XIV Sœur
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Français
XIV DETROIT, 17 mars 1894. CHÈRE SŒUR (Miss Harriet McKindley de Chicago), J'ai reçu hier votre colis. Je regrette que vous ayez envoyé ces chaussettes — j'aurais pu m'en procurer moi-même ici. Heureux que cela témoigne de votre amour. Après tout, le sac est devenu plus qu'une saucisse bien bourrée. Je ne sais pas comment le porter. Je suis revenu aujourd'hui chez Mme Bagley, car elle était peinée que je reste si longtemps chez M. Palmer. Bien sûr dans la maison de Palmer il y avait vraiment du « bon temps ». C'est un vrai gars jovial et sincère, et qui aime un peu trop le « bon temps » et son « Scotch chaud ». Mais il est à travers tout cela innocent et enfantin dans sa simplicité. Il était très peiné que je parte, mais je ne pouvais m'en empêcher. Il y a ici une belle jeune fille. Je l'ai vue deux fois, je ne me souviens pas de son nom. Si intelligente, si belle, si spirituelle, si détachée du monde ! Que le Seigneur la bénisse ! Elle vint ce matin avec Mme M'cDuvel et parla si magnifiquement et si profondément et si spirituellement — que j'en fus tout à fait stupéfait. Elle sait tout sur les Yogis (ascètes et contemplatifs hindous) et elle-même est très avancée dans la pratique !! « Tes voies sont impénétrables à la recherche. » Que le Seigneur la bénisse — si innocente, sainte et pure ! C'est la plus grande récompense dans ma vie terriblement laborieuse et misérable — de trouver de temps en temps des visages saints et heureux comme le vôtre. La grande prière bouddhiste est : « Je m'incline devant tous les hommes saints sur la terre. » Je sens le vrai sens de cette prière chaque fois que je vois un visage sur lequel le doigt du Seigneur a écrit en lettres indéniables « mien ». Puissiez-vous tous être heureux, bénis, bons et purs comme vous l'êtes pour toujours et à jamais. Puissent vos pieds ne jamais toucher la boue et la fange de ce monde terrible. Puissiez-vous vivre et disparaître comme des fleurs tels que vous êtes nés — telle est la prière constante de votre frère. VIVEKANANDA.
English
XIV
DETROIT,
17th March, 1894.
DEAR SISTER (Miss Harriet McKindley of Chicago.),
Got your package yesterday. Sorry that you send those stockings — I could have got some myself here. Glad that it shows your love. After all, the satchel has become more than a thoroughly stuffed sausage. I do not know how to carry it along.
I have returned today to Mrs. Bagley's as she was sorry that I would remain so long with Mr. Palmer. Of course in Palmer's house there was real "good time". He is a real jovial heartwhole fellow, and likes "good time" a little too much and his "hot Scotch". But he is right along innocent and childlike in his simplicity.
He was very sorry that I came away, but I could not help. Here is a beautiful young girl. I saw her twice, I do not remember her name. So brainy, so beautiful, so spiritual, so unworldly! Lord bless her! She came this morning with Mrs. M'cDuvel and talked so beautifully and deep and spiritually — that I was quite astounded. She knows everything about the Yogis and is herself much advanced in practice!!
"Thy ways are beyond searching out." Lord bless her — so innocent, holy, and pure! This is the grandest recompense in my terribly toilsome, miserable life — the finding of holy happy faces like you from time to time. The great Buddhist prayer is, "I bow down to all holy men on earth". I feel the real meaning of this prayer whenever I see a face upon which the finger of the Lord has written in unmistakable letters "mine". May you all be happy, blessed, good and pure as you are for ever and ever. May your feet never touch the mud and dirt of this terrible world. May you live and pass away like flowers as you are born — is the constant prayer of your brother.
VIVEKANANDA.
Texte issu de Wikisource, domaine public. Publication originale par Advaita Ashrama.