Cosmologie
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Français
COSMOLOGIE
Il y a deux mondes, le microcosme et le macrocosme, l'interne et l'externe. Nous obtenons la verite de ces deux mondes par le moyen de l'experience. La verite recueillie de l'experience interne est la psychologie, la metaphysique et la religion ; de l'experience externe, les sciences physiques. Or, une verite parfaite devrait etre en harmonie avec les experiences dans ces deux mondes. Le microcosme doit temoigner pour le macrocosme, et le macrocosme pour le microcosme ; la verite physique doit avoir son pendant dans le monde interieur, et le monde interieur doit avoir sa verification a l'exterieur. Pourtant, en regle generale, nous constatons que nombre de ces verites sont en conflit. A une certaine epoque de l'histoire du monde, les realites interieures deviennent supremes, et elles commencent a combattre les realites exterieures. A l'epoque actuelle, les realites exterieures, les physiciens, sont devenus supremes, et ils ont rejete de nombreuses pretentions des psychologues et des metaphysiciens. Pour autant que mes connaissances s'etendent, je trouve que les parties reelles et essentielles de la psychologie sont en parfait accord avec les parties essentielles du savoir physique moderne. Il n'est pas donne a un seul individu d'etre grand sous tous les rapports ; il n'est pas donne a une seule race ou nation d'etre egalement forte dans la recherche de tous les domaines du savoir. Les nations europeennes modernes sont tres fortes dans leur recherche du savoir physique externe, mais elles ne sont pas aussi fortes dans leur etude de la nature interieure de l'homme. D'autre part, les Orientaux n'ont pas ete tres forts dans leurs recherches du monde physique exterieur, mais tres forts dans leurs recherches du monde interieur. Nous trouvons donc que la physique orientale et les autres sciences ne sont pas en accord avec les sciences occidentales ; pas plus que la psychologie occidentale n'est en harmonie avec la psychologie orientale. Les physiciens orientaux ont ete mis en deroute par les scientifiques occidentaux. En meme temps, chaque partie pretend reposer sur la verite ; et comme nous l'avons dit precedemment, la verite reelle dans tout domaine du savoir ne se contredira pas elle-meme ; les verites internes sont en harmonie avec les verites externes.
Nous connaissons tous les theories du cosmos selon les astronomes et les physiciens modernes ; et en meme temps nous savons tous combien malheureusement elles sapent la theologie de l'Europe, comment ces decouvertes scientifiques agissent comme une bombe lancee contre sa forteresse ; et nous savons comment les theologiens ont en tout temps tente de reprimer ces recherches.
Je veux ici passer en revue les idees psychologiques des Orientaux concernant la cosmologie et tout ce qui s'y rapporte, et vous trouverez combien merveilleusement elles sont en accord avec les dernieres decouvertes de la science moderne ; et la ou il y a desharmonie, vous trouverez que c'est la science moderne qui fait defaut et non pas elles. Nous employons tous le mot nature. Les anciens philosophes du Sankhya (l'un des six systemes de philosophie indienne) l'appelaient de deux noms differents, Prakriti (la Nature primordiale), qui est a peu pres la meme chose que le mot nature, et le nom plus scientifique Avyakta, l'indifferencie, d'ou procede tout, comme les atomes, les molecules et les forces, le mental, la pensee et l'intelligence. Il est saisissant de constater que les philosophes et les metaphysiciens de l'Inde ont affirme il y a des ages que le mental est materiel. Que tentent de faire nos materialistes actuels, sinon de montrer que le mental est autant un produit de la nature que le corps ? Et il en est de meme de la pensee, et nous trouverons bientot que l'intelligence aussi : tout procede de cette nature qui est appelee Avyakta, l'indifferencie. Les philosophes du Sankhya la definissent comme l'equilibre de trois forces, dont l'une est appelee Sattva, une autre Rajas, et la troisieme Tamas. Tamas, la force la plus basse, est celle de l'attraction ; un peu plus elevee est Rajas, celle de la repulsion ; et la plus elevee est l'equilibre de ces deux, Sattva ; de sorte que lorsque ces deux forces, attraction et repulsion, sont