Étapes de la pensée philosophique hindoue
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Les étapes de la pensée philosophique hindoue
Le premier groupe d'idées religieuses que nous voyons apparaître — je parle d'idées religieuses reconnues, et non des idées très basses qui ne méritent pas le nom de religion — comprend toujours l'idée d'inspiration, de livres révélés, et ainsi de suite. Le premier groupe d'idées religieuses commence par l'idée de Dieu. Voici l'univers, et cet univers est créé par un certain Être. Tout ce qui est dans cet univers a été créé par Lui. Parallèlement à cela, à un stade ultérieur, vient l'idée de l'âme — qu'il y a ce corps, et quelque chose à l'intérieur de ce corps qui n'est pas le corps. C'est l'idée la plus primitive de religion que nous connaissions. Nous pouvons en trouver quelques adeptes en Inde, mais elle fut abandonnée très tôt. Les religions indiennes prennent un départ particulier. Ce n'est que par une analyse rigoureuse et de nombreux calculs et conjectures que nous pouvons imaginer que ce stade ait existé dans les religions indiennes. L'état tangible dans lequel nous les trouvons est l'étape suivante, et non la première. À l'étape la plus ancienne, l'idée de création est très particulière : c'est que l'univers entier est créé à partir de zéro, par la volonté de Dieu ; que tout cet univers n'existait pas, et que du néant tout ceci est venu. À l'étape suivante, cette conclusion est remise en question. Comment l'existence peut-elle être produite à partir de la non-existence ? Au premier pas du Vedânta, cette question est posée. Si cet univers est existant, il a dû provenir de quelque chose, car il était très facile de voir que rien ne sort du néant, nulle part. Tout travail accompli par des mains humaines nécessite des matériaux. Si une maison est construite, le matériau existait auparavant ; si un bateau est fabriqué, le matériau existait auparavant ; si des outils sont fabriqués, les matériaux existaient auparavant. Ainsi l'effet est produit. Naturellement, la première idée — que ce monde fut créé à partir de rien — fut rejetée, et l'on rechercha un matériau à partir duquel ce monde avait été créé. Toute l'histoire de la religion, en fait, est cette quête de ce matériau.
De quoi tout ceci a-t-il été produit ? En dehors de la question de la cause efficiente, ou Dieu — en dehors de la question que Dieu a créé l'univers — la grande question de toutes les questions est : à partir de quoi l'a-t-Il créé ? Toutes les philosophies tournent, pour ainsi dire, autour de cette question. Une solution est que la nature, Dieu et l'âme sont des existences éternelles, comme si trois lignes couraient parallèlement de toute éternité, dont la nature et l'âme constituent ce qu'ils appellent le dépendant, et Dieu la Réalité indépendante. Chaque âme, comme chaque particule de matière, dépend parfaitement de la volonté de Dieu. Avant de passer aux autres étapes, prenons l'idée de l'âme, et nous découvrirons que chez tous les philosophes du Vedânta, il y a un écart considérable avec toute la philosophie occidentale. Tous partagent une psychologie commune. Quelle qu'ait été leur philosophie, leur psychologie est la même en Inde — l'ancienne psychologie du Sânkhya. Selon celle-ci, la perception se produit par la transmission de vibrations qui parviennent d'abord aux organes des sens externes, puis des organes externes aux organes internes, des organes internes au mental (manas), du mental au Buddhi (l'intellect), et du Buddhi à quelque chose qui est une unité, qu'ils appellent l'Âtman (le Soi). Si l'on se tourne vers la physiologie moderne, nous savons qu'elle a découvert des centres pour toutes les différentes sensations. D'abord elle trouve les centres inférieurs, puis un degré supérieur de centres, et ces deux sortes de centres correspondent exactement aux organes internes et au mental ; mais aucun centre unique n'a été trouvé qui contrôle tous les autres centres. La physiologie ne peut donc pas dire ce qui unifie tous ces centres. Où les centres s'unifient-ils ? Les centres dans le cerveau sont tous différents, et il n'y a pas un centre qui contrôle tous les autres ; par conséquent, dans la mesure où elle s'étend, la psychologie indienne reste incontestée sur ce point. Nous devons avoir cette unification, quelque chose sur quoi les sensations seront reflétées pour former un tout complet. Tant qu'il n'y a pas ce quelque chose, je ne peux avoir aucune idée de vous, ni d'une image, ni de quoi que ce soit d'autre. Si nous n'avions pas ce quelque chose unificateur, nous ne ferions que voir, puis après un moment respirer, puis entendre, et ainsi de suite ; et tandis que j'entendrais un homme parler, je ne le verrais pas du tout, car tous les centres sont différents.
