Dits et paroles
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Français
PAROLES ET SENTENCES LISTE DES ABRÉVIATIONS Dans cette section, seules les paroles directes de Swami Vivekananda ont été placées entre guillemets. Les références ont été identifiées par les abréviations suivantes : ND → Burke, Marie Louise. Swami Vivekananda in the West: New Discoveries. 6 vol. Calcutta : Advaita Ashrama, 1983-87. CWSN → Nivedita, Sœur. The Complete Works of Sister Nivedita. Vol. 1. Calcutta : Advaita Ashrama, 1982. LSN → Nivedita, Sœur. Letters of Sister Nivedita. 2 vol. Compilé et édité par Sankari Prasad Basu. Calcutta : Nababharat Publishers, 1982. VIN → Basu, Sankari Prasad et Ghosh, Sunil Bihari, éd. Vivekananda in Indian Newspapers : 1893-1902. Calcutta : Dineshchandra Basu, Basu Bhattacharya and Co., 1969. 1. D'après la description de Mme Prince Woods du départ de Swami Vivekananda de la résidence des Woods à Salem, Massachusetts, en août 1893. Swami Vivekananda donna son bâton, sa possession la plus précieuse, au Dr Woods, alors jeune étudiant en médecine, et son coffre et sa couverture à Mme Kate T. Woods, en disant : « C'est à mes amis qui m'ont accueilli comme chez moi dans ce grand pays que je dois offrir mes biens les plus précieux. » (ND 1 : 42) 2. Au dos de la transcription faite par Swami Vivekananda du livre de Louis Rousselet L'Inde et ses Princes natifs — Voyages en Inde centrale et dans les présidences de Bombay et du Bengale, datée du 11 février 1894 : « Je dis qu'il n'y a qu'un seul remède pour celui qui s'inquiète trop de l'avenir — se mettre à genoux. » (ND 1 : 225) 3. Extrait d'une prière prononcée par Swami Vivekananda au Parlement mondial des religions de Chicago : « Tu es Celui qui porte les fardeaux de l'univers ; aide-moi à porter le petit fardeau de cette vie. » (ND 2 : 32) 4. Extrait d'une autre prière offerte par Swami Vivekananda au Parlement mondial des religions de Chicago : « À la tête de toutes ces lois, en et à travers chaque particule de matière et de force, se tient Un par whose commandement le vent souffle, le feu brûle, les nuages versent la pluie, et la mort erre sur la terre. Et quelle est Sa nature ? Il est partout l'Un pur et sans forme, le Tout-Puissant et le Tout-Miséricordieux. Tu es notre Père. Tu es notre bien-aimé Ami. » (ND 2 : 33) 5. Du journal de Mary T. Wright à la date du samedi 12 mai 1894 : Les veuves de haute caste en Inde ne se remarient pas, dit-il ; seules les veuves de basse caste peuvent se remarier, manger, boire, danser, avoir autant de maris qu'elles le souhaitent, les répudier tous, en un mot jouir de tous les avantages de la haute société dans ce pays. . . . « Quand nous sommes fanatiques », dit-il, « nous nous torturons nous-mêmes, nous nous jetons sous d'énormes chars, nous nous tranchons la gorge, nous nous allongeons sur des lits de pointes ; mais quand vous êtes fanatiques, vous tranchez la gorge des autres, vous les torturez par le feu et les clouez sur des lits de pointes ! Vous prenez bien soin de votre propre peau ! » (ND 2 : 58-59) 6. Extrait de 1894 tiré de la Greenacre Voice, citant l'un des enseignements du Swami dispensé à Greenacre, Maine : « Vous, moi et tout ce qui existe dans l'univers sommes cet Absolu — non pas des parties, mais le tout. Vous êtes la totalité de cet Absolu. » (ND 2 : 150) 7. Dans une lettre du 5 mars 1899 de Sœur Nivedita à Mlle Josephine MacLeod : « Je suis au fond de moi-même un mystique, Margot, tout ce raisonnement n'est qu'apparent — je suis en réalité toujours à l'affût des signes et des présages — et c'est pourquoi je ne m'inquiète jamais du sort de mes initiations. Si leur désir d'être sannyâsins (renonçants) est assez ardent, je sens que le reste n'est pas mon affaire. Cela a bien sûr son mauvais côté. Je dois parfois payer chèrement mes erreurs — mais cela présente un avantage. Cela m'a maintenu jusqu'ici sannyasin à travers tout cela — et c'est mon ambition, de mourir en vrai sannyasin comme l'était véritablement Ramakrishna Paramahamsa — libre de la luxure — et du désir de richesse, et de la soif de gloire. Cette soif de gloire est la pire de toutes les souillures. » (ND 3 : 128-29) 8. D'après la lettre de John Henry Wright du 27 mars 1896 à Mary Tappan Wright, dans laquelle Swami Vivekananda déclarait que l'Angleterre ressemblait tout à fait à l'Inde avec ses castes : « Je dus organiser des classes séparées pour les deux castes. Pour les gens de haute caste — Lady Untel et Lady Untelle, l'Honorable Untel et l'Honorable Untelle — j'avais des cours le matin ; pour les gens de basse caste, qui venaient pêle-mêle, j'avais des cours le soir. » (ND 4 : 73) 9. Alors que Swami Vivekananda offrait des fleurs aux pieds de la Vierge Marie dans une petite chapelle en Suisse durant l'été 1896, il dit : « Car elle aussi est la Mère. » (ND 4 : 276) 10. D'après la lettre de M. J. J. Goodwin du 23 octobre 1896 à Mme Ole Bull, citant la conversation de Swami Vivekananda à Greycoat Gardens à Londres : « Il est très bien d'avoir un idéal élevé, mais ne le rendez pas trop élevé. Un idéal élevé élève l'humanité, mais un idéal impossible l'abaisse précisément en raison de son impossibilité. » (ND 4 : 385) 11. Un passage du journal de Swami Abhedananda en date du 20 novembre 1896, citant l'observation de Swami Vivekananda sur le peuple anglais : « On ne peut pas se faire des amis ici sans connaître leurs coutumes, leurs comportements, leur politique. Il faut connaître les manières des riches, des gens cultivés et des pauvres. » (ND 4 : 478) 12. Dans la lettre de M. J. J. Goodwin du 11 novembre 1896 à Mme Ole Bull, citant la déclaration inédite de Swami Vivekananda vers la fin du discours « Le Védanta pratique — IV » : « Un Jiva ne peut jamais atteindre absolument Brahman (la Réalité absolue) tant que la totalité de la Mâyâ (l'illusion cosmique) n'a pas disparu. Aussi longtemps qu'il reste un Jiva dans la Maya, aucune âme ne peut être absolument libre. . . . Les védantistes sont divisés sur ce point. » (ND 4 : 481) 13. D'après la lettre de Swami Saradananda à un disciple-frère, concernant les derniers jours de Swami Vivekananda : Parfois il disait : « La mort est venue à mon chevet ; j'ai suffisamment travaillé et joué ; que le monde comprenne quelle contribution j'ai apportée ; il faudra bien du temps pour saisir cela. » (ND 4 : 521) 14. Dans une lettre du 13 octobre 1898 à Mme Ashton Jonson, écrite depuis le Cachemire, Sœur Nivedita décrivit l'état d'esprit spirituel de Swami Vivekananda : En ce moment, « faire le bien » lui semblait horrible. « La Mère seule fait quelque chose. Le patriotisme est une erreur. Tout est une erreur. Tout est la Mère. . . . Tous les hommes sont bons. Seulement nous ne pouvons pas atteindre tout le monde. . . . Je n'enseignerai plus jamais. Qui suis-je pour enseigner à quiconque ? . . . Swamiji est mort et enterré. » (ND 5 : 3-4) 15. D'après la lettre de M. Sachindranath Basu relatant les remarques de clôture de Swami Vivekananda lors de sa causerie aux swamis et novices réunis au Belur Math, le 19 juin 1899 : « Mes fils, soyez tous des hommes. Voilà ce que je veux ! Si vous réussissez ne serait-ce qu'un peu, je sentirai que ma vie a eu un sens. » (ND 5 : 17) 16. Lors d'une causerie du soir avec Swami Saradananda au printemps 1899 : « On devrait enseigner aux hommes à être pratiques, physiquement forts. Une douzaine de tels lions conquerront le monde, et non des millions de moutons. On ne devrait pas enseigner aux hommes à imiter un idéal personnel, si grand soit-il. » (ND 5 : 17) 17. D'après les souvenirs de Mme Mary C. Funke de son voyage d'août 1899 vers l'Amérique avec les Swamis Vivekananda et Turiyananda : « Et si toute cette Maya est si belle, imaginez la merveilleuse beauté de la Réalité qui se trouve derrière ! » (ND 5 : 76) « Pourquoi réciter de la poésie quand là [montrant la mer et le ciel] se trouve la quintessence même de la poésie ? » (Ibid.) 18. Dans la lettre de Mlle Josephine MacLeod du 3 septembre 1899 à Mme Ole Bull : « Dans les heures de plus grand besoin, on se retrouve seul. » (ND 5 : 122) 19. D'après l'entrée du journal de Sœur Nivedita du 27 octobre 1899 à Ridgely Manor, dans laquelle Swami Vivekananda exprimait sa préoccupation pour Olea Bull Vaughn : « Les cauchemars commencent toujours agréablement — c'est seulement au pire moment que le rêve se rompt — ainsi la mort rompt le rêve de la vie. Aimez la mort. » (ND 5 : 138) 20. Dans une lettre de décembre 1899 de Mlle Josephine MacLeod à Sœur Nivedita : « Toutes les idées que les Californiens ont de moi émanent de Chicago. » (ND 5 : 179) 21. D'après les souvenirs de Mme Alice Hansbrough rapportant les propos de Swami Vivekananda à M. Baumgardt : « Je peux parler du même sujet, mais ce ne sera pas le même exposé. » (ND 5 : 230) 22. Souvenirs de Mme Alice Hansbrough relatant la réaction de Swami Vivekananda à ses tentatives de lui faire visiter des sites : « Ne me montrez pas des curiosités. J'ai vu l'Himalaya ! Je ne ferais pas dix pas pour voir des curiosités ; mais j'irais mille kilomètres pour voir un [grand] être humain ! » (ND 5 : 244) 23. D'après les souvenirs de Mme Alice Hansbrough relatant l'intérêt de Swami Vivekananda pour la question de l'éducation des enfants : Il ne croyait pas au châtiment. Cela ne l'avait jamais aidé, dit-il, ajoutant : « Je ne ferais jamais rien qui puisse faire peur à un enfant. » (ND 5 : 253) 24. Notes de Mme Alice Hansbrough sur l'explication de Dieu donnée par Swami Vivekananda au jeune Ralph Wyckoff, âgé de dix-sept ans : « Pouvez-vous voir vos propres yeux ? Dieu est comme cela. Il est aussi proche que vos propres yeux. Il vous appartient, même si vous ne pouvez pas Le voir. » (ND 5 : 254) 25. Souvenirs