maintenues en parfait controle par le Sattva, il n'y a pas de creation, pas de mouvement dans le monde. Des que cet equilibre est rompu, la balance est perturbee, et l'une de ces forces devient plus forte que l'autre, le mouvement s'installe, et la creation commence. Cet etat de choses se poursuit cycliquement, periodiquement. C'est-a-dire qu'il y a une periode de perturbation de l'equilibre, ou les forces commencent a se combiner et a se recombiner, et les choses se projettent vers l'exterieur. En meme temps, tout a une tendance a retourner a l'etat primordial d'equilibre, et le temps vient ou cette annihilation totale de toute manifestation est atteinte. De nouveau, apres une periode, le tout est perturbe, projete vers l'exterieur, et de nouveau il redescend lentement -- comme des vagues. Tout mouvement, tout dans cet univers, peut etre compare a des vagues subissant des montees et des descentes successives. Certains de ces philosophes soutiennent que l'univers entier se calme pour une periode. D'autres soutiennent que ce calme ne s'applique qu'aux systemes ; c'est-a-dire que, tandis que notre systeme ici, ce systeme solaire, se calmera et retournera a l'etat indifferencie, des millions d'autres systemes iront dans l'autre sens et se projetteront vers l'exterieur. Je serais plutot favorable a la seconde opinion, selon laquelle ce calme n'est pas simultane sur l'ensemble de l'univers, et que dans differentes parties, differentes choses se passent. Mais le principe demeure le meme, que tout ce que nous voyons -- c'est-a-dire la nature elle-meme -- progresse par montees et descentes successives. Le stade de descente, de retour a l'equilibre, a l'equilibre parfait, est appele Pralaya, la fin d'un cycle. La projection et le Pralaya de l'univers ont ete compares par les auteurs theistes en Inde a l'expiration et a l'inspiration de Dieu ; Dieu, pour ainsi dire, expire l'univers, et il revient en Lui. Quand il se calme, que devient l'univers ? Il existe, mais seulement sous des formes plus subtiles, sous la forme de cause, comme on l'appelle dans la philosophie du Sankhya. Il ne se debarrasse pas de la causalite, du temps et de l'espace ; ils sont la, mais il en vient a des formes tres subtiles et minuscules. Supposons que tout cet univers commence a retrecir, jusqu'a ce que chacun d'entre nous devienne juste une petite molecule, nous ne sentirions pas le changement du tout, parce que tout ce qui nous concerne retrecirait en meme temps. Le tout descend, et se projette de nouveau, la cause produit l'effet, et ainsi cela continue.
Ce que nous appelons matiere dans les temps modernes etait appele par les anciens psychologues Bhutas, les elements externes. Il y a un element qui, selon eux, est eternel ; tout autre element est produit a partir de celui-ci. Il est appele Akasha. Il est quelque peu similaire a l'idee d'ether des modernes, bien que pas exactement similaire. Avec cet element, il y a l'energie primordiale appelee Prana. Le Prana et l'Akasha se combinent et se recombinent et forment les elements a partir d'eux. Puis, a la fin du Kalpa, tout s'apaise et retourne a l'Akasha et au Prana. Il y a dans le Rig-Veda, le plus ancien ecrit humain en existence, un beau passage decrivant la creation, et il est des plus poetiques : « Quand il n'y avait ni quelque chose ni rien, quand les tenebres roulaient sur les tenebres, qu'existait-il ? » et la reponse est donnee : « Cela existait alors sans vibration. » Ce Prana existait alors, mais il n'y avait pas de mouvement en lui ; Anidavatam signifie « existait sans vibration ». La vibration s'etait arretee. Puis quand le Kalpa commence, apres un immense intervalle, l'Anidavatam (l'atome non vibrant) commence a vibrer, et coup apres coup est donne par le Prana a l'Akasha. Les atomes se condensent, et a mesure qu'ils se condensent, differents elements se forment. Nous trouvons generalement ces choses tres curieusement traduites ; les gens ne vont pas aux philosophes ou aux commentateurs pour leur traduction, et n'ont pas l'intelligence pour les comprendre eux-memes. Un sot lit trois lettres de sanskrit et traduit un livre entier. Ils traduisent les elements comme air, feu, et ainsi de suite ; s'ils allaient aux commentateurs, ils trouveraient qu'ils ne signifient pas l'air ou quoi que ce soit de la sorte.