Ce corps est fait de particules que nous appelons matière, et il est inerte et insensible. Il en va de même de ce que les vedântistes appellent le corps subtil. Le corps subtil, selon eux, est un corps matériel mais transparent, fait de particules très fines, si fines qu'aucun microscope ne peut les voir. À quoi sert-il ? Il est le réceptacle des forces subtiles. De même que le corps grossier est le réceptacle des forces grossières, le corps subtil est le réceptacle des forces subtiles, que nous appelons pensée, dans ses diverses modifications. D'abord il y a le corps, qui est matière grossière avec force grossière. La force ne peut exister sans matière. Elle doit nécessiter quelque matière pour exister ; ainsi les forces plus grossières agissent dans le corps ; et ces mêmes forces deviennent plus fines ; la force même qui agit sous une forme grossière agit sous une forme subtile et devient pensée. Il n'y a aucune distinction entre elles ; simplement l'une est la manifestation grossière et l'autre la manifestation subtile de la même chose. Il n'y a pas non plus de distinction entre ce corps subtil et le corps grossier. Le corps subtil est lui aussi matériel, seulement c'est une matière très fine ; et de même que le corps grossier est l'instrument qui met en œuvre les forces grossières, le corps subtil est l'instrument qui met en œuvre les forces subtiles. D'où viennent toutes ces forces ? Selon la philosophie du Vedânta, il y a deux choses dans la nature : l'une, qu'ils appellent Âkâsha (l'éther, la substance primordiale), qui est la substance, infiniment fine, et l'autre, qu'ils appellent Prâna (l'énergie vitale), qui est la force. Tout ce que vous voyez, sentez ou entendez — air, terre ou quoi que ce soit — est matériel, le produit de l'Akasha. Celui-ci continue à devenir plus fin ou plus grossier, se transformant sous l'action du Prana. Comme l'Akasha, le Prana est omniprésent et pénètre tout. L'Akasha est comme l'eau, et tout le reste dans l'univers est comme des blocs de glace faits de cette eau et flottant dans l'eau, et le Prana est la puissance qui transforme cet Akasha en toutes ces formes diverses. Le corps grossier est l'instrument fait d'Akasha pour la manifestation du Prana sous des formes grossières — le mouvement musculaire, la marche, la position assise, la parole, et ainsi de suite. Le corps subtil est également fait d'Akasha, d'une forme très fine d'Akasha, pour la manifestation du même Prana sous la forme plus subtile de la pensée. Ainsi, il y a d'abord ce corps grossier. Au-delà se trouve ce corps subtil, et au-delà le Jîva (l'âme individuelle), l'homme véritable. De même que les ongles peuvent être coupés de nombreuses fois tout en restant partie de notre corps, sans en être différents, de même notre corps grossier est relié au corps subtil. Ce n'est pas qu'un homme ait un corps subtil et aussi un corps grossier ; c'est un seul et même corps, dont la partie qui dure plus longtemps est le corps subtil, et celle qui se dissout plus rapidement est le corps grossier. De même que je peux couper cet ongle un nombre quelconque de fois, de même, des millions de fois je peux abandonner ce corps grossier, mais le corps subtil demeurera. Selon les dualistes, ce Jîva ou homme véritable est très fin, minuscule.
Jusqu'ici nous voyons que l'homme est un être qui possède d'abord un corps grossier qui se dissout très rapidement, puis un corps subtil qui persiste à travers les éons, puis un Jîva. Ce Jîva, selon la philosophie du Vedânta, est éternel, tout comme Dieu est éternel. La nature est également éternelle, mais d'une éternité changeante. Le matériau de la nature — le Prana et l'Akasha — est éternel, mais il se transforme en différentes formes éternellement. Mais le Jîva n'est fabriqué ni d'Akasha ni de Prana ; il est immatériel et, par conséquent, existera pour toujours. Il n'est pas le résultat d'une combinaison de Prana et d'Akasha, et tout ce qui n'est pas le résultat d'une combinaison ne sera jamais détruit, car la destruction consiste à retourner aux causes. Le corps grossier est un composé d'Akasha et de Prana, et par conséquent sera décomposé. Le corps subtil sera aussi décomposé, après un long temps, mais le Jîva est simple et ne sera jamais détruit. Il n'est jamais né, pour la même raison. Rien de simple ne peut naître. Le même argument s'applique. Seul ce qui est composé peut naître. L'ensemble de la nature, comprenant des millions et des millions d'âmes, est sous la volonté de Dieu. Dieu est omniprésent, omniscient, sans forme, et Il œuvre à travers la nature jour et nuit. Le tout est sous Son contrôle. Il est le Souverain éternel. Ainsi parlent les dualistes. Alors se pose la question : si Dieu est le souverain de cet univers, pourquoi a-t-Il créé un univers si mauvais ? Pourquoi devons-nous tant souffrir ? Ils répondent : ce n'est pas la faute de Dieu. C'est notre faute si nous souffrons. Ce que nous semons, nous le récoltons. Il n'a rien fait pour nous punir. Un homme naît pauvre, ou aveugle, ou de quelque autre manière. Quelle en est la raison ? Il avait fait quelque chose auparavant ; il est né ainsi. Le Jîva existe depuis toujours, il n'a jamais été créé. Il a fait toutes sortes de choses depuis toujours. Tout ce que nous faisons réagit sur nous. Si nous faisons le bien, nous aurons le bonheur ; si nous faisons le mal, le malheur. Ainsi le Jîva poursuit sa route, jouissant et souffrant, faisant toutes sortes de choses.
Que se passe-t-il après la mort ? Tous ces philosophes du Vedânta admettent que ce Jîva est, par sa propre nature, pur. Mais l'ignorance recouvre sa nature véritable, disent-ils. De même que par de mauvaises actions il s'est recouvert d'ignorance, de même par de bonnes actions il redevient conscient de sa propre nature. De même qu'il est éternel, sa nature est pure. La nature de chaque être est pure.