de Mme Alice Hansbrough concernant l'opinion de Swami Vivekananda sur les soldats anglais de basse caste qui occupaient l'Inde : « Si quelqu'un venait dépouiller le foyer de l'Anglais, l'Anglais le tuerait, et il aurait raison de le faire. Mais l'Hindou reste assis à se lamenter ! « Croyez-vous qu'une poignée d'Anglais pourrait gouverner l'Inde si nous avions un esprit combatif ? Je prêche la consommation de viande dans toute l'étendue de l'Inde dans l'espoir que nous puissions forger un esprit combatif ! » (ND 5 : 256) 26. Souvenirs de Mme Alice Hansbrough d'un pique-nique à Pasadena, Californie, lorsqu'une femme appartenant à la Science chrétienne suggéra à Swami Vivekananda que l'on devrait enseigner aux gens à être bons : « Pourquoi devrais-je désirer être "bon" ? Tout ceci est Son œuvre [faisant un geste de la main pour désigner les arbres et la campagne]. Dois-je m'excuser de Son œuvre ? Si vous voulez réformer Jean Dupont, allez vivre avec lui ; n'essayez pas de le réformer. Si vous portez en vous quelque chose de la Flamme divine, il s'en enflammera. » (ND 5 : 257) 27. D'après les souvenirs de Mme Alice Hansbrough : « Lorsque vous avez réfléchi à une action, ne laissez rien vous en dissuader. Consultez votre cœur, non les autres, puis suivez ses injonctions. » (ND 5 : 311) 28. D'après les notes de M. Frank Rhodehamel prises lors d'une conférence en mars 1900 à Oakland, Californie : « Jamais un mari n'a aimé sa femme pour elle-même, ni la femme son mari pour lui-même. C'est Dieu dans la femme que le mari aime, et Dieu dans le mari que la femme aime. (Cf. Brihadâranyaka Upanishad II.4.5.) C'est Dieu en chacun qui nous attire vers cet être dans l'amour. C'est Dieu en toute chose, en tout être, qui nous fait aimer. Dieu est le seul amour. . . . En chacun est Dieu, l'Atman (le Soi véritable) ; tout le reste n'est que rêve, une illusion. » (ND 5 : 362) 29. D'après les notes de M. Frank Rhodehamel prises lors d'une conférence en mars 1900 à Oakland, Californie : Oh, si seulement vous vous connaissiez ! Vous êtes des âmes ; vous êtes des dieux. Si jamais je me sens coupable de blasphème, c'est quand je vous appelle hommes. » (ND 5 : 362) 30. Extrait des souvenirs de M. Thomas J. Allan sur les conférences de Swami Vivekananda en mars 1900 à San Francisco sur l'Inde : « Envoyez-nous des techniciens pour nous apprendre à utiliser nos mains, et nous vous enverrons des missionnaires pour vous enseigner la spiritualité. » (ND 5 : 365) 31. Souvenirs de Mme Edith Allan sur les observations philosophiques de Swami Vivekananda pendant qu'il cuisinait dans l'appartement de Turk Street : « "Le Seigneur demeure dans les cœurs de tous les êtres, ô Arjuna, par Sa puissance illusoire, faisant tourner tous les êtres comme s'ils étaient montés sur une roue de potier." [Bhagavad-Gîtâ XVIII.61] Cela s'est déjà produit, comme un jet de dés, ainsi en va-t-il dans la vie ; la roue tourne et la même combinaison revient ; cette cruche et ce verre se sont déjà trouvés là, de même cet oignon et cette pomme de terre. Que pouvons-nous faire, Madame, Il nous a mis sur la roue de la vie. » (ND 6 : 17) 32. D'après les souvenirs de Mme Edith Allan d'une conversation après le déjeuner : « Le Maître a dit qu'il reviendrait dans environ deux cents ans — et je reviendrai avec lui. Quand un Maître vient, il amène ses propres gens. » (ND 6 : 17) 33. Souvenirs de Mme Edith Allan sur les conseils « de cuisine » de Swami Vivekananda pendant son séjour à San Francisco, Californie, en 1900 : « Si je me considère plus grand que la fourmi qui rampe sur le sol, c'est que je suis ignorant. » (ND 6 : 19) « Madame, soyez large d'esprit ; voyez toujours les deux côtés des choses. Quand je suis au sommet, je dis : "Shivoham, Shivoham : Je suis Lui, Je suis Lui !" et quand j'ai mal à l'estomac, je dis : "Mère, aie pitié de moi !" » (Ibid.) « Apprenez à être le témoin. Si deux chiens se battent dans la rue et que je sors, je me retrouve mêlé à la bagarre ; mais si je reste tranquillement dans ma chambre, j'observe la bagarre depuis la fenêtre. Apprenez donc à être le témoin. » (Ibid.) 34. D'après les souvenirs de M. Thomas J. Allan d'une conversation privée avec Swami Vivekananda à San Francisco, Californie, en 1900 : « Nous ne progressons pas de l'erreur à la vérité, mais de vérité en vérité. Ainsi nous devons comprendre que nul ne peut être blâmé pour ce qu'il fait, car en ce moment il fait de son mieux. Si un enfant tient un rasoir ouvert, n'essayez pas de le lui prendre, mais donnez-lui une pomme rouge ou un jouet brillant, et il lâchera le rasoir. Mais celui qui met la main dans le feu sera brûlé ; nous n'apprenons que par l'expérience. » (ND 6 : 42) 35. D'après les souvenirs de Mme Alice Hansbrough d'un retour à pied avec Swami Vivekananda après l'une de ses conférences à San Francisco en 1900 : « Vous avez entendu que le Christ a dit : "Mes paroles sont esprit et elles sont vie." De même, mes paroles sont esprit et vie ; elles se frayeront un chemin brûlant dans votre cerveau et vous ne pourrez jamais vous en défaire ! » (ND 6 : 57-58) 36. D'après les souvenirs de Mme Alice Hansbrough à San Francisco en 1900 — évoquant le grand cœur de Swami Vivekananda : « Il se peut que je doive naître à nouveau parce que je suis tombé amoureux de l'homme. » (ND 6 : 79) 37. D'après les souvenirs de Mme George Roorbach sur Swami Vivekananda au Camp Taylor, Californie, en mai 1900 : « Dans mon premier discours dans ce pays, à Chicago, j'ai interpellé ce public en disant : "Sœurs et frères d'Amérique", et vous savez qu'ils se levèrent tous. Vous vous demandez peut-être ce qui les a poussés à faire cela, vous vous demandez peut-être si j'avais un pouvoir étrange. Permettez-moi de vous dire que j'avais bien un pouvoir, et le voici — jamais une seule fois dans ma vie je ne me suis permis d'avoir la moindre pensée sexuelle. J'ai discipliné mon esprit, ma pensée, et les forces que l'homme utilise habituellement dans cette direction, je les ai canalisées vers un niveau supérieur, et cela a développé une force si puissante que rien ne pouvait lui résister. » (ND 6 : 155) 38. Dans une conversation avec Swami Turiyananda, qui eut lieu probablement à New York : « L'appel est venu d'En Haut : "Viens, viens donc — inutile de t'épuiser à enseigner les autres." C'est maintenant la volonté de la Grande Vieille Dame (La « Grande Vieille Dame » était un personnage d'un jeu d'enfants, dont le toucher mettait hors du jeu.) que le jeu prenne fin. » (ND 6 : 373) 39. Dans un éloge funèbre du Prabuddha Bharata de juillet 1902, « un disciple occidental » écrivait : Le Swami avait peu de sympathie pour les iconoclastes, car comme il le fit observer judicieusement : « Le vrai philosophe s'efforce de ne rien détruire, mais d'aider tous. » (VIN : 638) 40. Souvenirs de Sœur Nivedita sur Swami Vivekananda dans une lettre du 9 octobre 1899 à Mlle Josephine MacLeod : Il avait tourné le dos à tant de choses — « Que votre vie dans le monde ne soit rien d'autre qu'une méditation intérieure. » (LSN I : 213) 41. Propos de Swami Vivekananda lors d'un déjeuner avec Mme Ole Bull, consignés par Sœur Nivedita dans une lettre du 18 octobre 1899 à Mlle Josephine MacLeod : « Voyez-vous, il y a une chose qu'on appelle l'amour, et une autre chose qu'on appelle l'union. Et l'union est plus grande que l'amour. « Je n'aime pas la religion. Je me suis identifié à elle. C'est ma vie. Ainsi, nul n'aime ce à quoi sa vie a été consacrée, ce dans quoi il a véritablement accompli quelque chose. Ce que nous aimons n'est pas encore nous-mêmes. Votre mari n'aimait pas la musique pour laquelle il avait toujours œuvré. Il aimait l'ingénierie dans laquelle il n'en savait comparativement encore que peu. C'est la différence entre la bhakti (la dévotion aimante) et la jnana (la connaissance spirituelle) ; et c'est pourquoi la jnana est supérieure à la bhakti. » (LSN I : 216) 42. Propos de Swami Vivekananda sur son ministère spirituel, consignés dans la lettre de Sœur Nivedita du 15 octobre 1904 à Mlle Josephine MacLeod : « C'est seulement lorsqu'ils seront partis qu'ils sauront combien ils ont reçu. » (LSN II : 686) 43. Souvenirs de Sœur Nivedita dans une lettre du 5 novembre 1904 à Alberta Sturges (Lady Sandwich) du discours de Swami Vivekananda sur le renoncement pendant son séjour à Ridgely Manor : « En Inde, nous ne disons jamais que l'on devrait renoncer à une chose supérieure pour une chose inférieure. Il vaut mieux être absorbé par la musique ou la littérature que par le confort ou le plaisir, et nous ne disons jamais le contraire. » (LSN II : 690) 44. Dans la lettre de Sœur Nivedita du 19 novembre 1909 à Mlle Josephine MacLeod : « Le feu brûle si nous y plongeons la main — que nous le ressentions ou non — il en est ainsi de celui qui prononce le nom de Dieu. » (LSN II : 1030) 45. Souvenirs de Swami Vivekananda sur Shri Ramakrishna, consignés dans la lettre de Sœur Nivedita du 6 juillet 1910 au Dr T. K. Cheyne : « Il ne pouvait se concevoir comme le maître de qui que ce soit. Il était comme un homme jouant avec des balles de multiples couleurs, laissant aux autres le soin de choisir celle qu'ils préféraient pour eux-mêmes. » (LSN II : 1110) 46. Souvenirs de Sœur Nivedita d'une conversation avec Swami Vivekananda à Ridgely Manor, consignés dans une lettre de 1899 écrite depuis Ridgely Manor à Mlle Josephine MacLeod : Je n'ai jamais entendu le Prophète parler autant de Shri Ramakrishna. Il nous dit ce que j'avais déjà entendu au sujet du jugement infaillible [de son maître] sur les hommes. . . . « Et ainsi », dit le Swami, « vous voyez que ma dévotion est la dévotion du chien. Je me suis si souvent trompé et lui a toujours eu raison, et maintenant