas, ni les étoiles, ni l'éclair ne luit, à plus forte raison le feu ? Lui brillant, tout brille ; par Sa lumière tout devient resplendissant. Quand tous les désirs qui troublent le cœur cessent, alors le mortel devient immortel, et ici même on atteint le Brahman. Quand toute la tortuosité du cœur disparaît, quand tous ses nœuds sont tranchés, alors seulement le mortel devient immortel. Voilà la voie. Que cette étude nous bénisse ; qu'elle nous soutienne ; qu'elle nous donne la force, qu'elle devienne énergie en nous ; puissions-nous ne pas nous haïr les uns les autres ; paix à tous ! »
Voilà la ligne de pensée que vous trouverez dans la philosophie du Vedânta. Nous voyons d'abord qu'il y a ici une pensée entièrement différente de ce que l'on trouve ailleurs dans le monde. Dans les parties les plus anciennes des Védas, la recherche était la même que dans les autres livres, la recherche était à l'extérieur. Dans certains des très anciens livres, la question était posée : « Qu'y avait-il au commencement ? Quand il n'y avait ni quelque chose ni rien, quand les ténèbres couvraient les ténèbres, qui a créé tout cela ? » Alors la recherche commença. Et ils se mirent à parler des anges, des Dévas (les êtres célestes), et de toutes sortes de choses, et plus tard nous trouvons qu'ils y renoncèrent comme sans espoir. De leur temps, la recherche était à l'extérieur et ils ne purent rien trouver ; mais dans les temps ultérieurs, comme nous le lisons dans les Védas, ils durent regarder à l'intérieur pour trouver l'Un auto-existant. Voilà l'idée fondamentale unique des Védas : que notre recherche dans les étoiles, les nébuleuses, la Voie lactée, dans tout cet univers extérieur ne mène à rien, ne résout jamais le problème de la vie et de la mort. Le mécanisme merveilleux à l'intérieur devait être analysé, et il leur révéla le secret de l'univers ; ni étoile ni soleil ne pouvaient le faire. L'homme devait être disséqué ; non pas le corps, mais l'âme de l'homme. Dans cette âme ils trouvèrent la réponse. Quelle fut la réponse qu'ils trouvèrent ? Que derrière le corps, derrière même l'esprit, il y a l'Un auto-existant. Il ne meurt pas, ni n'est né. L'Un auto-existant est omniprésent, car Il n'a pas de forme. Ce qui n'a ni forme ni contour, ce qui n'est limité ni par l'espace ni par le temps, ne peut vivre en un lieu particulier. Comment le pourrait-il ? Il est partout, omniprésent, également présent à travers nous tous.
Quelle est l'âme de l'homme ? Il y avait un parti qui soutenait qu'il y a un Être, Dieu, et un nombre infini d'âmes en outre, qui sont éternellement séparées de Dieu en essence, en forme et en tout. C'est le dualisme. C'est la vieille idée ancienne et brute. La réponse donnée par un autre parti était que l'âme était une partie de l'Existence Divine infinie. De même que ce corps est un petit monde en soi, et que derrière lui se trouve l'esprit ou la pensée, et derrière cela l'âme individuelle, de même le monde entier est un corps, et derrière cela se trouve l'esprit universel, et derrière cela l'Âme universelle. De même que ce corps est une portion du corps universel, de même cet esprit est une portion de l'esprit universel, et l'âme de l'homme une portion de l'Âme universelle. C'est ce qu'on appelle le Vishishtâdvaita (le monisme qualifié). Or, nous savons que l'Âme universelle est infinie. Comment l'infini peut-il avoir des parties ? Comment peut-il être divisé, fragmenté ? Il peut être très poétique de dire que je suis une étincelle de l'Infini, mais c'est absurde pour l'esprit pensant. Que signifie diviser l'Infini ? Est-ce quelque chose de matériel qu'on peut séparer ou couper en morceaux ? L'Infini ne peut jamais être divisé. Si c'était possible, il ne serait plus l'Infini. Quelle est alors la conclusion ? La réponse est que cette Âme qui est l'universelle, c'est vous ; vous n'êtes pas une partie mais la totalité de celle-ci. Vous êtes la totalité de Dieu. Alors, que sont toutes ces variétés ? Nous trouvons tant de millions d'âmes individuelles. Que sont-elles ? Si le soleil se reflète sur des millions de globules d'eau, dans chaque globule se trouve la forme, l'image parfaite du soleil ; mais ce ne sont que des images, et le vrai soleil n'est qu'un. Ainsi cette âme apparente qui est en chacun de nous n'est que l'image de Dieu, rien de plus. L'Être réel qui est derrière est ce Dieu unique. Nous sommes tous un là-bas. En tant que Soi, il n'y en a qu'un dans l'univers. Il est en moi et en vous, et n'est qu'un ; et cet unique Soi s'est reflété dans tous ces divers corps comme autant de soi différents. Mais nous ne le savons pas ; nous pensons que nous sommes séparés les uns des autres et séparés de Lui. Et tant que nous le pensons, la misère sera dans le monde. C'est une hallucination.