Quand, par de bonnes actions, tous ses péchés et méfaits ont été lavés, le Jîva redevient pur, et quand il devient pur, il va vers ce que l'on appelle le Devayâna (la voie des dieux). Son organe de la parole entre dans le mental. Vous ne pouvez pas penser sans mots. Partout où il y a pensée, il doit y avoir des mots. Comme les mots entrent dans le mental, le mental se résout dans le Prana, et le Prana dans le Jîva. Alors le Jîva sort rapidement du corps et va vers les régions solaires. Cet univers a sphère après sphère. Cette terre est la sphère terrestre, dans laquelle se trouvent lunes, soleils et étoiles. Au-delà se trouve la sphère solaire, et au-delà une autre qu'ils appellent la sphère lunaire. Au-delà se trouve la sphère qu'ils appellent la sphère de la foudre, la sphère électrique, et quand le Jîva y parvient, un autre Jîva, déjà parfait, vient le recevoir et le conduit vers un autre monde, le plus haut ciel, appelé Brahmaloka (le monde de Brahman), où le Jîva vit éternellement, n'ayant plus à naître ni à mourir. Il jouit à travers l'éternité et obtient toutes sortes de pouvoirs, à l'exception du pouvoir de création. Il n'y a qu'un seul souverain de l'univers, et c'est Dieu. Personne ne peut devenir Dieu ; les dualistes soutiennent que dire que vous êtes Dieu est un blasphème. Tous les pouvoirs sauf le pouvoir créateur reviennent au Jîva, et s'il veut avoir des corps et œuvrer dans différentes parties du monde, il le peut. S'il ordonne à tous les dieux de se présenter devant lui, s'il veut que ses ancêtres viennent, ils apparaissent tous à son commandement. Tels sont ses pouvoirs qu'il ne ressent plus jamais aucune douleur, et s'il le veut, il peut vivre dans le Brahmaloka à travers toute l'éternité. C'est l'homme le plus élevé, celui qui a atteint l'amour de Dieu, qui est devenu parfaitement désintéressé, parfaitement purifié, qui a renoncé à tous les désirs, et qui ne veut rien faire d'autre qu'adorer et aimer Dieu.
Il en est d'autres qui ne sont pas aussi élevés, qui font de bonnes œuvres mais qui veulent une récompense. Ils disent qu'ils donneront tant aux pauvres, mais veulent aller au ciel en retour. Quand ils meurent, que deviennent-ils ? La parole entre dans le mental, le mental entre dans le Prana, le Prana entre dans le Jîva, et le Jîva sort et va vers la sphère lunaire, où il passe un très bon moment pendant une longue période. Là il jouit du bonheur, aussi longtemps que dure l'effet de ses bonnes actions. Quand celui-ci est épuisé, il redescend et entre à nouveau dans la vie sur terre selon ses désirs. Dans la sphère lunaire, le Jîva devient ce que nous appelons un dieu, ou ce que les chrétiens ou les musulmans appellent un ange. Ces dieux sont les noms de certaines positions ; par exemple, Indra, le roi des dieux, est le nom d'une position ; des milliers d'hommes accèdent à cette position. Quand un homme vertueux qui a accompli les plus hauts rites védiques meurt, il devient roi des dieux ; à ce moment-là, l'ancien roi est redescendu et redevenu homme. Tout comme les rois changent ici-bas, les dieux, les Dévas, doivent aussi mourir. Au ciel, ils mourront tous. Le seul lieu sans mort est le Brahmaloka, où seul il n'y a ni naissance ni mort.
Ainsi les Jîvas vont au ciel et passent un très bon moment, sauf de temps en temps quand les démons les pourchassent. Dans notre mythologie, il est dit qu'il y a des démons qui troublent parfois les dieux. Dans toutes les mythologies, on lit comment ces démons et les dieux se combattirent, et les démons vainquirent parfois les dieux, bien que souvent, semble-t-il, les démons n'aient pas fait autant de choses mauvaises que les dieux. Dans toutes les mythologies, par exemple, on trouve les Dévas friands de femmes. Ainsi, une fois leur récompense achevée, ils retombent, passent à travers les nuages, à travers les pluies, et entrent ainsi dans quelque grain ou plante, trouvant leur chemin jusqu'au corps humain lorsque le grain ou la plante est consommé par les hommes. Le père leur fournit le matériau à partir duquel obtenir un corps approprié. Quand le matériau ne leur convient plus, ils doivent en fabriquer d'autres.
Maintenant, il y a ceux qui sont très méchants, qui commettent toutes sortes d'actions diaboliques ; ils renaissent comme animaux, et s'ils sont très mauvais, ils renaissent comme animaux très inférieurs, ou deviennent des plantes ou des pierres.
Sous la forme de Déva, ils ne créent aucun Karma (acte porteur de conséquences) ; seul l'homme crée du Karma. Le Karma désigne l'action qui produit un effet. Quand un homme meurt et devient un Déva, il n'a qu'une période de plaisir, et pendant ce temps ne crée aucun nouveau Karma ; c'est simplement une récompense pour son bon Karma passé. Quand le bon Karma est épuisé, le Karma restant commence à produire son effet, et il redescend sur terre. Il redevient homme, et s'il accomplit de très bonnes œuvres et se purifie, il va au Brahmaloka et ne revient plus.
L'état animal est un séjour pour le Jîva qui évolue à partir de formes inférieures. Avec le temps, l'animal devient homme. C'est un fait significatif que, tandis que la population humaine augmente, la population animale diminue. Les âmes animales deviennent toutes des hommes. Tant d'espèces animales sont déjà devenues des hommes. Où sont-elles allées autrement ?
Dans les Védas, il n'y a aucune mention de l'enfer. Mais nos Purânas (les livres tardifs de nos Écritures) pensèrent qu'aucune religion ne pouvait être complète sans que des enfers y soient rattachés, et ils inventèrent donc toutes sortes d'enfers. Dans certains d'entre eux, les hommes sont sciés en deux et continuellement torturés, mais ne meurent pas. Ils ressentent continuellement une douleur intense, mais les livres sont assez miséricordieux pour dire que cela ne dure qu'un temps. Le mauvais Karma s'épuise dans cet état, et alors ils reviennent sur terre et obtiennent une nouvelle chance. Ainsi, cette forme humaine est la grande chance. Elle est appelée le Karma-sharîra, le corps du Karma, dans lequel nous décidons de notre destin. Nous courons dans un immense cercle, et c'est le point du cercle qui détermine l'avenir. C'est pourquoi cette forme est considérée comme la plus importante de toutes. L'homme est plus grand que les dieux.