L'Akasha, soumis aux coups repetes du Prana, produit Vayu ou vibrations. Ce Vayu vibre, et les vibrations devenant de plus en plus rapides produisent par friction la chaleur, Tejas. Puis cette chaleur aboutit a la liquefaction, Apah. Puis ce liquide devient solide. Nous avions l'ether, et le mouvement, puis vint la chaleur, puis elle se liquefia, puis elle se condensa en matiere grossiere ; et cela retourne exactement dans l'ordre inverse. Le solide sera liquefie puis sera converti en une masse de chaleur, et cela redeviendra lentement du mouvement ; ce mouvement s'arretera, et ce Kalpa sera detruit. Puis, de nouveau, cela reviendra et de nouveau se dissoudra en ether. Le Prana ne peut travailler seul sans l'aide de l'Akasha. Tout ce que nous connaissons sous forme de mouvement, de vibration ou de pensee est une modification du Prana, et tout ce que nous connaissons sous forme de matiere, soit comme forme soit comme resistance, est une modification de l'Akasha. Le Prana ne peut vivre seul, ni agir sans un milieu ; quand il est pur Prana, il a l'Akasha lui-meme pour y vivre, et quand il se transforme en forces de la nature, disons la gravitation ou la force centrifuge, il doit avoir de la matiere. Vous n'avez jamais vu de force sans matiere ni de matiere sans force ; ce que nous appelons force et matiere ne sont que les manifestations grossieres de ces memes choses qui, quand elles sont ultra-subtiles, sont appelees Prana et Akasha. Le Prana peut etre appele en francais vie, la force vitale ; mais vous ne devez pas le restreindre a la vie de l'homme ; en meme temps vous ne devez pas l'identifier avec l'Esprit, l'Atman (l'Ame). Ainsi cela continue. La creation ne peut avoir ni commencement ni fin ; c'est un processus eternel en cours.
Nous enoncerons une autre position de ces anciens psychologues, a savoir que toutes les choses grossieres sont les resultats de choses subtiles. Tout ce qui est grossier est compose de choses subtiles, qu'ils appellent les Tanmatras, les particules subtiles. Je sens une fleur. Pour sentir, quelque chose doit entrer en contact avec mon nez ; la fleur est la, mais je ne la vois pas se deplacer vers moi. Ce qui vient de la fleur et entre en contact avec mon nez s'appelle le Tanmatra, les molecules subtiles de cette fleur. Il en est de meme de la chaleur, de la lumiere et de tout. Ces Tanmatras peuvent a leur tour etre subdivises en atomes. Differents philosophes ont differentes theories, et nous savons que ce ne sont que des theories. Il suffit a notre propos de savoir que tout ce qui est grossier est compose de choses tres, tres subtiles. Nous obtenons d'abord les elements grossiers que nous percevons exterieurement, puis viennent les elements subtils avec lesquels le nez, les yeux et les oreilles entrent en contact. Les ondes d'ether touchent mes yeux ; je ne peux pas les voir, et pourtant je sais qu'elles doivent entrer en contact avec mes yeux avant que je puisse voir la lumiere.
Voici les yeux, mais les yeux ne voient pas. Retirez le centre cerebral ; les yeux seront toujours la, de meme que l'image du monde exterieur complete sur les retines ; pourtant les yeux ne verront pas. Les yeux ne sont donc qu'un instrument secondaire, non l'organe de la vision. L'organe de la vision est le centre nerveux dans le cerveau. De meme, le nez est un instrument, et il y a un organe derriere lui. Les sens sont simplement les instruments externes. On peut dire que ces differents organes, Indriyas, comme on les appelle en sanskrit, sont les veritables sieges de la perception.
Il est necessaire que le mental se joigne a un organe pour percevoir. C'est une experience commune que nous n'entendons pas l'horloge sonner quand il nous arrive d'etre plonges dans l'etude. Pourquoi ? L'oreille etait la, le son a ete transmis a travers elle jusqu'au cerveau ; pourtant il n'a pas ete entendu, parce que le mental ne s'est pas rattache a l'organe de l'audition.
Il y a un organe different pour chaque instrument different. Car, si un seul servait pour tous, nous trouverions que lorsque le mental s'y joindrait, tous les sens seraient egalement actifs. Mais il n'en est pas ainsi, comme nous l'avons vu par l'exemple de l'horloge. S'il n'y avait qu'un seul organe pour tous les instruments, le mental verrait et entendrait en meme temps, verrait et entendrait et sentirait en meme temps, et il lui serait impossible de ne pas faire tout cela au meme moment. Par consequent, il est necessaire qu'il y ait un organe separe pour chaque sens. Cela a ete confirme par la physiologie moderne. Il nous est certainement possible d'entendre et de voir en meme temps, mais c'est parce que le mental se rattache partiellement aux deux centres.
De quoi les organes sont-ils faits ? Nous voyons que les instruments -- yeux, nez et oreilles -- sont faits de materiaux grossiers. Les organes sont aussi faits de matiere. De meme que le corps est compose de materiaux grossiers et transforme le Prana en differentes forces grossieres, de meme les organes sont composes des elements subtils, Akasha, Vayu, Tejas, etc., et transforment le Prana en forces plus subtiles de perception. Les organes, les fonctions du Prana, le mental et le Buddhi combines sont appeles le corps subtil de l'homme -- le Linga ou Sukshma Sharira. Le Linga Sharira a une forme reelle parce que tout ce qui est materiel doit avoir une forme.