Puis l'autre grande source de misère est la peur. Pourquoi un homme nuit-il à un autre ? Parce qu'il craint de ne pas avoir assez de jouissance. Un homme craint de ne peut-être pas avoir assez d'argent, et cette peur le pousse à nuire aux autres et à les dépouiller. Comment peut-il y avoir de la peur s'il n'y a qu'une seule existence ? Si la foudre tombe sur ma tête, c'est moi qui étais la foudre, parce que je suis la seule existence. Si une peste vient, c'est moi ; si un tigre vient, c'est moi. Si la mort vient, c'est moi. Je suis à la fois la mort et la vie. Nous voyons que la peur vient avec l'idée qu'il y a deux dans l'univers. On nous a toujours prêché : « Aimez-vous les uns les autres. » Pourquoi ? Cette doctrine a été prêchée, mais l'explication est ici. Pourquoi devrais-je aimer tout le monde ? Parce qu'eux et moi ne faisons qu'un. Pourquoi devrais-je aimer mon frère ? Parce que lui et moi ne faisons qu'un. Il y a cette unicité ; cette solidarité de l'univers tout entier. Du plus humble ver qui rampe sous nos pieds aux plus hauts êtres qui aient jamais vécu — tous ont des corps divers, mais sont la même Âme unique. Par toutes les bouches, vous mangez ; par toutes les mains, vous travaillez ; par tous les yeux, vous voyez. Vous jouissez de la santé dans des millions de corps, vous souffrez de la maladie dans des millions de corps. Quand cette idée vient, et que nous la réalisons, la voyons, la sentons, alors la misère cessera, et la peur avec elle. Comment puis-je mourir ? Il n'y a rien au-delà de moi. La peur cesse, et alors seulement viennent le bonheur parfait et l'amour parfait. Cette sympathie universelle, cet amour universel, cette béatitude universelle, qui ne change jamais, élève l'homme au-dessus de tout. Elle n'a pas de réactions et aucune misère ne peut l'atteindre ; mais cette petite nourriture et boisson du monde apporte toujours une réaction. La cause entière en est ce dualisme, l'idée que je suis séparé de l'univers, séparé de Dieu. Mais dès que nous avons réalisé que « je suis Lui, je suis le Soi de l'univers, je suis éternellement bienheureux, éternellement libre » — alors viendra le vrai amour, la peur s'évanouira, et toute misère cessera.
English
THE WAY TO BLESSEDNESS
I shall tell you a story from the Vedas tonight. The Vedas are the sacred scriptures of the Hindus and are a vast collection of literature, of which the last part is called the Vedanta, meaning the end of the Vedas. It deals with the theories contained in them, and more especially the philosophy with which we are concerned. It is written in archaic Sanskrit, and you must remember it was written thousands of years ago. There was a certain man who wanted to make a big sacrifice. In the religion of the Hindus, sacrifice plays a great part. There are various sorts of sacrifices. They make altars and pour oblations into the fire, and repeat various hymns and so forth; and at the end of the sacrifice they make a gift to the Brahmins and the poor. Each sacrifice has its peculiar gift. There was one sacrifice, where everything a man possessed had to be given up. Now this man, though rich, was miserly, and at the same time wanted to get a great name for having done this most difficult sacrifice. And when he did this sacrifice, instead of giving up everything he had, he gave away only his blind, lame, and old cows that would never more give milk. But he had a son called Nachiketas, a bright young boy, who, observing the poor gifts made by his father, and pondering on the demerit that was sure to accrue to him thereby, resolved to make amends for them by making a gift of himself. So he went to his father and said, "And to whom will you give me?" The father did not answer the boy, and the boy asked a second and a third time, when the father got vexed and said, "Thee I give unto Yama, thee I give unto Death." And the boy went straight to the kingdom of Yama. Yama was not at home, so he waited there. After three days Yama came and said to him, "O Brahmin, thou art my guest, and thou hast been here for three days without any food. I salute thee, and in order to repay thee for this trouble, I will grant thee three boons." Then the boy asked the first boon, "May my father's anger against me get calmed down," and the second boon was that he wanted to know about a certain sacrifice. And then came the third boon. "When a man dies, the question arises: What becomes of him: Some people say he ceases to exist. Others say that he exists. Please tell me what the answer is. This is the third boon that I want." Then Death answered, "The gods in ancient times tried to unravel the mystery; this mystery is so fine that it is hard to know. Ask for some other boon: do not ask this one. Ask for a long life of a hundred years. Ask for cattle and horses, ask for great kingdoms. Do not press me to answer this. Whatever man desires for his enjoyment, ask all that and I will fulfil it, but do not want to know this secret." "No sir," said the boy, man is not to be satisfied with wealth; if wealth were wanted, we should "get it, if we have only seen you. We shall also live so long as you rule. What decaying mortal, living in the world below and possessed of knowledge, having gained the company of the undecaying and the immortal, will delight in long life, knowing the nature of the pleasure produced by song and sport? Therefore, tell me this secret about the great hereafter, I do not want anything else; that is what Nachiketas wants, the mystery of death." Then the God of death was pleased. We have been saying in the last two or three lectures that this Jnâna prepares the mind. So you see here that the first preparation is that a man must desire nothing else but the truth, and truth for truth's sake. See how this boy rejected all these gifts which Death offered him; possessions, property, wealth, long life, and everything he was ready to sacrifice for this one idea, knowledge only, the truth. Thus alone can truth come. The God of death became pleased. "Here are two ways," he said, "one of enjoyment, the other of blessedness. These two in various ways draw mankind. He becomes a sage who, of these two, takes up that which leads to blessedness, and he degenerates who takes up the road to enjoyment. I praise you, Nachiketas; you have not asked for desire. In various ways I tempted you towards the path of enjoyment; you resisted them all, you have known that knowledge is much higher than a life of enjoyment.
"You have understood that the man who lives in ignorance and enjoys, is not different from the brute beast. Yet there are many who, though steeped in ignorance, in the pride of their hearts, think that they are great sages and go round and round in many crooked ways, like the blind led by the blind. This truth, Nachiketas, never shines in the heart of those who are like ignorant children, deluded by a few lumps of earth. They do not understand this world, nor the other world. They deny this and the other one, and thus again and again come under my control. Many have not even the opportunity to hear about it; and many, though hearing, cannot know it, because the teacher must be wonderful; so must he be wonderful too unto whom the knowledge is carried. If the speaker is a man who is not highly advanced, then even a hundred times heard, and a hundred times taught, the truth never illumines the soul. Do not disturb your mind by vain arguments, Nachiketas; this truth only becomes effulgent in the heart which has been made pure. He who cannot be seen without the greatest difficulty, He who is hidden, He who has entered the cave of the heart of hearts — the Ancient One — cannot be seen with the external eyes; seeing Him with the eyes of the soul, one gives up both pleasure and pain. He who knows this secret gives up all his vain desires, and attains this superfine perception, and thus becomes ever blessed. Nachiketas, that is the way to blessedness. He is beyond all virtue, beyond all vice, beyond all duties, beyond all non-duties, beyond all existence, beyond all that is to be; he who knows this, alone knows. He whom all the Vedas seek, to see whom men undergo all sorts of asceticism, I will tell you His name: It is Om. This eternal Om is the Brahman, this is the immortal One; he who knows the secret of this — whatever he desires is his. This Self of man, Nachiketas, about which you seek to know, is never born, and never dies. Without beginning, ever existing, this Ancient One is not destroyed, when the body is destroyed. If the slayer thinks that he can slay, and if the slain man thinks he is slain, both are mistaken, for neither can the Self kill, nor can It be killed. Infinitely smaller than the smallest particle, infinitely greater than the greatest existence, the Lord of all lives in the cave of the heart of every being. He who has become sinless sees Him in all His glory, through the mercy of the same Lord. (We find that the mercy of God is one of the causes of God-realisation.) Sitting He goes far, lying He goes everywhere; who else but men of purified and subtle understanding are qualified to know the God in whom all conflicting attributes meet? Without body, yet living in the body, untouched, yet seemingly in contact, omnipresent — knowing the Âtman to be such, the sage gives up all misery. This Atman is not to be attained by the study of the Vedas, nor by the highest intellect, nor by much learning. Whom the Atman seeks, he gets the Atman; unto him He discloses His glory. He who is continuously doing evil deeds, he whose mind is not calm, he who cannot meditates he who is always disturbed and fickle — he cannot understand and realise this Atman who has entered the cave of the heart. This body, O Nachiketas, is the chariot, the organs of the senses are the horses, the mind is the reins, the intellect is the charioteer, and the soul is the rider in the chariot. When the soul joins himself with the charioteer, Buddhi or intellect, and then through it with the mind, the reins, and through it again with the organs, the horses, he is said to be the enjoyer; he perceives, he works, he