Jusqu'ici le dualisme, pur et simple. Vient ensuite la philosophie vedântique supérieure qui dit que cela ne peut être. Dieu est à la fois la cause matérielle et la cause efficiente de cet univers. Si vous dites qu'il existe un Dieu qui est un Être infini, et une âme qui est elle aussi infinie, et une nature qui est elle aussi infinie, vous pouvez multiplier les infinis sans limite, ce qui est tout simplement absurde ; vous réduisez toute logique en miettes. Dieu est donc à la fois la cause matérielle et la cause efficiente de l'univers ; Il projette cet univers hors de Lui-même. Alors, comment se fait-il que Dieu soit devenu ces murs et cette table, que Dieu soit devenu le porc, et le meurtrier, et tout le mal dans le monde ? Nous disons que Dieu est pur. Comment peut-Il devenir toutes ces choses dégénérées ? Notre réponse est la suivante : de même que je suis une âme et que j'ai un corps, et qu'en un sens ce corps n'est pas différent de moi, cependant moi, le vrai moi, en fait, ne suis pas le corps. Par exemple, je dis : je suis un enfant, un jeune homme, ou un vieil homme, mais mon âme n'a pas changé. Elle reste la même âme. De même, l'univers entier, comprenant toute la nature et un nombre infini d'âmes, est pour ainsi dire le corps infini de Dieu. Il pénètre le tout. Lui seul est immuable, mais la nature change, et l'âme change. Il n'est pas affecté par les changements de la nature et de l'âme. De quelle manière la nature change-t-elle ? Dans ses formes ; elle prend de nouvelles formes. Mais l'âme ne peut pas changer de cette manière. L'âme se contracte et s'étend en connaissance. Elle se contracte par de mauvaises actions. Les actes qui contractent la connaissance et la pureté naturelles de l'âme sont appelés mauvaises actions. Les actes, au contraire, qui font ressortir la gloire naturelle de l'âme sont appelés bonnes actions. Toutes ces âmes étaient pures, mais elles se sont contractées ; par la miséricorde de Dieu et en accomplissant de bonnes actions, elles s'étendront et recouvreront leur pureté naturelle. Chacun a la même chance, et à la longue, tous doivent s'en sortir. Mais cet univers ne cessera pas, car il est éternel. Voilà la seconde théorie. La première s'appelle le dualisme. La seconde soutient qu'il y a Dieu, l'âme et la nature, et que l'âme et la nature forment le corps de Dieu ; par conséquent, ces trois forment une seule unité. Elle représente un stade supérieur de développement religieux et porte le nom de monisme qualifié (Vishishtâdvaita). Dans le dualisme, l'univers est conçu comme une grande machine mise en marche par Dieu, tandis que dans le monisme qualifié, il est conçu comme un organisme, pénétré par le Soi divin.
Les derniers sont les non-dualistes. Ils soulèvent eux aussi la question que Dieu doit être à la fois la cause matérielle et la cause efficiente de cet univers. En tant que tel, Dieu est devenu la totalité de cet univers, et l'on ne peut aller à l'encontre de cela. Et quand ces autres disent que Dieu est l'âme et que l'univers est le corps, que le corps change mais que Dieu est immuable, les non-dualistes disent que tout cela est absurde. Dans ce cas, à quoi sert-il d'appeler Dieu la cause matérielle de cet univers ? La cause matérielle est la cause devenue effet ; l'effet n'est rien d'autre que la cause sous une autre forme. Partout où vous voyez un effet, c'est la cause reproduite. Si l'univers est l'effet et Dieu la cause, il doit être la reproduction de Dieu. Si vous dites que l'univers est le corps de Dieu, et que le corps se contracte, devient fin et devient la cause, et qu'à partir de cela l'univers évolue, les non-dualistes disent que c'est Dieu Lui-même qui est devenu cet univers. Se pose alors une question très subtile. Si ce Dieu est devenu cet univers, vous et toutes ces choses êtes Dieu. Certainement. Ce livre est Dieu, tout est Dieu. Mon corps est Dieu, mon esprit est Dieu, et mon âme est Dieu. Alors pourquoi y a-t-il tant de Jîvas ? Dieu s'est-Il divisé en des millions de Jîvas ? Ce Dieu unique se transforme-t-Il en des millions de Jîvas ? Comment cela s'est-il fait ? Comment cette puissance et cette substance infinies, l'Être unique de l'univers, peuvent-elles se diviser ? Il est impossible de diviser l'infini. Comment cet Être pur peut-Il devenir cet univers ? S'Il est devenu l'univers, Il est changeant, et s'Il est changeant, Il fait partie de la nature, et tout ce qui est nature et changeant naît et meurt. Si notre Dieu est changeant, Il doit mourir un jour. Notez bien cela. De plus, quelle quantité de Dieu est devenue cet univers ? Si vous dites X (la quantité algébrique inconnue), alors Dieu est maintenant Dieu moins X, et par conséquent n'est plus le même Dieu qu'avant cette création, puisque tant est devenu cet univers.