je fais confiance à son jugement aveuglément. » Puis il nous raconta comment [Ramakrishna] hypnotisait quiconque venait le voir et connaissait tout de lui en deux minutes, et le Swami dit que de cela il avait appris à considérer notre conscience comme une chose bien infime. (LSN II : 1263) 47. D'après la lettre de Sœur Nivedita du 27 janvier 1900 à Sœur Christine : Le Swami dit aujourd'hui qu'il commence à percevoir les besoins de l'humanité sous un jour tout à fait différent — qu'il est déjà sûr du principe qui doit aider, mais qu'il passe des heures chaque jour à essayer de résoudre les méthodes. Que ce qu'il a connu jusqu'ici convient aux hommes vivant dans une caverne — seuls, sans être dérangés — mais qu'à présent il donnera « à l'humanité quelque chose qui contribuera à la force dans les épreuves de la vie quotidienne ». (LSN II : 1264) 48. Dans une lettre du 7 juillet 1902 à Sœur Christine, Sœur Nivedita consigna l'une des remarques de Swami Vivekananda faites lors d'un cours donné aux moines du Belur Math le 4 juillet 1902 : « Ne me copiez pas. Chassez à coups de pied celui qui imite. » (LSN II : 1270) 49. Commentaire du Swami après avoir formulé une déclaration concernant l'idéal de la liberté de l'âme, qui la mettait en apparent conflit avec la conception occidentale du service de l'humanité comme but de l'individu : « Vous direz que cela ne profite pas à la société. Mais avant que cette objection puisse être admise, vous devrez d'abord prouver que le maintien de la société est une fin en soi. » (CWSN 1 : 19) 50. Sœur Nivedita écrivit : Il aborda la question de sa propre position en tant qu'enseignant itinérant et exprima la réserve indienne à l'égard de l'organisation religieuse ou, comme quelqu'un l'exprime, « à l'égard d'une foi qui finit par une Église ». « Nous croyons », dit-il, « que l'organisation engendre toujours de nouveaux maux. » Il prophétisa que certains développements religieux alors très en vogue en Occident disparaîtraient rapidement, en raison de l'amour de l'argent. Et il déclara que « L'homme progresse de vérité en vérité, et non de l'erreur à la vérité ». (CWSN 1 : 19-20) 51. « L'univers est comme une toile d'araignée et les esprits en sont les araignées ; car l'esprit est à la fois un et multiple. » (CWSN 1 : 21) 52. « Que nul ne regrette d'avoir été difficile à convaincre ! J'ai combattu mon Maître pendant six ans avec pour résultat que je connais chaque pouce du chemin ! Chaque pouce du chemin ! » (CWSN 1 : 22) 53. Swami Vivekananda expliquait à quelles hauteurs d'altruisme mène le chemin de l'amour et comment il tire le meilleur des facultés de l'âme : « Supposez qu'il y ait un bébé sur le chemin du tigre ! Quelle serait alors votre place ? Dans sa gueule — l'un d'entre vous — j'en suis sûr. » (CWSN 1 : 24) 54. « Par quoi tout ceci est pénétré, sachez que cela est le Seigneur Lui-même ! » (CWSN 1 : 27) 55. Concernant l'attitude de Swami Vivekananda envers la religion : La religion était une affaire de développement de l'individu, « une question d'être et de devenir ». (CWSN 1 : 28) 56. « Pardonnez lorsque vous pouvez aussi conduire des légions d'anges à une victoire facile. » Tant que la victoire restait incertaine, cependant, seul un lâche selon lui tendrait l'autre joue. (CWSN 1 : 28-29) 57. « Bien sûr que je commettrais un crime et irais en enfer pour l'éternité si par là je pouvais vraiment aider un être humain ! » (CWSN 1 : 34) 58. À un petit groupe, dont Sœur Nivedita, après une conférence : « J'ai une superstition — ce n'est rien, vous savez, qu'une superstition personnelle ! — que la même âme qui vint un jour en tant que Bouddha vint ensuite en tant que Christ. » (CWSN 1 : 35) 59. Après que Swami Vivekananda eut appris la disposition de Sœur Nivedita à servir l'Inde : « Pour ma propre part, je m'incarnerai deux cents fois si nécessaire pour accomplir parmi mon peuple l'œuvre que j'ai entreprise. » (CWSN 1 : 36) 60. Souvenir de Sœur Nivedita d'un incident : Il chevauchait un jour avec le Raja de Khetri, lorsqu'il vit que son bras saignait abondamment et comprit que la blessure avait été causée par une branche épineuse que le Raja avait écartée pour le laisser passer. Quand le Swami protesta, le Rajput balaya la chose d'un rire. « Ne sommes-nous pas toujours les défenseurs de la foi, Swamiji ? » dit-il. « Et alors », dit le Swami en racontant l'histoire, « j'allais justement lui dire qu'ils ne devraient pas témoigner un tel honneur au sannyasin, quand soudain j'ai pensé qu'ils avaient peut-être finalement raison. Qui sait ? Peut-être que moi aussi je suis pris dans l'éclat de ce flash de votre civilisation moderne, qui n'est que pour un moment. » « — Je me suis laissé entraîner », dit-il simplement à quelqu'un qui protestait que selon lui le Sâdhu errant des années antérieures, qui avait semé son savoir et changé de nom au fil de son chemin, avait été plus grand que l'abbé du Belur, accablé de nombreux travaux et de mille soucis. « Je me suis laissé entraîner. » (CWSN 1 : 43) 61. Sœur Nivedita écrivit : Un jour, il parlait en Occident de Mîrâ Bâi — cette sainte qui fut jadis reine de Chitore — et de la liberté que son mari lui avait offerte si seulement elle voulait bien rester dans le secret royal. Mais elle ne pouvait être liée. « Mais pourquoi ne l'aurait-elle pas été ? » demanda quelqu'un avec étonnement. « Pourquoi l'aurait-elle été ? » rétorqua-t-il. « Vivait-elle ici-bas dans cette fange ? » (CWSN 1 : 44) 62. Au fil des années, le Swami osait de moins en moins formuler des plans arrêtés ou dogmatiser sur l'inconnu : « Après tout, que savons-nous ? La Mère utilise tout cela. Mais nous ne faisons que tâtonner. » (CWSN 1 : 44) 63. Citant Swami Vivekananda, Sœur Nivedita se souvint : L'amour n'était pas l'amour, insistait-il, s'il n'était pas « sans raison » ou sans « motif » . . . . (CWSN 1 : 52) 64. À propos de Swami Vivekananda, Sœur Nivedita écrivit : Quand certains de ses compatriotes lui demandèrent ce qu'il considérait, après les avoir vus dans leur propre pays, comme la plus grande réussite des Anglais, il répondit « qu'ils avaient su allier l'obéissance au respect de soi ». (CWSN 1 : 54) 65. Swami Sadananda rapporta qu'aux premières heures du matin, alors qu'il faisait encore nuit, Swami Vivekananda se levait et appelait les autres en chantant : « Éveillez-vous ! Éveillez-vous ! vous tous qui voulez boire le nectar divin ! » (CWSN 1 : 56) 66. Sœur Nivedita se souvint : À cette époque [durant les années d'itinérance du Swami, près d'Almora] il passa quelques mois dans une grotte surplombant un village de montagne. Je ne l'ai entendu évoquer cette expérience que deux fois. Une fois, il dit : « Rien dans toute ma vie ne m'a autant rempli du sentiment du travail à accomplir. C'était comme si j'avais été projeté hors de cette vie dans les grottes pour errer de-ci de-là dans les plaines en contrebas. » Et une autre fois, il dit à quelqu'un : « Ce n'est pas la forme de sa vie qui fait un Sadhu. Car il est possible de s'asseoir dans une grotte et d'avoir tout l'esprit absorbé par la question de combien de morceaux de pain on vous apportera pour le dîner ! » (CWSN 1 : 61) 67. À propos de son propre poème « Kali la Mère » : « Semant pestes et chagrins », cita-t-il de ses propres vers, Dansant de joie folle, Viens, Mère, viens ! Car la terreur est Ton nom ! La mort — est dans Ton souffle. Et chaque pas chancelant Détruit un monde à jamais. « Tout s'est réalisé, chaque parole », s'interrompit-il pour dire. Qui ose aimer la misère, Danser dans la danse de la Destruction, Et étreindre la forme de la mort, . . . « À lui la Mère vient véritablement. Je l'ai prouvé. Car j'ai étreint la forme de la Mort ! » (CWSN 1 : 98-99) 68. Sœur Nivedita, évoquant ses projets pour une école de jeunes filles : Sur un seul point il [Swami Vivekananda] était inflexible. L'œuvre pour l'éducation des femmes indiennes, à laquelle il donnerait son nom, pouvait être aussi sectaire que je le jugeais bon. « Vous souhaitez, par une secte, vous élever au-dessus de toutes les sectes. » (CWSN 1 : 102) 69. Commentant la visite de Sœur Nivedita à la demeure de Gopaler-Ma — une petite cellule : « Ah ! C'est la vieille Inde que vous avez vue, l'Inde des prières et des larmes, des veillées et des jeûnes, qui disparaît, pour ne jamais revenir ! » (CWSN 1 : 109) 70. Sur les buts de l'Ordre Ramakrishna : Le même dessein s'exprimait de nouveau dans sa définition des buts de l'Ordre de Ramakrishna — « opérer un échange des idéaux les plus élevés de l'Orient et de l'Occident et les réaliser dans la pratique » . . . . (CWSN 1 : 113) 71. Après avoir enseigné à Sœur Nivedita le culte de Shiva, Swami Vivekananda le couronna en une offrande de fleurs aux pieds du Bouddha. Il dit, comme s'il s'adressait à chaque âme qui viendrait jamais à lui pour être guidée : « Va et suis Celui qui naquit et donna Sa vie pour les autres cinq cents fois avant d'atteindre la vision du Bouddha ! » (CWSN 1 : 114) 72. Au retour d'un pèlerinage au Cachemire : « Ces dieux ne sont pas de simples symboles ! Ce sont les formes que les Bhaktas ont vues ! » (CWSN 1 : 120) 73. Souvenirs de Sœur Nivedita des paroles entendues longtemps auparavant de Swami Vivekananda : « Le Dieu Impersonnel vu à travers les brumes des sens est personnel. » (CWSN 1 : 120) 74. Commentaire de Swami Vivekananda quand on lui rappela la rareté de la criminalité en Inde : « Plût à Dieu qu'il en soit autrement dans mon pays, car c'est vraiment la vertu de la mort ! » (CWSN 1 : 123) 75. Swami Vivekananda dit : « Toute la vie n'est qu'un chant du cygne ! N'oubliez jamais ces vers : Le lion, frappé au cœur, pousse son rugissement le plus puissant. Frappé sur la tête, le cobra dresse son