acts. He whose mind is not under control, and who has no discrimination, his senses are not controllable like vicious horses in the hands of a driver. But he who has discrimination, whose mind is controlled, his organs are always controllable like good horses in the hands of a driver. He who has discrimination, whose mind is always in the way to understand truth, who is always pure — he receives that truth, attaining which there is no rebirth. This, O Nachiketas, is very difficult, the way is long, and it is hard to attain. It is only those who have attained the finest perception that can see it, that can understand it. Yet do not be frightened. Awake, be up and doing. Do not stop till you have reached the goal. For the sages say that the task is very difficult, like walking on the edge of a razor. He who is beyond the senses, beyond all touch, beyond all form, beyond all taste, the Unchangeable, the Infinite, beyond even intelligence, the Indestructible — knowing Him alone, we are safe from the jaws of death."
So far, we see that Yama describes the goal that is to be attained. The first idea that we get is that birth, death, misery, and the various tossings about to which we are subject in the world can only be overcome by knowing that which is real. What is real? That which never changes, the Self of man, the Self behind the universe. Then, again, it is said that it is very difficult to know Him. Knowing does not mean simply intellectual assent, it means realisation. Again and again we have read that this Self is to be seen, to be perceived. We cannot see it with the eyes; the perception for it has to become superfine. It is gross perception by which the walls and books are perceived, but the perception to discern the truth has to be made very fine, and that is the whole secret of this knowledge. Then Yama says that one must be very pure. That is the way to making the perception superfine; and then he goes on to tell us other ways. That self-existent One is far removed from the organs. The organs or instruments see outwards, but the self-existing One, the Self, is seen inwards. You must remember the qualification that is required: the desire to know this Self by turning the eyes inwards. All these beautiful things that we see in nature are very good, but that is not the way to see God. We must learn how to turn the eyes inwards. The eagerness of the eyes to see outwards should be restricted. When you walk in a busy street, it is difficult to hear the man speak with whom you are walking, because of the noise of the passing carriages. He cannot hear you because there is so much noise. The mind is going outwards, and you cannot hear the man who is next to you. In the same way, this world around us is making such a noise that it draws the mind outwards. How can we see the Self? This going outwards must be stopped. That is what is meant by turning the eyes inwards, and then alone the glory of the Lord within will be seen.
What is this Self? We have seen that It is even beyond the intellect. We learn from the same Upanishad that this Self is eternal and omnipresent, that you and I and all of us are omnipresent beings, and that the Self is changeless. Now this omnipresent Being can be only one. There cannot be two beings who are equally omnipresent — how could that be? There cannot be two beings who are infinite, and the result is, there is really only one Self, and you, I, and the whole universe are but one, appearing as many. "As the one fire entering into the world manifests itself in various ways, even so that one Self, the Self of all, manifests Itself in every form." But the question is: If this Self is perfect and pure, and the One Being of the universe, what becomes of It when It goes into the impure body, the wicked body, the good body, and so on? How can It remain perfect? "The one sun is the cause of vision in every eye, yet it is not touched by the defects in the eyes of any." If a man has jaundice he sees everything as yellow; the cause of his vision is the sun, but his seeing everything as yellow does not touch the sun. Even so this One Being, though the Self of every one, is not touched by the purities or impurities outside. "In this world where everything is evanescent, he who knows Him who never changes, in this world of insentience, he who knows the one sentient Being, in this world of many, he who knows this One and sees Him in his own soul, unto him belongs eternal bliss, to none else, to none else. There the sun shines not, nor the stars, nor the lightning flashes, what to speak of fire? He shining, everything shines; through His light everything becomes effulgent. When all the desires that trouble the heart cease, then the mortal becomes immortal, and here one attains Brahman. When all the crookedness of the heart disappears, when all its knots are cut asunder, then alone the mortal becomes immortal. This is the way. May this study bless us; may it maintain us; may it give us strength, may it become energy in us; may we not hate each other; peace unto all!"
