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VIII Alasinga

Volume5 letter
766 mots · 3 min de lecture · Epistles - First Series

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Français

VIII New York, 9 avril 1894. Cher Alasinga, J'ai reçu votre dernière lettre il y a quelques jours. Vous voyez que je suis très occupé ici, et que je dois écrire tant de lettres chaque jour, que vous ne pouvez pas espérer de communications fréquentes de ma part. Mais je m'efforce au mieux de vous tenir au courant de tout ce qui se passe ici. J'écrirai à Chicago pour qu'on vous envoie l'un des livres sur le Parlement des Religions. Mais vous avez déjà reçu à l'heure qu'il est deux de mes courts discours. Le Secrétaire Saheb m'écrit que je dois retourner en Inde, car c'est là mon champ d'action. Pas de doute là-dessus. Mais mon frère, nous devons allumer une torche qui répandra son éclat sur toute l'Inde. Ne nous hâtons donc pas ; tout viendra par la grâce du Seigneur. J'ai conférencié dans beaucoup des grandes villes d'Amérique, et j'ai de quoi payer mon passage de retour après avoir réglé les terribles dépenses d'ici. Je me suis fait pas mal d'amis ici, certains très influents. Bien sûr, les clercs orthodoxes sont contre moi ; et voyant qu'il n'est pas facile de me prendre à partie, ils essaient de m'entraver, de m'abuser et de me vilipender de toute manière ; et Mazoomdar est venu à leur aide. Il a dû devenir fou de jalousie. Il leur a dit que j'étais un grand imposteur et un coquin ! Et il raconte à Calcutta qu'il mène une vie des plus pécheresses en Amérique, spécialement impudique ! Que le Seigneur le bénisse ! Mon frère, rien de bon ne peut être fait sans opposition. Ce ne sont que ceux qui persévèrent jusqu'à la fin qui réussissent. . . . Je crois que le Satya Yuga (l'Âge d'Or) viendra quand il y aura une seule caste, un seul Véda (les écritures les plus anciennes), et la paix et l'harmonie. Cette idée du Satya Yuga est ce qui revigorera l'Inde. Croyez-y. Une chose est à faire si vous pouvez la faire. Pouvez-vous convoquer une grande réunion à Madras, en invitant Ramnad ou quelque grand personnage de ce genre comme Président, et passer une résolution de votre entière satisfaction quant à ma représentation de l'hindouisme ici, et l'envoyer au Chicago Herald, à l'Inter-Ocean, et au New York Sun, et au Commercial Advertiser de Detroit (Michigan). Chicago est dans l'Illinois. Le New York Sun ne requiert pas de détails particuliers. Detroit est dans l'État du Michigan. Envoyez des copies au Dr Barrows, Président du Parlement des Religions, Chicago. J'ai oublié son numéro, mais la rue est Indiana Avenue. Une copie à Mrs. J. J. Bagley de Detroit, Washington Ave. Tâchez de rendre cette réunion aussi grande que possible. Rallier tous les personnages importants qui doivent y adhérer pour leur religion et leur pays. Essayez d'obtenir une lettre du Maharaja de Mysore et du Dewan approuvant la réunion et son but — de même de Khetri — en fait, rassemblez le plus grand et le plus bruyant attroupement que vous pourrez. La résolution serait de nature telle que la communauté hindoue de Madras, qui m'a envoyé ici, exprime son entière satisfaction de mon travail ici, etc. Maintenant essayez si c'est possible. Ce n'est pas grand travail. Obtenez aussi des lettres de sympathie de toutes les parties où vous pouvez et imprimez-les et envoyez des copies aux journaux américains — aussi rapidement que possible. Cela fera beaucoup de bien, mes frères. Les gars de B—— S—— ici essaient de débiter toutes sortes d'absurdités. Nous devons leur fermer la bouche au plus vite. Debout, les garçons, et mettez-vous à la tâche ! Si vous pouvez faire cela, je suis sûr que nous pourrons faire beaucoup à l'avenir. Vive l'antique hindouisme ! À bas tous les menteurs et les coquins ! En avant, en avant, mes garçons, nous sommes sûrs de vaincre ! Quant à la publication de mes lettres, les parties qui méritent d'être publiées peuvent l'être pour nos amis jusqu'à mon retour. Une fois que nous nous mettrons à l'œuvre, nous aurons un formidable « boom », mais je ne veux pas parler sans travailler. Je ne sais pas, mais G. C. Ghosh et M. Mitra de Calcutta peuvent rassembler tous les sympathisants de feu mon Guroudeva (maître spirituel) pour faire de même à Calcutta. S'ils le peuvent, tant mieux. Demandez-leur, s'ils le peuvent, de passer les mêmes résolutions à Calcutta. Il y a des milliers de gens à Calcutta qui sympathisent avec notre mouvement. Toutefois j'ai plus foi en vous qu'en eux. Rien de plus à écrire. Transmettez mes salutations à tous nos amis — pour qui je prie toujours. À vous avec bénédictions, Vivekananda.