capuchon. Et la majesté de l'âme se manifeste, seulement lorsqu'un homme est blessé jusqu'au fond de lui-même. » (CWSN 1 : 124) 76. Après avoir appris la mort de Shri Durga Charan Nag (Nag Mahashay) : « [Il] fut l'une des plus grandes œuvres de Ramakrishna Paramahamsa. » (CWSN 1 : 129) 77. Sur le pouvoir de transformation de Shri Ramakrishna, Swami Vivekananda dit : « Était-ce une plaisanterie que Ramakrishna Paramahamsa touchât une vie ? Bien sûr qu'il fit des hommes et des femmes nouveaux de ceux qui vinrent à lui, même dans ces contacts fugaces ! » (CWSN 1 : 130) 78. Parlant du véritable esprit d'un sannyasin (renonçant), Swami Vivekananda dit : « J'ai vu beaucoup de grands hommes à Hrishikesh. Je me souviens d'un cas, celui d'un homme qui semblait fou. Il descendait nu dans la rue, avec des garçons qui le poursuivaient et lui lançaient des pierres. L'homme entier débordait de rire tandis que le sang coulait sur son visage et dans son cou. Je le pris avec moi et lavai la blessure, y mettant de la cendre pour arrêter le saignement. Et tout ce temps, au milieu d'éclats de rire, il me racontait l'amusement que les garçons et lui avaient eu à lancer les pierres. "C'est ainsi que le Père joue", dit-il. « Beaucoup de ces hommes se cachent pour se protéger des intrusions. Les gens les importunent. L'un avait des ossements humains éparpillés dans sa grotte et faisait courir le bruit qu'il vivait de cadavres. Un autre lançait des pierres. Et ainsi de suite. . . . « Parfois la chose leur vient en un éclair. Il y avait, par exemple, un garçon qui venait lire les Upanishads avec Abhedananda. Un jour, il se retourna et dit : "Monsieur, tout ceci est-il vraiment vrai ?" « "Oh, oui !" dit Abhedananda, "Il peut être difficile de le réaliser, mais c'est certainement vrai." « Et le lendemain, ce garçon était un sannyasin silencieux, nu, en chemin vers Kedarnath ! « Que lui est-il arrivé ? vous demandez-vous. Il est devenu silencieux ! « Mais le sannyasin n'a plus besoin d'adorer ni d'aller en pèlerinage ni d'accomplir des austérités. Quel est alors le mobile de tout ce va-et-vient de pèlerinage en pèlerinage, de sanctuaire en sanctuaire, et d'austérité en austérité ? Il accumule des mérites et les offre au monde ! » (CWSN 1 : 133) 79. Évoquant l'histoire de Shibi Rana : « Ah oui ! Ce sont là les histoires qui sont profondément enracinées dans le cœur de notre nation ! N'oubliez jamais que le sannyasin fait deux vœux : l'un de réaliser la vérité et l'autre d'aider le monde — et que la plus rigoureuse des exigences rigoureuses est qu'il doit renoncer à toute pensée du paradis ! » (CWSN 1 : 134) 80. À Sœur Nivedita : « La Gîtâ dit qu'il y a trois sortes de charité : la Tâmasique, la Râjasique et la Sâttvique. La charité tamasique est accomplie par impulsion. Elle se trompe toujours. Celui qui la pratique ne pense qu'à son propre élan de bonté. La charité rajasique est ce qu'un homme fait pour sa propre gloire. Et la charité sattvique est celle qui est donnée à la bonne personne, de la bonne manière, et au bon moment. . . . « Quand j'en viens à la Sattvique, je pense de plus en plus à une certaine grande femme occidentale chez qui j'ai vu ce don tranquille, toujours à la bonne personne de la bonne manière, au bon moment, et sans jamais commettre d'erreur. « Pour ma propre part, j'ai appris que même la charité peut aller trop loin. . . . « En vieillissant, je trouve que je cherche de plus en plus la grandeur dans les petites choses. Je veux savoir ce qu'un grand homme mange et porte, et comment il parle à ses domestiques. Je veux trouver une grandeur à la Sir Philip Sidney (Sir Philip Sidney (1554-1586) : poète, soldat et homme politique anglais.) ! Peu d'hommes se souviendraient de la soif des autres, même à l'heure de la mort. « Mais n'importe qui sera grand dans une grande position ! Même le lâche deviendra courageux sous les feux de la rampe. Le monde regarde. Quel cœur ne battra pas plus fort ? Quel pouls ne s'accélérera pas jusqu'à ce qu'il donne le meilleur de lui-même ? « De plus en plus, la vraie grandeur me semble être celle du ver qui accomplit son devoir silencieusement, régulièrement, de moment en moment et d'heure en heure. » (CWSN 1 : 137) 81. Évoquant le grand individu — l'incarnation divine, le guru (maître spirituel) et le Rishi : « Vous ne comprenez pas encore l'Inde ! Nous, les Indiens, sommes des adorateurs de l'homme, en fin de compte ! Notre Dieu, c'est l'homme ! » (CWSN 1 : 144) 82. En une autre occasion, Swami Vivekananda utilisa le mot « adorateurs de l'homme » dans un sens entièrement différent : « Cette idée de l'adoration de l'homme existe à l'état embryonnaire en Inde, mais elle n'a jamais été développée. Vous devez la développer. En faire de la poésie, de l'art. Établir le culte des pieds des mendiants comme vous l'aviez dans l'Europe médiévale. Faites des adorateurs de l'homme. » (CWSN 1 : 144-45) 83. À Sœur Nivedita : « Il existe une secte particulière de Mahométans dont on dit qu'ils sont si fanatiques qu'ils prennent chaque nouveau-né et l'exposent en disant : "Si Dieu t'a fait, péris ! Si Ali t'a fait, vis !" Or ceci, qu'ils disent à l'enfant, je le dis, mais en sens inverse, à vous ce soir : "Allez dans le monde et là, si c'est moi qui vous ai fait, soyez détruits ! Si c'est la Mère qui vous a faits, vivez !" » (CWSN 1 : 151) 84. Longtemps après que des notables du sud des États-Unis eurent présenté leurs excuses à Vivekananda en apprenant qu'on l'avait pris pour un Noir et lui avait ainsi refusé l'accès aux hôtels, le Swami remarqua pour lui-même : « Quoi ! m'élever aux dépens d'un autre ! Ce n'est pas pour cela que je suis venu sur terre ! . . . Si je suis reconnaissant envers mon ancêtre aryen à la peau blanche, je le suis bien plus encore envers mon ancêtre mongol à la peau jaune et, le plus de tous, envers le Négritide à la peau noire ! » (CWSN 1 : 153) 85. Commentant les cages-cachots des prisonniers médiévaux au Mont-Saint-Michel : (CWSN 1 : 154) « Oh, je sais que j'ai erré sur toute la terre, mais en Inde je n'ai cherché rien d'autre que la grotte dans laquelle méditer ! » (Ibid.) 86. Bien qu'il considérât les descendants de l'Empire romain comme brutaux et la conception japonaise du mariage comme une horreur, Swami Vivekananda résumait néanmoins les idéaux constructifs, jamais les défauts, d'une communauté : « Pour le patriotisme, les Japonais ! Pour la pureté, les Hindous ! Et pour la virilité, les Européens ! Il n'est personne au monde qui comprenne, comme l'Anglais, ce que devrait être la gloire d'un homme ! » (CWSN 1 : 160) 87. Swami Vivekananda dit de lui-même avant de partir pour l'Amérique en 1893 : « Je pars prêcher une religion dont le bouddhisme n'est qu'un enfant rebelle et le christianisme, avec toutes ses prétentions, qu'un lointain écho ! » (CWSN 1 : 161) 88. Décrivant la nuit où le Bouddha quitta son épouse pour renoncer au monde, Swami Vivekananda dit : « Quel était le problème qui le tourmentait ? Mais c'était elle qu'il était sur le point de sacrifier pour le monde ! Voilà où était le combat ! Il ne se souciait pas de lui-même ! » (CWSN 1 : 172) 89. Après avoir décrit les touchants adieux du Bouddha à son épouse, le Swami dit : « N'avez-vous jamais pensé aux cœurs des héros ? Comme ils étaient grands, grands, grands — et doux comme du beurre ? » (CWSN 1 : 172) 90. Description par Swami Vivekananda de la mort du Bouddha et de sa ressemblance avec celle de Shri Ramakrishna : Il raconta comment la couverture avait été étendue pour lui sous l'arbre et comment le Bienheureux s'était allongé, « reposant sur son côté droit comme un lion » pour mourir, quand vint soudain à lui quelqu'un qui accourait pour recevoir un enseignement. Les disciples auraient traité cet homme comme un intrus, voulant maintenir la paix à tout prix autour du lit de mort de leur Maître, mais le Bienheureux entendit, et disant : « Non, non ! Celui qui fut envoyé (Lit., "le Tathâgata". "Un mot", expliqua Swami Vivekananda, "qui ressemble beaucoup à votre 'Messie'.") est toujours prêt », il se dressa sur son coude et enseigna. Cela se produisit quatre fois et alors, et alors seulement, le Bouddha se jugea libre de mourir. « Mais d'abord il prit la parole pour reprendre Ananda qui pleurait. Le Bouddha n'était pas une personne mais une réalisation, et à cela n'importe lequel d'eux pouvait atteindre. Et avec son dernier souffle il leur interdit d'adorer qui que ce soit. » L'histoire immortelle alla jusqu'à son terme. Mais pour celui qui écoutait, le moment le plus significatif avait été celui où le narrateur s'interrompit — sur ses propres mots « se dressa sur son coude et enseigna » — et dit, en bref aparté : « J'ai vu cela, vous savez, dans le cas de Ramakrishna Paramahamsa. » Et s'éleva devant l'esprit l'histoire de quelqu'un, destiné à apprendre de cet enseignant, qui avait voyagé cent milles et n'était arrivé à Cossipore qu'au moment où il agonisait. Ici aussi les disciples auraient refusé l'admission, mais Shri Ramakrishna intervint, insistant pour recevoir le nouveau venu et l'enseigner. (CWSN 1 : 175-176) 91. Commentant la signification historique et philosophique de la doctrine bouddhiste : « La forme, le sentiment, la sensation, le mouvement et la connaissance sont les cinq catégories en flux et fusion perpétuels. Et en elles réside la Maya (l'illusion cosmique). De toute vague isolée rien ne peut être affirmé, car elle n'est pas. Elle n'était que et elle est passée. Sache, ô Homme, tu es la mer ! Ah, c'était là la philosophie de Kapila, mais son grand disciple [le Bouddha] apporta le cœur pour lui donner vie ! » (CWSN 1 : 176) 92. Concernant le Premier Concile bouddhiste et la dispute quant à sa présidence : « Pouvez-vous