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Swami Vivekananda sur l'Inde

Volume2 essay
858 mots · 3 min de lecture · Reports in American Newspapers

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Français

SWAMI VIVEKANANDA SUR L'INDE

(Bay City Daily Tribune, 21 mars 1894)

Bay City a reçu hier la visite d'un hôte illustre en la personne de Swami Vivekananda, ce moine hindou dont tout le monde parle. Il est arrivé à midi depuis Detroit, où il était l'hôte du sénateur Palmer, et s'est rendu immédiatement à la maison Fraser. C'est là qu'un reporter du Tribune l'a rencontré.

Kananda a parlé avec entrain de son pays et de ses impressions sur cette contrée. Il est venu en Amérique par le Pacifique et rentrera par l'Atlantique. « C'est une grande terre, dit-il, mais je n'aimerais pas y vivre. Les Américains pensent trop à l'argent. Ils lui donnent la préférence sur tout le reste. Votre peuple a encore beaucoup à apprendre. Quand votre nation sera aussi vieille que la nôtre, vous serez plus sages. J'aime beaucoup Chicago, et Detroit est une belle ville. »

Interrogé sur la durée de son séjour en Amérique, il répondit : « Je ne sais pas. J'essaie de voir la plus grande partie de votre pays. Je me rends ensuite à l'est et passerai quelque temps à Boston et à New York. J'ai visité Boston mais sans m'y arrêter. Quand j'aurai vu l'Amérique, j'irai en Europe. J'ai grand désir de visiter l'Europe. Je n'y suis jamais allé. »

Sur sa propre personne, cet homme d'Orient dit qu'il avait trente ans. Il est né à Calcutta et a fait ses études dans un collège de cette ville. Sa vocation l'appelle dans toutes les régions du pays, et il est en tout temps l'hôte de la nation. « L'Inde a une population de deux cent quatre-vingt-cinq millions d'âmes, dit-il. Parmi elles, environ soixante-cinq millions sont des Mahométans et la plupart des autres sont des Hindous. Il n'y a que six cent mille chrétiens environ dans le pays, et parmi eux au moins deux cent cinquante mille sont catholiques. Notre peuple n'embrasse pas, en règle générale, le christianisme ; il est satisfait de sa propre religion. Certains se convertissent au christianisme par intérêt. Ils sont libres de faire ce qu'ils veulent. Nous disons : laissons chacun avoir sa propre foi. Nous sommes un peuple avisé. Nous ne croyons pas en l'effusion du sang. Il y a des méchants dans notre pays, et ils sont majoritaires, de même que dans le vôtre. Il serait déraisonnable d'attendre des hommes qu'ils soient des anges. »

Vivekananda donnera une conférence à Saginaw ce soir.

La conférence d'hier soir

Le rez-de-chaussée de l'opéra était confortablement rempli quand la conférence a commencé hier soir. Très exactement à huit heures et quart, Swami Vivekananda a fait son apparition sur la scène, vêtu de son beau costume oriental. Le Dr C. T. Newkirk l'a présenté en quelques mots.

La première partie du discours consistait en une explication des différentes religions de l'Inde et de la théorie de la transmigration des âmes. À propos de cette dernière, l'orateur dit qu'elle reposait sur le même fondement que la théorie de la conservation pour le savant. Cette dernière théorie, dit-il, fut d'abord formulée par un philosophe de son pays. Ils ne croient pas en une création. Une création implique de faire quelque chose à partir de rien. C'est impossible. La création n'a pas de commencement, tout comme le temps n'en a pas. Dieu et la création sont comme deux lignes — sans fin, sans commencement, parallèles. Leur théorie de la création est : « Il est, fut et sera. » Ils pensent que tout châtiment n'est qu'une réaction. Si nous mettons la main dans le feu, elle brûle. C'est la réaction de l'action. La condition future de la vie est déterminée par la condition présente. Ils ne croient pas que Dieu punisse. « Vous, dans ce pays, dit l'orateur, vous louez l'homme qui ne se met pas en colère et vous blâmez celui qui s'emporte. Et pourtant des milliers de gens dans ce pays accusent chaque jour Dieu d'être en colère. Tout le monde condamne Néron, qui jouait de son instrument tandis que Rome brûlait, et pourtant des milliers d'entre vous accusent aujourd'hui Dieu de faire la même chose. »

Les Hindous n'ont pas de théorie de la rédemption dans leur religion. Le Christ n'est là que pour montrer la voie. Tout homme et toute femme est un être divin, mais recouvert comme par un voile que leur religion s'efforce d'ôter. Ce que les chrétiens appellent le salut, ils l'appellent, eux, la liberté. Dieu est le créateur, le conservateur et le destructeur de l'univers.