Alors les non-dualistes disent : « Cet univers n'existe pas du tout ; tout n'est qu'illusion. Tout cet univers, ces Dévas, ces dieux, ces anges, et tous les autres êtres naissant et mourant, tout ce nombre infini d'âmes montant et descendant, tout cela n'est que rêves. » Il n'y a aucun Jîva. Comment pourrait-il y en avoir plusieurs ? C'est l'Infini unique. De même que l'unique soleil, reflété sur divers morceaux d'eau, semble être multiple, et que des millions de globules d'eau reflètent autant de millions de soleils, et que dans chaque globule il y aura une image parfaite du soleil, pourtant il n'y a qu'un seul soleil — de même tous ces Jîvas ne sont que des reflets dans différents esprits. Ces différents esprits sont comme autant de globules différents, reflétant cet Être unique. Dieu est reflété dans tous ces différents Jîvas. Mais un rêve ne peut exister sans une réalité, et cette réalité est cette Existence infinie unique. Vous, en tant que corps, esprit ou âme, êtes un rêve, mais ce que vous êtes réellement, c'est Existence, Connaissance et Béatitude. Vous êtes le Dieu de cet univers. Vous créez l'univers entier et le réabsorbez. Ainsi parle l'advaitiste. Toutes ces naissances et renaissances, ces allées et venues, sont les fictions de la Mâyâ (l'illusion cosmique). Vous êtes infini. Où pourriez-vous aller ? Le soleil, la lune et l'univers entier ne sont que des gouttes dans votre nature transcendante. Comment pourriez-vous naître ou mourir ? Je ne suis jamais né, je ne naîtrai jamais. Je n'ai jamais eu de père ni de mère, d'amis ni d'ennemis, car je suis Existence, Connaissance, Béatitude Absolue. Je suis Lui, je suis Lui. Quel est donc le but, selon cette philosophie ? Ceux qui reçoivent cette connaissance ne font qu'un avec l'univers. Pour eux, tous les cieux et même le Brahmaloka sont détruits ; le rêve tout entier s'évanouit, et ils se découvrent le Dieu éternel de l'univers. Ils atteignent leur véritable individualité, avec sa connaissance et sa béatitude infinies, et deviennent libres. Les plaisirs dans les petites choses cessent. Nous trouvons du plaisir dans ce petit corps, dans cette petite individualité. Combien plus grand le plaisir quand l'univers entier est mon corps ! S'il y a du plaisir dans un seul corps, combien davantage quand tous les corps sont miens ! Alors la liberté est atteinte. Et cela s'appelle l'Advaita, la philosophie vedântique non dualiste.
Telles sont les trois étapes que la philosophie du Vedânta a franchies, et nous ne pouvons aller plus loin, car nous ne pouvons aller au-delà de l'unité. Quand une science atteint une unité, elle ne peut en aucune manière aller plus loin. Vous ne pouvez aller au-delà de cette idée de l'Absolu.
Tous ne peuvent adopter cette philosophie de l'Advaita ; elle est ardue. Premièrement, elle est très difficile à comprendre intellectuellement. Elle exige l'intellect le plus acéré, une intelligence audacieuse. Deuxièmement, elle ne convient pas à la grande majorité des gens. C'est pourquoi il y a ces trois étapes. Commencez par la première. Puis, en y réfléchissant et en la comprenant, la seconde s'ouvrira d'elle-même. De même qu'une race avance, les individus doivent avancer. Les étapes que la race humaine a franchies pour atteindre les plus hauts sommets de la pensée religieuse, chaque individu devra les franchir. Seulement, tandis que la race humaine a mis des millions d'années pour passer d'une étape à l'autre, les individus peuvent vivre toute la vie de la race humaine en une durée bien plus courte. Mais chacun de nous devra passer par ces étapes. Ceux d'entre vous qui sont non-dualistes, regardez en arrière vers la période de vos vies où vous étiez de fervents dualistes. Dès que vous pensez que vous êtes un corps et un esprit, vous devrez prendre l'intégralité de ce rêve. Si vous prenez une partie, vous devez prendre le tout. L'homme qui dit : voici ce monde, et il n'y a pas de Dieu (personnel), est un insensé ; car s'il y a un monde, il doit y avoir une cause, et c'est ce que l'on appelle Dieu. Vous ne pouvez avoir un effet sans savoir qu'il y a une cause. Dieu ne disparaîtra que lorsque ce monde disparaîtra ; alors vous deviendrez Dieu (l'Absolu), et ce monde n'existera plus pour vous. Aussi longtemps que durera le rêve que vous êtes un corps, vous serez obligé de vous voir naître et mourir ; mais dès que ce rêve s'évanouira, le rêve que vous naissez et mourez s'évanouira aussi, et avec lui s'évanouira le rêve qu'il existe un univers. Ce que nous voyons maintenant comme l'univers nous apparaîtra comme Dieu (l'Absolu), et ce Dieu même qui a si longtemps été extérieur apparaîtra comme intérieur, comme notre propre Soi.
English
Steps Of Hindu Philosophic Thought
The first group of religious ideas that we see coming up — I mean recognised religious ideas, and not the very low ideas, which do not deserve the name of religion — all include the idea of inspiration and revealed books and so forth. The first group of religious ideas starts with the idea of God. Here is the universe, and this universe is created by a certain Being. Everything that is in this universe has been created by Him. Along with that, at a later stage, comes the idea of soul — that there is this body, and something inside this body which is not the body. This is the most primitive idea of religion that we know. We can find a few followers of that in India, but it was given up very early. The Indian religions take a peculiar start. It is only by strict analysis, and much calculation and conjecture, that we can ever think that that stage existed in Indian religions. The tangible state in which we find them is the next step, not the first one. At the earliest step the idea of creation is very peculiar, and it is that the whole universe is created out of zero, at the will of God; that all this universe did not exist, and out of this nothingness all this has come. In the next stage we find this conclusion is questioned. How can existence be produced out of nonexistence? At the first step in the Vedanta this question is asked. If this universe is existent it must have come out of something, because it was very easy to see that nothing comes out of nothing, anywhere. All work that is done by human hands requires materials. If a house is built, the material was existing before; if a boat is made the material existed before; if any implements are made, the materials were existing before. So the effect is produced. Naturally, therefore, the first idea that this world was created out of nothing was rejected, and some material out of which this world was created was wanted. The whole history of religion, in fact, is this search after that material.