imaginer quelle était leur force ? L'un dit que ce devrait être Ananda, parce qu'il L'avait le plus aimé. Mais quelqu'un d'autre s'avança et dit non ! car Ananda avait eu le tort de pleurer au chevet de la mort. Et ainsi fut-il écarté ! » (CWSN 1 : 177) 93. Considérant la réincarnation comme une « spéculation scientifique » plutôt qu'un article de foi : « Mais, une seule vie dans un corps est comme un million d'années d'emprisonnement, et ils veulent réveiller la mémoire de nombreuses vies ! À chaque jour suffit sa peine ! . . . Oui ! Le bouddhisme doit avoir raison ! La réincarnation n'est qu'un mirage ! Mais cette vision ne peut être atteinte que par la voie de l'Advaita seule ! » (CWSN 1 : 180-81) 94. « Si j'avais vécu en Palestine, au temps de Jésus de Nazareth, j'aurais lavé ses pieds, non avec mes larmes, mais avec le sang de mon cœur ! » (CWSN 1 : 189) 95. « Pour l'advaitin, par conséquent, le seul mobile est l'amour. . . . C'est le Sauveur qui devrait aller son chemin en se réjouissant, non le sauvé ! » (CWSN 1 : 197-98) 96. Sur la nécessité de la maîtrise de soi dans la vie du disciple : « Luttez pour vous réaliser sans la moindre trace d'émotion ! . . . Regardez la chute des feuilles, mais puisez en vous-même le sentiment de ce spectacle à un moment ultérieur ! » (CWSN 1 : 207) « Attention ! Pas de pains et de poissons ! Pas de séduction du monde ! Tout cela doit être tranché court. Il faut l'extirper. C'est de la sensiblerie — le débordement des sens. Elle vous vient sous forme de couleur, de vision, de son et d'associations. Coupez-la. Apprenez à la haïr. C'est un poison absolu ! » (Ibid., 207-208) 97. Sur la valeur des types : « Deux races différentes se mêlent et fusionnent, et d'elles émerge un type fort et distinct. Un type fort et distinct est toujours la base physique de l'horizon. Il est très bien de parler d'universalisme, mais le monde ne sera pas prêt pour cela avant des millions d'années ! « Rappelez-vous ! si vous voulez savoir à quoi ressemble un navire, le navire doit être décrit tel qu'il est — sa longueur, sa largeur, sa forme et son matériau. Et pour comprendre une nation, nous devons faire de même. L'Inde est idolâtre. Vous devez l'aider telle qu'elle est. Ceux qui l'ont quittée ne peuvent rien faire pour elle ! » (CWSN 1 : 209) 98. Décrivant l'idéal indien du Brahmacharya dans la vie de l'étudiant, Swami Vivekananda dit : « Le Brahmacharya devrait être comme un feu ardent dans les veines ! » (CWSN 1 : 216) 99. Concernant le mariage arrangé plutôt que choisi, Swami Vivekananda dit : « Il y a tant de souffrance dans ce pays ! Tant de souffrance ! Il y en a bien sûr toujours eu. Mais maintenant la vue des Européens avec leurs coutumes différentes l'a accrue. La société sait qu'il existe une autre façon de faire ! [À un Européen] « Nous avons exalté la maternité et vous, la condition d'épouse ; et je crois que les deux auraient à gagner d'un certain échange. « En Inde, l'épouse ne doit pas songer à aimer même un fils autant qu'elle aime son mari. Elle doit être Sati. Mais le mari ne doit pas aimer son épouse comme il aime sa mère. Ainsi une affection partagée n'est pas considérée aussi élevée qu'une affection non partagée. C'est du "commerce". La joie du contact entre mari et femme n'est pas admise en Inde. C'est là quelque chose que nous devons emprunter à l'Occident. Notre idéal doit être rafraîchi par le vôtre. Et vous, à votre tour, avez besoin de quelque chose de notre dévotion à la maternité. » (CWSN 1 : 221-22) 100. Parlant à un disciple avec grande compassion : « Il ne faut pas vous en faire si ces ombres du foyer et du mariage traversent parfois votre esprit. Même à moi, elles viennent de temps en temps ! » (CWSN 1 : 222) 101. En apprenant la solitude intense d'un ami : « Chaque travailleur ressent cela parfois ! » (CWSN 1 : 222) 102. Concernant les idéaux monastiques et non monastiques hindous et bouddhistes : « La gloire de l'hindouisme réside dans le fait que, tout en ayant défini des idéaux, il n'a jamais osé dire que l'un d'eux seul était l'unique vrai chemin. En cela il se distingue du bouddhisme, qui exalte le monachisme par-dessus tout comme le chemin que toutes les âmes doivent emprunter pour atteindre la perfection. L'histoire relatée dans le Mahâbhârata du jeune saint qui fut amené à chercher l'illumination, d'abord auprès d'une femme mariée puis auprès d'un boucher, suffit à le montrer. "C'est en accomplissant mon devoir", dit chacun d'eux quand on le lui demanda, "en accomplissant mon devoir dans ma propre condition, que j'ai atteint cette connaissance." Il n'est donc pas de carrière qui ne puisse être le chemin vers Dieu. La question de la réalisation ne dépend, en dernière analyse, que de la soif de l'âme. » (CWSN 1 : 223) 103. Évoquant l'idée que l'amoureux voit toujours l'idéal dans l'être aimé, Swami Vivekananda répondit à l'amour nouvellement avoué d'une jeune fille : « Accrochez-vous à cette vision ! Aussi longtemps que vous pouvez tous deux voir l'idéal l'un en l'autre, votre adoration et votre bonheur grandiront plutôt que de diminuer. » (CWSN 1 : 224) 104. « La vérité la plus haute est toujours la plus simple. » (CWSN 1 : 226) 105. Propos de Swami Vivekananda sur les séances spirites américaines : « Toujours la plus grande fraude par les moyens les plus simples. » (CWSN 1 : 233) 106. Sur les conceptions occidentale et orientale de la personne comme corps ou comme âme : « Les langues occidentales déclarent que l'homme a un corps et possède une âme ; les langues orientales déclarent qu'il est une âme et possède un corps. » (CWSN 1 : 236-37) 107. Concernant la révérence de Swami Vivekananda pour son guru (maître spirituel) : « Je peux critiquer même un Avatâra [incarnation divine] sans la moindre diminution de mon amour pour lui ! Mais je sais fort bien que la plupart des gens n'en sont pas capables ; et pour eux il est plus sûr de protéger leur propre bhakti (dévotion aimante) ! » (CWSN 1 : 252) « La mienne est la dévotion du chien ! Je ne veux pas savoir pourquoi ! Je suis content de simplement suivre ! » (Ibid., 252-53) 108. « Ramakrishna Paramahamsa avait coutume de commencer chaque journée en parcourant sa chambre pendant quelques heures, disant "Satchidânanda !" ou "Shivoham !" ou quelque autre mot saint. » (CWSN 1 : 255) 109. Quelques mois avant sa disparition, Swami Vivekananda dit : « Combien souvent un homme ruine-t-il ses disciples en restant toujours avec eux ! Lorsque les hommes sont une fois formés, il est essentiel que leur maître les quitte ; car sans son absence ils ne peuvent se développer eux-mêmes ! » (CWSN 1 : 260) 110. Quelques jours avant sa disparition, le Swami dit : « Je me prépare à la mort. Une grande Tapasyâ et méditation s'est emparée de moi, et je me prépare à la mort. » (CWSN 1 : 261-62) 111. Au Cachemire, après une maladie, Swami Vivekananda dit en soulevant quelques cailloux : « Chaque fois que la mort s'approche de moi, toute faiblesse disparaît. Je n'ai ni peur, ni doute, ni pensée pour l'extérieur. Je me contente de me préparer à mourir. Je suis aussi dur que cela [les cailloux s'entrechoquèrent dans sa main] — car j'ai touché les pieds de Dieu ! » (CWSN 1 : 262)
English
SAYINGS AND UTTERANCES
LIST OF ABBREVIATIONS
In this section, only Swami Vivekananda's direct words have been placed within quotation marks. References have been identified by the following abbreviations:
ND → Burke, Marie Louise. Swami Vivekananda in the West: New Discoveries. 6 vols. Calcutta: Advaita Ashrama, 1983-87.
CWSN → Nivedita, Sister. The Complete Works of Sister Nivedita. Vol. 1. Calcutta: Advaita Ashrama, 1982.
LSN → Nivedita, Sister. Letters of Sister Nivedita. 2 vols. Compiled and edited by Sankari Prasad Basu. Calcutta: Nababharat Publishers, 1982.
VIN → Basu, Sankari Prasad and Ghosh, Sunil Bihari, eds. Vivekananda in Indian Newspapers: 1893-1902. Calcutta: Dineshchandra Basu, Basu Bhattacharya and Co., 1969.
1. From Mrs. Prince Woods's description of Swami Vivekananda's departure from the Woods's residence in Salem, Massachusetts, in August 1893. Swami Vivekananda gave his staff, his most precious possession, to Dr. Woods, who was at that time a young medical student, and his trunk and his blanket to Mrs. Kate T. Woods, saying:
"Only my most precious possessions should I give to my friends who have made me at home in this great country." (ND 1: 42)
2. On the back of Swami Vivekananda's transcription from Louis Rousselet's book India and Its Native Princes —Travels in Central India and in the Presidencies of Bombay and Bengal, dated February 11, 1894:
"I say there is but one remedy for one too anxious for the future — to go down on his knees." (ND 1: 225)
3. An extract from a prayer Swami Vivekananda delivered at the Chicago World's Parliament of Religions:
"Thou art He that beareth the burdens of the universe; help me to bear the little burden of this life." (ND 2: 32)
4. An extract from another prayer offered by Swami Vivekananda at the Chicago World's Parliament of Religions:
"At the head of all these laws, in and through every particle of matter and force, stands One through whose command the wind blows, the fire burns, the clouds rain, and death stalks upon the earth. And what is His nature? He is everywhere the pure and formless One, the Almighty and the All Merciful. Thou art our Father. Thou art our beloved Friend." (ND 2: 33)
5. From Mary T. Wright's journal entry dated Saturday, May 12, 1894:
The widows of high caste in India do not marry, he said; only the widows of low caste may marry, may eat, drink, dance, have as many husbands as they choose, divorce them all, in short enjoy all the benefits of the highest society in this country. . . .