L'orateur chercha ensuite à défendre les religions de son pays. Il dit qu'il avait été prouvé que l'ensemble du système de l'Église catholique romaine avait été emprunté aux livres du bouddhisme. Les gens d'Occident devraient apprendre une chose de l'Inde : la tolérance.

Parmi les autres sujets qu'il souleva et passa en revue : les missionnaires chrétiens, le zèle de l'Église presbytérienne et son intolérance, l'adoration du dollar dans ce pays, et les prêtres. Ces derniers, dit-il, étaient dans ce métier pour l'argent qu'il rapporte, et il voulait savoir combien de temps ils resteraient dans l'Église s'ils devaient dépendre d'un salaire venant de Dieu. Après avoir brièvement évoqué le système des castes en Inde, notre civilisation dans le Sud, notre connaissance générale de l'esprit et divers autres sujets, l'orateur conclut ses remarques.

English

SWAMI VIVEKANANDA ON INDIA

(Bay City Daily Tribune, March 21, 1894)

Bay City had a distinguished visitor yesterday in the person of Swami Vive Kananda, the much talked of Hindoo monk. He arrived at noon from Detroit where he has been the guest of Senator Palmer and proceeded immediately to the Fraser house. There he was seen by a reporter for The Tribune.

Kananda spoke entertainingly of his country and his impressions of this country. He came to America via the Pacific and will return via the Atlantic. "This is a great land," he said, "but I wouldn't like to live here. Americans think too much of money. They give it preference over everything else. Your people have much to learn. When your nation is as old as ours you will be wiser. I like Chicago very much and Detroit is a nice place."

Asked how long he intended remaining in America, he replied: "I do not know. I am trying to see most of your country. I go east next and will spend some time at Boston and New York. I have visited Boston but not to stay. When I have seen America I shall go to Europe. I am very anxious to visit Europe. I have never been there."

Concerning himself the easterner said he was 30 years old. He was born at Calcutta and educated at a college in that city. His profession calls him to all parts of the country, and he is at all times the guest of the nation. India has a population of 285,000,000," he said. "Of these about 65,000,000 are Mohammedans and most of the others Hindoos. There are only about 600,000 Christians in the country, and of these at least 250,000 are Catholics. Our people do not, as a rule, embrace Christianity; they are satisfied with their own religion. Some go into Christianity for mercenary motives. They are free to do as they wish. We say let everybody have his own faith. We are a cunning nation. We do not believe in bloodshed. There are wicked men in our country and they are in the majority, same as in your country. It is unreasonable to expect people to be angels."

Vive Kananda will lecture in Saginaw to-night.

Lecture Last Night

The lower floor of the opera house was comfortably filled when the lecture began last evening. Promptly at 8:15 o'clock Swami Vive Kananda made his appearance on the stage, dressed in his beautiful oriental costume. He was introduced in a few words by Dr. C. T. Newkirk.

The first part of the discourse consisted of an explanation of the different religions of India and of the theory of transmigration of souls. In connection with the latter, the speaker said it was on the same basis as the theory of conservation was to the scientist. This latter theory, he said, was first produced by a philosopher of his country. They did not believe in a creation. A creation implied making something out of nothing. That was impossible. There was no beginning of creation, just as there was no beginning of time. God and creation are as two lines — without end, without beginning, without [?] parallel. Their theory of creation is, "It is, was, and is to be." They think all punishment is but re-action. If we put our hand in the fire it is burned. That is the re-action of the action. The future condition of life is determined by the present condition. They do not believe God punishes. "You, in this land," said the speaker, "praise the man who does not get angry and denounce the man who does become angry. And yet thousands of people throughout this country are every day accusing God of being angry. Everybody denounces Nero, who sat and played on his instrument while Rome was burning, and yet thousands of your people are accusing God of doing the same thing today."

The Hindoos have no theory of redemption in their religion. Christ is only to show the way. Every man and woman is a divine being, but covered as though by a screen, which their religion is trying to remove. The removal of that Christians call salvation, they, freedom. God is the creator, preserver, and destroyer of the universe.

The speaker then sought to vindicate the religions of his country. He said it had been proven that the entire system of the Roman Catholic Church had been taken from the books of Buddhism. The people of the west should learn one thing from India — toleration.

Among other subjects which he held up and overhauled were: The Christian missionaries, the zeal of the Presbyterian church and its non-toleration, the dollar-worshipping in this country, and the priests. The latter he said were in the business for the dollars there were in it, and wanted to know how long they would stay in the church if they had to depend on getting their pay from God. After speaking briefly on the Caste system in India, our civilization in the south, our general knowledge of the mind, and various other topics the speaker concluded his remarks.


Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.