Le mental est appele le Manas, le Chitta en Vritti ou vibration, l'etat instable. Si vous jetez une pierre dans un lac, il y aura d'abord une vibration, puis une resistance. Pendant un moment, l'eau vibrera puis elle reagira sur la pierre. Ainsi, quand une impression quelconque arrive sur le Chitta, il vibre d'abord un peu. C'est ce qu'on appelle le Manas. Le mental porte l'impression plus loin a l'interieur et la presente a la faculte determinative, Buddhi, qui reagit. Derriere le Buddhi se trouve Ahamkara, l'egoisme, la conscience de soi qui dit « je suis ». Derriere l'Ahamkara se trouve Mahat, l'intelligence, la forme la plus elevee de l'existence de la nature. Chacun est l'effet de celui qui le suit. Dans le cas du lac, chaque coup qui lui parvient vient du monde exterieur, tandis que dans le cas du mental, le coup peut venir soit du monde exterieur soit du monde interieur. Derriere l'intelligence se trouve le Soi de l'homme, le Purusha (l'Esprit), l'Atman, le pur, le parfait, qui seul est le voyant, et pour qui est tout ce changement.
L'homme regarde tous ces changements ; lui-meme n'est jamais impur ; mais par ce que les Vedantistes appellent Adhyasa, par reflexion, par implication, il semble etre impur. C'est comme l'apparence d'un cristal quand on place devant lui une fleur rouge ou bleue : la couleur se reflete sur lui, mais le cristal lui-meme est pur. Nous tiendrons pour acquis qu'il y a de nombreux Soi, et que chaque Soi est pur et parfait ; divers types de matiere grossiere et subtile se superposent au Soi et le rendent multicolore. Pourquoi la nature fait-elle tout cela ? La nature subit tous ces changements pour le developpement de l'ame ; toute cette creation est pour le benefice de l'ame, afin qu'elle puisse etre libre. Cet immense livre que nous appelons l'univers est deroule devant l'homme afin qu'il puisse le lire ; et il decouvre finalement qu'il est un etre omniscient et omnipotent. Je dois vous dire ici que certains de nos meilleurs psychologues ne croient pas en Dieu au sens ou vous croyez en Lui. Le pere de notre psychologie, Kapila, nie l'existence de Dieu. Son idee est qu'un Dieu personnel est tout a fait inutile ; la nature elle-meme est suffisante pour produire l'ensemble de la creation. Ce qu'on appelle la Theorie du Dessein, il l'a demolie et a dit qu'une theorie plus puerile n'avait jamais ete avancee. Mais il admet une sorte particuliere de Dieu. Il dit que nous luttons tous pour devenir libres ; et quand nous devenons libres, nous pouvons, pour ainsi dire, nous fondre dans la nature, pour n'en ressortir qu'au debut du cycle suivant et en etre le souverain. Nous en sortons comme des etres omniscients et omnipotents. En ce sens, nous pouvons etre appeles Dieux ; vous et moi et les etres les plus humbles pouvons etre des Dieux dans differents cycles. Il dit qu'un tel Dieu sera temporel ; mais un Dieu eternel, eternellement omnipotent et souverain de l'univers, ne peut exister. S'il existait un tel Dieu, il y aurait cette difficulte : il devrait etre soit un esprit enchaine soit un esprit libre. Un Dieu parfaitement libre ne creerait pas : il n'y a aucune necessite a cela. S'il etait enchaine, il ne creerait pas, parce qu'il ne le pourrait pas : il serait impuissant. Dans l'un ou l'autre cas, il ne peut y avoir de souverain eternel omniscient ou omnipotent. Dans nos ecritures, partout ou le mot Dieu est mentionne, il dit que cela designe ces etres humains qui sont devenus libres.
Kapila ne croit pas a l'unite de toutes les ames. Son analyse, pour autant qu'elle va, est simplement merveilleuse. Il est le pere des penseurs indiens ; le bouddhisme et d'autres systemes sont le fruit de sa pensee.