"When we are fanatical", he said, "we torture ourselves, we throw ourselves under huge cars, we cut our throats, we lie on spiked beds; but when you are fanatical you cut other people's throats, you torture them by fire and put them on spiked beds! You take very good care of your own skins!" (ND 2: 58-59)
6. An 1894 extract from the Greenacre Voice, quoting one of the Swami's teachings delivered at Greenacre, Maine:
"You and I and everything in the universe are that Absolute, not parts, but the whole. You are the whole of that Absolute." (ND 2: 150)
7. In a March 5, 1899 letter from Sister Nivedita to Miss Josephine MacLeod:
"I am at heart a mystic, Margot, all this reasoning is only apparent — I am really always on the lookout for signs and things — and so I never bother about the fate of my initiations. If they want to be Sannyâsins badly enough I feel that the rest is not my business. Of course it has its bad side. I have to pay dearly for my blunder sometimes — but it has one advantage. It has kept me still a Sannyasin through all this — and that is my ambition, to die a real Sannyasin as Ramakrishna Paramahamsa actually was — free from lust — and desire of wealth, and thirst for fame. That thirst for fame is the worst of all filth." (ND 3: 128-29)
8. From John Henry Wright's March 27, 1896 letter to Mary Tappan Wright, in which Swami Vivekananda stated that England is just like India with its castes:
"I had to have separate classes for the two castes. For the high caste people — Lady This and Lady That, Honourable This and Honourable That — I had classes in the morning; for the low caste people, who came pell-mell, I had classes in the evening." (ND 4: 73)
9. While Swami Vivekananda was offering flowers at the feet of the Virgin Mary in a small chapel in Switzerland in the summer of 1896, he said:
"For she also is the Mother." (ND 4: 276)
10. From Mr. J. J. Goodwin's October 23, 1896 letter to Mrs. Ole Bull, quoting Swami Vivekananda's conversation at Greycoat Gardens in London
"It is very good to have a high ideal, but don't make it too high. A high ideal raises mankind, but an impossible ideal lowers them from the very impossibility of the case." (ND 4: 385)
11. A November 20, 1896 entry from Swami Abhedananda's diary, quoting Swami Vivekananda's observation of the English people:
"You can't make friends here without knowing their customs, behaviour, politics. You have to know the manners of the rich, the cultured and the poor." (ND 4: 478)
12. In Mr. J. J. Goodwin's November 11, 1896 letter to Mrs. Ole Bull, quoting Swami Vivekananda's unpublished statement toward the end of "Practical Vedanta — IV":
"A Jiva can never attain absolutely to Brahman until the whole of Mâyâ disappears. While there is still a Jiva left in Maya, there can be no soul absolutely free. . . . Vedantists are divided on this point." (ND 4: 481)
13. From Swami Saradananda's letter to a brother-disciple, concerning Swami Vivekananda's last days:
Sometimes he would say, "Death has come to my bedside; I have been through enough of work and play; let the world realize what contribution I have made; it will take quite a long time to understand that". (ND 4: 521)
14. In an October 13, 1898 letter to Mrs. Ashton Jonson, written from Kashmir, Sister Nivedita described Swami Vivekananda's spiritual mood:
To him at this moment "doing good" seems horrible. "Only the Mother does anything. Patriotism is a mistake. Everything is a mistake. It is all Mother. . . . All men are good. Only we cannot reach all. . . . I am never going to teach any more. Who am I that I should teach anyone? . . . Swamiji is dead and gone." (ND 5: 3-4)
15. From Mr. Sachindranath Basu's letter recounting Swami Vivekananda's closing remarks in his talk to swamis and novices assembled at Belur Math, June 19, 1899:
"My sons, all of you be men. This is what I want! If you are even a little successful, I shall feel my life has been meaningful." (ND 5: 17)
16. During an evening talk with Swami Saradananda in the spring of 1899:
"Men should be taught to be practical, physically strong. A dozen such lions will conquer the world, not millions of sheep. Men should not be taught to imitate a personal ideal, however great." (ND 5: 17)
17. From Mrs. Mary C. Funke's reminiscences of her August 1899 voyage to America with Swamis Vivekananda and Turiyananda:
"And if all this Maya is so beautiful, think of the wondrous beauty of the Reality behind it!" (ND 5: 76)
"Why recite poetry when there [pointing to sea and sky] is the very essence of poetry?" (Ibid.)
18. In Miss Josephine MacLeod's September 3, 1899 letter to Mrs. Ole Bull:
"In one's greatest hour of need one stands alone." (ND 5: 122)
19. From Sister Nivedita's October 27, 1899 diary entry at Ridgely Manor, in which Swami Vivekananda expressed his concern for Olea Bull Vaughn:
"Nightmares always begin pleasantly — only at the worst point [the] dream is broken — so death breaks [the] dream of life. Love death." (ND 5: 138)
20. In a December 1899 letter from Miss Josephine MacLeod to Sister Nivedita:
"All the ideas the Californians have of me emanated from Chicago." (ND 5: 179)
21. From Mrs. Alice Hansbrough's reminiscences which quoted Swami Vivekananda as telling Mr. Baumgardt:
"I can talk on the same subject, but it will not be the same lecture." (ND 5: 230)
22. Mrs. Alice Hansbrough's reminiscences relating Swami Vivekananda's response to her sight-seeing attempts:
"Do not show me sights. I have seen the Himalayas! I would not go ten steps to see sights; but I would go a thousand miles to see a [great] human being!" (ND 5: 244)
23. From Mrs. Alice Hansbrough's reminiscences relating Swami Vivekananda's interest in the problem of child training:
He did not believe in punishment. It had never helped him, he said, and added, "I would never do anything to make a child afraid". (ND 5: 253)
24. Mrs. Alice Hansbrough's record of Swami Vivekananda's explanation of God to seventeen-year-old Ralph Wyckoff:
"Can you see your own eyes? God is like that. He is as close as your own eyes. He is your own, even though you can't see Him." (ND 5: 254)
25. Mrs. Alice Hansbrough's reminiscences regarding Swami Vivekananda's opinion of the low-caste English soldiers who occupied India:
"If anyone should despoil the Englishman's home, the Englishman would kill him, and rightly so. But the Hindu just sits and whines!
"Do you think that a handful of Englishmen could rule India if we had a militant spirit? I teach meat-eating throughout the length and breadth of India in the hope that we can build a militant spirit!" (ND 5: 256)
26. Mrs. Alice Hansbrough's reminiscences of a picnic in Pasadena, California when a Christian Science woman suggested to Swami Vivekananda that one should teach people to be good:
"Why should I desire to be 'good'? All this is His handiwork [waving his hand to indicate the trees and the countryside]. Shall I apologize for His handiwork? If you want to reform John Doe, go and live with him; don't try to reform him. If you have any of the Divine Fire, he will catch it." (ND 5: 257)
27. From Mrs. Alice Hansbrough's reminiscences:
"When once you consider an action, do not let anything dissuade you. Consult your heart, not others, and then follow its dictates." (ND 5: 311)
28. From Mr. Frank Rhodehamel's notes taken during a March 1900 lecture in Oakland, California:
"Never loved a husband the wife for the wife's sake, or the wife the husband for the husband's sake. It is God in the wife the husband loves, and God in the husband the wife loves. (Cf. Brihadâranyaka Upanishad II.4.5.) It is God in everyone that draws us to that one in love. [It is] God in everything, in everybody that makes us love. God is the only love. . . . In everyone is God, the Atman; all else is but dream, an illusion." (ND 5: 362)
29. From Mr. Frank Rhodehamel's notes taken during a March 1900 lecture in Oakland, California:
Oh, if you only knew yourselves! You are souls; you are gods. If ever I feel [that I am] blaspheming, it is when I call you man." (ND 5: 362)
30. An excerpt from Mr. Thomas J. Allan's reminiscences of Swami Vivekananda's March 1900 San Francisco lecture series on India:
"Send us mechanics to teach us how to use our hands, and we will send you missionaries to teach you spirituality." (ND 5: 365)
31. Mrs. Edith Allan's reminiscences of Swami Vivekananda's philosophical observations while cooking at the Turk Street flat:
"'The Lord dwells in the hearts of all beings, O Arjuna, by His illusive power causing all beings to revolve as though mounted on a potter's wheel.' [Bhagavad-Gitâ XVIII.61] This has all happened before, like the throw of a dice, so it is in life; the wheel goes on and the same combination comes up; that pitcher and glass have stood there before, so, too, that onion and potato. What can we do, Madam, He has us on the wheel of life." (ND 6: 17)
32. From Mrs. Edith Allan's reminiscences of an after-lunch conversation:
"The Master said he would come again in about two hundred years — and I will come with him. When a Master comes, he brings his own people." (ND 6: 17)
33. Mrs. Edith Allan's reminiscences of Swami Vivekananda's "kitchen" counsel while he was staying in San Francisco, California, in 1900:
"If I consider myself greater than the ant that crawls on the ground I am ignorant." (ND 6: 19)
"Madam, be broad—minded; always see two ways. When I am on the heights I say, 'Shivoham, Shivoham: I am He, I am He!' and when I have the stomachache I say, 'Mother have mercy on me!'" (Ibid.)
"Learn to be the witness. If two dogs are fighting on the street and I go out there, I get mixed up in the fight; but if I stay quietly in my room, I witness the fight from the window. So learn to be the witness." (Ibid.)
34. From Mr. Thomas J. Allan's reminiscences of a private talk with Swami Vivekananda in San Francisco, California, 1900:
"We do not progress from error to truth, but from truth to truth. Thus we must see that none can be blamed for what they are doing, because they are, at this time, doing the best they can. If a child has an open razor, don't try to take it from him, but give him a red apple or a brilliant toy, and he will drop the razor. But he who puts his hand in the fire will be burned; we learn only from experience." (ND 6: 42)
35. From Mrs. Alice Hansbrough's reminiscences of a walk home with Swami Vivekananda after one of his lectures in San Francisco in 1900:
"You have heard that Christ said, 'My words are spirit and they are life'. So are my words spirit and life; they will burn their way into your brain and you will never get away from them!" (ND 6: 57-58)
36. From Mrs. Alice Hansbrough's reminiscences in San Francisco, 1900 — referring to Swami Vivekananda's great heart:
"I may have to be born again because I have fallen in love with man." (ND 6: 79)
37. From Mrs. George Roorbach's reminiscences of Swami Vivekananda at Camp Taylor, California, in May 1900:
"In my first speech in this country, in Chicago, I addressed that audience as 'Sisters and Brothers of America', and you know that they all rose to their feet. You may wonder what made them do this, you may wonder if I had some strange power. Let me tell you that I did have a power and this is it — never once in my life did I allow myself to have even one sexual thought. I trained my mind, my thinking, and the powers that man usually uses along that line I put into a higher channel, and it developed a force so strong that nothing could resist it." (ND 6: 155)
38. In a conversation with Swami Turiyananda, which probably took place in New York:
"The call has come from Above: 'Come away, just come away — no need of troubling your head to teach others'. It is now the will of the Grand Old Lady (The “Grand Old Lady” was a figure in a children’s game, whose touch put one outside the game.) that the play should be over." (ND 6: 373)
39. In a July 1902 Prabuddha Bharata eulogy, "a Western disciple" wrote:
The Swami had but scant sympathy with iconoclasts, for as he wisely remarked, "The true philosopher strives to destroy nothing, but to help all". (VIN: 638)
40. Sister Nivedita's reminiscences of Swami Vivekananda in an October 9, 1899 letter to Miss Josephine MacLeod:
He has turned back on so much — "Let your life in the world be nothing but a thinking to yourself". (LSN I: 213)
41. Swami Vivekananda's luncheon remarks to Mrs. Ole Bull, recorded by Sister Nivedita in an October 18, 1899 letter to Miss Josephine MacLeod:
"You see, there is one thing called love, and there is another thing called union. And union is greater than love.