English

VIII

New York,

9th April, 1894.

Dear Alasinga,

I got your last letter a few days ago. You see I am so very busy here, and have to write so many letters every day, that you cannot expect frequent communications from me. But I try my best to keep you in touch with whatever is going on here. I will write to Chicago for one of the books on the Parliament of Religions to be sent over to you. But by this time you have got two of my short speeches.

Secretary Saheb writes me that I must come back to India, because that is my field. No doubt of that. But my brother, we are to light a torch which will shed a lustre over all India. So let us not be in a hurry; everything will come by the grace of the Lord. I have lectured in many of the big towns of America, and have got enough to pay my passage back after paying the awful expenses here. I have made a good many friends here, some of them very influential. Of course, the orthodox clergymen are against me; and seeing that it is not easy to grapple with me, they try to hinder, abuse, and vilify me in every way; and Mazoomdar has come to their help. He must have gone mad with jealousy. He has told them that I was a big fraud, and a rogue! And again in Calcutta he is telling them that I am leading a most sinful life in America, specially unchaste! Lord bless him! My brother, no good thing can be done without obstruction. It is only those who persevere to the end that succeed. . . . I believe that the Satya Yuga (Golden Age) will come when there will be one caste, one Veda, and peace and harmony. This idea of Satya Yuga is what would revivify India. Believe it. One thing is to be done if you can do it. Can you convene a big meeting in Madras, getting Ramnad or any such big fellow as the President, and pass a resolution of your entire satisfaction at my representation of Hinduism here, and send it to the Chicago Herald, Inter-Ocean, and the New York Sun, and the Commercial Advertiser of Detroit (Michigan). Chicago is in Illinois. New York Sun requires no particulars. Detroit is in the State of Michigan. Send copies to Dr. Barrows, Chairman of the Parliament of Religions, Chicago. I have forgotten his number, but the street is Indiana Avenue. One copy to Mrs. J. J. Bagley of Detroit, Washington Ave.

Try to make this meeting as big as possible. Get hold of all the big bugs who must join it for their religion and country. Try to get a letter from the Mysore Maharaja and the Dewan approving the meeting and its purpose — so of Khetri — in fact, as big and noisy a crowd as you can.

The resolution would be of such a nature that the Hindu community of Madras, who sent me over, expressing its entire satisfaction in my work here etc.

Now try if it is possible. This is not much work. Get also letters of sympathy from all parts you can and print them and send copies to the American papers — as quickly as you can. That will go a long way, my brethren. The B—— S—— fellows here are trying to talk all sorts of nonsense. We must stop their mouths as fast as we can.

Up boys, and put yourselves to the task! If you can do that, I am sure we will be able to do much in future. Old Hinduism for ever! Down with all liars and rogues! Up, up, my boys, we are sure to win!

As to publishing my letters, such parts as ought to be published may be published for our friends till I come. When once we begin to work, we shall have a tremendous "boom", but I do not want to talk without working. I do not know, but G. C. Ghosh and Mr. Mitra of Calcutta can get up all the sympathisers of my late Gurudeva to do the same in Calcutta. If they can, so much the better. Ask them, if they can, to pass the same resolutions in Calcutta. There are thousands in Calcutta who sympathise with our movement. However I have more faith in you than in them.

Nothing more to write.

Convey my greetings to all our friends — for whom I am always praying.

Yours with blessings,

Vivekananda.


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