Selon sa psychologie, toutes les ames peuvent recouvrer leur liberte et leurs droits naturels, qui sont l'omnipotence et l'omniscience. Mais la question se pose : ou est cette servitude ? Kapila dit qu'elle est sans commencement. Mais si elle est sans commencement, elle doit etre sans fin, et nous ne serons jamais libres. Il dit que bien que la servitude soit sans commencement, elle n'est pas de ce caractere constant et uniforme qu'est l'ame. En d'autres termes, la nature (la cause de la servitude) est sans commencement et sans fin, mais pas dans le meme sens que l'ame, car la nature n'a pas d'individualite ; elle est comme un fleuve qui recoit un nouveau volume d'eau a chaque instant ; la somme totale de ces volumes d'eau est le fleuve, mais le fleuve n'est pas une quantite constante. Tout dans la nature change constamment, mais l'ame ne change jamais ; ainsi, comme la nature change toujours, il est possible pour l'ame de sortir de sa servitude.
L'univers entier est bati sur le meme plan qu'une de ses parties. Ainsi, de meme que j'ai un mental, il y a un mental cosmique. Comme dans l'individuel, ainsi dans l'universel. Il y a le corps grossier universel ; derriere cela, un corps subtil universel ; derriere cela, un mental universel ; derriere cela, un egoisme ou une conscience universels ; et derriere cela, une intelligence universelle. Et tout cela est dans la nature, la manifestation de la nature, non en dehors d'elle.
Nous tenons nos corps grossiers de nos parents, ainsi que notre conscience. L'heredite stricte dit que mon corps est une partie du corps de mes parents, le materiau de ma conscience et de mon egoisme est une partie de celui de mes parents. Nous pouvons ajouter a la petite portion heritee de nos parents en puisant dans la conscience universelle. Il y a un reservoir infini d'intelligence d'ou nous tirons ce dont nous avons besoin ; il y a un reservoir infini de force mentale dans l'univers d'ou nous puisons eternellement ; mais la semence doit venir des parents. Notre theorie est l'heredite combinee avec la reincarnation. Par la loi de l'heredite, l'ame qui se reincarne recoit de ses parents le materiau a partir duquel fabriquer un homme.
Certains philosophes europeens ont affirme que ce monde existe parce que j'existe ; et que si je n'existe pas, le monde n'existera pas. Parfois cela est enonce ainsi : si tous les gens dans le monde devaient mourir, et qu'il n'y eut plus d'etres humains, et pas d'animaux doues de pouvoirs de perception et d'intelligence, toutes ces manifestations disparaitraient. Mais ces philosophes europeens ne connaissent pas la psychologie de la chose, bien qu'ils connaissent le principe ; la philosophie moderne n'en a eu qu'un apercu. Cela devient facile a comprendre quand on l'examine du point de vue du Sankhya. Selon le Sankhya, il est impossible que quoi que ce soit existe qui n'ait, comme materiau, quelque portion de mon mental. Je ne connais pas cette table telle qu'elle est. Une impression d'elle parvient aux yeux, puis a l'Indriya, puis au mental ; et le mental reagit, et cette reaction est ce que j'appelle la table. C'est exactement comme lancer une pierre dans un lac ; le lac envoie une vague vers la pierre ; cette vague est ce que nous connaissons. Ce qui est exterieur, personne ne le sait ; quand j'essaie de le connaitre, cela doit devenir le materiau que je fournis. Moi, avec mon propre mental, j'ai fourni le materiau pour mes yeux. Il y a quelque chose qui est a l'exterieur, qui n'est que l'occasion, la suggestion, et sur cette suggestion je projette mon mental ; et il prend la forme que je vois. Comment se fait-il que nous voyions tous les memes choses ? Parce que nous avons tous des parties similaires du mental cosmique. Ceux qui ont des mentaux semblables verront des choses semblables, et ceux qui ne les ont pas ne verront pas de la meme maniere.
English
COSMOLOGY
There are two worlds, the microcosm, and the macrocosm, the internal and the external. We get truth from both of these by means of experience. The truth gathered from internal experience is psychology, metaphysics, and religion; from external experience, the physical sciences. Now a perfect truth should be in harmony with experiences in both these worlds. The microcosm must bear testimony to the macrocosm, and the macrocosm to the microcosm; physical truth must have its counterpart in the internal world, and the internal world must have its verification outside. Yet, as a rule, we find that many of these truths are in conflict. At one period of the world's history, the internals become supreme, and they begin to fight the externals. At the present time the externals, the physicists, have become supreme, and they have put down many claims of psychologists and metaphysicians. So far as my knowledge goes, I find that the real, essential parts of psychology are in perfect accord with the essential parts of modern physical knowledge. It is not given to one individual to be great in every respect; it is not given to one race or nation to be equally strong in the research of all fields of knowledge. The modern European nations are very strong in their research of external physical knowledge, but they are not so strong in their study of the inner nature of man. On the other hand, the Orientals have not been very strong in their researches of the external physical world, but very strong in their researches of the internal. Therefore we find that Oriental physics and other sciences are not in accordance with Occidental Sciences; nor is Occidental psychology in harmony with Oriental psychology. The Oriental physicists have been routed by Occidental scientists. At the same time, each claims to rest on truth; and as we stated before, real truth in any field of knowledge will not contradict itself; the truths internal are in harmony with the truths external.
