XVI Mère
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Français
XVI À Mme G. W. Hale [AUX BONS SOINS DU DR EGBERT GUERNSEY 528 CINQUIÈME AVENUE] NEW YORK 10 avril 1894 CHÈRE MÈRE, Je viens juste de recevoir votre lettre. J'ai le plus grand respect pour les Salutistes ; en fait, eux et les messieurs de la Mission d'Oxford sont les seuls missionnaires chrétiens pour lesquels j'aie quelque considération. Ils vivent avec le peuple de l'Inde, comme ce peuple, et pour ce peuple. Que le Seigneur les bénisse. Mais je serais très, très attristé qu'on leur joue quelque tour. Je n'ai jamais entendu parler d'aucun Lord en Inde, encore moins à Ceylan. (Aujourd'hui Sri Lanka.) Les habitants de Ceylan et ceux du nord de l'Inde diffèrent davantage que les Américains et les Hindous. Et il n'y a aucun lien entre le prêtre bouddhiste et l'Hindou. Notre habillement, nos mœurs, notre religion, notre nourriture, notre langue diffèrent totalement du sud de l'Inde, sans parler de Ceylan. Vous savez déjà que je ne pouvais pas prononcer un mot de la langue de Narasimha !! Et c'était seulement Madras. Eh bien, vous avez des princesses hindoues ; pourquoi pas un Lord, qui n'est pas un titre plus élevé. Il y avait une certaine Mme Smith à Chicago. Je l'ai rencontrée chez Mme Stockham. Elle m'a présenté aux Guernsey. Le Dr Guernsey est l'un des principaux médecins de cette ville, c'est un très bon vieux monsieur. Ils m'apprécient beaucoup et sont des gens très bien. Vendredi prochain je vais à Boston. Je n'ai pas du tout conférencié à New York. Je reviendrai y donner quelques conférences. Ces derniers jours j'étais l'hôte de Mlle Helen Gould — fille du riche Gould — dans sa somptueuse résidence de campagne, à une heure de voiture de la ville. Elle possède l'une des plus belles et des plus grandes serres du monde, pleine de toutes sortes de plantes et de fleurs curieuses. Ils sont Presbytériens, et elle est une femme très pieuse. J'y ai passé un très agréable séjour. J'ai rencontré mon ami M. Flagg (William Joseph Flagg) plusieurs fois. Il va allègrement son chemin. Il y a une autre Mme Smith ici qui est très riche et pieuse. Elle m'a invité à dîner aujourd'hui. Quant aux conférences, j'ai renoncé à amasser de l'argent. Je ne peux pas me dégrader davantage. Quand un certain but était en vue, je pouvais travailler ; ce but disparu, je ne peux pas gagner pour moi-même. J'ai de quoi rentrer. Je n'ai pas cherché à gagner un sou ici, et j'ai refusé quelques cadeaux que des amis d'ici voulaient me faire. Notamment Flagg — j'ai refusé son argent. À Détroit j'avais essayé de rembourser l'argent aux donateurs, et leur avais dit que, n'ayant presque aucune chance de réussir dans mon entreprise, je n'avais pas le droit de garder leur argent ; mais ils ont refusé et m'ont dit de le jeter à l'eau si je voulais. Mais je ne peux plus en prendre en conscience. Je me porte très bien, Mère. Partout le Seigneur m'envoie des personnes bienveillantes et des foyers ; aussi n'est-il point utile que je plonge dans une vile mondanité. Les New-Yorkais, bien que moins intellectuels que les Bostoniens, sont, je crois, plus sincères. Les Bostoniens savent fort bien profiter de tout le monde. Et je crains que l'eau même ne puisse glisser entre leurs doigts serrés !!! Que le Seigneur les bénisse !!! J'ai promis d'y aller et j'y dois aller ; mais, Seigneur, faites-moi vivre avec les sincères, les ignorants et les pauvres, et ne pas croiser l'ombre des hypocrites et des beaux parleurs qui, comme mon Maître avait coutume de dire, sont comme des vautours qui planent de plus en plus haut dans leurs discours, mais dont le cœur est vraiment sur un morceau de charogne à terre. Je serais l'hôte de Mme Breed quelques jours et, après avoir vu un peu de Boston, je reviendrais à New York. J'espère que les sœurs vont toutes bien et qu'elles jouissent énormément de leurs concerts. Il n'y a pas beaucoup de musique dans cette ville. C'est une bénédiction (?) Je suis allé voir le cirque Barnum l'autre jour. C'est sans aucun doute une chose grandiose. Je ne suis pas encore allé en centre-ville. Cette rue est très agréable et tranquille. J'ai entendu l'autre jour au cirque Barnum un beau morceau de musique — ils l'appellent une Sérénade espagnole. Quoi que ce soit, je l'ai beaucoup aimé. Malheureusement, Mlle Guernsey n'est pas portée sur les grands éclats de jeu, bien qu'elle ait une belle collection de tout ce qui fait du bruit dans le monde — elle ne pouvait donc pas le jouer, ce dont je suis fort navré. Votre serviteur obéissant, VIVEKANANDA. P.-S. — Très probablement j'irai à Annisquam comme hôte de Mme Bagley. Elle y a une jolie maison cet été. Avant cela, je retournerai à Chicago une fois encore si je le peux. V.