"I do not love religion. I have become identified with it. It is my life. So no man loves that thing in which his life has been spent, in which he really has accomplished something. That which we love is not yet ourself. Your husband did not love music for which he had always stood. He loved engineering in which as yet he knew comparatively little. This is the difference between Bhakti and Jnana; and this is why Jnana is greater than Bhakti." (LSN I: 216)
42. Swami Vivekananda's remarks on his spiritual ministry, recorded in Sister Nivedita's October 15, 1904 letter to Miss Josephine MacLeod:
"Only when they go away will they know how much they have received." (LSN
II: 686)
43. Sister Nivedita's reminiscences in a November 5, 1904 letter to Alberta Sturges (Lady Sandwich) of Swami Vivekananda's talk on renunciation while he was staying at Ridgely Manor:
"In India we never say that you should renounce a higher thing for a lower. It is better to be absorbed in music or in literature than in comfort or pleasure, and we never say otherwise." (LSN II: 690)
44. In Sister Nivedita's November 19, 1909 letter to Miss Josephine MacLeod:
"The fire burns if we plunge our hand in — whether we feel it or not — so it is with him who speaks the name of God." (LSN II: 1030)
45. Swami Vivekananda's reminiscences of Shri Ramakrishna, recorded in Sister Nivedita's July 6, 1910 letter to Dr. T. K. Cheyne:
"He could not imagine himself the teacher of anyone. He was like a man playing with balls of many colours, and leaving it to others to select which they would for themselves." (LSN II: 1110)
46. Sister Nivedita's reminiscences of a conversation with Swami Vivekananda at Ridgely Manor, recorded in an 1899 letter written from Ridgely Manor to Miss Josephine MacLeod:
I have never heard the Prophet talk so much of Shri Ramakrishna. He told us what I had heard before of [his master's] infallible judgement of men. . . .
"And so", Swami said, "you see my devotion is the dog's devotion. I have been wrong so often and he has always been right, and now I trust his judgement blindly". And then he told us how he would hypnotize anyone who came to him and in two minutes know all about him, and Swami said that from this he had learnt to count our consciousness as a very small thing. (LSN
II: 1263)
47. From Sister Nivedita's January 27, 1900 letter to Sister Christine:
Swami said today that he is beginning to see the needs of humanity in quite a different light — that he is already sure of the principle that is to help, but is spending hours every day in trying to solve the methods. That what he had known hitherto is for men living in a cave — alone, undisturbed — but now he will give "humanity something that will make for strength in the stress of daily life". (LSN II: 1264)
48. In a July 7, 1902 letter to Sister Christine, Sister Nivedita recorded one of Swami Vivekananda's remarks made while giving a class to the monks at Belur Math on July 4, 1902:
"Do not copy me. Kick out the man who imitates." (LSN II: 1270)
49. The Swami's comment after he made a statement concerning the ideal of the freedom of the soul, which brought it into apparent conflict with the Western conception of the service of humanity as the goal of the individual:
"You will say that this does not benefit society. But before this objection can be admitted you will first have to prove that the maintenance of society is an object in itself." (CWSN 1: 19)
50. Sister Nivedita wrote:
He touched on the question of his own position as a wandering teacher and expressed the Indian diffidence with regard to religious organization or, as someone expresses it, "with regard to a faith that ends in a church". "We believe", he said, "that organization always breeds new evils".
He prophesied that certain religious developments then much in vogue in the West would speedily die, owing to love of money. And he declared that "Man proceeds from truth to truth, and not from error to truth". (CWSN 1: 19-20)
51. "The universe is like a cobweb and minds are the spiders; for mind is one as well as many." (CWSN 1: 21)
52. "Let none regret that they were difficult to convince! I fought my Master for six years with the result that I know every inch of the way! Every inch of the way!" (CWSN 1: 22)
53. Swami Vivekananda was elucidating to what heights of selflessness the path of love leads and how it draws out the very best faculties of the soul:
"Suppose there were a baby in the path of the tiger! Where would your place be then? At his mouth — any one of you — I am sure of it." (CWSN 1: 24)
54. "That by which all this is pervaded, know That to be the Lord Himself!" (CWSN 1: 27)
55. Concerning Swami Vivekananda's attitude toward religion:
Religion was a matter of the growth of the individual, "a question always of being and becoming". (CWSN 1: 28)
56. "Forgive when you also can bring legions of angels to an easy victory." While victory was still doubtful, however, only a coward to his thinking would turn the other cheek. (CWSN 1: 28-29)
57. "Of course I would commit a crime and go to hell forever if by that I could really help a human being!" (CWSN 1: 34)
58. To a small group, including Sister Nivedita, after a lecture:
"I have a superstition — it is nothing, you know, but a personal superstition! — that the same soul who came once as Buddha came afterwards as Christ." (CWSN 1: 35)
59. After Swami Vivekananda was told of Sister Nivedita's willingness to serve India:
"For my own part I will be incarnated two hundred times, if that is necessary, to do this work amongst my people that I have undertaken." (CWSN 1: 36)
60. Sister Nivedita's memory of an incident:
He was riding on one occasion with the Raja of Khetri, when he saw that his arm was bleeding profusely and found that the wound had been caused by a thorny branch which he had held aside for himself to pass. When the Swami expostulated, the Rajput laughed the matter aside. "Are we not always the defenders of the faith, Swamiji?" he said.
"And then", said the Swami, telling the story, "I was just going to tell him that they ought not to show such honour to the Sannyasin, when suddenly I thought that perhaps they were right after all. Who knows? Maybe I too am caught in the glare of this flashlight of your modern civilization, which is only for a moment".
" — I have become entangled", he said simply to one who protested that to his mind the wandering Sâdhu of earlier years, who had scattered his knowledge and changed his name as he went, had been greater than the abbot of Belur, burdened with much work and many cares. "I have become entangled." (CWSN 1: 43)
61. Sister Nivedita wrote:
One day he was talking in the West of Mirâ Bâi — that saint who once upon a time was Queen of Chitore — and of the freedom her husband had offered her if only she would remain within the royal seclusion. But she could not be bound. "But why should she not?" someone asked in astonishment. "Why should she?" he retorted. "Was she living down here in this mire?" (CWSN 1: 44)
62. As years went by, the Swami dared less and less to make determinate plans or dogmatize about the unknown:
"After all, what do we know? Mother uses it all. But we are only fumbling about." (CWSN 1: 44)
63. Quoting Swami Vivekananda, Sister Nivedita remembered:
Love was not love, it was insisted, unless it was "without a reason" or without a "motive" . . . . (CWSN 1: 52)
64. About Swami Vivekananda, Sister Nivedita wrote:
When asked by some of his own people what he considered, after seeing them in their own country, to be the greatest achievement of the English, he answered "that they had known how to combine obedience with self-respect". (CWSN 1: 54)
65. Swami Sadananda reported that early in the morning, while it was still dark, Swami Vivekananda would rise and call the others, singing:
"Awake! Awake! all ye who would drink of the divine nectar!" (CWSN 1: 56)
66. Sister Nivedita remembered:
At this time [during the Swami's itinerant days, near Almora] he passed some months in a cave overhanging a mountain village. Only twice have I known him to allude to this experience. Once he said, "Nothing in my whole life ever so filled me with the sense of work to be done. It was as if I were thrown out from that life in caves to wander to and fro in the plains below". And again he said to someone, "It is not the form of his life that makes a Sadhu. For it is possible to sit in a cave and have one's whole mind filled with the question of how many pieces of bread will be brought to one for supper!" (CWSN 1: 61)
67. About his own poem "Kali the Mother":
"Scattering plagues and sorrows", he quoted from his own verses,
Dancing mad with joy,
Come, Mother, come!
For terror is Thy name!
Death — is in Thy breath.
And every shaking step
Destroys a world for e'er.
"It all came true, every word of it", he interrupted himself to say.
Who dares misery love.
Dance in Destruction's dance,
And hug the form of death, . . .
"To him the Mother does indeed come. I have proved it. For I have hugged the form of Death!" (CWSN 1: 98-99)
68. Sister Nivedita, referring to her plans for a girls' school:
Only in one respect was he [Swami Vivekananda] inflexible. The work for the education of Indian women, to which he would give his name, might be as sectarian as I chose to make it. "You wish through a sect to rise beyond all sects." (CWSN 1: 102)
69. Commenting on Sister Nivedita's visit to Gopaler-Ma's dwelling — a small cell:
"Ah! this is the old India that you have seen, the India of prayers and tears, of vigils and fasts, that is passing away, never to return!" (CWSN 1: 109)
>70. About the aims of the Ramakrishna Order:
The same purpose spoke again in his definition of the aims of the Order of Ramakrishna — "to effect an exchange of the highest ideals of the East and the West and to realize these in practice" . . . . (CWSN 1: 113)
71. After teaching Sister Nivedita the worship of Shiva, Swami Vivekananda then culminated it in an offering of flowers at the feet of the Buddha. He said, as if addressing each soul that would ever come to him for guidance:
"Go thou and follow Him, who was born and gave His life for others five hundred times before He attained the vision of the Buddha!" (CWSN 1: 114)
72. Upon returning from a pilgrimage in Kashmir:
"These gods are not merely symbols! They are the forms that the Bhaktas have seen!" (CWSN 1: 120)
73. Sister Nivedita's reminiscences of Swami Vivekananda's words heard long before:
"The Impersonal God seen through the mists of sense is personal." (CWSN 1: 120)
74. Swami Vivekananda's comment when he was reminded of the rareness of criminality in India:
"Would God it were otherwise in my land, for this is verily the virtuousness of death!" (CWSN 1: 123)
75. Swami Vivekananda said:
"The whole of life is only a swan song! Never forget those lines:
The lion, when stricken to the heart,
gives out his mightiest roar.
When smitten on the head, the cobra lifts its hood. And the majesty of the soul comes forth,
only when a man is wounded to his depths."
(CWSN 1: 124)
76. After hearing of the death of Shri Durga Charan Nag (Nag Mahashay):
"[He] was one of the greatest of the works of Ramakrishna Paramahamsa." (CWSN 1: 129)
77. About Shri Ramakrishna's transformative power, Swami Vivekananda said:
"Was it a joke that Ramakrishna Paramahamsa should touch a life? Of course he made new men and new women of those who came to him, even in these fleeting contacts!" (CWSN 1: 130)
78. While speaking on the true spirit of a Sannyasin, Swami Vivekananda said:
"I saw many great men in Hrishikesh. One case that I remember was that of a man who seemed to be mad. He was coming nude down the street, with boys pursuing and throwing stones at him. The whole man was bubbling over with laughter while blood was streaming down his face and neck. I took him and bathed the wound, putting ashes on it to stop the bleeding. And all the time with peals of laughter he told me of the fun the boys and he had been having, throwing the stones. 'So the Father plays', he said.
"Many of these men hide, in order to guard themselves against intrusion. People are a trouble to them. One had human bones strewn about his cave and gave it out that he lived on corpses. Another threw stones. And so on. . . .
"Sometimes the thing comes upon them in a flash. There was a boy, for instance, who used to come to read the Upanishads with Abhedananda. One day he turned and said, 'Sir, is all this really true?'
"'Oh yes!' said Abhedananda, 'It may be difficult to realize, but it is certainly true'.
"And next day, that boy was a silent Sannyasin, nude, on his way to Kedarnath!
"What happened to him? you ask. He became silent!
"But the Sannyasin needs no longer to worship or to go on pilgrimage or perform austerities. What then is the motive of all this going from pilgrimage to pilgrimage, shrine to shrine, and austerity to austerity? He is acquiring merit and giving it to the world!" (CWSN 1: 133)
79. Referring to the story of Shibi Rana:
"Ah yes! These are the stories that are deep in our nation's heart! Never forget that the Sannyasin takes two vows: one to realize the truth and one to help the world — and that the most stringent of stringent requirements is that he should renounce any thought of heaven!" (CWSN 1: 134)
80. To Sister Nivedita:
"The Gitâ says that there are three kinds of charity: the Tâmasic, the Râjasic and the Sâttvic. Tamasic charity is performed on an impulse. It is always making mistakes. The doer thinks of nothing but his own impulse to be kind. Rajasic charity is what a man does for his own glory. And Sattvic charity is that which is given to the right person, in the right way, and at the proper time. . . .