Out of what has all this been produced? Apart from the question of the efficient cause, or God, apart from the question that God created the universe, the great question of all questions is: Out of what did He create it? All the philosophies are turning, as it were, on this question. One solution is that nature, God, and soul are eternal existences, as if three lines are running parallel eternally, of which nature and soul comprise what they call the dependent, and God the independent Reality. Every soul, like every particle of matter, is perfectly dependent on the will of God. Before going to the other steps we will take up the idea of soul, and then find that with all the Vedantic philosophers, there is one tremendous departure from all Western philosophy. All of them have a common psychology. Whatever their philosophy may have been, their psychology is the same in India, the old Sânkhya psychology. According to this, perception occurs by the transmission of the vibrations which first come to the external sense-organs, from the external to the internal organs, from the internal organs to the mind, from the mind to the Buddhi, from the Buddhi or intellect, to something which is a unit, which they call the Âtman. Coming to modern physiology, we know that it has found centres for all the different sensations. First it finds the lower centres, and then a higher grade of centres, and these two centres exactly correspond with the internal organs and the mind, but not one centre has been found which controls all the other centres. So physiology cannot tell what unifies all these centres. Where do the centres get united? The centres in the brain are all different. and there is not one centre which controls all the other centres; therefore, so far as it goes, the Indian psychology stands unchallenged upon this point. We must have this unification, some thing upon which the sensations will be reflected, to form a complete whole. Until there is that something, I cannot have any idea of you, or a picture, or anything else. If we had not that unifying something, we would only see, then after a while breathe, then hear, and so on, and while I heard a man talking I would not see him at all, because all the centres are different.
This body is made of particles which we call matter, and it is dull and insentient. So is what the Vedantists call the fine body. The fine body, according to them, is a material but transparent body, made of very fine particles, so fine that no microscope can see them. What is the use of that? It is the receptacle of the fine forces. Just as this gross body is the receptacle of the gross forces, so the fine body is the receptacle of the fine forces, which we call thought, in its various modifications. First is the body, which is gross matter, with gross force. Force cannot exist without matter. It must require some matter to exist, so the grosser forces work in the body; and those very forces become finer; the very force which is working in a gross form, works in a fine form, and becomes thought. There is no distinction between them, simply one is the gross and the other the fine manifestation of the same thing. Neither is there any distinction between this fine body and the gross body. The fine body is also material, only very fine matter; and just as this gross body is the instrument that works the gross forces, so the fine body is the instrument that works the fine forces. From where do all these forces come? According to Vedanta philosophy, there are two things in nature, one of which they call Âkâsha, which is the substance, infinitely fine, and the other they call Prâna, which is the force. Whatever you see, or feel, or hear, as air, earth, or anything, is material — the product of Akasha. It goes on and becomes finer and finer, or grosser and grosser, changing under the action of Prana. Like Akasha, Prana is omnipresent, and interpenetrating everything. Akasha is like the water, and everything else in the universe is like blocks of ice, made out of that water, and floating in the water, and Prana is the power that changes this Akasha into all these various forms. The gross body is the instrument made out of Akasha, for the manifestation of Prana in gross forms, as muscular motion, or walking, sitting, talking, and so forth. That fine body is also made of Akasha, a very fine form of Akasha, for the manifestation of the same Prana in the finer form of thought. So, first there is this gross body. Beyond that is this fine body, and beyond that is the Jiva, the real man. Just as the nails can be pared off many times and yet are still part of our bodies, not different, so is our gross body related to the fine. It is not that a man has a fine and also a gross body; it is the one body only, the part which endures longer is the fine body, and that which dissolves sooner is the gross. Just as I can cut this nail any number of times, so, millions of times I can shed this gross body, but the fine body will remain. According to the dualists, this Jiva or the real man is very fine, minute.
So far we see that man is a being, who has first a gross body which dissolves very quickly, then a fine body which remains through aeons, and then a Jiva. This Jiva, according to the Vedanta philosophy, is eternal, just as God is eternal. Nature is also eternal, but changefully eternal. The material of nature — Prana and Akasha — is eternal, but it is changing into different forms eternally. But the Jiva is not manufactured either of Akasha or Prana; it is immaterial and, therefore, will remain for ever. It is not the result of any combination of Prana and Akasha, and whatever is not the result of combination, will never be destroyed, because destruction is going back to causes. The gross body is a compound of Akasha and Prana and, therefore, will be decomposed. The fine body will also be decomposed, after a long time, but the Jiva is simple, and will never be destroyed. It was never born for the same reason. Nothing simple can be born. The same argument applies. That which is a compound only can be born. The whole of nature comprising millions and millions of souls is under the will of God. God is all-pervading, omniscient, formless, and He is working through nature day and night. The whole of it is under His control. He is the eternal Ruler. So say the dualists. Then the question comes: If God is the ruler of this universe, why did He create such a wicked universe, why must we suffer so much? They say, it is not God's fault. It is our fault that we suffer. Whatever we sow we reap. He did not do anything to punish us. Man is born poor, or blind, or some other way. What is the reason? He had done something before, he was born that way. The Jiva has been existing for all time, was never created. It has been doing all sorts of things all the time. Whatever we do reacts upon us. If we do good, we shall have happiness, and if evil, unhappiness. So the Jiva goes on enjoying and suffering, and doing all sorts of things.