English
XVI
To Mrs. G. W. Hale
[C/O DR. EGBERT GUERNSEY
528 FIFTH AVENUE]
NEW YORK
10 April 1894
DEAR MOTHER,
I just now received your letter. I have the greatest regard for the Salvationists; in fact, they and the Oxford Mission gentlemen are the only Christian missionaries for whom I have any regard at all. They live with the people, as the people, and for the people of India. Lord bless them. But I would be very, very sorry of any trick being played by them. I never have heard of any Lord in India, much less in Ceylon. (Now Sri Lanka.) The people of Ceylon and northern India differ more than Americans and Hindus. Nor is there any connection between the Buddhist priest and the Hindu. Our dress, manners, religion, food, language differ entirely from southern India, much less to speak of Ceylon. You know already that I could not speak a word of Narasimha's language!! Although that was only Madras. Well, you have Hindu princesses; why not a Lord, which is not a higher title.
There was a certain Mrs. Smith in Chicago.[6]* I met her at Mrs. Stockham's. She has introduced me to the Guernseys. Dr. Guernsey is one of the chief physicians of this city and is a very good old gentleman. They are very fond of me and are very nice people. Next Friday I am going to Boston. I have not been lecturing in New York at all. I will come back and do some lecturing here.
For the last few days I was the guest of Miss Helen Gould — daughter of the rich Gould[7]* — at her palatial country residence, an hour's ride from the city. She has one of the most beautiful and large green-houses in the world, full of all sorts of curious plants and flowers. They are Presbyterians, and she is a very religious lady. I had a very nice time there.
I met my friend Mr. Flagg (William Joseph Flagg.) several times. He is flying merrily. There is another Mrs. Smith here who is very rich and pious. She has invited me to dine today.
As for lecturing, I have given up raising money. I cannot degenerate myself any more. When a certain purpose was in view, I could work; with that gone I cannot earn for myself. I have sufficient for going back. I have not tried to earn a penny here, and have refused some presents which friends here wanted to make to me. Especially Flagg — I have refused his money. I had in Detroit tried to refund the money back to the donors, and told them that, there being almost no chance of my succeeding in my enterprise, I had no right to keep their money; but they refused and told me to throw that into the waters if I liked. But I cannot take any more conscientiously. I am very well off, Mother. Everywhere the Lord sends me kind persons and homes; so there is no use of my going into beastly worldliness at all.
The New York people, though not so intellectual as the Bostonians, are, I think, more sincere. The Bostonians know well how to take advantage of everybody. And I am afraid even water cannot slip through their closed fingers!!! Lord bless them!!! I have promised to go and I must go; but, Lord, make me live with the sincere, ignorant and the poor, and not cross the shadow of the hypocrites and tall talkers who, as my Master used to say, are like vultures who soar high and high in their talks, but the heart is really on a piece of carrion on the ground.
I would be the guest of Mrs. Breed for a few days and, after seeing a little of Boston, I would come back to New York.
Hope the sisters are all right and enjoying their concerts immensely. There is not much of music in this city. That is a blessing (?) Went to see Barnum's circus the other day. It is no doubt a grand thing. I have not been as yet downtown. This street is very nice and quiet.
I heard a beautiful piece of music the other day at Barnum's — they call it a Spanish Serenada. Whatever it be, I liked it so much. Unfortunately, Miss Guernsey is not given to much thumping, although she has a good assortment of all the noisy stuffs in the world — and so she could not play it, which I regret ever so much.
Yours obediently,
VIVEKANANDA.
PS — Most probably I will go to Annisquam as Mrs. Bagley's guest. She has got a nice house there this summer. Before that, I will go back to Chicago once more if I can.
V.
Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.