"When it comes to the Sattvic, I think more and more of a certain great Western woman in whom I have seen that quiet giving, always to the right person in the right way, at the right time, and never making a mistake.
"For my own part, I have been learning that even charity can go too far. . . .
"As I grow older I find that I look more and more for greatness in little things. I want to know what a great man eats and wears, and how he speaks to his servants. I want to find a Sir Philip Sidney (Sir Philip Sidney (1554-1586): English poet, soldier and politician.) greatness! Few men would remember the thirst of others, even in the moment of death.
"But anyone will be great in a great position! Even the coward will grow brave in the glare of the footlights. The world looks on. Whose heart will not throb? Whose pulse will not quicken till he can do his best?
"More and more the true greatness seems to me that of the worm doing its duty silently, steadily, from moment to moment and from hour to hour." (CWSN 1: 137)
81. Referring to the great individual — the divine incarnation, the Guru, and the Rishi:
"You do not yet understand India! We Indians are man — worshippers, after all! Our God is man!" (CWSN 1: 144)
82. On another occasion, Swami Vivekananda used the word "man-worshippers" in an entirely different sense:
"This idea of man—worship exists in nucleus in India, but it has never been expanded. You must develop it. Make poetry, make art, of it. Establish the worship of the feet of beggars as you had it in Mediaeval Europe. Make man-worshippers." (CWSN 1: 144-45)
83. To Sister Nivedita:
"There is a peculiar sect of Mohammedans who are reported to be so fanatical that they take each newborn babe and expose it, saying, 'If God made thee, perish! If Ali made thee, live!' Now this, which they say to the child, I say, but in the opposite sense, to you tonight: 'Go forth into the world and there, if I made you, be destroyed! If Mother made you, live'!" (CWSN 1: 151)
84. Long after Southern magnates in America had apologized to Vivekananda when they learned that he had been mistaken for a Negro and was thus refused admission into hotels, the Swami remarked to himself:
"What! rise at the expense of another! I didn't come to earth for that! . . . If I am grateful to my white-skinned Aryan ancestor, I am far more so to my yellow-skinned Mongolian ancestor and, most so of all, to the black-skinned Negritoid!" (CWSN 1: 153)
85. Commenting on the dungeon-cages of mediaeval prisoners on Mont-Saint-Michel:
(CWSN 1: 154)
"Oh, I know I have wandered over the whole earth, but in India I have looked for nothing save the cave in which to meditate!" (Ibid.)
86. Though he considered offspring of the Roman Empire to be brutal and the Japanese notion of marriage a horror, Swami Vivekananda nevertheless summed up the constructive ideals, never the defects, of a community:
"For patriotism, the Japanese! For purity, the Hindu! And for manliness, the European! There is no other in the world who understands, as does the Englishman, what should be the glory of a man!" (CWSN 1: 160)
87. Swami Vivekananda said of himself before he left for America in 1893:
"I go forth to preach a religion of which Buddhism is nothing but a rebel child and Christianity, with all her pretensions, only a distant echo!" (CWSN 1: 161)
88. Describing the night Buddha left his wife to renounce the world, Swami Vivekananda said:
"What was the problem that vexed him? Why! It was she whom he was about to sacrifice for the world! That was the struggle! He cared nothing for himself!" (CWSN 1: 172)
89. After describing Buddha's touching farewell to his wife, the Swami said:
"Have you never thought of the hearts of the heroes? How they were great, great, great — and soft as butter?" (CWSN 1: 172)
90. Swami Vivekananda's description of Buddha's death and its similarity with that of Shri Ramakrishna's:
He told how the blanket had been spread for him beneath the tree and how the Blessed One had lain down, "resting on his right side like a lion" to die, when suddenly there came to him one who ran for instruction. The disciples would have treated the man as an intruder, maintaining peace at any cost about their Master's death-bed, but the Blessed One overheard, and saying, "No, no! He who was sent (Lit., “the Tathâgata”. “A word”, explained Swami Vivekananda, “which is very like your ‘Messiah’”.) is ever ready", he raised himself on his elbow and taught. This happened four times and then, and then only, Buddha held himself free to die. "But first he spoke to reprove Ananda for weeping. The Buddha was not a person but a realization, and to that any one of them might attain. And with his last breath he forbade them to worship any."
The immortal story went on to its end. But to one who listened, the most significant moment had been that in which the teller paused — at his own words "raised himself on his elbow and taught" — and said, in brief parenthesis, "I saw this, you know, in the case of Ramakrishna Paramahamsa". And there rose before the mind the story of one, destined to learn from that teacher, who had travelled a hundred miles, and arrived at Cossipore only when he lay dying. Here also the disciples would have refused admission, but Shri Ramakrishna intervened, insisting on receiving the new-comer, and teaching him. (CWSN 1: 175-176)
91. Commenting on the historic and philosophic significance of Buddhistic doctrine:
"Form, feeling, sensation, motion and knowledge are the five categories in perpetual flux and fusion. And in these lies Maya. Of any one wave nothing can be predicated, for it is not. It but was and is gone. Know, O Man, thou art the sea! Ah, this was Kapila's philosophy, but his great disciple [Buddha] brought the heart to make it live!" (CWSN 1: 176)
92. Concerning the Buddhist First Council and the dispute as to its President:
"Can you imagine what their strength was? One said it should be Ananda, because he had loved Him most. But someone else stepped forward and said no! for Ananda had been guilty of weeping at the death-bed. And so he was passed over!" (CWSN 1: 177)
93. Considering reincarnation a "scientific speculation" rather than an article of faith:
"Why, one life in the body is like a million years of confinement, and they want to wake up the memory of many lives! Sufficient unto the day is the evil thereof! . . . Yes! Buddhism must be right! Reincarnation is only a mirage! But this vision is to be reached by the path of Advaita alone!" (CWSN 1: 180-81)
94. "Had I lived in Palestine, in the days of Jesus of Nazareth, I would have washed his feet, not with my tears, but with my heart's blood!" (CWSN 1: 189)
95. "For the Advaitin, therefore, the only motive is love. . . . It is the Saviour who should go on his way rejoicing, not the saved!" (CWSN 1: 197-98)
96. On the necessity of restraint in a disciple's life:
"Struggle to realize yourself without a trace of emotion! . . . Watch the fall of the leaves, but gather the sentiment of the sight from within at some later time!" (CWSN 1: 207)
"Mind! No loaves and fishes! No glamour of the world! All this must be cut short. It must be rooted out. It is sentimentality—the overflow of the senses. It comes to you in colour, sight, sound, and associations. Cut it off. Learn to hate it. It is utter poison!" (Ibid., 207-208)
97. On the value of types:
"Two diffferent races mix and fuse, and out of them rises one strong distinct type. A strong and distinct type is always the physical basis of the horizon. It is all very well to talk of universalism, but the world will not be ready for that for millions of years!
"Remember! if you want to know what a ship is like, the ship has to be specified as it is — its length, breadth, shape, and material. And to understand a nation, we must do the same. India is idolatrous. You must help her as she is. Those who have left her can do nothing for her!" (CWSN 1: 209)
98. Describing the Indian ideal of Brahmacharya in the student's life, Swami Vivekananda said:
"Brahmacharya should be like a burning fire within the veins!" (CWSN 1: 216)
99. Concerning marriage by arrangement instead of choice, Swami Vivekananda said:
"There is such pain in this country! Such pain! Some, of course, there must always have been. But now the sight of Europeans with their different customs has increased it. Society knows that there is another way!
[To a European] "We have exalted motherhood and you, wifehood; and I think both might gain by some interchange.
"In India the wife must not dream of loving even a son as she loves her husband. She must be Sati. But the husband ought not to love his wife as he does his mother. Hence a reciprocated affection is not thought so high as one unreturned. It is 'shopkeeping'. The joy of the contact of husband and wife is not admitted in India. This we have to borrow from the West. Our ideal needs to be refreshed by yours. And you, in turn, need something of our devotion to motherhood." (CWSN 1: 221-22)
100. Speaking to a disciple with great compassion:
"You need not mind if these shadows of home and marriage cross your mind sometimes. Even to me, they come now and again!" (CWSN 1: 222)
101. On hearing of the intense loneliness of a friend:
"Every worker feels like that at times!" (CWSN 1: 222)
102. Concerning the Hindu and Buddhist monastic and non-monastic ideals:
"The glory of Hinduism lies in the fact that while it has defined ideals, it has never dared to say that any one of these alone was the one true way. In this it differs from Buddhism, which exalts monasticism above all others as the path that must be taken by all souls to reach perfection. The story given in the Mahâbhârata of the young saint who was made to seek enlightenment, first from a married woman and then from a butcher, is sufficient to show this. 'By doing my duty', said each one of these when asked, 'by doing my duty in my own station, have I attained this knowledge'. There is no career then which might not be the path to God. The question of attainment depends only, in the last resort, on the thirst of the soul." (CWSN 1: 223)
103. With reference to the idea that the lover always sees the ideal in the beloved, Swami Vivekananda responded to a girl's newly avowed love:
"Cling to this vision! As long as you can both see the ideal in one another, your worship and happiness will grow more instead of less." (CWSN 1: 224)
104. "The highest truth is always the simplest." (CWSN 1: 226)
105. Swami Vivekananda's remarks on American séances:
"Always the greatest fraud by the simplest means." (CWSN 1: 233)
106. On Western and Eastern views of a person as a body or a soul:
"Western languages declare that man is a body and has a soul; Eastern languages declare that he is a soul and has a body." (CWSN 1: 236-37)
107. Concerning Swami Vivekananda's reverence for his Guru:
"I can criticize even an Avatâra [divine incarnation] without the slightest diminution of my love for him! But I know quite well that most people are not so; and for them it is safest to protect their own Bhakti!" (CWSN 1: 252)
"Mine is the devotion of the dog! I don't want to know why! I am contented simply to follow!" (Ibid., 252-53)
108. "Ramakrishna Paramahamsa used to begin every day by walking about in his room for a couple of hours, saying 'Satchidânanda!' or 'Shivoham!' or some other holy word." (CWSN 1: 255)
109. A few months before his passing away, Swami Vivekananda said:
"How often does a man ruin his disciples by remaining always with them! When men are once trained, it is essential that their leader leaves them; for without his absence they cannot develop themselves!" (CWSN 1: 260)
110. A few days before his passing away, the Swami said:
"I am making ready for death. A great Tapasyâ and meditation has come upon me, and I am making ready for death." (CWSN 1: 261-62)
111. In Kashmir after an illness, Swami Vivekananda said as he lifted a couple of pebbles:
"Whenever death approaches me, all weakness vanishes. I have neither fear, nor doubt, nor thought of the external. I simply busy myself making ready to die. I am as hard as that [the pebbles struck one another in his hand] — for I have touched the feet of God!" (CWSN 1: 262)
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