What comes after death? All these Vedanta philosophers admit that this Jiva is by its own nature pure. But ignorance covers its real nature, they say. As by evil deeds it has covered itself with ignorance, so by good deeds it becomes conscious of its own nature again. Just as it is eternal, so its nature is pure. The nature of every being is pure.
When through good deeds all its sins and misdeeds have been washed away, then the Jiva becomes pure again, and when it becomes pure, it goes to what is called Devayâna. Its organ of speech enters the mind. You cannot think without words. Wherever there is thought, there must be words. As words enter the mind, so the mind is resolved into the Prana, and the Prana into the Jiva. Then the Jiva gets quickly out of the body, and goes to the solar regions. This universe has sphere after sphere. This earth is the world sphere, in which are moons, suns, and stars. Beyond that here is the solar sphere, and beyond that another which they call the lunar sphere. Beyond that there is the sphere which they call the sphere of lightning, the electric sphere, and when the Jiva goes there, there comes another Jiva, already perfect, to receive it, and takes it to another world, the highest heaven, called the Brahmaloka, where the Jiva lives eternally, no more to be born or to die. It enjoys through eternity, and gets all sorts of powers, except the power of creation. There is only one ruler of the universe, and that is God. No one can become God; the dualists maintain that if you say you are God, it is a blasphemy. All powers except the creative come to the Jiva, and if it likes to have bodies, and work in different parts of the world, it can do so. If it orders all the gods to come before it, if it wants its forefathers to come, they all appear at its command. Such are its powers that it never feels any more pain, and if it wants, it can live in the Brahmaloka through all eternity. This is the highest man, who has attained the love of God, who has become perfectly unselfish, perfectly purified, who has given up all desires, and who does not want to do anything except worship and love God.
There are others that are not so high, who do good works, but want some reward. They say they will give so much to the poor, but want to go to heaven in return. When they die, what becomes of them? The speech enters the mind, the mind enters the Prana, the Prana enters the Jiva, and the Jiva gets out, and goes to the lunar sphere, where it has a very good time for a long period. There it enjoys happiness, so long as the effect of its good deeds endures. When the same is exhausted, it descends, and once again enters life on earth according to its desires. In the lunar sphere the Jiva becomes what we call a god, or what the Christians or Mohammedans call an angel. These gods are the names of certain positions; for instance, Indra, the king of the gods, is the name of a position; thousands of men get to that position. When a virtuous man who has performed the highest of Vedic rites dies, he becomes a king of the gods; by that time the old king has gone down again, and become man. Just as kings change here, so the gods, the Devas, also have to die. In heaven they will all die. The only deathless place is Brahmaloka, where alone there is no birth and death.
So the Jivas go to heaven, and have a very good time, except now and then when the demons give them chase. In our mythology it is said there are demons, who sometimes trouble the gods. In all mythologies, you read how these demons and the gods fought, and the demons sometimes conquered the gods, although many times, it seems, the demons did not do so many wicked things as the gods. In all mythologies, for instance, you find the Devas fond of women. So after their reward is finished, they fall down again, come through the clouds, through the rains, and thus get into some grain or plant and find their way into the human body, when the grain or plant is eaten by men. The father gives them the material out of which to get a fitting body. When the material suits them no longer, they have to manufacture other bodies. Now there are the very wicked fellows, who do, all sorts of diabolical things; they are born again as animals, and if they are very bad, they are born as very low animals, or become plants, or stones.
In the Deva form they make no Karma at all; only man makes Karma. Karma means work which will produce effect. When a man dies and becomes a Deva, he has only a period of pleasure, and during that time makes no fresh Karma; it is simply a reward for his past good Karma. When the good Karma is worked out, then the remaining Karma begins to take effect, and he comes down to earth. He becomes man again, and if he does very good works, and purifies himself, he goes to Brahmaloka and comes back no more.
The animal is a state of sojourn for the Jiva evolving from lower forms. In course of time the animal becomes man. It is a significant fact that as the human population is increasing, the animal population is decreasing. The animal souls are all becoming men. So many species of animals have become men already. Where else have they gone?
In the Vedas, there is no mention of hell. But our Purânas, the later books of our scriptures, thought that no religion could be complete, unless hells were attached to it, and so they invented all sorts of hells. In some of these, men are sawed in half, and continually tortured, but do not die. They are continually feeling intense pain, but the books are merciful enough to say it is only for a period. Bad Karma is worked out in that state and then they come back on earth, and get another chance. So this human form is the great chance. It is called the Karma-body, in which we decide our fate. We are running in a huge circle, and this is the point in the circle which determines the future. So this is considered the most important form that there is. Man is greater than the gods.