We all know the theories of the cosmos according to the modern astronomers and physicists; and at the same time we all know how woefully they undermine the theology of Europe, how these scientific discoveries that are made act as a bomb thrown at its stronghold; and we know how theologians have in all times attempted to put down these researches.
I want here to go over the psychological ideas of the Orientals about cosmology and all that pertains to it, and you will find how wonderfully they are in accordance with the latest discoveries of modern science; and where there is disharmony, you will find that it is modern science which lacks and not they. We all use the word nature. The old Sânkhya philosophers called it by two different names, Prakriti, which is very much the same as the word nature, and the more scientific name, Avyakta, undifferentiated, from which everything proceeds, such as atoms, molecules, and forces, mind, thought, and intelligence. It is startling to find that the philosophers and metaphysicians of India stated ages ago that mind is material. What are our present materialists trying to do, but to show that mind is as much a product of nature as the body? And so is thought, and, we shall find by and by, intelligence also: all issue from that nature which is called Avyakta, the undifferentiated. The Sankhyas define it as the equilibrium of three forces, one of which is called Sattva, another Rajas, and the third Tamas. Tamas, the lowest force, is that of attraction; a little higher is Rajas, that of repulsion; and the highest is the balance of these two, Sattva; so that when these two forces, attraction and repulsion, are held in perfect control by the Sattva there is no creation, no movement in the world. As soon as this equilibrium is lost, the balance is disturbed, and one of these forces gets stronger than the other, motion sets in, and creation begins. This state of things goes on cyclically, periodically. That is to say, there is a period of disturbance of the balance, when forces begin to combine and recombine, and things project outwards. At the same time, everything has a tendency to go back to the primal state of equilibrium, and the time comes when that total annihilation of all manifestation is reached. Again, after a period, the whole thing is disturbed, projected outwards, and again it slowly goes down — like waves. All motion, everything in this universe, can be likened to waves undergoing successive rise and fall. Some of these philosophers hold that the whole universe quiets down for a period. Others hold that this quieting down applies only to systems; that is to say, that while our system here, this solar system, will quiet down and go back into the undifferentiated state, millions of other systems will go the other way, and will project outwards. I should rather favour the second opinion, that this quieting down is not simultaneous over the whole of the universe, and that in different parts different things go on. But the principle remains the same, that all we see — that is, nature herself — is progressing in successive rises and falls. The one stage, falling down, going back to balance, the perfect equilibrium, is called Pralaya, the end of a cycle. The projection and the Pralaya of the universe have been compared by theistical writers in India to the outbreathing and inbreathing of God; God, as it were, breathes out the universe, and it comes into Him again. When it quiets down, what becomes of the universe? It exists, only in finer forms, in the form of cause, as it is called in the Sankhya philosophy. It does not get rid of causation, time, and space; they are there, only it comes to very fine and minute forms. Supposing that this whole universe begins to shrink, till every one of us becomes just a little molecule, we should not feel the change at all, because everything relating to us would be shrinking at the same time. The whole thing goes down, and again projects out, the cause brings out the effect, and so it goes on.
What we call matter in modern times was called by; the ancient psychologists Bhutas, the external elements. There is one element which, according to them, is eternal ; every other element is produced out of this one. It is called Âkâsha. It is somewhat similar to the idea of ether of the moderns, though not exactly similar. Along with this element, there is the primal energy called Prâna. Prana and Akasha combine and recombine and form the elements out of them. Then at the end of the Kalpa; everything subsides, and goes back to Akasha and Prana. There is in the Rig-Veda, the oldest human writing in existence, a beautiful passage describing creation, and it is most poetical — "When there was neither aught nor naught, when darkness was rolling over darkness, what existed?" and the answer is given, "It then existed without vibration". This Prana existed then, but there was no motion in it; Ânidavâtam means "existed without vibration". Vibration had stopped. Then when the Kalpa begins, after an immense interval, the Anidavatam (unvibrating atom) commences to vibrate, and blow after blow is given by Prana to Akasha. The atoms become condensed, and as they are condensed different elements are formed. We generally find these things very curiously translated; people do not go to the philosophers or the commentators for their translation, and have not the brains to understand them themselves. A silly man reads three letters of Sanskrit and translates a whole book. They translate the, elements as air, fire, and so on; if they would go to the commentators, they would find they do not mean air or anything of the sort.