This is the line of thought that you will find in the Vedanta philosophy. We see first that here is a thought entirely different from what you see anywhere else in the world. In the oldest parts of the Vedas the search was the same as in other books, the search was outside. In some of the old, old books, the question was raised, "What was in the beginning? When there was neither aught nor naught, when darkness was covering darkness, who created all this?" So the search began. And they began to talk about the angels, the Devas, and all sorts of things, and later on we find that they gave it up as hopeless. In their day the search was outside and they could find nothing; but in later days, as we read in the Vedas, they had to look inside for the self-existent One. This Is the one fundamental idea in the Vedas, that our search in the stars, the nebulae, the Milky Way, in the whole of this external universe leads to nothing, never solves the problem of life and death. The wonderful mechanism inside had to be analysed, and it revealed to them the secret of the universe; nor star or sun could do it. Man had to be anatomised; not the body, but the soul of man. In that soul they found the answer. What was the answer they found? That behind the body, behind even the mind, there is the self-existent One. He dies not, nor is He born. The self-existent One it omnipresent, because He has no form. That which has no form or shape, that which is not limited by space or time, cannot live in a certain place. How can it? It is everywhere, omnipresent, equally present through all of us.
What is the soul of man? There was one party who held that there is a Being, God, and an infinite number of souls besides, who are eternally separate from God in essence, and form, and everything. This is dualism. This is the old, old crude idea. The answer given by another party was that the soul was a part of the infinite Divine Existence. Just as this body is a little world by itself, and behind it is the mind or thought, and behind that is the individual soul, similarly, the whole world is a body, and behind that is the universal mind, and behind that is the universal Soul. Just as this body is a portion of the universal body, so this mind is a portion of the universal mind, and the soul of man a portion of the universal Soul. This is what is called the Vishishtâdvaita, qualified monism. Now, we know that the universal Soul is infinite. How can infinity have parts? How can it be broken up, divided? It may be very poetic to say that I am a spark of the Infinite, but it is absurd to the thinking mind. What is meant by dividing Infinity? Is it something material that you can part or separate it into pieces? Infinite can never be divided. If that were possible, it would be no more Infinite. What is the conclusion then? The answer is, that Soul which is the universal is you; you are not a part but the whole of It. You are the whole of God. Then what are all these varieties? We find so many millions of individual souls. What are they? If the sun reflects upon millions of globules of water, in each globule is the form, the perfect image of the sun; but they are only images, and the real sun is only one. So this apparent soul that is in every one of us is only the image of God, nothing beyond that. The real Being who is behind, is that one God. We are all one there. As Self, there is only one in the universe. It is in me and you, and is only one; and that one Self has been reflected in all these various bodies as various different selves. But we do not know this; we think we are separate from each other and separate from Him. And so long as we think this, misery will be in the world. This is hallucination.
Then the other great source of misery is fear. Why does one man injure another? Because he fears he will not have enough enjoyment. One man fears that, perhaps, he will not have enough money, and that fear causes him to injure others and rob them. How can there be fear if there is only one existence? If a thunderbolt falls on my head, it was I who was the thunderbolt, because I am the only existence. If a plague comes, it is I; if a tiger comes, it is I. If death comes, it is I. I am both death and life. We see that fear comes with the idea that there are two in the universe. We have always heard it preached, "Love one another". What for? That doctrine was preached, but the explanation is here. Why should I love every one? Because they and I are one. Why should I love my brother? Because he and I are one. There is this oneness; this solidarity of the whole universe. From the lowest worm that crawls under our feet to the highest beings that ever lived — all have various bodies, but are the one Soul. Through all mouths, you eat; through all hands, you work; through all eyes, you see. You enjoy health in millions of bodies, you are suffering from disease in millions of bodies. When this idea comes, and we realise it, see it, feel it, then will misery cease, and fear with it. How can I die? There is nothing beyond me. Fear ceases, and then alone comes perfect happiness and perfect love. That universal sympathy, universal love, universal bliss, that never changes, raises man above everything. It has no reactions and no misery can touch it; but this little eating and drinking of the world always brings a reaction. The whole cause of it is this dualism, the idea that I am separate from the universe, separate from God. But as soon as we have realised that "I am He, I am the Self of the universe, I am eternally blessed, eternally free" — then will come real love, fear will vanish, and all misery cease.
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