So far with dualism, pure and simple. Next comes the higher Vedantic philosophy which says, that this cannot be. God is both the material and the efficient cause of this universe. If you say there is a God who is an infinite Being, and a soul which is also infinite, and a nature which is also infinite, you can go on multiplying infinites without limit which is simply absurd; you smash all logic. So God is both the material and the efficient cause of the universe; He projects this universe out of Himself. Then how is it that God has become these walls and this table, that God has become the pig, and the murderer, and all the evil things in the world? We say that God is pure. How can He become all these degenerate things? Our answer is: just as I am a soul and have a body, and in a sense, this body is not different from me, yet I, the real I, in fact, am not the body. For instance, I say, I am a child, a young man, or an old man, but my soul has not changed. It remains the same soul. Similarly, the whole universe, comprising all nature and an infinite number of souls, is, as it were, the infinite body of God. He is inter penetrating the whole of it. He alone is unchangeable, but nature changes, and soul changes. He is unaffected by changes in nature and soul. In what way does nature change? In its forms; it takes fresh forms. But the soul cannot change that way. The soul contracts and expands in knowledge. It contracts by evil deeds. Those deeds which contract the real natural knowledge and purity of the soul are called evil deeds. Those deeds, again, which bring out the natural glory of the soul, are called good deeds. All these souls were pure, but they have become contracted; through the mercy of God, and by doing good deeds, they will expand and recover their natural purity. Everyone has the same chance, and in the long run, must get out. But this universe will not cease, because it is eternal. This is the second theory. The first is called dualism. The second holds that there are God, soul, and nature, and soul and nature form the body of God, and, therefore, these three form one unit. It represents a higher stage of religious development and goes by the name of qualified monism. In dualism, the universe is conceived as a large machine set going by God while in qualified monism, it is conceived as an organism, inter penetrated by the Divine Self.
The last are the non-dualists. They raise the question also, that God must be both the material and the efficient cause of this universe. As such, God has become the whole of this universe and there is no going against it. And when these other people say that God is the soul, and the universe is the body, and the body is changing, but God is changeless, the non-dualists say, all this is nonsense. In that case what is the use of calling God the material cause of this universe? The material cause is the cause become effect; the effect is nothing but the cause in another form. Wherever you see an effect, it is the cause reproduced. If the universe is the effect, and God the cause, it must be the reproduction of God. If you say that the universe is the body of God, and that the body becomes contracted and fine and becomes the cause, and out of that the universe is evolved, the non-dualists say that it is God Himself who has become this universe. Now comes a very fine question. If this God has become this universe, you and all these things are God. Certainly. This book is God, everything is God. My body is God, and my mind is God, and my soul is God. Then why are there so many Jivas? Has God become divided into millions of Jivas? Does that one God turn into millions of Jivas? Then how did it become so? How can that infinite power and substance, the one Being of the universe, become divided? It is impossible to divide infinity. How can that pure Being become this universe? If He has become the universe, He is changeful, and if He is changeful, He is part of nature, and whatever is nature and changeful is born and dies. If our God is changeful, He must die some day. Take note of that. Again, how much of God has become this universe ? If you say X (the unknown algebraical quantity), then God is God minus X now, and, therefore, not the same God as before this creation, because so much has become this universe.
So the non-dualists say, "This universe does not exist at all; it is all illusion. The whole of this universe, these Devas, gods, angels, and all the other beings born and dying, all this infinite number of souls coming up and going down, are all dreams." There is no Jiva at all. How can there be many? It is the one Infinity. As the one sun, reflected on various pieces of water, appears to be many, and millions of globules of water reflect so many millions of suns, and in each globule will be a perfect image of the sun, yet there is only one sun, so are all these Jivas but reflections in different minds. These different minds are like so many different globules, reflecting this one Being. God is being reflected in all these different Jivas. But a dream cannot be without a reality, and that reality is that one Infinite Existence. You, as body, mind, or soul, are a dream, but what you really are, is Existence, Knowledge, Bliss. You are the God of this universe. You are creating the whole universe and drawing it in. Thus says the Advaitist. So all these births and rebirths, coming and going are the figments of Mâyâ. You are infinite. Where can you go? The sun, the moon, and the whole universe are but drops in your transcendent nature. How can you be born or die? I never was born, never will be born. I never had father or mother, friends or foes, for I am Existence, Knowledge, Bliss Absolute. I am He, I am He. So, what is the goal, according to this philosophy? That those who receive this knowledge are one with the universe. For them, all heavens and even Brahmaloka are destroyed, the whole dream vanishes, and they find themselves the eternal God of the universe. They attain their real individuality, with its infinite knowledge and bliss, and become free. Pleasures in little things cease. We are finding pleasure in this little body, in this little individuality. How much greater the pleasure when this whole universe is my body! If there is pleasure in one body, how much more when all bodies are mine! Then is freedom attained. And this is called Advaita, the non-dualistic Vedanta philosophy.
These are the three steps which Vedanta philosophy has taken, and we cannot go any further, because we cannot go beyond unity. When a science reaches a unity, it cannot by any manner of means go any further. You cannot go beyond this idea of the Absolute.
All people cannot take up this Advaita philosophy; it is hard. First of all, it is very hard to understand it intellectually. It requires the sharpest of intellects, a bold understanding. Secondly, it does not suit the vast majority of people. So there are these three steps. Begin with the first one. Then by thinking of that and understanding it, the second will open itself. Just as a race advances, so individuals have to advance. The steps which the human race has taken to reach to the highest pinnacles of religious thought, every individual will have to take. Only, while the human race took millions of years to reach from one step to another, individuals may live the whole life of the human race in a much shorter duration. But each one of us will have to go through these steps. Those of you who are non-dualists look back to the period of your lives when you were strong dualists. As soon as you think you are a body and a mind, you will have to take the whole of this dream. If you take one portion, you must take the whole. The man who says, here is this world, and there is no (Personal) God, is a fool; because if there is a world, there will have to be a cause, and that is what is called God. You cannot have an effect without knowing that there is a cause. God will only vanish when this world vanishes; then you will become God (Absolute), and this world will be no longer for you. So long as the dream that you are a body exists, you are bound to see yourself as being born and dying; but as soon as that dream vanishes, so will the dream vanish that you are being born and dying, and so will the other dream that there is a universe vanish. That very thing which we now see as the universe will appear to us as God (Absolute), and that very God who has so long been external will appear to be internal, as our own Self.
Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.