The Akasha, acted upon by the repeated blows of Prana, produces Vâyu or vibrations. This Vayu vibrates, and the vibrations growing more and more rapid result in friction giving rise to heat, Tejas. Then this heat ends in liquefaction, Âpah. Then that liquid becomes solid. We had ether, and motion, then came heat, then it became liquefied, and then it condensed into gross matter; and it goes back in exactly the reverse way. The solid will be liquefied and will then be converted into a mass of heat, and that will slowly get back into motion; that motion will stop, and this Kalpa will be destroyed. Then, again it will come back and again dissolve into ether. Prana cannot work alone without the help of Akasha. All that we know in the form of motion, vibration, or thought is a modification of the Prana, and everything that we know in the shape of matter, either as form or as resistance, is a modification of the Akasha. The Prana cannot live alone, or act without a medium; when it is pure Prana, it has the Akasha itself to live in, and when it changes into forces of nature, say gravitation, or centrifugal force, it must have matter. You have never seen force without matter or matter without force; what we call force and matter are simply the gross manifestations of these same things, which, when superfine, are called Prana and Akasha. Prana you can call in English life, the vital force; but you must not restrict it to the life of man; at the same time you must not identify it with Spirit, Atman. So this goes on. Creation cannot have either a beginning or an end; it is an eternal on-going.
We shall state another position of these old psychologists, which is that all gross things are the results of fine ones. Everything that is gross is composed of fine things, which they call the Tanmâtras, the fine particles. I smell a flower. To smell, something must come in contact with my nose; the flower is there, but I do not see it move towards me. That which comes from the flower and in contact with my nose is called the Tanmatra, fine molecules of that flower. So with heat, light and everything. These Tanmatras can again be subdivided into atoms. Different philosophers have different theories, and we know these are only theories. It is sufficient for our purpose to know that everything gross is composed of things that are very, very fine. We first get the gross elements which we feel externally, and then come the fine elements with which the nose, eyes, and ears come in contact. Ether waves touch my eyes; I cannot see them, yet I know they must come in contact with my eyes before I can see light.
Here are the eyes, but the eyes do not see. Take away the brain centre; the eyes will still be there, as also the picture of the outside world complete on the retinae; yet the eyes will not see. So the eyes are only a secondary instrument, not the organ of vision. The organ of vision is the nerve-centre in the brain. Likewise the nose is an instrument, and there is an organ behind it. The senses are simply the external instruments. It may be said that these different organs, Indriyas, as they are called in Sanskrit, are the real seats of perception.
It is necessary for the mind to be joined to an organ to perceive. It is a common experience that we do not hear the clock strike when we happen to be buried in study. Why? The ear was there, the sound was carried through it to the brain; yet it was not heard, because the mind did not attach itself to the organ of hearing.
There is a different organ for each different instrument. For, if one served for all, we should find that when the mind joined itself to it, all the senses would be equally active. But it is not so, as we have seen from the instance of the clock. If there was only one organ for all the instruments, the mind would see and hear at the same time, would see and hear and smell at the same time, and it would be impossible for it not to do all these at one and the same time. Therefore it is necessary that there should be a separate organ for each sense. This has been borne out by modern physiology. It is certainly possible for us to hear and see at the same time, but that is because the mind attaches itself partially to the two centres.
What are the organs made of? We see that the instruments — eyes, nose, and ears — are made of gross materials. The organs are also made of matter. Just as the body is composed of gross materials, and manufactures Prana into different gross forces, so the organs are composed of the fine elements, Akasha, Vayu, Tejas, etc., and manufacture Prana into the finer forces of perception. The organs, the Prana functions, the mind and the Buddhi combined, are called the finer body of man — the Linga or Sukshma Sharira. The Linga Sharira has a real form because everything material must have a form.
The mind is called the Manas, the Chitta in Vritti or vibrating, the unsettled state. If you throw a stone in a lake, first there will be vibration, and then resistance. For a moment the water will vibrate and then it will react on the stone. So when any impression comes on the Chitta, it first vibrates a little. That is called the Manas. The mind carries the impression farther in, and presents it to the determinative faculty, Buddhi, which reacts. Behind Buddhi is Ahamkâra, egoism, the self-consciousness which says, "I am". Behind Ahamkara is Mahat, intelligence, the highest form of nature's existence. Each one is the effect of the succeeding one. In the case of the lake, every blow that comes to it is from the external world, while in the case of the mind, the blow may come either from the external or the internal world. Behind the intelligence is the Self of man, the Purusha, the Atman, the pure, the perfect, who alone is the seer, and for whom is all this change.
Man looks on all these changes; he himself is never impure; but through what the Vedantists call Adhyâsa, by reflection, by implication, he seems to be impure. It is like the appearance of a crystal when a red or a blue flower is brought before it: the colour is reflected on it, but the crystal itself is pure. We shall take it for granted that there are many selves, and each self is pure and perfect; various kinds of gross and fine matter superimpose themselves on the self and make it multicoloured. Why does nature do all this? Nature is undergoing all these changes for the development of the soul; all this creation is for the benefit of the soul, so that it may be free. This immense book which we call the universe is stretched out before man so that he may read; and he discovers eventually that he is an omniscient and omnipotent being. I must here tell you that some of our best psychologists do not believe in God in the sense in which you believe in Him. The father of our psychology, Kapila, denies the existence of God. His idea is that a Personal God is quite unnecessary; nature itself is sufficient to work out the whole of creation. What is called the Design Theory, he knocked on the head, and said that a more childish theory was never advanced. But he admits a peculiar kind of God. He says we are all struggling to get free; and when we become free, we can, as it were, melt away into nature, only to come out at the beginning of the next cycle and be its ruler. We come out omniscient and omnipotent beings. In that sense we can be called Gods; you and I and the humblest beings can be Gods in different cycles. He says such a God will be temporal; but an eternal God, eternally omnipotent and ruler of the universe cannot be. If there was such a God, there would be this difficulty: He must be either a bound spirit or a free one. A God who is perfectly free would not create: there is no necessity for it. If He were bound, He would not create, because He could not: He would be powerless. In either case, there cannot be any omniscient or omnipotent eternal ruler. In our scriptures, wherever the word God is mentioned, he says, it means those human beings who have become free.
Kapila does not believe in the unity of all souls. His analysis, so far as it goes, is simply marvellous. He is the father of Indian thinkers; Buddhism and other systems are the outcome of his thought.
According to his psychology, all souls can regain their freedom and their natural rights, which are omnipotence and omniscience. But the question arises: Where is this bondage? Kapila says it is without beginning. But if it is without beginning, it must be without end, and we shall never be free. He says that though bondage is without beginning, it is not of that constant uniform character as the soul is. In other words, nature (the cause of bondage) is without beginning and end, but not in the same sense as soul, because nature has no individuality; it is like a river which gets a fresh body of water every moment; the sum total of these bodies of water is the river, but the river is not a constant quantity. Everything in nature is constantly changing, but the soul never changes; so, as nature is always changing, it is possible for the soul to come out of its bondage.
The whole of the universe is built upon the same plan as a part of it. So, just as I have a mind, there is a cosmic mind. As in the individual, so in the universal. There is the universal gross body; behind that, a universal fine body; behind that, a universal mind; behind that, a universal egoism, or consciousness; and behind that, a universal intelligence. And all this is in nature, the manifestation of nature, not outside of it.
We have the gross bodies from our parents, as also our consciousness. Strict heredity says my body is a part of my parents' bodies, the material of my consciousness and egoism is a part of my parents'. We can add to the little portion inherited from our parents by drawing upon the universal consciousness. There is an infinite storehouse of intelligence out of which we draw what we require; there is an infinite storehouse of mental force in the universe out of which we are drawing eternally; but the seed must come from the parents. Our theory is heredity coupled with reincarnation. By the law of heredity, the reincarnating soul receives from parents the material out of which to manufacture a man.
Some of the European philosophers have asserted that this world exists because I exist; and if I do not exist, the world will not exist. Sometimes it is stated thus: If all the people in the world were to die, and there were no more human beings, and no animals with powers of perception and intelligence, all these manifestations would disappear. But these European philosophers do not know the psychology of it, although they know the principle; modern philosophy has got only a glimpse of it. This becomes easy of understanding when looked at from the Sankhya point of view. According to Sankhya, it is impossible for anything to be, which has not as its material, some portion of my mind. I do not know this table as it is. An impression from it comes to the eyes, then to, the Indriya, and then to the mind; and the mind reacts, and that reaction is what I call the table. It is just the same as throwing a stone in a lake; the lake throws a wave towards the stone; this wave is what we know. What is external nobody knows; when I try to know it, it has to become that material which I furnish. I, with my own mind, have furnished the material for my eyes. There is something which is outside, which is only, the occasion, the suggestion, and upon that suggestion I project my mind; and it takes the form that I see. How do we all see the same things? Because we all have; similar parts of the cosmic mind. Those who have like minds will see like things, and those who have not will not see alike.
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